lundi 10 juillet 2017

Délibération P.L.U ajournée au conseil municipal

ville_menton.jpg puceorange.gif Grâce à notre intervention, une délibération actant la destruction de tout le quartier Jeanne d’Arc a été ajournée pour « réexamen ».

puceorange.gif En effet, après avoir fait voter une ZAD en avril, la destruction programmée des maisons en face la chapelle Jeanne d’Arc aurait été rendue possible à coups d’expropriations pures et simples. En le dénonçant, en arguant du fait que les personnes concernées ne sont même pas au courant, mais aussi en proposant une autre solution pour le réaménagement de ce quartier, le maire a préféré reporter la délibération.

puceorange.gif Quand la majorité prend acte des remarques de son opposition… les temps changent !

puceorange.gif Voici le texte de notre intervention : Réagissez sur pludementon@philippe-briand.fr


fch.png "Exemple même de dérapage entériné par le PLU, cette opération sur le SMS 3. Encore une fois, une opération de renouvellement urbain se justifie à bien des égards sur le secteur. Mais l’opération d’ensemble que vous envisagez est surdimensionnée alors qu’il conviendrait de faire du sur-mesure ici.

fch.png Le SMS 3 est en effet à cheval sur deux secteurs UAb et UBc. Nous vous demandons de ramener le SMS à la seule partie en UAb, c’est à dire à la rive du Careï. Des ventes ont déjà été opérées par la commune ou l’EPF c’est en cours, et cela permet la rénovation urbaine souhaitée. Cela ne permettra pas de sauver la villa Caserta avec ses frises et son clocheton qui marquait l’entrée de la ville, mais cela permettrait de sauver le patrimoine des maisons mentonnaises sur l’arrière, en zone UBc avec leurs jardins en restanques. Sur cette zone UAb concernée, nous vous demandons également de porter la part de logements sociaux de 30 à 70 % puisque c’est le but affiché du projet de SMS. Le taux de 30% permet surtout une opération immobilière, non une politique de logement social comme affichée.

fch.png Si vous maintenez le secteur UBc dans le projet, vous détruisez le patrimoine urbain des campagnes mentonnaises, mais surtout vous expropriez ni plus ni moins une dizaine de familles mentonnaises de leur maison, souvent acquise au terme d’une vie de travail sans qui ne leur soit permis de se défendre puisque, eux, ne sont même pas au courant du projet à ce jour, qu’ils continuent de rénover d’ailleurs leur maison, et que cette présente délibération n’a autre objectif d’avaliser une déclaration d’utilité publique DPU. L’indemnisation de leur expropriation ne leur permettra pas de trouver l’équivalent sur le territoire de la commune. Vous optez pour la manière la plus violente d’expropriation alors que la zone UBc ne permet qu’une emprise au sol de 30% et un coefficient de végétalisation de 50 % en pleine terre, ce qui est à peu de choses près la densité actuelle. Les zones UB présentent une certaine qualité paysagère et fondent le slogan « Ma ville est un jardin » au-delà des jardins d'exception. A ce titre, elles doivent être mises à l’abri d’un grignotage systématique par la promotion immobilière par l’entremise des « servitudes de mixité sociale »

fch.png Un projet violent donc, un PLU destructeur, et non pas protecteur comme il est présenté dans les brochures municipales, pour une densification ridicule au final en UBc. Nous vous le demandons instamment, réduisez le SMS à la zone UAb, préservez les biens des particuliers mentonnais en UBc, augmentez la part de logements sociaux dans les futures constructions en UAb. Sans quoi, c’est exactement ce que nous craignions lors du vote du PLU en mars quand je vous avais demandé les critères de choix des zones de SMS et que vous ne m’aviez pas répondu.

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mardi 4 juillet 2017

Rythmes scolaires : Faire et défaire...

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puceorange.gif Pour un décret paru hier au JO, force est de constater que vous ne perdez pas de temps pour revenir en arrière. Alors même que la plupart des experts juge la semaine d’école française trop courte, que la semaine de 5 matinées est plus favorable aux apprentissages en présence des maîtres, il n’y a jamais eu à Menton ni la volonté, ni les moyens mis en œuvre pour organiser le temps scolaire de façon plus efficace les matins, et développer l’éveil culturel et la découverte les après-midis. A la place, il était contre-productif et absolument contraire à l’esprit de cette réforme de maintenir les enfants dans de toutes relatives « aides aux devoirs » sans maîtres. Alors oui, puisque vous le souhaitez, et que cela cache mal un problème de coûts que la Commune n’a jamais voulu consentir pour ses enfants, revenons à la semaine de 4 jours...

2017-06-30_1.jpg Nice-matin du 30 juin 2017

lundi 19 juin 2017

Enseignements

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puceorange.gif 1 – Quand vous vous mettez à être d’accord avec ce que dit Christian Estrosi, c’est que mdr.jpg des choses se jouent en coulisses.

puceorange.gif 2 – Vous constatez que Menton a placé le FN en tête aux présidentielles pour la première fois, et qu'il fait encore 47% contre 53% au deuxième tour des législatives : un vote FN assumé et implanté désormais.

puceorange.gif 3 – Mais aussi que près de 60% d’abstention vous fait relativiser le 2…

puceorange.gif 4 – Au fait… mais que peuvent bien désirer ces 60% d’abstentionnistes ? De nouvelles têtes ? il y en avait cette fois, mais pas tout à fait de droite, ou bien trop à droite… Des mentonnais de Menton ? Dans tous les cas, ils ne se sont pas sentis concernés.

puceorange.gif 5 – Où l’on peut expliquer le 2 et le 4 par l’inconséquence des élus mentonnais. JC. Guibal et son mandat de trop, dépassé, continue de faire comme il a toujours fait campagne faisant arborer sur le Palais de l’Europe « Menton avec Fillon ! » et soutenant X.Beck avec E.Ciotti en guest star. Qui a cru aussi pendant longtemps qu’en recyclant des FN dans sa majorité (M. Mathieu, JJ. Clément) il pouvait le juguler. Cela n’a qu’un temps, il en a fait aussi le lit.

