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jeudi 9 février 2012

Café démocrate - La politique étrangère de la France

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jeudi 12 janvier 2012

Vidéosurveillance ou vidéoprotection ?

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samedi 31 décembre 2011

2012


Voeux de François Bayrou pour l'année 2012 par bayrou

dimanche 18 décembre 2011

2012

Pas facile de nous souhaiter mutuellement bonheur et prospérité par les temps qui courent.

Et pourtant, face à l’adversité et la morosité ambiante, ce sont des vœux plus personnels que je souhaitais formuler pour 2012. Profitons de ce que nous donne la vie sans regarder systématiquement vers un passé idéalisé ou un ailleurs envié. C’est donc en vous souhaitant une santé de fer, en étant épargnés des accidents de la vie, que je vous adresse les meilleurs vœux qui soient en cette nouvelle année.

Des vœux personnels et sincères, mais permettez-moi également d’en exprimer pour la collectivité. Cette année, c’est ensemble qu’il va falloir fournir un effort. Par l’impôt et les prélèvements de toutes sortes qui augmentent – cela ne vous aura pas échappé - mais aussi par notre engagement quotidien dans notre travail, nos implications dans les associations, clubs sportifs et envers les autres. A Menton, nous nous choisirons un nouveau député pour cinq ans ; en France, un nouveau président. Peut-être cela vous semble-t-il éloigné de vos préoccupations quotidiennes, mais pour notre collectivité nationale, il s’agit bien là de fixer les grandes orientations pour les années qui viennent.

A toutes et tous, belle année 2012.

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mercredi 7 décembre 2011

Café démocrate 19h30

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vendredi 28 octobre 2011

Le sort de la Roya à l'ordre du jour de la CDCI

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COMPTE-RENDU DE LA RÉUNION DE LA CDCI * du 24 octobre 2011

Par Patrick Feneau - Association Roya Citoyenne

*Les Commissions Départementales de Coopération Intercommunale (CDCI) sont les organismes représentatifs des collectivités locales, et ont historiquement 2 rôles :

1/ Émettre un avis sur les projets de création ou de fusion d'EPCI, et

2/ Contribuer à l'élaboration des schémas départementaux de coopération intercommunale (SDCI), qui existaient avant la réforme des collectivités territoriales, mais dans une version moins contraignante.



L’ordre du jour de la réunion présidée par le Secrétaire Général de la préfecture : étude et discussion sur la partie Syndicats Intercommunaux et Syndicats mixtes du projet préfectoral de SDCI pour les A.M.

Rappelons, comme l’a fait en préambule J.C.Guibal, rapporteur, que la date-butoir légalement prévue pour que la CDCI donne son avis définitif est fixée au 30 novembre 2011.

D’une discussion générale de plus de 2 heures, qui a en fait abordé les 2 problèmes des syndicats et des périmètres des futurs EPCI (ce qui n’était pas prévu), il ressort plusieurs points forts :

  1. De l’avis quasi unanime de ceux qui se sont exprimés (15 sur 42), en étudiant le problème des syndicats avant de définir les périmètres des futurs EPCI, on met «la charrue avant les bœufs », puisque des périmètres des EPCI dépendront les compétences et les périmètres d’action des syndicats qui seront maintenus. En réalité, de la succession des discours des administratifs et autorités politiques (Préfet, E.Ciotti, C. Estrosi en particulier) il ressort clairement que ce n’est pas le cas, puisque pour eux LE PROBLÈME DES PÉRIMÈTRES DES FUTURS EPCI est DÉJÀ RÉGLÉ.

Pour preuve, s’il en était besoin, les propos

+ du Secrétaire Général : aucune consigne, spontanée ou sollicitée instamment et directement, n’a été donnée aux Préfets par les ministères concernés (1er ministre, intérieur, collectivités) pour envisager de repousser la date-butoir du 30 novembre, contrairement à ce qui avait été laissé supposer par les propos du 1er ministre en réponse à la demande du Président du Sénat et de l’Association des Maires de France en particulier. Il est simplement demandé aux préfets de «continuer la concertation »,… ce qui a été très largement fait jusqu’à présent dans les Alpes Maritimes, nous dit-on !

La prochaine réunion de la CDCI, début décembre au plus tôt, aura pour mission de donner son avis définitif sur le projet de SDCI dans sa totalité. Une confidence «off» de R.Velay : alors qu’à sa demande, tout-à-fait justifiée, d’étendre le périmètre de la future communauté CIANS-VAR-VALLEES D’AZUR aux communes voisines des Hautes Alpes, Entrevaux en particulier, le préfet avait oralement répondu favorablement, le projet final de SDCI n’en tient pas compte !

+ d'E.CIOTTI et C.ESTROSI : la création de la métropole est une chance historique pour le développement et le bien-être des populations du département. Le Conseil Général approuvera le projet de SDCI tel quel, en particulier en ce qui concerne les périmètres des EPCI. Précision importante : des compétences du C.G., et de lui seul et en aucun cas des communes concernées, seront transférées à la Métropole.

  • 2. Toujours au sujet des périmètres : A. ASCHIERI demande un moratoire d’un an. H.LEROY, maire de Mandelieu, rappelle que pour le futur SCOT OUEST, 25 des 29 communes et 15 sur 16 syndicats rejettent le projet de SDCI, et qu’il faudrait, peut-être en tenir compte.

Par contre, J.C.Guibal et P. Cesari insistent et se félicitent du vote de 8 maires sur 10 de la CARF pour intégrer la Roya ;

  • 3. SUR LES SYNDICATS : le point est fait par les sous-préfets sur tous les syndicats existants.

N.ALBIN, maire de Touêt de l’Escarène, rappelle, qu’il y a environ 60 syndicats dans le département et que la disparition de certains entrainera des transferts de compétences sur les intercommunalités à des coûts pouvant être multipliés par 3 ou 4 (exemples précis à l’appui) !

Sans entrer dans le détail, les intervenants sont tous d’accord pour demander le maintien de la plupart d’entre eux, en raison :

- de leur caractère irremplaçable de proximité : H.LEROY parle de « cassure de la démocratie de proximité »

- de leur efficacité, du coût souvent modéré des services rendus (grâce souvent au bénévolat des responsables) ; exemples rappelé par M.DAUNIS : les SIVOM de la Roya et les déchets ;

- de l’adéquation entre les services rendus et l’échelle humaine et territoriale, de leur compétence.

