samedi 15 mai 2010

Intercommunalité de la Roya


Nouvelle réunion du Collectif pour une Communauté de Communes de la Roya vendredi soir.

RÉUNION D’INFORMATION Suivie d’un débat avec le public
INTERCOMMUNALITÉ, QUEL AVENIR POUR NOS VALLÉES ?
QUELS OBJECTIFS COMMUNS, PROJETS, ATOUTS, DIFFICULTÉS ?

Avec Francis TUJAGUE
Président de la Communauté de Communes du Pays des Paillons
(12 communes ; 23000 habitants)
Maire et Conseiller Général de Contes

VENDREDI 21 MAI 2010
20h30 à la CA' DE BREI
BREIL sur ROYA

S’informer, décider et agir ensemble pour unecommunauté de communes de la Vallée de la Roya

samedi 20 mars 2010

Grand chelem... Yes !

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... c'est du rugby ce soir !
C'EST FAIT !!! ...et de 9 !

jeudi 17 septembre 2009

Décalages... et malaise

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Abasourdi, cette semaine, par le fatalisme des personnes que je croise au travail, dans la rue, entre amis ou en famille.

D'où vient donc ce malaise profond, un désarroi diffus chez beaucoup d'entre nous attachés à «une certaine idée de la France» - les Gaullistes en font partie – attachés à une équité sociale, à un service public au service et considéré de ses concitoyens, à de vrais rapports humains dans l'entreprise et dans la société, à un développement de nos sociétés en relation avec notre environnement ? Eh bien, c'est que leur idéal de société s'écarte de plus en plus de ce qu'ils vivent ou de ce qui leur est présenté dans les médias. Une réalité de magouilles, de tricherie, de com' sans rien derrière.

Magouilles, tricherie au PS, parti politique sensé au départ porter ces valeurs, ne serait-ce parce qu'il se revendique comme opposition. Tellement englué qu'il est dans des querelles de chefs, de bourrages d'urnes – traîtrise par excellence dans un régime démocratique - , ou encore de ses transfuges récupérés par le gouvernement. Et ils osent se draper dans le «non cumul de mandats» comme pour se faire une nouvelle virginité, comme pour détourner l'attention, comme si on y croyait encore.

Magouilles, tricherie dans le sport, discipline qui devrait s'en écarter le plus par les valeurs qu'elle véhicule. Cela va du dopage quasi général, devenu normal à telle enseigne que ce sont les laboratoires de dépistage qui doivent faire leur preuves jusque devant les tribunaux. Cela se poursuit aujourd'hui en Formule 1 chez Renault, par des tricheries dont les motifs ne sont que financiers et de profits.

La Finance qui gangrène jusqu'à l'excès le capitalisme d'entreprise, qui conduit certains patrons à harceler les personnels à qui on n'offre aucune considération ni aucune perspective pour se construire. Les licenciements continuent de se multiplier. La Fonction publique suit d'ailleurs cette pente dangereuse, victimes d'une vindicte publique orchestrée, contraints de faire toujours plus avec toujours moins de moyens financiers et humains. Financiarisation de toute l'économie qui a plongé le monde entier dans la crise, contexte éminemment dangereux, et l'Histoire nous en a apporté suffisamment de preuves.

Décalage béant entre le discours et la réalité. Décalage insupportable quand un ministre d'État met à la retraite d'office un préfet de la République pour propos racistes, et que dans le même temps, celui-ci n'est en rien inquiété aujourd'hui.

Décalage ahurissant quand on baisse les impôts des plus riches et qu'on taxe tout le monde de la même façon au prétexte de nous «éduquer» à l'Écologie, au motif éculé de rétablir les comptes de l'assurance maladie en déremboursant encore les médicaments les plus courants, en augmentant le forfait hospitalier, quand dans le même temps, la caisse rétribue des volontaires de la coupe de monde de rugby en trimestres de cotisations !

Décalage encore quand la Justice est instrumentalisée, quand les juges d'instruction sont supprimés, quand la séparation des pouvoirs est directement mise en cause dans le dossier Clearstream. Trucage encore dans les plus hautes sphères du pouvoir quand la manipulation de sondages est érigée en principe de gouvernement.

Alors oui, j'accuse ! Aurait dit Zola... Mais je ne suis pas Zola. J'ai la désagréable sensation que tout m'échappe, que personne ne réagit ou ne s'en rend compte ; il n'y a qu'à voir notre indifférence collective, notre société anesthésiée, paralysée.