puceorange.gif 6 – Quand l’inconséquence devient irrationnalité dans les groupes de l’opposition municipale : Comment pourrais-je encore accorder le moindre crédit si j’étais FN aux élus FN mentonnais lorsqu’ils trahissent leur électorat en ne venant pas aux conseils, ou comme T.Gaziello qui vote tout et ne dit rien ? Peut-être n’a-t-il pas compris, lui, que le temps du recyclage était révolu, puisqu’il est même allé jusqu’à se prononcer pour la candidate d’en Marche ! Trahison de l’électorat aussi du côté du groupe qui se voudrait UDI de P.Novelli qui, lui, n’a pas hésité à appeler à voter FN au second tour des législatives, commettant ainsi pour moi l’irréparable. Dynamitage en règle d’une opposition municipale fantoche.

puceorange.gif 7 – Reste la nôtre d’opposition, celle de notre groupe « Mentonnais ensemble » : J’ai pour moi, de pouvoir continuer à me regarder en face dans mon miroir. Elu sur une liste d’opposition à JC. Guibal, je mène ce combat municipal conformément à ce pourquoi nos électeurs nous ont missionné. Liste de rassemblement, sans étiquette, je n’en garde pas moins la mienne, celle du MoDem, qui avait appelé de ses vœux voilà 10 ans la recomposition actuelle du paysage politique à laquelle les Français viennent de souscrire. C’est donc naturellement que je me suis inscrit dans la démarche d’Emmanuel Macron. Mais que peut une opposition sans cesse méprisée, dénigrée, bâillonnée ? Nous ne pesons encore vraiment pas lourds face aux pouvoirs en place. Charge à nous, à Menton, de relever le défi démocratique devant nous.

puceorange.gif 8 – Notre nouvelle députée, fidèle à son électorat, pourra nous aider à réorganiser notre vie collective à Menton. Je lui adresse ici mes plus vives félicitations et lui souhaite pleine réussite en portant haut les couleurs de notre territoire et de ses habitants à l’Assemblée Nationale. Les enjeux sont immenses, et dans cette ambiance révolutionnaire faite de peurs, de difficultés sociales et professionnelles, de guerre contre le terrorisme, nous avons fait le choix d’aller collectivement de l’avant, de se retrousser les manches avec détermination pour faire de la France ce qu’elle n’a jamais cessé d’être, un grand pays dans le monde, dans ce monde aujourd’hui mondialisé auquel elle a le devoir d’y prendre rang, avec l’impérieuse nécessité et le concours d’une Europe efficace. Vive la France, et vive le pays mentonnais !

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vendredi 2 juin 2017

Il n'y a que moi que cela choquait...

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vendredi 26 mai 2017

...et la SAHM s'en est émue !

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puceorange.gif Ceci m'a valu un courrier de la Société d'Art et d'Histoire du Mentonnais, s'estimant mise en cause.

puceorange.gif Je leur ai rappelé que cette tribune est le seul et ténu espace concédé par la municipalité à son opposition tous les deux mois. Ces "expressions" dans le Menton Magazine sont nécessairement réduites sans possibilités de développer quelque argumentaire que ce soit.

puceorange.gif Ensuite, qu'ont été actées plusieurs ventes patrimoniales à seule fin d’équilibrer le budget cette année, budget sur lequel notre groupe a été le seul à s’opposer. Je m’étonnais sur ce point du vote de Mme Caserio, adjointe à la culture. Ainsi, le produit des cessions d’immobilisations prévues au titre de l’exercice 2017 s’élève à 10.425.000 € et concerne entre autres l’hôtel d’Adhémar de Lantagnac pour 1.100.000 €. Cette vente s’ajoute à celle de la villa Mer et Monts l’année dernière et demain, à la destruction programmée de la villa Marie-Louis, dernière villa côtière de la baie ouest.

puceorange.gif Enfin, que sur le fond, nous avions le même intérêt et amour pour le patrimoine architectural mentonnais, mais que je maintenais que la majorité actuelle n’envisage sa préservation qu’en le privatisant, alors que nous militons pour son maintien dans le giron communal, seul à même d’en assurer l’accueil et l’accès publics. Qu'au delà de nos divergences sur les modalités de gestion du patrimoine immobilier communal, nous avions me semble-t-il, la même ambition de sa conservation et de sa mise en valeur. Travaillons ensemble à cela, il le mérite.

mercredi 26 avril 2017

Irresponsabilités

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puceorange.gif Irresponsabilité de nos élus locaux LR.

puceorange.gif La disqualification de l’ancienne droite et de l’ancienne gauche dimanche dernier ouvre enfin la porte à une recomposition et une modernisation du paysage politique auxquelles j’ai personnellement appelé de mes vœux depuis 10 ans. Aujourd’hui les digues sautent, et une bonne part de nos élus de droite, ici dans les Alpes-Maritimes, s’accrochant comme des moules à leurs rochers de leurs prébendes, n’hésiteront pas à faire la campagne de Marine Le Pen. Il faut dire qu’ici, cela fait longtemps que la droite sarko-guibalo-ciottiste joue avec le feu de la porosité et de la récupération électoraliste du Front national. Pensant s’en servir et en jouer, ils en ont conforté le lit. Comment a-t-on pu oublier que Monique Mathieu, adjointe au maire s’il vous plaît de la ville, a porté les couleurs durant des années du Front national à Menton ?

puceorange.gif Alors à celles et ceux qui viennent vers moi tout sourire en saluant – à juste titre – le parcours d’Emmanuel Macron, j’avoue que mon enthousiasme est bien entamé par le prisme local. Pour avoir présidé un des gros bureaux de vote de Menton où le FN est arrivé en tête, je vous garantis que ça tempère l’ardeur légitime que nous pouvons avoir. Merci encore à tous les militants engagés ces dernières semaines qui n’ont pas compté leur temps et leur énergie mis au service du projet présidentiel d’Emmanuel Macron ; c’est une belle campagne, mais je leur dis que rien n’est encore joué, ici, dans les Alpes-Maritimes.