Un seul exemple, cité par C.A. GINESY, maire de Peone-Valberg : le syndicat mixte de la station de Valberg, a vocation de gérer la station verrait ses compétences dévolues a toute la communauté de communes nouvelle CIANS-VAR-VALLEES d’AZUR-ESTERON-SALLAGRIFFON, en grande partie fort éloignée de Valberg ! Logique implacable…

A la demande faite au représentant de l’état s’il sera tenu compte de ces doléances et désirs exprimés, réponse très évasive : la concertation continue, les projets «recevables» (?) seront favorablement examinés (il reste 1 mois pour !), la prochaine réunion de la CDCI tranchera.

  • 4. En conclusion de ce qui précède , à l’exemple de ce qui est demandé par le Président du Sénat , par l’Association des Maires de France, de ce qui a été exprimé dans les urnes, il est demandé par beaucoup aux autorités de « donner du temps au temps », de ne pas se presser, pour examiner en détail et en profondeur, en vraie concertation, la réalisation et les conséquences de cette réforme . Ceci permet à C.ESTROSI une très longue digression de stigmatisation de ceux qui, localement, mettent en doute la pertinence de la réforme et qu’il accuse de vouloir en faire une polémique politique droite-gauche.


  • 5. EN CE QUI CONCERNE LA CARF ET LA ROYA :

+ pour le périmètre d’une CC ROYA : soutien public de ALBIN, TUJAGUE, ASCHIERI, ALLEMAND, DE ZORDO. Quelques autres semblent prêts à nous soutenir (disent-ils plus ou moins ouvertement ou en «off», au motif qu’il faut que la démocratie locale s’exerce par le respect des souhaits et des désirs des populations et élus locaux (H.LEROY, M.COULLET, R.VELAY par ex. ). Un amendement en ce sens est déjà ou sera très prochainement déposé par F.TUJAGUE, R.VELAY, M.DAUNIS.

P.CESARI et J.C.GUIBAL réaffirment leur volonté d’intégrer la Roya dans la CARF, au motif que sur les 10 maires de la CARF, 8 en ont exprimé le désir, et «qu’il sera bien difficile de faire travailler ensemble Tende et Breil» !!! Bien sûr, si l’on n’arrête pas de jeter de l’huile sur le feu…

A.ASCHIERI se dit scandalisé de la façon dont on a obligé les populations à s’exprimer (garage, appartements privés, abri-bus) lors de la consultation populaire. A ce propos, le Secrétaire Général de la préfecture essaie de faire croire que la consultation était légalement interdite : M.DAUNIS remet les choses en place, sans être démenti, en rappelant le jugement du T.A du 30 août rejetant la demande d’interdiction du préfet. Mais de ceci les membres de la CDCI avaient été mis au courant par nos soins ;

+ pour les syndicats : les choses sont beaucoup plus floues en ce qui concerne les syndicats de la Roya : alors que le Conseil Communautaire de la CARF demandait leur maintien, J.C.GUIBAL estime qu’il est top tôt pour en parler et admet le fait que leur sort est lié à l’intégration de la vallée dans la CARF : autrement dit, si celle-ci est réalisée, ipso facto par approbation du SDCI, les 2 SIVOM seront fusionnés avec la CARF et le SIVU télévision sera supprimé. En tout cas il n’est pas déposé d’amendement officiel pour leur maintien : donc, d’après la loi, qui ne dit mot consent…

Pour le SIVOM de Villefranche : sa disparition est demandée.

Pour le SIECL, il est demandé un délai jusqu’au 30 /06/2013, la CARF n’ayant pas les moyens d’exercer ses compétences.

De cette réunion, et c’est aussi l’opinion de plusieurs membres de la CDCI que nous avons rencontré après, il ressort très fortement l’impression :

  • d’un grand flou, d’une immense improvisation, d’une volonté d’avancer à marche forcée, d’une absence totale de concertation, d’un déni de démocratie.
  • A preuve ; la prochaine (et sans doute dernière si l’on s’en tient à la loi) réunion de la CDCI pour approuver le projet de SDCI (et ses éventuelles, mais peu probables modifications) est fixée début décembre, c'est-à-dire à la fin de la limite légale. Ce jour-là, il faudra, en une seule séance, décider de tout.


jeudi 13 octobre 2011

PRODUIRE, INSTRUIRE, CONSTRUIRE


EXPRESSION DIRECTE - 111011 - PRODUIRE INSTRUIRE... par mouvementdemocrate

mercredi 12 octobre 2011

Menton au centre

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Voilà trois fois que l’on me presse de donner la position du modem sur les projets mentonnais. Eh bien soit ! Voilà la position du centre mentonnais. Non pas que je détienne à moi seul la doxa du centre à Menton, mais puisque j’en ai accepté le rôle, voilà de quoi entamer la discussion.

Un préalable toutefois. Je subodore quand même celles et ceux qui me pressent ainsi , de vouloir nous enrôler chacun dans leur camp. En effet si, au national, le combat politique se résume au débat gauche-droite, ici le débat s’arrête au guibalisme et à l’antiguibalisme. Autrement dit, si je dis que ce que fait Jean-Claude Guibal est bien, je suis rangé dans le camp des indécrottables suiveurs, et si je critique notre député-maire, c’est que nous n’y comprenons décidément rien.

Permettez-moi alors de réaffirmer quelque chose que martèle François Bayrou nationalement : le centre n’est pas un coup à gauche et un coup à droite. Le centre, depuis fort longtemps d’ailleurs (la Révolution française…), a sa propre doctrine, a ses propres idées et solutions, son propre programme. Certes, il est moins audible dans cette Ve République bipartite, mais il est toujours là. A Menton, c’est également le cas.

C’est pour cela que je distinguerais la politique municipale de la politique extra-municipale.