Alors que faire ? Dire à mes enfants « Trichez, manipulez, vivez chacun pour soi et enrichissez-vous ; vous réussirez dans la vie » ou bien « respectez les lois et soyez les agneaux que l'on tond » Valoriser parmi mes élèves ceux qui pompent, qui recopient, qui falsifient ; ainsi les préparai-je bien à vivre dans notre société ?

Certainement pas... jamais, tant pis . En petit fonctionnaire de base respectueux des lois, je continuerai à me battre à mon niveau, pour le modèle de société auquel beaucoup aspirent. Après tout, si le « faire de la politique autrement » n'était pas que de creuses paroles ? Et si cela avait du sens ?

dimanche 10 mai 2009

Alain-Gérard SLAMA – François BAYROU : Lectures croisées

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  • Après guerre, le MRP aux valeurs conservatrices mais ouvertes à l'Europe et aux réformes d'ordre social était une des principales forces du paysage politique français. Le MRP ne résista pas en ces années 50 aux coups de butoir du gaullisme politique qui l'a fait éclater en un centre marginalisé et en un ralliement pur et simple aux thèses conservatrices. Un bipartisme de bon aloi règne depuis entre gauche et droite.
  • La sortie concomitante des livres de François Bayrou «Abus de pouvoir» et celui d'Alain-Gérard Slama (un des habitués des colloques de Menton) «La société d'indifférence» font le même constat sur pratiquement tout. Perte de repères républicains, Constitution, laïcité, justice bafouées, et force de « morale », d'école républicaine et d'humanisme. Dans leur aversion commune du Sarkozysme, Slama et Bayrou ressuscitent le MRP, qui verrait aujourd'hui le rapprochement du courant Dominique de Villepin et du MoDem. Ce rapprochement a une histoire et une logique commune : le centrisme en France.
  • Slama est-il sincère dans ce qu'il avance, ou est-il en service commandé au motif de récupération politique de l'anti-sarkozysme de droite ? Je le crois sincère pour ma part. Mais la différence entre les deux livres n'est pas dans le constat ; il l'est dans les solutions proposées. Et là, François Bayrou se pose en rassembleur et porteur d'une vision d'avenir juste, libérale et sociale, européenne, et non pas seulement d'une nostalgie du modèle républicain français.
  • Alors, messieurs De Villepin, Slama et Guibal, quand (re)prendrez-vous une carte centriste ?

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mercredi 21 janvier 2009

Régression démocratique


A chaque domaine, son grignotage démocratique. La justice, les libertés individuelles, Edvige, les médias, les hôpitaux, les fonctionnaires... Aujourd'hui, le Parlement avec le calamiteux épisode d'hier à l'Assemblée nationale.

Encore des méthodes brutales et indignes d'une démocratie française jusque là si volontiers donneuse de leçons et ce, le lendemain même de l'arrivée prometteuse de Barack Obama aux États-unis ; quel contraste !

Quand on gouverne une nation, on a le devoir de la rassembler. Aujourd'hui on divise, on méprise, on attise. Discuter sereinement de textes aussi importants que la réforme du Parlement et de son article 13 devrait être la norme. Discuter d'un juste équilibre entre le Législatif et l'Exécutif, si difficile à trouver, devrait pouvoir se faire normalement dans une démocratie apaisée. Elle ne l'est plus.

J'en veux énormément à l'UMP qui nivelle par le bas feu le débat démocratique avec un autoritarisme sans borne.
J'en veux énormément au PS d'avoir donné l'occasion à la Droite de pouvoir restreindre le débat à l'Assemblée par la multiplication d'amendements plus incongrus les uns que les autres, galvaudant par là même le débat.

Et tout cela avec la complicité de notre régional de l'étape, vice-président de l'Assemblée Nationale, Nouveau centre...

"Ce sont les institutions qu'on est en train de tirer vers l'abus de pouvoir et donc vous verrez que se multiplieront des incidents de cet ordre, parce que si un parti a tous les pouvoirs, les autres n'ont rien d'autre que la protestation. Je voterai pas cette réforme sans des garanties que pour l'instant on n'aperçoit pas." François Bayrou

samedi 3 janvier 2009

Voeux 2009 : un peu plus de (bon) sens...