puceorange.gif Car enfin, quelle personne responsable peut croire une seconde à l’efficacité des mesures prônées par le FN ? Oui la mondialisation est violente, dure pour certains, injuste même parfois, mais croient-ils qu’en mettant la tête dans le sable comme une autruche, cela va nous en protéger de quelques manières que ce soit ? Croient-ils qu’en désignant l’Europe et les migrants comme boucs émissaires, cela va régler leurs difficultés ? Croient-ils qu’une économie autarcique créerait autant de richesses et d’emplois qu’une économie ouverte ? Le monde est tel qu’il est, avec sa menace terroriste, son économie désormais mondialisée et le rôle d’un élu, d’un responsable politique digne de ce nom, est de défendre les intérêts de la France et de sa population, de tenir un langage de vérité. Or un tel programme n’est que fausses promesses et comme tous les populismes, se servent de la crédulité et du suffrage du peuple à ses dépens pour arriver au pouvoir et, devant l’échec de leurs soi-disant solutions, s’y maintiendront par une surenchère de violences.

puceorange.gif Non, décidément, ce n’est pas cela que je souhaite pour nos territoires, nous méritons mieux que cette poudre aux yeux, et je n’aurai de cesse de dénoncer les manœuvres politiciennes bassement électoralistes en défendant le programme d’Emmanuel Macron, réaliste et volontaire, désormais le seul à même d’apporter protection, sécurité, pouvoir d’achat à nous Français du monde.

puceorange.gif Alors oui, en marche plus que jamais, qu’un sang impur abreuve nos sillons !


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Nice-matin du 5 mai 2017

lundi 17 avril 2017

Le P.L.U fait débat

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puceorange.gif Nous avons été le seul groupe à s’opposer au projet de PLU proposé par la majorité lors du dernier conseil municipal. Ce qui nous a une nouvelle fois valu la raillerie du Maire nous accusant de « ne pas aimer Menton » sic ! M. Novelli lui, aime Menton et a voté comme un seul homme et le groupe d’opposition le plus important, le FN, a comme à son habitude tout voté en ne disant rien.

puceorange.gif Nous votons contre car ce qui nous est proposé est un PLU des années 80. Les seuls éléments contemporains qu’il porte, je n’ose dire prospectifs, correspondent simplement à la mise en conformité avec la législation nationale et aux récentes prescriptions de l’Etat.

puceorange.gif Ainsi, ce PLU freinera-t-il l’étalement urbain ? Non, puisqu'il est décidé de classer UC, zone d’habitat pavillonnaire, de vastes nouvelles zones sur lesquelles le bâti pourra courir jusqu’à 20% avec la moitié de la parcelle seulement laissée en pleine terre. De la densification donc, quand il s’agit d’une bande médiane dans la commune, mais de l’étalement quand il s’agit du Sorgio, du Baousset ou de Monti en périphérie communale. Sans parler des IAU, zone naturelles à urbaniser, qui sont de la véritable extension urbaine, bâtie à 40% sur 15m de hauteur.

puceorange.gif Au-delà des IAU, ce PLU préservera-t-il les zones naturelles ? Non, puisque on y régularise toutes les constructions illégales et on autorise de les accroître de 20%. +20% en 2018, +20% en 2019, +20% en 2020 ou bien sur la durée de validité du PLU que l’on a d’ailleurs pas ? Nous n’avons toujours pas encore à ce jour de réponse. C’est un droit de tirage perpétuel pour les bâtisseurs. Pour valoriser les zones naturelles, nous aurions pu au contraire envisager une OAP agrumiculture et agropastoralisme dans le secteur des granges St Paul.

puceorange.gif Quant au littoral, toute construction en dur sera désormais possible sur les plages à concurrence de 300m² du moment qu’elles sont liées à des activités balnéaires : quelle contrainte ! ou d’ouvrages de protection. En parlant de de digues de protection, vous avez manifesté votre volonté d’endiguement des deux derniers casiers de la baie ouest, zone dont les fonds sont encore à peu près intacts, avec des circulations d’eaux entre la terre et la mer, et une zone de fraie. Pour ne pas être taxé d’être toujours dans l’opposition et pour montrer à la population que d’autres choix sont possibles, nous proposons à cet endroit de doubler la digue routière, en contrebas de la route du bord de mer, afin que cette nouvelle digue puisse servir de digue-promenade au-dessus d’une mer libre et vivante, permettant à Menton de retrouver des eaux de baignade de qualité suffisante pour de nouveau obtenir le pavillon bleu, tout en protégeant mieux notre axe routier des coups de mer.

puceorange.gif Pour revenir au PLU, une inconnue totale – toujours à ce jour : celle des critères de choix de l’implantation des SMS – secteurs de mixité sociale. Quels sont-ils pour décider que cette zone-là doit être placée en SMS et pas telle autre ? Quels ont été les critères objectifs à ces choix ? Des communes n’ont pas de SMS, ou du moins, toute la zone urbanisée est une vaste SMS, et quand il y a projet immobilier, celui -ci est automatiquement en partie à vocation sociale. Nous avons un tel retard en la matière.

puceorange.gif Enfin, ce PLU prend-il en compte le changement climatique et la perte de biodiversité ? Non, aucune mention sur les équipements solaires toujours bannis à Menton. Quasiment rien sur les circulations douces et la piétonisation. Il est vrai que nous avons pris 10 ans de retard. Il y a 25 ans, vous avez embelli la ville et lui avez donné un nouveau cachet. Elle s’était réveillée de sa splendide torpeur. Puis, elle s’est rendormie pendant 10 ans, alors même que les autres villes enterraient déjà leurs parkings en périphérie de l’hypercentre. Aujourd’hui, ces villes piétonnisent leur centre et développent des transports sur sites propres et durables. Enfin, quelques trop rares dispositions sur la végétalisation de la ville, en oubliant nos essences méditerranéennes caroubiers, jujubiers, ou l’ombre fraîche des platanes.

puceorange.gif Un point positif quand même pour terminer : Ce PLU prévoit l’accroissement des zones agricoles. Sans doute est-ce pour y développer une agrumiculture, mais en même temps, c’est une compensation bien faible quand les petits producteurs locaux ne sont nullement accompagnés et livrés à eux-mêmes. Dans tous les cas, cela ne suffit pas à compenser toutes les dérives auxquelles ce PLU ouvre la porte.