A propos de politique municipale, il est vrai que Jean-Claude Guibal n’est pas le seul à «aimer» notre ville. Nous y sommes tous très attachés. Que ce soit par son patrimoine, ses traditions, sa qualité de vie, ses habitants, nous tenons tous à préserver, améliorer notre cité. Il faudrait quand même être d’une sacrée mauvaise foi pour dire que l’action de JC. Guibal en 20 ans n’y a pas été positive. Ce n’est pas à moi d’en faire le bilan. Pour les projets en cours, on ne peut pas reprocher à un maire de s’occuper de sa ville.

Pour ne prendre que les trois derniers qui font débat actuellement, le musée Cocteau sera à n’en pas douter une belle réussite. Un collectionneur fait don à la ville de 1500 œuvres de Cocteau contre un musée : la ville ne va pas refuser une telle donation. Certes, quelques-unes s’avèrent être ni plus ni moins que des faux… Cette vingtaine sujette à caution ne sera donc pas exposée. Le musée au Palais Carnolès ; pourquoi pas ? Mais alors que faire de la friche de la station-service en plein cœur de ville et au bord de mer ? Un tel terrain ne doit-il pas être mis en valeur ? Un parcours Cocteau entre le Bastion, le musée et la salle des mariages en centre-ville avec ses commerces devrait être rentable. On ne mécontente que le club bouliste dans cette affaire, obligé de se rabattre sur les autres terrains de la ville.

A propos de l’hôtel 5 étoiles à Garavan, pourquoi là encore ces cris d’orfraie ? Nous n’avons plus en France que deux secteurs économiques qui fonctionnent encore de façon satisfaisante : le tourisme et l’industrie du luxe. Je le déplore, c’est dramatique pour notre économie qui ne crée plus assez de richesses pour maintenir ses services, mais cela relève d’une politique nationale. Qu’une ville à vocation touristique maintienne une hôtellerie de luxe ne me choque pas plus que ça. Un terrain en bord de mer à Garavan est à valoriser évidemment. Des emplois créés, le Parc du Pian préservé. On peut quand même imaginer qu’une étude de marché a été réalisée pour que l’entreprise fonctionne. Là encore, il n’y a que les riverains qui ont payés à prix d’or une vue mer qui va leur être bouchée, qui vont être lésés. Mais demande-t-on aux habitants du Borrigo ou de Careï leur avis quand un immeuble gigantesque sort de terre à la place d’une petite maison mentonnaise, souvent originellement le lieu de campagnata ? Reste à savoir ce que va devenir l’ancien hôtel des ambassadeurs.

Je serai peut-être un peu plus critique sur le dernier dossier, celui de Sciences Po. J’ai peur que Menton veuille se faire plus grosse que le bœuf dans cette affaire, et que ce ne soit là qu’un concours de circonstances d’amitiés parisiennes. L’avenir nous le dira. Mais sur le fond, réhabiliter cet édifice, magnifique mais difficile d’accès, en un pôle universitaire : très bien. École d’infirmières et étudiants de sciences politiques dans les mêmes murs. Bien sûr d’autres solutions étaient envisageables, mais le maire et son conseil municipal sont, eux, aux affaires. Permis de construire limites : certainement. Echauffourées avec l’Hôpital : certes.

Ca y est, dites-vous, il est devenu guibaliste !

Eh bien non ; car je me suis opposé et je m’opposerai encore à son action extra-municipale. JC. Guibal est ainsi capable de déclarer sa flamme à Menton et à qui veut l’entendre, et dans le même temps, la vendre à Nice. C’est ce qui s’est passé l’année dernière quand Menton et la CARF devaient fusionner avec Nice. Certes, la réforme territoriale n’est pas un sujet qui intéresse les mentonnais au quotidien, mais c’est là qu’entrent en jeu les intérêts politiques et partisans. Cette réforme territoriale est très simple : elle vise à supprimer les départements et les communes. L’intérêt politique et partisan de la droite est de remplacer le département par une CU la plus large possible afin d’en conserver tous les leviers. Que le MoDem se trouve aux côtés de la gauche et d’associations en ce domaine est tout à fait logique. J’avais à l’époque essayé de porter le débat sur l’identité mentonnaise, différente, particulière ; et que puisque réforme territoriale il y a, la CARF doit être notre nouvelle famille et qu’il est impératif de la rendre viable et démocratique. Depuis, JC. Guibal s’est ravisé et vous trouverez des pages dithyrambiques sur l’identité mentonnaise maintenant dans la plaquette éditée à l’occasion du centenaire de notre rattachement à la France…

Autre dossier sur lequel nous ne sommes pas d’accord, celui de la Roya. Les communes de la vallée de la Roya souhaitent monter leur propre communauté de communes comme la loi leur impose de le faire. Elles ont certes beaucoup attendu (trop ?), mais qu’on laisse les populations choisir ! Membre de la commission départementale, JC. Guibal appuie le projet du préfet du ralliement de la Roya à la CARF nonobstant la volonté des populations de trois municipalités sur cinq.

Dernier point évoqué ici rapidement, mais il y en aurait d’autres, la politique du dos tourné avec Vintimille. Il n’est pas de l’intérêt d’une ville frontalière comme nous le sommes de se couper ainsi de nos voisins. Vous pouvez me donner tous les arguments que vous voudrez, je ne vois pas comment cela peut servir nos intérêts. On se prive volontairement des subsides des projets européens. Pire, le programme ALCOTRA est détourné au profit de financements de programmes n’ayant rien à voir avec ce pourquoi il est fait. Ne pourrait-on pas envisager la gestion des déchets en commun au lieu de payer au prix fort leur traitement à une société privée ? Ne pourrait-on pas alléger la facture de 7 à 9 millions d’euros pour notre seule cité du musée Cocteau, en montant les dossiers qu’il faut à Strasbourg ? Ne pourrait-on pas changer à Menton l’image de l’Italien à Menton, celle du milanais venant investir dans l’immobilier et immobilisant ainsi à des fins spéculative des immeubles entiers en ville ?

Maintenant que j’ai justifié notre position, j’arrêterai là de me mesurer à l’étalon Guibal. Ce qui est intéressant, ce n’est pas ce qui a été fait, mais ce qui reste encore à faire et comment le faire : une vraie plateforme multimodale dans le quartier de la gare et en faire un deuxième centre-ville. Aménager le bord de mer de façon plus satisfaisante du Gorbio à la frontière. Moderniser l’ensemble de notre cité en ville durable. Avoir une vraie ambition pour la jeunesse et les actifs des classes moyennes si malmenées en ce moment.