2008 fut l'année de l'effondrement du système ultralibéral capitaliste, après la découverte de mensonges énormes, de fortunes scandaleuses et de manipulations spéculatives exagérées. Ainsi va l'Histoire, de grands équilibres en grands équilibres.

2009 devrait être ainsi une année de recomposition, si ce n'est de construction. Autant dire qu'il nous appartient au MoDem de pousser et mettre en avant les idéaux que nous défendons, chacun à notre niveau, et élaborer de nouvelles règles du vivre ensemble. A commencer, dans nos régions frontalières, par penser – enfin !- un développement mutuel et concerté entre Vintimille et Menton. Les élections européennes de juin seront l'occasion d'en débattre.

Au-delà, cette année 2009 que l'on nous prédit difficile, doit être marqué par l'abandon de cette logique unidimensionnelle qui fait de l’économie et du financier l’alpha et l’oméga de nos sociétés. Non, l'Hôpital, l'Enseignement, la Culture, les services publics ne peuvent pas tous être régis à l'aune d'économies budgétaires. Redonner du lien, du sens, à nos sociétés en perte de repères, c'est le vœu que je formulerai en ce début d'année, et nous nous battrons pour.

« Nous voulons une société qui soit transparente, c'est-à-dire dans laquelle les décisions qui sont prises soient des décisions expliquées et justes et qui soient fondées sur la vérité que l’on dit aux concitoyens. » François Bayrou


vendredi 26 décembre 2008

Fragilités...

Le 4 novembre dernier, j'ai eu la bonne idée de changer d'offre internet... avec un peu d'appréhension je vous l'accorde, ayant toujours eu du mal à me départir de quelque chose qui fonctionne. Un instinct de conservateur sans doute !

Mes craintes se sont confirmées : je suis resté un mois et demi sans connexion.

Vous comprendrez pourquoi ce blog est resté en jachère ces derniers jours. M'est revenue alors en mémoire la réflexion de Lévi-Strauss sur la fragilité de nos sociétés dites développées, si fragiles non pas tant sous le coup de graves crises ou d'événements climatiques exceptionnels, que dans l'érosion désinvolte des habitudes et des valeurs qui vont de soi et sur lesquelles repose notre vie la plus simple. Force est de constater qu'une simple connexion internet est devenue désormais indispensable à notre quotidien, à notre profession, à nos activités. Sans aller trop loin dans la métaphore, le pluralisme et la démocratie, qui nous paraissent aller tellement de soi, sont eux aussi tellement fragiles.

Bref, ma vieille connexion a été remplacée par une connexion toute neuve et bien plus performante. Que la même métamorphose puisse s'opérer de notre vieille UDF vers un MoDem tout neuf, porteur de projets. Car, si ce blog est resté en sommeil, n'en concluez pas pour autant qu'il ne se passe rien. Nous sommes maintenant organisés au niveau départemental. L'armée est constituée, les généraux en place, tous prêts à livrer le combat (politique...) qui nous semble le plus approprié pour le bien commun.

En ces temps donc de fragilités financières..., sociales, peut-être personnelles, permettez-moi de vous souhaiter de passer de très bonnes et intenses fêtes de fin d'année.

mercredi 5 novembre 2008

"We just made history"



Historique...
Des valeurs humanistes et démocratiques triomphantes...
Une administration néo-conservatrice sortie...
Un programme social-démocrate...
A French dream ?

vendredi 10 octobre 2008

Quand les classes moyennes s'éveilleront

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La crise à laquelle nous assistons est, pour le moment, une crise bancaire et spéculative. Tant qu'elle ne touche qu'une poignée de traders, c'est un épisode plutôt sain de notre système qui remet de la mesure dans ce monde de spéculations infondées. Par contre, si les états et les banques centrales n'arrivent pas à juguler cette crise financière à coups de milliards d'euros et de dollars comme ils le font actuellement, alors cette crise risque fort de toucher aux fondamentaux, à l'économie réelle.

Alors, on peut gloser sur le retour de l'interventionnisme d'état. Je laisserai cela aux nostalgiques de gauche. Il faudrait quand même leur rappeler que leurs atermoiements quant à l'acceptation même du (gros) mot d'économie de marché, alors même qu'ils s'en sont accommodés pendant des années aux commandes de l'état, les rend inaudibles et peu crédibles aujourd'hui ; la preuve, ils n'en tirent actuellement aucun bénéfice dans l'opinion publique alors qu'aux États-Unis, Barack Obama engrange les voix. Il faudrait également leur rappeler que lorsque les états interviennent, ils rentrent dans le capital des entreprises en faillites, et que dans l'hypothèse d'une stabilisation, les contribuables qui avancent les liquidités rentreront un jour dans leurs frais.

