samedi 13 février 2016

C'est parti !

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Nice-matin du 12 février 2016

mercredi 10 février 2016

Pascale Gérard, figure de l'opposition mentonnaise, passe la main

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S'il y a bien quelque chose à laquelle je ne m'attendais pas, c'est bien celle-ci : me voilà élu au conseil municipal de la ville. C 'est en général ce à quoi on s'attend lorsqu'on se présente à des élections me diriez-vous, mais là, les jeux avaient déjà été faits depuis un moment. C'était sans compter l'imprévu...

Je suis très honoré, et en même temps assez déstabilisé devant l'ampleur du défi à relever ; Pascale Gérard a tant œuvré au service des mentonnais. Elle a porté avec professionnalisme la voix de l'opposition, face aux choix faits par le même homme depuis maintenant 26 ans. Inlassable vigie d'un système en place, elle a su mettre en œuvre les contre-pouvoirs éminemment nécessaires à notre vie démocratique. Qu'elle sache en être vivement remerciée par les mentonnais. Des responsabilités, elle en a exercé de substantielles à la Région en charge de la formation professionnelle, et a contribué au développement de notre territoire. Elle continue désormais d'en avoir à Paris au siège de l'AFPA, afin de poursuivre son engagement dans ce domaine auquel elle a tant consacré. Il est réconfortant de savoir que la République peut compter sur de tels citoyens.

Vous le voyez, ma tâche est conséquente aujourd'hui. Je siégerai donc sur les bancs de l'opposition municipale aux côtés de Claude Calvin. Nous tâcherons ensemble de porter aussi efficacement que possible une vision alternative pour les futurs de notre ville.

Que ce site nous permette de poursuivre nos échanges, me permettre également d'être votre porte voix le plus fidèlement possible.

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samedi 2 janvier 2016

Meilleurs voeux 2016

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mercredi 11 novembre 2015

Plus d'opposition à Menton ?

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M. Bassouls,

C'est quand une bonne contestation, pour reprendre vos termes, n'est plus là que l'on s'aperçoit qu'elle manque...
Il est confortable d'en appeler à la démocratie en fustigeant l'absence d'opposition quand, à Menton, un système en place depuis 25 ans n'a eu de cesse de la mépriser tandis que dans un même mouvement, toute tête qui dépassait au sein de la majorité était coupée.

Ah les belles phrases sur la démocratie !

Il se trouve que cette opposition si chère à vos yeux a été incarnée des années durant par Pascale Gérard. Opposition objective et pragmatique dites-vous. Des dérives dans les finances publiques, des choix contestables en aménagement, des velléités d'intégrer Menton à la CU niçoise, et même des affaires telles Bygmalion y ont été dénoncés inlassablement avec bon sens, sans arrière-pensées politiciennes ni démagogie.

Eh quoi ? Mme Gérard absente des débats pour faire briller le monarque ? Je compatis à votre douleur.

Sans doute n'êtes-vous pas averti que Patrice Novelli a catégoriquement refusé d'entrer dans l'opposition aux dernières municipales en s'entêtant à poursuivre seul. Je suis navré qu'il ne fasse pas office à vos yeux d'opposant, peut-être parce qu'il a servi le régime pendant 20 ans.

Sans doute n'êtes-vous pas averti que le groupe d'opposition le plus important (5 élus) est celui du FN. Il est vrai qu'il a explosé "façon puzzle" en autant d'individualités que d'incompétences .

Alors oui, vous avez raison sur un point : il n'y a plus d'opposition à Menton. Mais de grâce, n'en imputez pas la cause au groupe Mentonnais ensemble, car il ne s'agit pas d'une minorité silencieuse en conseil municipal qui importe, mais d'une majorité silencieuse qui gronde.