Mes amis, la voie centrale est la plus difficile à tenir, mais elle est celle de la vérité, de l’efficacité, de la liberté sans esprit partisan. Dites-moi que je ne suis pas le seul à penser cela… Vive Menton !

mardi 27 septembre 2011

Pourquoi j’étais en grève aujourd’hui

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Je n’ai pas l’habitude de m’épancher sur mon sort sur ce blog, mais puisque les médias cette fois ci font de la grève dans l’Education nationale une réussite de com’ avant même qu’elle n'ait eu lieu : allons-y !

  • Parce qu’on m’impose 2 classes supplémentaires qu’un service normal, faute d’autres enseignants à force de « dégraisser » ; 8 classes au total en lycée, 5 niveaux et 6 programmes différents.
  • Parce que cela me fait donc 23h d’enseignement au lieu de 18 par semaine. Pour celles et ceux qui estiment que 18h n’est pas suffisant, vous essaierez de préparer une heure de cours en une heure (ce qui porte à 36h hebdomadaires) et d’ajouter les quelques copies à corriger en sus, les week-end. La semaine dernière j’avais fini mes 35h le jeudi soir.
  • Parce que, c’est certain, on trouvera toujours un exemple d’enseignants qui n’a pas de classe à me jeter à la figure. Cela ne risque pas cette année, puisque si je suis malade, il n’y a plus personne pour me remplacer.
  • Parce que, faute d’embauche, des heures d’Histoire-Géographie doivent être assurées par du personnel «recrutés par le chef d’établissement dans le vivier local» sic
  • Parce que mon jeune collègue, jeté sans formation professionnelle devant les classes, a besoin d’aide bénévole de ma part.
  • Parce que cela me fait 30h de présence dans l’établissement, soit 5h en théorie pour préparer les cours et corriger. Lundi et mardi j’en suis réduit à faire les 3/8 avec 40 minutes pour avaler quelque chose à midi. 15h à assurer en 2 jours, soit un travail de deux jours le week-end qui précède.
  • Parce que cela porte à 228 élèves auxquels je dois assurer un enseignement, et pour 4 terminales les préparer au bac. La normale est de 120 à 140 élèves : Le double de corrections, et encore moins de « suivi personnalisé » pourtant la grande révolution annoncée. Comme «personnalisation » on fait mieux que mes classes à 31 et 35 élèves. On a même regroupé 2 classes de 1°STG pour en faire qu’une à 31 en Histoire-Géographie pour rentabiliser encore un peu plus.
  • Parce qu’on m’a supprimé en seconde les heures de méthodologie. Plus de temps pour apprendre à expliquer convenablement un texte ou s’initier à la technique de la composition : On le fait sur le tas.
  • Parce qu’on a supprimé l’Histoire-Géographie en Terminale S quand les élèves sont les plus matures pour avoir une vraie réflexion sur le monde qui nous entoure.
  • Parce que nous n’avons plus aucun mot à dire, que les enseignants doivent avoir le doigt sur la couture du pantalon.
  • Parce que j’ai une classe de Terminale qui n’a pas de manuels. Normal... les élèves de l’année dernière sont partis avec, et les crédits ne sont pas débloqués…
  • Parce que cela fait 4 ans que je n’organise plus de sorties scolaires car l’investissement demandé n’est pas reconnu et que les conditions matérielles imposées sont ingérables. Je le regrette.
  • Parce qu’on me sert sans cesse mes vacances quand bien même juillet et août ne sont pas payés, assimilables à du chômage technique puisque mon salaire de 10 mois est annualisé.
  • Parce qu’enfin, après 12 ans d’enseignement, ça fait 4 ans que mon salaire est gelé, que je n’ai pas bénéficié de la hausse des salaires pourtant très médiatisée car enseignant depuis plus de 8 ans. Il faut dire que nous commencions dans la carrière avec le smic + 100 euros. Aujourd’hui je n’arrive pas à 2000 euros net pour un recrutement à master 2.

Aaah ! ça fait du bien un coup de gueule de temps en temps ; Allez, hop au boulot !

lundi 19 septembre 2011

Université de Rentrée 2011

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François Bayrou fait sa rentrée politique par LCP

samedi 10 septembre 2011

Instruction morale ? « Leçon commence, exemple achève »

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D’éducation civique à instruction civique, puis aujourd’hui instruction morale : un glissement sémantique qui en dit long…

Il y a déjà 4 ans, j’avais écrit un billet sur le sujet : Je n’y aurai pas grand’ chose à y retoucher.

Aujourd’hui, une dernière touche est mise à un complet retour en arrière : Voici les bonnes vieilles leçons de morale ! Si si… et comme notre Ministère fait les choses bien, on a même un recueil de maximes !

Ne rigolez pas ; c’est très sérieux.

« Leçon commence, exemple achève »

Si nos gouvernants en veulent des maximes, en voilà une ! Qu’on ait aujourd’hui besoin de restaurer quelques principes élémentaires de morale à nos petits, c’est en grande partie parce que le spectacle que donnent à voir les « affaires » incessantes (DSK, Guérini, Bettencourt, Clearstream et j’en passe) les dévoient du chemin de « l’honnête homme ». Comment les blâmer dans cette société où l’individu prime, et celui qui réussit est celui qui a le plus gros portefeuille - peu importent les moyens.

Tout ça pour dire que l’Ecole pourra bien faire toutes les leçons de morale qu’elle veut, si cela n’est par relayé par l’exemplum du père, de la mère, du professeur, du magistrat… du gouvernant ( ?), cela ne servira pas à grand’ chose.

Plus sérieusement, dans une période où les institutions sont l’objet d’une défiance largement partagée, une éducation civique (et non une instruction) ne doit en aucun cas être le moyen d’instrumentaliser les futurs citoyens, ni aujourd'hui une sorte de “thérapie” sociale ; elle doit permettre la reconnaissance de l’élève comme une personne responsable dans sa vie et au sein de la Cité.

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dimanche 4 septembre 2011

Pour la création de la communauté de communes en Roya : 87%

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Belle mobilisation citoyenne ce dimanche en Roya.