Est-ce à dire que la droite fait mieux ? Force est de constater que Nicolas Sarkozy fait son possible en France et à la tête de l'Union Européenne. Il fait en cela preuve de responsabilités liées à ses fonctions. Mais cela n'enlève rien au cautionnement des thèses néo-libérale du début de mandat, sa fascination pour le modèle américain dont le malheureux épisode du bouclier fiscal n'a pas fini de coller à cette droite qui s'était alors elle-même qualifiée de décomplexée.

Alors que pensent les classes moyennes de tout cela, celles et ceux qui n'ont pas 100 000 euros en banque, qui n'ont pas de portefeuille en bourse, qui payent leurs impôts et leurs crédits à échéance, qui subissent la hausse des prix et le gel des salaires ? Eh bien, ils craignent pour leur emploi et en imputent la faute une élite politique et économique qui, elle, n'a cessé de s'enrichir. Que propose le MoDem depuis les dernières élections présidentielles ? D'accepter l'économie de marché, parce qu'il s'agit d'un système économique qui marche et qui permet l'initiative individuelle dans la création de richesses. Cependant, ce n'est pas le système idéal. Y en a-t-il d'ailleurs un ? Il convient que les citoyens, le contrôle, le régule pour que l'humain ne soit pas broyé. Mettre de la mesure dans toute chose, préserver les intérêts fondamentaux des hommes, à leur mesure, écologiques et économiques, afin de bâtir des sociétés justes sans que les écarts de richesses ne soient multipliés par 100. On dit que l'Histoire est porteuse de leçons... les bourgeois dans les années 1790, qui ont mené la Révolution, avaient le même sentiment d'injustice.

mardi 9 septembre 2008

Rentrée politique et Démocratie


Alors que notre constitution affiche fièrement que la République est démocratique, en plus d'être laïque et sociale, on ne peut que constater actuellement que notre démocratie est en souffrance sous les coups de butoir de la Sarkozie triomphante.

Non pas que Nicolas Sarkozy est un horrible dictateur ; il a sans doute beaucoup de dévouement pour la chose publique, mais il cautionne néanmoins quelques dérives que le Mouvement Démocrate en tant que tel ne peut accepter. Nous avons compris depuis quelques siècles déjà que notre seule garantie face à l'arbitraire du pouvoir en est sa séparation. Cloisonner le pouvoir de décider de celui d'accepter les lois, de juger, les distinguer encore des pouvoirs économiques et financiers ou de celui d'informer.

Or qu'en est-il ? Force est de constater qu'on assiste à une régression des valeurs et des principes qui ont fait la République en France. F.Bayrou

  • Une centralisation héritée certes, mais excessive. Un État tellement centralisé qu'il asphyxie les Régions et freine la construction européenne, en ayant paradoxalement lui-même beaucoup de mal à réformer et agir. Le MoDem propose une fiscalité propre à L'Union Européenne pour qu'elle puisse enfin exister par elle-même, une réforme des collectivités territoriales, de leurs moyens et de leurs attributions.


  • Un pouvoir présidentiel le plus fort d'Europe, accru encore depuis le passage au quinquennat. Un mode de scrutin majoritaire qui fausse la représentation démocratique des Français. Le MoDem propose une nouvelle loi électorale.


  • Des médias aveugles, mal irrigués et inféodés au pouvoir en place. Des médias dépendants de ce capitalisme excessif, de ce capitalisme de connivence et d'influence, qui polluent et rendent malsaines les informations assénées aux citoyens. Le MoDem propose d'interdire le rachat d'organes de presse par des groupes économico-financiers.


  • Une justice insuffisante, bafouée même avec l'arbitrage rendu récemment dans l'affaire Tapie, ou encore le fait du prince de «l'enquête corse», ce pitoyable limogeage du Directeur de la Sécurité Publique. Le MoDem propose une réforme de la Justice avec en particulier une indépendance recouvrée des Parquets.