2017-03-29_3.jpg Nice-matin du 29 mars 2017

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Nice-matin du 12 avril 2017

mardi 28 mars 2017

L'orientation budgétaire 2017

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puceorange.gif Chaque année, dans les deux mois précédant le vote du budget, un débat sur les orientations budgétaires (DOB) de la commune doit avoir lieu. Voici le texte de mon intervention au conseil municipal du 27 mars 2017 pour le Groupe "Mentonnais ensemble" :
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puceorange.gif Alors que vous nous avez brossé une situation économique où, à peu de choses près, rien ne va, nous préférerions constater que l’économie française retrouve des couleurs pour la deuxième année consécutive. Il est faux d’affirmer comme vous le faites, que l’investissement des entreprises françaises restera décevant en 2017, quand le CICE – crédit d’impôt, compétitivité, emploi – a permis au contraire, aux entreprises de retrouver des marges et d’investir à nouveau ; c’est particulièrement le cas des TPE-PME. Que l’économie française soit moins réactive que celle d’autre pays est normal dans un pays qui protège, qui amorti les chocs par une tradition de protection et d’aides sociales. Nous sommes bien conscients que certains veulent casser notre modèle social pour s’enrichir plus vite encore, mais il s’agit d’un choix sociétal désormais bien ancré depuis le Conseil national de la Résistance, et l’économie, ici, n’en tient qu’une part.

puceorange.gif Parce que nos entreprises hésitent encore à passer le cap de l’embauche de personnes, comme elles s’y étaient pourtant engagées, il conviendra en 2017 de lever les derniers freins, en particulier les effets de seuils qui les découragent encore, tout en préservant l’intégrité de notre modèle social, de notre sécurité sociale.

puceorange.gif La solution n’est pas dans le protectionnisme, nous sommes là d’accord, mais sans compromis du tout en ce qui nous concerne. On peut certes se désoler du Brexit, d’une évocation d’un Frexit car votre inclinaison est libérale, mais dans le même temps, posons-nous la question du pourquoi du retour de ce protectionnisme comme remède à tous les maux. S’il y a aujourd’hui une tentation de repli sur soi de la part des peuples, c’est à mettre en regard d’une Europe sourde à ses populations, négligeant leurs mises en garde référendaires, pour privilégier l’économie à leur détriment. Eh bien les peuples font désormais sans l’Europe. Vous pouvez aujourd’hui le déplorer quand vous présentez ici un tableau de la situation économique, mais il fallait ne pas renoncer à une Europe politique, car c’est celle des peuples, c’est celle de la démocratie, de la paix et de la solidarité. A Menton plus qu’ailleurs, il fallait bâtir une eurorégion de la Riviera franco-italo-monégasque comme ont su le faire les Alsaciens entre Bâle et Mulhouse ou les Lillois avec la Belgique. Au lieu de cela, on préfère réaffirmer les frontières comme si elles allaient nous protéger du vent de la mondialisation, et les suffrages des eurosceptiques s’envolent. On l’a oublié, mais le groupe d’opposition le plus important ici à votre majorité, ce n’est pas nous, ce n’est pas le groupe de M. Novelli, c’est le groupe FN qui vote tout et ne dit rien.

puceorange.gif Vos orientations budgétaires doivent donc être cohérentes ; vous ne pouvez pas nous annoncer que tout va mal, que l’État baisse ses dotations, et nous présenter dans le même temps un plan d’investissement conséquent pour la commune. Oui, l’État mène une politique, mais vous choisissez d’y aller contre. Si l’État baisse nos dotations, c’est pour encourager la mise en place de synergies intercommunales. Au lieu de cela, vous décidez de maintenir un Office de tourisme communal à l’aide d’une disposition détournée de la loi montagne, vous décidez du maintien de services d’urbanisme communaux, etc etc... C’est à se demander si le nouveau Président de la CARF est bien d’accord avec le Maire de Menton tant leurs intérêts divergent. L’intercommunalité ne va pas à l’encontre de l’intérêt des communes, elle adapte nos territoires et leur gouvernance. Elle doit plus conduire par contre, à la disparition des départements en récupérant leurs compétences. Là résident les nouvelles recettes pour nos budgets locaux. Alors +30% sur la taxe d’habitation des résidences secondaires, oui, la révisions des bases fiscales, oui, la mise à jour du RIL, oui, les cessions immobilières, passent, mais ce ne sera pas cela qui fera notre fiscalité locale de demain.

puceorange.gif Quant à l’investissement, c’est bien entendu une question de choix. 2017, sera le choix de l’aménagement de surface du parking des Sablettes maintenant que la plaie est ouverte ; ce sera le choix du patrimoine pour une part restauré, vendu pour une autre avec la vente de l’hôtel Adhémar de Lantagnac ; ce sera le choix de la vidéosurveillance, de la vidéoverbalisation et enfin, ce sera le choix des mises en DSP incontrôlées qui continuent avec la prise en charge du stationnement de surface à la même et unique société qui gère déjà les parkings souterrains, sans parler du massacre programmé de tous les oliviers du plateau St Michel alors que la puissance publique aurait pu investir, elle, dans un camping de qualité à l’environnement patrimonial préservé.

puceorange.gif Non, décidément, nous ne pouvons pas souscrire à votre orientation budgétaire.

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2017-03-28_6.jpg Nice-matin du 28 mars 2017

jeudi 23 février 2017

Maaaaarchons ! Maaaaarchons !

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mardi 21 février 2017

Une drôle conception des services publics...