Malgré les intimidations de toutes natures, malgré l’interdiction faite aux communes d’organiser le vote, la consultation populaire voulue par les associations Roya citoyenne et Robila s’est déroulée sur la voie publique ou chez des particuliers !

On ne bâillonne pas aussi facilement encore le peuple de France. C’était même déroutant de devoir aller s’exprimer quasi clandestinement chez des particuliers comme aux pires heures que notre pays ait connu. Dire que des personnes tombent en ce moment même en Syrie ou en Libye. Bref, nous n’en sommes pas encore venus aux armes… Les peuples se révoltent quand ils ont faim. Ici, c’est plutôt une démonstration de force pour rappeler combien nous sommes attachés aux valeurs fondamentales des libertés et d’expression souveraine. C’est rassurant, c’est salvateur.

Molinari.JPG (c) Le Petit Niçois

Comment nos barons UMP locaux sont-ils à ce point déconnectés de la réalité ? Dans la recomposition territoriale en cours, ceux-ci usent de tous les artifices pour conserver leur mainmise partisane. Ils empêchent la volonté populaire de s’exprimer, ils vont à l’encontre des directives même du Premier ministre. Le Premier ministre François Fillon avait en effet déclaré devant les députés (1) qu’il n’était pas question de « passer en force » pour achever l’intercommunalité. « On n’obligera pas les communes à se marier contre leur gré », avait-il affirmé rappelant qu’il avait déjà fait part de ce point de vue aux préfets. « Si certains préfets ne l’ont pas compris, dites-le moi, je leur dirai ».

Nous sommes fiers au MoDem d’avoir soutenu la tenue de cette consultation populaire. Nous avons d’ailleurs rencontré bien des élus PS et UMP restés conscients et libres : Un bel arc républicain efficace et vivant lorsque l’enjeu est d’importance.

2011-09-04breil.jpg Fabien Bénard - Président du MoDem06, Pascale Gérard - Vice-présidente PS du Conseil Régional PACA, Philippe Briand - MoDem Menton, Gilbert Mary, Conseiller général UMP, Laurence Forestier - Association Roya citoyenne, André Robilliart, Gilbert Cholet

(1) dépêche AFP du 26 mai 2011

dimanche 28 août 2011

Roya : les citoyens seront-ils bâillonnés ?

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Voilà maintenant plus d’un an que le MoDem des Alpes-Maritimes suit la recomposition administrative prévue des cinq communes de la Roya aux côtés de l’association «Roya citoyenne».

Le travail de cette association a permis d’imposer peu à peu dans le débat public la difficile question de l’intercommunalité. Aujourd’hui, les deux tiers des conseillers municipaux et trois maires sur cinq sont favorables à la création d’une communauté de communes autonome en Roya.

Alors que les décideurs départementaux entendent verrouiller le débat et conserver une mainmise partisane sur toutes les instances en devenir, le MoDem reste attaché aux principes éminemment démocratiques. C’est pour cela que nous avons été de ceux qui ont travaillé au désengagement de la CARF, alors promise à Nice et à la CUNCA, sans aucune consultation de ses habitants. C’est pour cela aujourd’hui que nous soutenons la «consultation populaire» prévue le 4 septembre en Roya à l’initiative des associations, dans la mesure où son organisation en a été interdite aux communes.

Nous en appelons à l’arbitrage national et impartial du Préfet, car c’est à lui seul d’arrêter le schéma départemental de coopération intercommunale, après avis de la CDCI, en rappelant que la consultation du 4 septembre prochain n’aura pas de valeur décisionnelle.

jeudi 25 août 2011

Lecture de rentrée

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Le dernier ouvrage de François Bayrou est de la même veine que le dernier «abus de pouvoir» : un ton résolu, un constat implacable et éclairé, des solutions proposées. Bref ce qui m’avait d’emblée séduit en 2007 à l’heure du sarkozysme triomphant, je le retrouve pour 2012 : revigorant !

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  • Un premier moment est consacré à l’explication de ses choix personnels et politiques. Comme s’il devait se justifier, François Bayrou rappelle ce que peu de gens osaient dire alors : injustice flagrante, affaire Tapie, présidence dévaluée, dette… Tout ce qu’aujourd’hui il est de bon ton de dénoncer, maintenant que le sarkozysme a vécu. Clairvoyant et fidèle à ses idées, Bayrou tient le cap, y compris lorsqu’il est abandonné de toutes parts.


  • Puis le ton se fait plus dur, il n’hésite pas à faire siens les mots fameux du Tigre alors qu’il reprenait les rênes de la France en pleine tourmente en 1917… Est-on en guerre ? En guerre économique certainement. Et là, le constat est sévère : nous la perdons. La solution n’est pas dans la démondialisation, qu’il assimile (un peu vite peut-être) au protectionnisme. A la suite de Zaki Laïdi, directeur de recherche à Sciences Po, et de bien d’autres que j’ai pu lire, il n’est pas question de faire cavalier seul dans un monde globalisé ; cela n’a pas de sens. La solution n’est pas non plus dans le Keynésianisme, une relance par l’état qui convient encore au PS. Où alors ? Une solution pour se sortir du mauvais pas dans lequel on est plongé serait le retour à un état planificateur (au bon sens du terme…). Cela passerait aussi par des charges notablement diminuées aux entreprises créatrices de richesses, comme il sied au bon libéralisme de marché, et par un effort juste et compris de la nation toute entière par la TVA – si le mot de nation a encore un sens dans cet univers égotiste. PRODUIRE donc. La France a les ressources, la technologie, les talents pour le faire à l’instar de l’Allemagne.


  • La troisième partie m’est allé droit au cœur, parce qu’en enseignant de la République que je suis, il n’y a pas une virgule à enlever tant les mots me sont enlevés de la bouche. Tout ce qui est écrit est on ne peut plus exact quand on vit l’école de l’intérieur et qu’on s’y bat pour sa pérennité. A quelques jours de la rentrée, ça remet le cœur à l’ouvrage : Merci.


Tant en économie que sur l’école, c’est un regard que j’ai trouvé mature, juste et implacable. Alors PRODUISONS et ÉDUQUONS chacun du mieux que nous pouvons, unis nationalement !