  • Une fiscalité injuste, pesant une fois de plus sur les classes moyennes dès qu'il faut financer de nouvelles mesures. Le financement du RSA, mesure de bon aloi au demeurant, n'est pas satisfaisant. Une fiscalité qui n'encourage pas assez l'initiative et le risque par rapport au capital et ses rentes, une fiscalité qui n'irrigue pas suffisamment les collectivités locales ni l'Union Européenne. Le MoDem propose une vaste réforme fiscale, une fiscalité propre l'UE, harmonisée, prélevée à la source, en stoppant l'essor de la dette de la France.


  • Un ascenseur social bloqué avec une École malade, une Université et une Recherche délaissées à des écoles privées et payantes qui nous préparent une société sclérosée. Le MoDem propose de faire de l'Éducation une priorité nationale, d'aider les familles dans l'éducation de leurs enfants dès la maternelle, un effort national pour financer la recherche et le supérieur gages de l'innovation future.


  • Un fichage éhonté de nos concitoyens qui, avec le projet EDVIGE, entrave la liberté de chacun d'entre nous d'agir dans la société. François Bayrou a déposé un recours. Sans le MoDem, ce projet insidieux concocté pendant l'été n'aurait pas été dénoncé.

signer la pétition



Le MoDem ne se contente pas d'alarmer et dresser ce constat de régression démocratique. Sur tous ces points, nous proposons des solutions, des corrections, afin de bâtir une société humaine et humaniste.

Les Français ne sont pas des sujets, c'est un peuple de citoyens ! F.Bayrou

vendredi 20 juin 2008

Irlande - Europe - Démocratie

Ce blog n'aura jamais aussi bien porté son nom qu'après le non des Irlandais à la ratification du traité de Lisbonne.

Alors qu'il est de bon ton de fustiger les Irlandais, voire de les stigmatiser – eux qui par leur seul non «bloquent l'Europe», eux qui «ont tant reçu»... - il convient de s'arrêter un moment sur la signification de ce non.

Car enfin, depuis 2005, toutes les consultations des peuples européens quant à la construction de l'Union se soldent par un refus cinglant. A court d'arguments, ces mêmes «chantres auto-proclamés» de l'Europe en viennent à dire maintenant que l'Europe sert d'exutoire et de vote sanction à l'égard des gouvernements nationaux, au point d'entendre notre Président de la République proposer aux Irlandais de revoter, comme si décidément, ils n'avaient rien compris. Quel déni de démocratie.

Et si pour une fois, on écoutait les Européens ? Ces peuples qui dans une grande sagesse collective et toute démocratique, n'adhèrent pas à l'Europe qu'une élite nous sert :

  • Une Europe qui a sous-estimé les identités nationales, régionales, suprarégionales ; Le « qui suis-je ? » Mentonnais ? Français ? Méditerranéen ? Européen ? Italien ? Provençal ? Piémontais ? ... Se sentir Européen, vouloir être Européen est une ultime étape, elle a trait aux mentalités, elle ne se décrète pas.
  • Une Europe que seule une minorité économiquement et politiquement dominante comprend et souhaite. Il nous faut des règles européennes claires, intelligibles de tous, sur lesquelles chacun peut avoir son opinion et puisse adhérer de nouveau à un projet européen. La construction à marche forcée, sans les populations, a trouvé aujourd'hui ses limites.
  • Enfin, le projet européen doit aussi faire preuve d'autres valeurs que celles de l'argent-roi, de l'économie libérale au profit de quelques-uns. Si beaucoup de choses sont faites à la Commission pour limiter les inégalités en Europe, ce n'est pas l'image qu'elle donne : elle a l'image de l'euro, de la banque européenne, des grands marchés, des circulaires incompréhensibles par le commun des mortels.

La construction de l'Union Européenne est passée par l'économie depuis les années 50, car la perspective de profits communs mettait tout le monde d'accord, mais il est une étape bien plus haute à franchir aujourd'hui si l'on veut aller plus loin qu'une simple entente économique, forger une «appartenance» - pour ne pas dire nation – européenne.

«Pour exister un jour sur la carte politique, la Paneurope doit d’abord s’enraciner dans le cœur et le cerveau des Européens. Il faut que de peuples à peuples, d’industries à industries, de littérature à littérature, d’associations à associations, des ponts soient jetés, amitié, intérêt, compréhension mutuelle. Le sentiment de la communauté paneuropéenne, le patriotisme paneuropéen doivent couronner et compléter le sentiment national. »
Comte de Coudenhove-Kalergi, "Vers la Pan Europe", 1927

vendredi 16 mai 2008

La goutte d'eau...