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Nice-matin du 18 février 2017

lundi 20 février 2017

Carnaval politique ?

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mercredi 11 janvier 2017

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jeudi 22 décembre 2016

Conseil municipal de décembre

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puceorange.gif Les conseils municipaux mentonnais sont de plus en plus musclés.
puceorange.gif La majorité n'accepte aucune contradiction et détient seule la vérité. Les commerçants mentonnais seront ravis de voir leur droit de place sur la voirie doubler en 2017. On encourage la vie commerçante à Menton...

Nice-matin du 16 décembre 2016 :
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Nice-matin du 19 décembre 2016 :
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lundi 7 novembre 2016

Conseil municipal de novembre

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puceorange.gif Sortie du conseil municipal de #Menton :
puceorange.gif Comme d'habitude le FN ne dit rien et vote tout, Patrice Novelli raille notre groupe et vote tout...
puceorange.gif Seule véritable opposition à la majorité très sarkozyste, nous tenons bon.
puceorange.gif Non au dérapage de 3 millions de fonctionnement, oui à l'énergie photovoltaïque à Menton, non à la délégation unique sur tous les parkings mentonnais, non au nivellement des contrats classiques de contractuels oubliant l'exigence d'embauche, vigilance sur les ouvrages en mer prévus, vigilance sur les mises à disposition municipales dans l'organisation des primaires de la droite et du centre.
puceorange.gif Aidez-nous !


2016-11-08.jpg Nice-matin du 8 novembre 2016

2016-11-11.jpg Nice-matin du 11 novembre 2016

2016-11-22_2.jpg Nice-matin du 22 novembre 2016

mercredi 2 novembre 2016

Primaires de droite, primaires de gauche

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puceorange.gif Question immuable que l’on pose à un adhérent du MoDem… Alors ? vous êtes de droite ou de gauche ? Et dans sa version actuelle : Alors ? Vous allez voter aux primaires de droite, mais celles de gauche ? Et la question devient de plus en plus pressante au fur et à mesure que les scrutins approchent.

puceorange.gif Tout d’abord, deux postulats de départ afin d’être en mesure de prendre position. Premièrement, je fais partie de ceux qui voient le clivage droite-gauche comme dépassé. C’est une vision et une organisation du siècle dernier. Notre société et notre vie politique ont considérablement changé et cette distinction en deux camps irréconciliables ne correspond plus à grand’chose. En effet, elle était essentiellement fondée sur l’introduction du capitalisme et de l’industrie dans nos sociétés. Celles et ceux qui possédaient le capital voulaient en garder les bénéfices et les ouvriers puis les salariés ont dû se battre syndicalement puis politiquement pour obtenir un rééquilibrage social et des lois sociales. Depuis, l’effondrement du bloc communiste a fait triompher le modèle capitaliste et libéral qui n’est maintenant quasiment plus remis en question par les mouvements politiques principaux. D’autre part, la mondialisation s’est accélérée et nous oblige à penser et à nous organiser à l’échelle mondiale, aussi bien dans nos échanges que pour nos productions. De fait, le problème ne se pose plus en termes de salariat-patronat, justice sociale-ordre social - gauche-droite donc - mais en gagnants-perdants de ce capitalisme mondialisé avec ses fonds de pension internationaux et ses plombiers polonais voire chinois. Ainsi, ce clivage gauche-droite est devenu complètement obsolète, et c’est vivre dans le passé de ne pas s’en apercevoir. Un salarié éduqué, qualifié, performant dans son domaine donc recherché et doté d’un bon salaire, appelé à travailler avec le monde entier, serait-il de gauche bobo ou de droite parce que « élite » ? Un autre salarié, lui, perdant son emploi parce que son entreprise a délocalisé sa production, au chômage car ses qualifications ne correspondent plus aux besoins de nos entreprises françaises aujourd’hui, serait-il de gauche car vivant des aides et du combat social ou de droite, voire de la plus extrême tant le monde mondialisé lui paraît hostile. Notre paysage politique n’a décidément pas évolué aussi vite que notre monde change. Qu’avons-nous alors ? Un J.L Mélenchon qui, louablement, tente de récupérer un électorat déboussolé naguère acquis à la gauche, mais complètement à contre-courant du monde. Un FN qui grossit des peurs et des angoisses inhérentes au monde qui change et qui n’offre comme solution que de se recroqueviller sur soi en attendant que l’orage passe – il ne passera pas. Et le reste ? Un centre ? Dans tous les cas une ancienne gauche et une ancienne droite avec leurs variantes plus ou moins brutales pour adapter notre société et notre pays. Or bien peu sont capables de nous proposer un projet politique, et la raison, c’est mon deuxième postulat de départ :

puceorange.gif Ce qui empêche notre classe politique de nous proposer une vision éclairée des choses, ce sont nos institutions elles aussi devenues inadaptées. Elles maintiennent artificiellement la gauche et la droite car la Ve République exige une majorité de l’un ou l’autre camp. Or nous sommes arrivés aux limites de l’exercice. Le quinquennat envisagé comme un remède s’est révélé être une aberration interdisant désormais à tout occupant de l’Elysée d’envisager un deuxième mandat tant ses 5 années sont monopolisées coûte que coûte, contre vents et marées, à coups de 49-3 sans respiration démocratique possible. Cela alimente encore davantage le discrédit du personnel politique et le sentiment mortifère que décidément, ce sont tous les mêmes…

puceorange.gif Une grave crise de gouvernance donc, de représentation quand le citoyen ne se sent plus concerné, qui ne fera que s’empirer si l’on ne fait rien. Cela peut basculer sur le pouvoir confié au FN, déjà bien installé au second tour de la présidentielle, ou bien sur une recomposition totale du paysage politique ce qui serait plus sain mais bien plus long. En cela, l’accélération macronesque est intéressante.

puceorange.gif En attendant, le système vivote, moribond et impopulaire encore pour élire un futur président en 2017.