Vive la République, vive la France, Vive Bayrou ;-)

- BAYROU (F) « Abus de pouvoir » Plon, 2009
- BAYROU (F) « 2012 état d’urgence » Plon, 2011
- LAIDI (Z) « Le monde selon Obama » Stock, 2010

dimanche 10 juillet 2011

Ça bouge encore en Roya…

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Il faut surveiller les mois d’été… c’est en général là qu’on fait passer les pilules amères : je vous fais grâce des augmentations diverses (électricité, timbres, gaz…). C’est aussi là qu’on repousse subrepticement encore la durée de cotisation pour une retraite à taux plein, pendant que les badauds vaquent à leurs RTT et à leurs 2 ou 3 semaines de congés.

Eh bien figurez-vous que c’est aussi à la fin du mois de juillet que le Préfet arrêtera le périmètre de la future CARF, en l’étendant aux communes de la Roya, ou bien – on ose encore y croire – laissera libres les communes de la Roya de monter leur propre EPCI.

Cela fait plus d’un an que plusieurs associations et le modem avec Laurence Forestier suivent l’affaire de l’intercommunalité. Le refus de Tende de constituer une communauté de communes de la Roya n’a pas permis de la monter en temps et en heure. Aujourd’hui, le couperet de la réforme territoriale est tombé : intégration à la Carf, au grand dam de Breil et Saorge.

Cependant, les deux parties rechignent. « A nous les poubelles et sur la côte les balconnières » ai-je entendu dire dans la montagne. « Ouh la la, ça va coûter cher de les intégrer » ai-je entendu ici. Plus encore, Breil et Saorge n’ont pas fini le combat et organisent même des référendums d’initiative populaires. Même s’ils n’ont qu’un rôle consultatif, ils montreront sans doute une nette majorité contre la fusion à la Carf.

En attendant, la semaine dernière, le PS cherchait à récupérer l’affaire lors d’une réunion publique à Breil avec Mme Gérard et M. Aschieri. Après un discours consensuel sur le thème de la technocratie en marche, à eux d’asséner « de toutes façons, si le PS est aux affaires en 2012, on abroge la réforme territoriale ». Argument électoraliste s’il en est, sauf que ce n’est pas aussi simple que cela.

En effet, la réforme territoriale en France est nécessaire, avec en point de mire la disparition des départements. Notre difficulté dans les Alpes-Maritimes est double. D’une part, nous ne sommes pas en Beauce avec un territoire maillé régulièrement. Nous avons au contraire un fort clivage entre littoral et montagne. Le département, au travers de ses compétences, apparaît aujourd’hui comme le garant d’un équilibre, et sa disparition programmée crée un légitime sentiment d’abandon dans les villages de la montagne. La réforme territoriale devrait donc se faire avec toute la souplesse que permet d’ailleurs la loi, avec le maintien de communautés de communes significatives. Pour rappel, la communauté de communes de la Roya envisagée est tout à fait viable et légale.

C’est là qu’intervient notre deuxième difficulté de département le plus sarkozyste de France. Ici, il faut être plus sarkozyste que Sarkozy… à coups de pressions, de subventions, de débauchages, on arrive à torpiller la création d’une communauté de communes de la Roya sans aucune vision ni cohérence des territoires. La Carf même était un temps vouée à rejoindre Nice de par la volonté unilatérale de JC. Guibal. Ce qui serait passé sans la mobilisation de sa population. Aujourd’hui, alors que ce serait de l’intérêt de la Carf de s’agrandir, celle-ci rechigne et réclame un audit !

Où est donc l’intérêt des populations dans ces luttes d’influences politico-politiques ? Le pire dans tout cela, c’est que cela engendre des tensions et des ressentiments qui seront autant de freins pour travailler ensemble dans l’avenir.

jeudi 23 juin 2011

Démondialisation ?

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  • Un petit livre sain ; de grandes idées salutaires.
  • Ce n'est plus de la vieille gauche dans laquelle je ne me reconnais pas. C'est contre l'ultralibéralisme ambiant.
  • C'est résolument européen.
  • C'est en faveur des peuples et des citoyens. La République plus forte que la mondialisation.
  • C'est de l'économie durable, éco-responsable.

Bref, une forme de centrisme révolutionnaire ! J'ADHERE !

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A. MONTEBOURG, "Votez pour la démondialisation !" Flammarion, 2011, 2 euros

lundi 20 juin 2011

ASPONA : Haro sur la mairie !

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Samedi 18 se tenait comme chaque année, l’assemblée générale de l’association de défense de la nature et du patrimoine (ASPONA) bien connue des mentonnais.

Son président Jean Delerue, au cours de son bilan annuel, dresse un constat quelque peu amer de la situation : avec peu de moyens, l’Aspona alerte, dénonce, rend public tel ou tel abus ou dégradation. Néanmoins, elle n’a pas les ressources financières pour saisir la justice ou simplement faire analyser des prélèvements par des laboratoires indépendants. Force est de constater que les dérives sont nombreuses, et que leurs auteurs font souvent fi de la morale, voire des lois. Résultat : des citoyens « indignés » de ces comportements délictueux, et conscients de leur impuissance.

Vers qui se tourner alors ? La justice, certes, mais cela réclame, nous l’avons vu, temps et argent. Des actions «coup de poing» presse à l’appui ? Cela se fait ponctuellement. La puissance publique alors : La mairie, émanation de ses citoyens.

Justement, la mairie était représentée en la personne de son premier adjoint, excusez du peu, Patrice Novelli. Interpelé sur divers sujets, j’ai été à plusieurs reprises personnellement atterré par ses non-réponses .

  1. Sur la coupe des platanes à Garavan pour satisfaire la vue des riches acquéreurs du dernier immeuble en front de mer : sourire entendu.
  2. Sur la pollution verte récente du Gorbio, «selon vous c’est quoi ?» pose-t-il naïvement, alors même que la mairie n’a fait procéder à aucune analyse.
  3. Sur la mise en valeur de l'église russe : «elle est classée ?»
  4. Sur les sentiers privatisés les uns après les autres : «la grille sur le chemin du Peyronnet est ouverte»… mais toujours pas de signalétique.
  5. Sur un dossier plus grave, le GR52 transformé en piste, avec déboisement, ébauche de fondations et décharge sauvage «on n’est pas au courant». Sommé de faire appliquer la loi sur le territoire communal : «on ne peut pas empêcher un particulier de …» Ah bon ? Menton : zone de non-droit ?