Cet après-midi, le cabinet de mon médecin appelle pour modifier un rendez-vous. Rien que de très normal... sauf que, me proposant la date du 2 juillet, la secrétaire médicale ponctue d'un « mais non bien sûr, vous serez en vacances ! »
Eh bien non, madame, je ne serai pas en vacances, assurant le passage des examens comme tous mes collègues enseignants jusqu'au 10 juillet.

Cette anecdote pourrait sembler bénigne, pour continuer la métaphore médicale, mais je pense qu'au contraire elle est révélatrice d'un cancer qui ronge notre société. Ce discours insidieux, en permanence ressassé par nos responsables politiques, dresse au bout du compte les français contre leur école. Ce que je reproche à Nicolas Sarkozy aujourd'hui, ce n'est pas l'instauration d'un accueil des enfants les jours de grève... après tout pourquoi pas. Ce que je reproche et ne pardonne pas, c'est la manipulation de l'opinion publique qui assimile l'école à la garderie, les maîtres à des animateurs socio-culturels. Comment voulez-vous après vouloir «revaloriser la condition enseignante» quand vous la faite fouler aux pieds par les parents et les enfants. Une nation ne conspue pas ses enseignants. Un Président de la République rassemble la nation, ne la divise pas et ne fait pas de populisme.

Allez... hop !

Les comptes de campagne déposés, je reprends les rênes du blog.

Merci encore à celles et ceux qui ont participé et donné de leur temps à la campagne MoDem.

Je ne vous promets pas une cadence infernale des billets, mais je vais tâcher de m'en tenir à une moyenne hebdomadaire. Je vous invite à cette occasion, à ne pas hésiter à dialoguer avec moi, car comme me le faisait remarquer un correspondant, «c'est rare que le candidat réponde lui-même» ; ce à quoi j'ai répondu : pas au MoDem !

mercredi 20 février 2008

«Éducation civique» ou «instruction civique» ?

Quel retour en arrière ! De la bonne vieille instruction civique et des cours de morale ! Nicolas Sarkozy n'a rien trouvé de mieux à annoncer cette semaine.

Entre instruction et éducation, la différence est de taille. Une instruction vient d'en haut, comme un fait établi, c'est un endoctrinement comme celui de la IIIe République à l'époque pour enraciner la République et ses valeurs. Or, s'il y a bien un domaine où on ne doit pas endoctriner, c'est bien celui de l'éducation à la citoyenneté.

Éducation... implique un acte éducatif, un apprentissage de l'analyse critique pour se forger sa propre opinion. Éduquer de futurs citoyens responsables et vigilants et acteurs de leur société pour pérenniser notre République, tel est l'enjeu. Que nous propose-t-on aujourd'hui ? D'endoctriner nos enfants à ce qu'il faut penser ou ne pas penser ? À ce qu'il est «bien» de penser... de ce qui est «mal» ? D'en faire des français dociles et non des individus ayant appris à porter au plus haut la conscience, la responsabilité et le sens du devoir des citoyens. J'ose espérer qu'il s'agit là d'une annonce plus ou mois populiste, plus ou moins préparée...

Il est vrai qu'en termes de valeurs républicaines, Nicolas Sarkozy nous avait déjà échaudé en affirmant que le pasteur prévalait sur l'instituteur, remettant en cause de façon dangereuse le principe de laïcité que la France pourtant mis près d'un siècle à ancrer. Je passe sur la Shoah honteusement instrumentalisée par notre émotionnel président comme si le génocide juif n'était pas enseigné (éducation encore !), comme l'avait été le pauvre Guy Mocquet il y a quelques semaines.

J'arrête là, le Principal du collège de Menton est candidat sur la liste municipale UMP... Manœuvre de basse politique ou non, son subordonné et professeur d'éducation civique n'est autre que le candidat du MoDem... Mais l'Histoire a ses raccourcis : Le rapporteur de la loi de 1905 sur la laïcité n'était autre qu'un certain Aristide... BRIAND, et Napoléon n'avait-il pas supprimé les enseignements de la Philosophie et de l'Histoire jugés trop subversifs...