puceorange.gif Alors que faire à notre petit niveau de citoyen ? Auparavant, il y avait deux tours de scrutin aux présidentielles, un premier pour éliminer disait-on, et un second pour choisir. Aujourd’hui avec un FN qualifié au deuxième tour, les primaires viennent comme un pansement réorganiser les scrutins. Des primaires en guise de premier tour pour éliminer, un ex-premier tour devenu un second tour pour choisir LE candidat face au FN, et un ex-second tour devenu un troisième pour confirmer le choix en suspens FN ou pas FN ? Vous me suivez ? Cela se concevrait s’il y avait des primaires uniques mais, archaïsme de la Ve République, celles-ci restent aux mains des partis – au grand dam du grand Charles qui avait envisagé le danger de la privatisation des scrutins par les partis. Fort heureusement, les primaires restent ouvertes et citoyennes, le mot n’est pas vain. En 2012, je n’avais pas voté personnellement aux primaires de la gauche. C’était une première peut-être sans lendemain, je ne me sentais pas concerné, sans doute je n’avais pas encore mesuré le fil des choses. Aujourd’hui, c’est différent. Ne pas aller voter reviendrait à ne pas se prononcer et à ne plus avoir de maîtrise sur le candidat que l’on nous imposerait face au FN, à l’instar de la gauche contrainte de voter J.Chirac en 2002. Donc votons aux primaires. Mais pourquoi à l’une et pas à l’autre ? Parce que nous serions prisonnier d’anciens partis, d’anciens clivage ?

puceorange.gif Eh bien je vous le dis tout net, j’irai pour ma part voter aux deux. A la primaire de la droite et du centre parce que le mouvement auquel j’appartiens souhaite objectivement l’élimination des plus réactionnaires et brutaux. A celles de la gauche parce que je souhaiterai pour ma part éliminer les plus réactionnaires et brutaux de l’autre bord également. La majorité déterminera alors le finaliste au 1er tour des présidentielles en souhaitant qu’il soit élu face à l’hypothèse FN-populiste au deuxième tour. Ce n’est pas satisfaisant, mais c’est tout ce que notre fonctionnement politique moribond nous propose avant que la France ne se Trumpise à son tour.

puceorange.gif A Menton, face à une majorité sarkozyste agrémentée de transfuges FN, c’est plus simple : Le MoDem que je suis votera aux primaires de la droite, et l’élu de l’opposition que je suis d’une liste de rassemblement moderne et salutaire, votera aux primaires de la gauche. Et n’allez pas me dire que c’est incompatible, car il vous faudra relire l’article depuis le début ;-)

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lundi 24 octobre 2016

Rendez-nous les colloques de Menton !

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puceorange.gif L’édition 2016 vient confirmer hélas mon scepticisme de l’année dernière : Les colloques «nouvelle formule» s’avèrent être une catastrophe dans le fond comme dans la forme.

puceorange.gif Dans la forme tout d’abord. Sans doute les boîtes de communication qui gravitent désormais en mairie, en mauvaises et onéreuses conseillères du Prince, ont convaincu celui-ci de changer le format des colloques. Résultat : au lieu d’assister à des conférences, où l’expert pouvait développer son argumentaire et exposer l’état de ses recherches, de sa réflexion sur une question, nous assistons à une table ronde comme on nous en présente tous les jours à la télévision. Le fait même que ce soient des journalistes qui les animent renforce l’accélération du rythme et les questions d’actualité, en bons professionnels des médias qu’ils sont. Les colloques perdent toute originalité et intérêt. Notre plaisir était quand même de venir prendre une leçon, être porté par la brillante démonstration des uns, la verve d’un autre, être piqué ou remis en question par un de nos grands esprits ; bref, un plaisir intellectuel. Désormais, ceux-ci sont soumis au rythme journalistique de questions-réponses qui ne leur permet pas de déployer leur savoir, un argumentaire, l’ampleur de leur érudition accumulée au fil de leurs travaux. A la fin, eux-mêmes débattant entre eux, ils étaient capables de nous emmener avec eux très loin dans la réflexion. Tout cela est terminé.

puceorange.gif Vous m’objecteriez que cela ne nuit pas forcément à la qualité du propos. Faux : le problème est que de la forme découle le fond. Les intervenants n’ayant plus rien à exposer arrivent à Menton armés de leur bagage intellectuel et de toute leur expérience certes, mais les mains dans les poches. On gagne en superficialité et en confusion ce que l’on perd en qualité et rigueur intellectuelle. Un professeur enseigne et prépare son cours, même si je sais que pour un sarkozyste cela semble inconcevable. Le professeur ne se contente pas de répondre aux questions de la salle ; quelle formation auriez-vous ? Je continuerai néanmoins à initier mes lycéens dans le plaisir que l’on peut trouver à une réflexion intellectuelle et à la mettre en pratique dans la participation aux concours scolaires des colloques de Menton, comme chaque année, afin de récompenser l’excellence.

puceorange.gif Pire encore, lorsqu’il y avait exposés puis débat, il y avait nécessairement le souci d’inviter à la table des points de vues différents afin que naisse et puisse se développer la disputatio. Aujourd’hui, les tables rondes tournent en rond puisque tous les experts sont d’accord sur l’essentiel, la superficialité des choses : Le retour de la violence ? Tous d’accord. Le Vatican ? Tous d’accord. Aucun intérêt. Nous avons atteint des sommets dans la manipulation idéologique cette année quand des trentenaires formés dans nos plus grandes universités et écoles, tous issus de la droite la plus réactionnaire – si, ils ont réussi à trouver des trentenaires de la bonne bourgeoisie XVIe arrondissement boboïsante et réactionnaire – viennent nous expliquer la violence des banlieues en «débattant» d’une façon tout à fait artificielle et déplaisante. Cela sonne faux, cela insulte et contredit même les propos tenus lors de la table ronde précédente.

puceorange.gif Bref, J.C Guibal aura fini par détruire ce qu’il avait lui-même réussi à mettre sur pied. Comme quoi, durer n’est pas nécessairement discerner.