Les uns en appelant au préfet, les autres à des actions visibles, c’est bel et bien, une inertie grave de la municipalité qui est ici en cause.
Qu’en a conclu notre sous-édile ? «quand même, ne trouvez-vous rien de positif ?» interroge-t-il benoîtement ? La réunion s’est terminée sous une volée de bois… bien vert celui-là.

B and B : présidents !

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Présidentielles 2012 : tous les médias en parlent…
Pour nous, cela semble encore très lointain, même si les grandes manœuvres dans chaque camp ont commencé. A droite, la saillie drôlatique corrézienne a fait son petit effet, et ravive les supputations les plus téméraires. A gauche, on a inventé la présidentielle à épisodes, avec un suspens digne des séries américaines les plus en vue : ira – ira pas ? C’est ironique. Les extrêmes, quant à elles, sont prêtes, et comment ! Le centre, lui, est tourné systématiquement en ridicule.

Qu’à cela ne tienne François Bayrou garde le cap qu’il s’était fixé : fédérer le centre. Il a été le premier à dénoncer les dérives du libéralisme à tout crin, le premier à épingler la dette nationale, à souligner l’exaspération des citoyens face à leurs « élites » déconnectées.

L’enjeu est de savoir vers quelle solution les français se tourneront cette fois. La solution de gauche a été testée en 81, alors que nous étions déjà en crise, avec un ralliement à l’économie de marché qui l’entraîne aujourd’hui à être une gauche-porsche. La solution du volontarisme a été choisie en 2007, volontarisme de façade, à la solde du grand capital. Reste la solution extrémiste et populiste, comme dans plusieurs pays européens… Radicale, dangereuse. Une solution centriste alors ; un volontarisme au bénéfice des citoyens et humaniste (tiens… encore un terme devenu à la mode, initié par un certain François Bayrou).

Bref, nous verrons bien.
En attendant, il faut s’y préparer, et cela passe par une organisation en partis, puis en fédérations départementales. Au MODEM, nous renouvelons nos instances locales, conseil départemental et président, le 25 juin. Le travail de terrain est ingrat et paye souvent tard, mais il est indispensable à tout mouvement, s’il veut être crédible, au contact de sa population, et reconnu.
C’est pourquoi, je renouvelle toute mon amitié et mon admiration au travail réalisé pour nous à la tête du département des Alpes Maritimes, par Fabien Bénard.
Le 25 juin, votons Bénard ; en 2012, votons Bayrou.

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samedi 28 mai 2011

Le manifeste des Indignés

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Nous sommes des personnes normales et tout ce qu’il y a de plus ordinaires. Nous sommes comme toi : des gens qui se lèvent le matin pour étudier, pour travailler ou pour chercher du travail, des gens qui ont de la famille et des amis. Des gens qui travaillent dur tous les jours pour vivre et offrir un avenir meilleur à ceux qui nous entourent.

Certains d’entre-nous se considèrent comme davantage progressistes, d’autres plus conservateurs. Les uns croyants, les autres non. Certains ont des idéologies bien définies… d’autres enfin se considèrent comme apolitiques. Mais nous sommes tous préoccupés et indignés par le panorama politique, économique et social qui nous entoure. Par la corruption des politiques, des entrepreneurs, des banquiers… Pour le mépris des citoyens ordinaires.

Cette situation nous fait mal tous les jours. Mais si nous nous unissons tous, nous pouvons la changer. Il est l’heure de se mettre en mouvement, l’heure de construire pour tous une société meilleure. Pour cela, nous soutenons fermement en ce qui suit :

Les priorités de toute société avancée doivent être l’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, l’équilibre écologique et le développement, le bien-être et le bonheur des personnes.

Il existe des droits basiques qui doivent être garantis dans toute société : le droit au logement, au travail, à la santé, à l’éducation, à la participation politique, au libre développement personnel, et le droit à la consommation des biens nécessaires à une vie saine et heureuse.

Le fonctionnement actuel de notre système économique et gouvernemental ne porte pas attention à ces priorités et constitue un obstacle au progrès de l’humanité.

La démocratie vient du peuple (démo =peuple ; cratie =gouvernement) et le gouvernement doit être celui du peuple. Toutefois, dans ce pays, la majeure partie de la classe politique ne veut pas nous écouter. Son rôle devrait être d’élever notre voix à la hauteur des institutions, en facilitant la participation politique citoyenne suivant un cours direct et pour le bénéfice de la société, et non de s’enrichir et de prospérer à nos frais, attentifs seulement aux diktats des grands pouvoirs économiques et s’affairant au pouvoir à travers une dictature des partis à la tête desquels on trouve les inamovibles sigles du PPSOE.

La soif et l’accumulation de pouvoir chez quelques uns génère les inégalités, crispation et injustice, ce qui conduit à la violence, que nous refusons. L’obsolète et antinaturel modèle économique en vigueur bloque les mécanismes de la société en une spirale qui se consume elle-même, enrichissant quelques uns et faisant entrer les autres dans la pauvreté et l’indigence. Jusqu’à l’effondrement final.

La fin et les moyens du système résident dans l’accumulation de l’argent, primant par dessus tout l’efficience et le bien-être de la société. En gaspillant les ressources, en détruisant la planète, tout en gérant le chômage et des consommateurs aux besoins jamais assouvis.

Les citoyens sont une partie de l’engrenage d’une machine destinée à enrichir une minorité qui ne sait rien de nos besoins. Nous sommes anonymes, mais, sans nous, rien de tout cela n’existerait. C’est pourquoi nous sommes décidés à apparaître au jour, puisque c’est nous qui faisons avancer le monde.

Si, comme société, nous apprenons à ne plus lier notre futur à une abstraite rentabilité économique que jamais ne profite à la majorité, nous pourrons faire disparaître les abus et carences dont nous souffrons.