Bayrou, Sarkozy, l'instituteur, le curé et la chattemite
Vidéo envoyée par buildfreedom

jeudi 4 octobre 2007

NS...

Deux raisons de bon sens me conduisent à souhaiter la réussite de Nicolas Sarkozy. D'abord, la France a un besoin vital et urgent d'être réformée et modernisée. Ensuite, selon l'adage populaire, la critique est aisée, l'art est difficile.

Bonne chance donc, alors qu'il entame les premières réformes et que la « com » risque de ne plus lui suffire. Ceci dit, pour quelles raisons François Bayrou s'est-il autant démarqué de la droite classique me demandait-on encore hier ? On a beaucoup écrit à ce sujet. Les motivations en sont pourtant assez simples.

Tout d'abord, quand on a un projet, on le défend, et on ne souhaite pas se faire instrumentaliser. Ensuite, en réfléchissant un tant soit peu, on fait rapidement la part des choses entre ce qui relève de la « com » pure et simple et la réalité. D'une part, le MoDem a un projet. D'autre part, la réalité rattrape rapidement Nicolas Sarkozy comme cela était prévisible. A nous de présenter notre projet comme alternatif et crédible.

Deux exemples seulement, pris dans l'actualité du moment. Annoncer que notre pouvoir d'achat va augmenter si nous travaillons davantage renforce inévitablement les inégalités dans la population, entre ceux qui le pourront, et ceux qui ne le pourront pas. Et pour ces derniers, la désillusion risque d'être dure. Le projet du MoDem était de tout miser sur les forces économiques les plus dynamiques : les PME, sans créer un autre clivage, sans faire de dépenses inconsidérées en direction déjà des plus nantis avec ces mesures excessivement libérales. Second exemple : le trou de la sécu... Que sont ces franchises médicales qui font payer et culpabiliser le malade lambda ? Philippe Douste-Blazy nous avait déjà servi la potion avec le 1 euro. On sait que cela ne marche pas. Notre Sécurité sociale réclame une réforme structurelle, pas ces mesures qui ne font que maintenir le système sous perfusion avec, qui plus est, introduction d'assurances complémentaires privées ce qui renforce une nouvelle fois les inégalités.



A tous les papillons éblouis par les phares du buldozer Sarkozy, gare au pare-brise !

lundi 21 mai 2007

Mes propositions

Élections cantonales 2008

Philippe BRIAND
Avec François BAYROU
Dans le cadre des domaines de compétences du Conseil Général, initions ensemble de nouveaux projets

  • Europe

Notre canton est frontalier avec l'Italie. Son représentant se doit d'en tirer tous les avantages. Aujourd'hui, en se coupant volontairement de l’Italie, Menton et Castellar choisissent de se priver d’une coopération utile à tous, et n'en recueille que des désagréments. Pourtant, en étant un des seuls endroits en France en contact direct avec les Italiens, c'est en développant la coopération transfrontalière, en montant de grands projets structurants avec L'Union Européenne que nous pourrons développer notre canton. Sans Europe, Menton est aujourd'hui livrée à une économie de prédation touristique et immobilière, et les conflits se multiplient. Favoriser les échanges entre citoyens européens : échanges culturels, scolaires, sportifs et mise en place de synergies entre PME locales européennes.

  • Aménager le territoire

TRANSPORTS
- Mettre en place une offre cohérente de transports en commun, avec une plus forte intermodalité (TER, bus, vélos)
- Concevoir les aménagements de voirie et adapter l'offre de transports à la prise en charge du handicap et des personnes âgées.
- Donner aux piétons et aux cyclistes tout le confort et la sécurité possibles.

ENVIRONNEMENT
- Un canton exemplaire sur le plan énergétique en relayant efficacement les mesures incitatives pour le développement des énergies renouvelables. Notre canton est un des plus ensoleillé de France. Ne pas autoriser le développement des énergies solaires et des panneaux photovoltaïques n'est plus acceptable.

  • Action sociale

LOGEMENT La situation du logement dans notre canton montre ce qui arrive lorsque l’argent commande seul le système : les jeunes, les familles des classes moyennes, les retraités avec leur petite pension, ont les plus grandes difficultés à se loger, tandis que les ventes spéculatives se multiplient. Faire appliquer la loi SRU, agir sur les schémas directeurs, privilégier réellement le logement des actifs et des familles, sont devenus des enjeux vitaux pour vivre sur notre territoire.