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dimanche 2 octobre 2016

Haro sur les commerces mentonnais

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puceorange.gif Il n’est pas une semaine sans que ne parviennent à nos oreilles les difficultés qu’éprouvent un à un nos commerces de l’hyper centre-ville, là où se concentrent tous les passages : la rue St Michel, la place Clémenceau, les Halles. Ici, sur 4 boulangeries n’en subsiste plus qu’une, sur 4 boucheries plus qu’une aussi, tant qu’on ne les attaque pas sur les rôtissoires à l’extérieur ! Passé 20h, tout est fermé ; dormez Bonnes gens.

puceorange.gif Une équipe municipale aurait pourtant tout son rôle à jouer : encourager les commerces de bouche pour les mentonnais sans quoi nous nous retrouverions bientôt qu’avec des citrons et des savonnettes à la lavande. Exercer un rôle de juge de paix entre des riverains qui choisissent de vivre en centre-ville mais qui dans le même temps ne supportent pas le bruit des assiettes passé 20h. Etendre l’activité vers l’ouest et les jardins Biovès.

puceorange.gif Or qu’avons-nous ? Dans une ambiance de fin de règne, des coteries s’ingénient à organiser le silence après 20h, à aseptiser tout le centre comme si le musée Cocteau étendait ses tentacules à tout le quartier. Plus à l’ouest, pas un podium sur les jardins Biovès pendant la fête de la musique pour faire travailler les commerces et soutenir un chiffre d’affaire en berne. Des colloques en octobre mis en DSP et passés de 4 samedis à 2 samedis.

puceorange.gif Décidément, nous avons une autre ambition pour Menton. Car redynamiser le centre-ville dépasse la seule problématique du commerce : il faut partir des usages des habitants actuels et futurs, puis imaginer ce que sera le cœur de ville de demain, lequel aura peut-être changé d’emprise, d’accès ou de forme. Nous aurons l’occasion d’en reparler.

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vendredi 26 août 2016

Rentrées

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puceorange.gif C’est la rentrée… et elle se décline : Rentrée littéraire avec la sélection du prix Goncourt, rentrée audiovisuelle avec les nouvelles grilles de programmes, rentrée scolaire bien évidemment avec une arrière-saison touristique qui se profile, rentrée politique avec l’entrée dans le vif des primaires. Un petit mot de rentrée, toute mentonnaise, s’impose donc pour que nous puissions reprendre contact avant le prochain conseil municipal.

puceorange.gif Et quel été avons-nous passé ! Un 14 juillet ensanglanté, si proche de nous, nous a évidemment tous marqué. Dur rappel à la réalité de notre monde tel qu’il va. Il y a également la vague migratoire qui vient buter à Vintimille et déborder par un coup de force désespéré notre frontière. S’il n’y avait pas ce lourd contexte qui vient peser sur la saison estivale, on aurait presque pu croire que Menton passait un été comme les autres, avec ses animations, ses touristes, son festival de musique. Pour autant, il aura fallu assumer la direction de la cité. L’unité nationale face à des actes aussi lâches qu’abjects ne souffre aucune faiblesse et les mentonnais, de toutes confessions doit-on le rappeler, ont pu se montrer solidaires des victimes du 14 juillet niçois et de l’assassinat du Père Hamel. En la matière, il était important de maintenir les feux du 15 août, les seuls à avoir été maintenus dans le département tout en veillant aux conditions sécuritaires à mettre en œuvre, afin de se rassurer sur l’exercice de nos libertés individuelles et collectives face au terrorisme.

puceorange.gif Las ! La majorité guibaliste n’a pas pu s’empêcher d’aller plus loin en alimentant les peurs dès que l’occasion se présentait. Quand il se précipite à la frontière au moment du débordement migratoire et qu’il se fend d’un tweet : Croyez-vous réellement que le maire de Menton puisse avoir un quelconque levier pour agir ? La fermeture des frontières est une décision nationale. On est d’accord ou on ne l’est pas, toujours est-il que cette politique relève des gouvernements français et italien. Quant au maire, il doit veiller à l’ordre public ; que sa présence puisse être justifiée pour cela, très bien. Qu’il écrive au Ministre de l’Intérieur, très bien. Qu’il en appelle à l’armée, non… C’est alarmiste et cela n’aide en rien les ventimigliesi à traiter ce mini Sangatte. Le travail quasi quotidien des associations humanitaires, mentonnaises en particulier, est bien plus utile que ces polémiques.

puceorange.gif Il en va de même du dernier épisode en date, celui du burkini. Avait-il besoin de prendre cet arrêté d’interdiction ici à Menton ? Aucun burkini à l’horizon… Arrêté illégal, tout le monde le savait, avant même la décision du conseil d’État. Là aussi, plastronner n’est pas garantir nos libertés. Notre pays est encore un état de droit dans lequel c’est la loi, et la loi seule, qui définit les interdits et les libertés collectifs de l’ensemble de la communauté nationale. Le problème ici c’est que chacun plastronne au nom de sa petite identité. C’est un problème identitaire où quelques-uns s’arrogeraient le droit de confisquer et de définir l’identité nationale. Notre identité nationale est aujourd’hui plurielle, multiconfessionnelle, et seule la laïcité nous prémunit de ces dérives. Encore faut-il que nous nous entendions sur la définition de la laïcité tant elle a été détournée par certains comme la disparition de tous signes ou pratiques religieux. C’est le contraire : la laïcité est justement l’acceptation de toutes les religions dans l’espace public, l’État et les services publics demeurant strictement neutres. C’est bien elle qui nous permet de faire procession à la Saint Pierre ou à la Saint Michel, c’est bien elle qui permet le port du voile en ville… et à la plage. Toute cette affaire jette encore un peu plus d’huile sur le feu dans notre société déjà à fleur de peau dans le contexte terroriste que nous traversons. Aux va-t-en-guerre qui assimileraient l’apaisement en la circonstance à une faiblesse, je leur rappellerai simplement que les démocraties ne sont pas faibles : elles ne prônent pas la guerre et sont fortes de leurs valeurs, et quand elles sont contraintes à la guerre, elles les gagnent. Ce n’est pas aux Mentonnais qui commémoreront la Libération de Menton dans les jours qui viennent que je vais apprendre cela. Mais pouvait-on attendre autre chose de notre maire, soutien d’un N. Sarkozy sur le retour. Même dans le courrier de rentrée adressé aux parents d’enfants scolarisés dans les écoles mentonnaises, prétexte est pris pour affirmer que « la France n’acceptera pas de changer d’identité »… sic ! Changer d’identité ? Mais quelles œillères faut-il avoir pour avoir une remarque aussi passéiste et réactionnaire. Oui… le monde change, notre identité nationale, européenne et mondiale change, et un responsable politique devrait être capable d’accompagner et de préparer ces changements. En attendant, c’est O. Bettati qui se promène tout sourire à Castellar flairant une 4e circonscription bien préparée aux thèses FN aux prochaines législatives. Pas sûr que les électeurs attisés préféreront l’original FN à la copie sarkozyste aux vues des résultats des dernières municipales.