Une Révolution Étique est nécessaire. Nous avons placé l’argent au dessus de l’Être Humain au lieu de le mettre à notre service ; nous sommes des personnes, pas des produits de marché. Ce qui me définit, ce n’est pas seulement ce que j’achète, pourquoi je l’achète ou à qui je l’achète.

Pour toutes ces raisons, je suis indigné.

Je crois que je peux le changer.

Je crois que je peux y aider.

Je sais, qu’unis, nous le pouvons.

Descend dans la rue avec nous. C’est ton droit.

mercredi 4 mai 2011

Vintimille, Menton… et schengen : quelle mauvaise foi !

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Sarkozy – Berlusconi : 0 partout !
Quand d’un côté comme de l’autre on manipule l’information, quand on continue de prendre ses concitoyens pour ce qu'ils ne sont pas…

Mauvaise foi côté italien car, sous couvert des accords de Schengen qui autorise la libre circulation des biens et des personnes à l’intérieur de la zone, Silvio Berlusconi sait pertinemment qu’en délivrant les visas aux quelques 25.000 tunisiens arrivés en Italie, ceux-ci quitteraient le sol italien pour aller majoritairement en France, pays dans lequel la langue est connue et se trouve peut-être déjà de la famille. L’Italie se « débarrasse » du problème.

Mauvaise foi du côté français car, au lieu de dénoncer cette pratique – Schengen a pour objet aussi de renforcer les frontières extérieures de l’Europe, et l’Italie se déjuge en pratiquant de la sorte – Nicolas Sarkozy ajoute de l’huile sur le feu en bloquant un train… et du même coup la frontière franco-italienne. Pire encore, il accuse le traité de Schengen et non le coup de force de l’Italie. Je dis pire, car en pointant Schengen, Sarkozy accrédite encore un peu plus les thèses nationalistes, populistes et simplistes de l’extrême droite. Et histoire de faire bon poids, la raison officielle est « trouble à l’ordre public »…, avec force venue de notre ministre de l’Intérieur. Le tout sécuritaire est toujours de mise. D’autant que les visas Schengen sont encadrés : justifier la raison du déplacement, être en possession de moyens de subsistance suffisants pour la période du séjour - 90 jours maximum - et bénéficier d'une assurance rapatriement.



Qu’en retenir ?

  • Eh bien que nos deux matamores continuent de faire de la com’ et en même temps le lit des extrêmes droites.
  • Que cela ne se serait peut-être pas envenimé si une vraie politique transfrontalière entre Menton et Vintimille avait vu le jour. Depuis 20 ans, la mairie de Menton refuse de faire quoi que ce soit, tout en utilisant les crédits alcotra à autre chose que leur destination initiale.
  • Qu’humainement, la situation à Vintimille se dégrade, que les réfugiés sont jeunes et sans ressources pour la plupart.
  • Que le réel enjeu est ailleurs. Ne pas laisser l’Italie gérer seule le flux de ces jeunes Tunisiens ; un manque de gouvernance de l’UE une fois de plus. Régler au plus vite la guerre de Libye et de fait, la pression à la frontière tunisienne. Une vraie politique de voisinage avec les pays proches de l'Union européenne.
  • Que notre Europe est décidément bien mal en point pour accepter cela sans rien dire et, qui plus est, en acquiesçant à la proposition de redéfinir Schengen…

Pour tout cela, venez rejoindre le MoDem à la frontière à Menton ce samedi 7 mai, à 17h00.
Nous marquerons symboliquement cette triste Fête de l'Europe en réparant un drapeau européen géant !
Mobilisation flash contre les gouvernants français et italiens qui bafouent les traités européens pour des raisons électoralistes. Rendez-vous au poste frontière du Pont St Louis à Menton à 17h00.

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état de l'Europe au poste frontière de Menton le 7 mai...

A deux jours du 61ème anniversaire de la déclaration de Robert Schuman à l'origine de cette ambition commune qu'est l'Europe, ici entre ces deux territoires récemment confrontés à un défi dépassant par nature les moyens limités de leurs autorités respectives, il est devient urgent et vital de renforcer l'Union européenne.

Ainsi, par cette action symbolique consistant à rapiécer le drapeau commun et recoudre ses composantes étoilées, nous voulons manifester notre défiance vis à vis de ces gouvernements otages de formations extrémistes, xénophobes, régionalistes, qui se sont honteusement défaussés sur la construction européenne pour masquer leur propre échec.

200 immigrés fuyant la misère aux portes des Alpes Maritimes, département de plus d'un million d'habitants, 25 000 à Lampedusa dans un pays peuplé de plus de 60 millions d'habitants, entités englobées dans un espace harmonisé de près de 500 millions d'habitants, menacent-ils vraiment l'ordre public au point de remettre en cause un pan entier de la construction européenne, quand on sait que la Tunisie elle-même fait face à 200 000 réfugiés fuyant un conflit auquel nous participons en Libye, et que l'Allemagne a accueilli seule 600 000 réfugiés bosniaques pendant le conflit des années 90.

Quand on évoque, dans une agitation pré-électorale, la suspension des Conventions de Schengen, leur modification, la révision des clauses de sauvegarde, on méprise d'une part les 25 autres partenaires européens qui sont concernés par ces textes et d'autre part les citoyens en les trompant sur l'origine de ces dysfonctionnements.

En effet, la France et l'Italie, qui ont pourtant fait partie du premier groupe groupe de six États à avoir répondu à l' appel de Schuman, ne peuvent pas mettre à mal l'Europe à elles seules. Si ces textes organisent la libre circulation des personnes à l'intérieur de cet espace sans frontières, c'est en confiant le contrôle de sa part de frontières extérieures à chacune de ses composantes. Cet acquis européen implique donc une solide confiance dans les autres pays. Or c'est précisément la confiance, moteur de la construction européenne, qui est atteinte dans ce funeste pas de deux.

Pour la restaurer, il faudra inéluctablement passer par une communautarisation des contrôles externes, une mutualisation européenne des moyens. Mais cela ne suffira pas. Si l'Europe vieillissante ne s'intéresse pas aux transitions en cours dans les pays de la rive Sud de la Méditerranée, si elle n'accompagne pas le progrès économique et social de ces sociétés riches de leur jeunesse, elle se condamnera à l'échec d'un repli sur soi à l'abri illusoire de fragiles frontières.

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