JEUNES ET ANCIENS
- Encourager la création de Résidences-retraite accessibles au plus grand nombre, faciliter le maintien à domicile des personnes âgées par un réseau d'auxiliaires de vie. Il est urgent de le faire si l'on veut continuer de vivre à Menton l'âge avançant.

  • Éducation – Culture – Patrimoine

Le Conseil général a la responsabilité du fonctionnement et de l'équipement des collèges. Notre canton en possède deux. Cela est une richesse, mais impose de grandes responsabilités et une grande attention.
Redonnons à l'éducation et à la culture leurs places premières : du lien social.
- Favoriser les activités rassemblant les générations pour que le pluralisme culturel ne soit pas un vain mot.
- Privilégier les activités formatrices de loisirs pour tous les publics.
- Soutenir les activités associatives d'accès aux pratiques culturelles et sportives.
- Restaurer et mettre en valeur notre patrimoine, en réhabilitant le Palais de l'Europe et en redonnant vie aux sentiers communaux, témoignage de notre passé agricole entre Castellar et le littoral.

  • Les personnes au coeur de notre projet

Le but du MoDem est l’établissement d’une société de liberté, orientée vers l’épanouissement intellectuel et moral de la personne humaine dans la diversité de ses racines et le respect des valeurs de la République. Le principe d’une telle société est la démocratie, qui vise à porter au plus haut la conscience, la responsabilité et le sens du devoir des citoyens. Les élus du MoDem seront indépendants de toutes les puissances d’influence, économique, politique ou médiatique. Ils sont économes des deniers publics et luttent contre toutes les formes de corruption.

Comme François BAYROU, je veux «rendre le peuple acteur, remettre les citoyens au coeur du pouvoir». Je m'engage à prendre le citoyen au sérieux. Si j'obtiens votre confiance, je m’appuierais sur le bilan des élus en place pour impulser une synergie, une dynamique et engager une politique volontariste, courageuse, originale avec l’appui de tous pour le bien de tous. Aujourd'hui, je souhaite dire aux habitants de Castellar et de Menton qu'avec le soutien de chacun, il est possible de rendre à la politique ses lettres de noblesse.

VOTEZ POUR UNE CANDIDATURE HUMANISTE, OUVERTE, TOLÉRANTE, DYNAMIQUE, AU SERVICE DE TOUS

Les motifs de mon engagement

Je me présente à vous sans plan de carrière, avec simplicité et sincérité. Vous-même peut-être, auriez pu le faire car la politique n’appartient à personne en particulier : elle appartient aux citoyens.

Montrer que faire de la politique autrement est possible, avec de nouvelles personnes et un nouveau parti, avec cette idée directrice que le libéralisme existe, mais qu'il doit être tempéré. La gauche continue de nier le système capitaliste et libéral dans lequel nous vivons pourtant. La droite, désormais « décomplexée » tient tous les pouvoirs, surtout dans notre département, et s'autorise ainsi certains comportements autocrates.

Une démocratie saine, doit permettre une opposition constructive dans les communes, au Conseil Général, fondée sur des valeurs partagées par toutes des grandes démocraties européennes : L'humanisme, le libéralisme, le social et la relance de la construction européenne.

Je connais pour les vivre, les difficultés de nos jeunes à trouver un emploi, à se déplacer et à se loger dans notre région. Je mettrai toutes mes forces en matière de culture, d'écologie et de sport.

Portrait

phb2014.jpg Philippe BRIAND

puceorange.gif 43 ans, marié et père de 3 enfants, je vis et travaille à Menton depuis 16 ans.

puceorange.gif Professeur d’Histoire et Géographie au lycée de Menton, investi dans la promotion de l’usage du numérique dans nos enseignements, je suis également l’interlocuteur académique du Ministère à Paris en ce domaine pour le Var et les Alpes-Maritimes.

puceorange.gif Candidat UDF-MoDem aux Législatives 2007 - 4e circonscription des Alpes-Maritimes
Candidat UDF-MoDem aux Cantonales 2008 - canton de Menton-Est
Candidat MoDem aux Régionales 2010 Candidat MoDem Aux Municipales 2014, Liste "Mentonnais Ensemble"

puceorange.gif Conseiller municipal d'opposition de la ville de Menton depuis 2016.

puceorange.gif Vice-président du MoDem 06 - Menton

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