puceorange.gif Tout cela n’est guère réjouissant, mais nous continuerons à nous battre pour ce que nous croyons juste. Bonnes rentrées à toutes et tous.

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vendredi 15 juillet 2016

14 juillet 2016

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vendredi 24 juin 2016

Les deux populismes

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puceorange.gif Le drame du mot « populisme », c’est son suffixe en -isme. Je me méfie toujours des mots se terminant en -isme, ils sont le signe le plus souvent de la perversion d’un autre nom qui lui est familier, mais modéré dans son sens et son acceptation. Il en va ainsi de « gauche » et de son « gauchisme » ou plus récemment de l’Islam et de l’islamisme… c’est radicalement différent.

puceorange.gif Peut-être est-ce dû à son antériorité ? : « populisme » désignait dès l’Antiquité ce qui pervertissait le recours au peuple, à sa gouvernance autonome et démocratique. Périclès, les Gracques… ils sont nombreux à en avoir été accusés. La démocratie avait donc dès sa naissance son populisme. Mais ce sont là deux termes issus de champs sémantiques différents pour désigner d’une part la chose et d’autre part, son dévoiement.

puceorange.gif « Populisme » n’a aujourd’hui qu’un adjectif : « populaire » qui renvoie à une autre idée chez nos contemporains, avoir du succès, être aimé, bien éloigné de son sens premier ; il a perdu son sens tiré du peuple. Si bien que « populisme » se retrouve seul et polysémique. Vous avez donc aujourd’hui toujours des gens qui perçoivent ce terme comme quelque chose de dangereux pour la démocratie populaire, une instrumentalisation inacceptable du peuple au bénéfice de quelques-uns - minorité violente - dans tous les cas jamais dans l’intérêt collectif. Or je m’aperçois que ce terme de « populiste » est compris par de plus en plus de personnes aujourd’hui comme quelque chose de positif, de bien, puisque nécessairement du côté du peuple, tant il est exaspéré désormais par une intelligentsia politique et économique qui, elle, s’en détourne voire le méprise. C’est là toute la dangerosité de la dédiabolisation actuelle du FN qui tend à assimiler le populisme à la défense du peuple alors qu’il en est son exact contraire. Pire encore, ces mêmes élites politiques et économiques cautionnent à présent ce détournement sémantique en taxant à son tour de « populistes » les discours 5 étoiles en Italie, Podemos en Espagne et nos modestes « nuits debout » ouvrant ainsi un nouveau front. Aussi, nombre de personnes « passent » au FN en toute bonne foi en pensant redonner au peuple le contrôle de son destin, mêlant antiparlementarisme, rejet des élites politiques et économiques. Peu importe si le programme de gouvernement n’est qu’une somme de mauvaises solutions, irréalisables et antidémocratiques, seul le ras-le-bol compte. J’ai lu çà et là dernièrement le mot de « révolution » des peuples contre leurs élites ; cela s’y apparente. Tabula rasa donc !

puceorange.gif En ce jour où le Royaume encore uni quitte l’Union européenne, la confusion est à son paroxysme. L’Europe cristallise tout ce que les adeptes de cette nouvelle acception du terme « populiste » abhorrent : une bureaucratie déconnectée, la Finance d’une Union chantre de la mondialisation subie par les peuples, et un effacement des frontières niant de fait les nations. Incompréhension totale donc entre deux mondes, les gagnants de la mondialisation qui taxent d’affreux populistes les partisans de la sortie de l’Union européenne, et ces populistes d’un genre nouveau qui prennent cela comme une libération des peuples, quasi révolutionnaire. On pourra bien se débattre en expliquant que le projet européen s’est bâti sur la paix entre les nations, que son projet va bien au-delà d’une simple entente économique, il est trop tard. Faillite incommensurable de nos politiques qui ont fait sans les peuples depuis plus de 30 ans.

puceorange.gif Pour ma part, je fais partie de ceux pour qui le mot de « peuple » n’effraie pas. La beauté, l’honneur du service public, de la gouvernance publique est d’être au service du peuple, de gouverner au nom du peuple. C’est la première ligne de nos constitutions républicaines successives : « Au nom du peuple français… ». Mais jamais je ne céderai ce privilège à une extrême droite qui manipule les peuples à son seul profit pour les mener au chaos. Nous avons oublié Jean Moulin, préfet de la République, nous avons oublié 1945 et notre sortie abasourdie d’une guerre que nous n’avions pas voulue, nous avons oublié ce beau projet qu’était l’Europe. Que les peuples reprennent si vivement la main est une bonne chose, que les peuples se déplacent aux bureaux de vote à 71% est une bonne chose, que les peuples discutent des nuits entières est une bonne chose. Si nous demeurons fermes dans nos idées et dans ce que nous voulons, si nous restons vigilants, alors cela peut régénérer nos vieilles démocraties, peut relancer le projet européen sur de nouvelles bases.

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