En attendant, Le PLU archaïque et paternaliste que nous prépare le Seigneur de Menton a été voté. Il recroqueville un peu plus notre cité en ne la préparant pas aux défis que notre territoire aura à relever demain. Miser uniquement sur du tourisme « haut de gamme », saturer le centre-ville de voitures et de ses parkings sans autre alternative que de prendre sa propre voiture et de rester bloqué des heures, faire peur avec la caricature des immeubles des années 70... Vous avez encore raison, il y a tant de choses à faire pour redynamiser Menton. bassouls.jpg

mercredi 22 octobre 2014

Nouveaux rythmes à Menton

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puceorange.gif Depuis septembre, la ville bat à de nouveaux rythmes.

Nouveaux rythmes en mairie d'abord, avec une équipe renouvelée, tellement renouvelée qu'on n'y connaît plus personne… – la politique par le vide.

Nouveaux rythmes de démission en conseil municipal, effrénés ceux-là, ceux des conseillers municipaux FN s'émancipant de leur groupe. Quand l’égoïsme de ceux-ci confine au sketch, et en viennent à ne représenter qu'eux-mêmes…

Nouveaux rythmes en ville avec les mises en chantier de not' bon maire, place Lorédan Larchey et le parking des Sablettes, où il nous faudra prendre désormais un abonnement Vinci pour stationner en ville, là où on ne payait pas.

puceorange.gif Mais ce sont bien entendu des nouveaux rythmes scolaires dont je voulais vous entretenir ici. Quelle catastrophe à Menton !

Dès le départ, le projet était mal ficelé. Un projet qu'on peut certes trouver beau et intelligent sur le papier, mais qui n'avait déjà aucune chance de se généraliser en faisant porter la charge sur les collectivités municipales.

puceorange.gif Parents, nous sommes ainsi pris entre l'étau de positions dogmatiques d'une part, et politiciennes d'autre part.

puceorange.gif Positions dogmatiques, car entre le dogme du « rythme biologique de l'enfant » et le dogme de not' bon maire d'une école de grand papa, sanctuaire naphtalinisé de la République, nous voilà bien coincés. Sans doute l'enfant apprend-il mieux le matin ; c'est un constat que nul pédagogue ne saurait nier. Cependant, le corollaire est d'avoir des après-midis peu chargés. Tel est d'ailleurs l'esprit de cette réforme. Or, non seulement les enfants se lèvent tôt désormais tous les jours pour les apprentissages, mais les après-midis n'ont en rien été allégés, dans la mesure où il faut bien garder ces petits pendant que leurs géniteurs gagnent leur pitance. Résultats ? De trop longues journées passées à l'école, les matins avec leur maître, les après-midis passés à s'exciter comme des lions en cage.

puceorange.gif Eh bien oui, ces nouveaux rythmes devaient impérativement s'accompagner d'activités plus légères – voire ludiques – les après-midis… et c'est là que le bât blesse. La faute à l’État d'abord et à son bras droit l’Éducation nationale qui, en s'en dégageant, laissent entrer à l'école parents, personnels non identifiés, associations diverses et variées, déstabilisant encore davantage cette institution déjà si mal en point. Les enfants déboussolés ne savent plus qui est chargé de quoi, ballottés tels une balle de flipper entre quatre ou cinq adultes différents.

puceorange.gif Et ce n'est pas fini. Pour couronner le tout, un nouvel acteur entre dans la salle de classe : le maire, nouveau venu dans l'organisation du temps scolaire… et par conséquent, de ce qui s'y fait. Dans le dernier Menton Mag', not' bon maire tente de justifier son incurie en nous présentant sa vision de l'école, largement passéiste et réactionnaire.

  • Quelqu'un pourrait-il lui dire que l'école de 2014 a énormément changé, que le métier d'enseignant est peut-être l'une des profession qui s'est le plus profondément renouvelée n'en déplaise aux idées reçues ?
  • Quelqu'un pourrait-il dire que la relation d'autorité du maître sur son élève ne se décrète pas, mais se construit dans une relation humaine complexe ?
  • Quelqu'un pourrait-il lui faire entendre que « l'aide au devoirs » le soir, qu'il souhaite mettre finalement en place cédant ainsi à la pression des parents, est ne rien comprendre à la mise en place de ces nouveaux rythmes ? Cela contraint encore les enfants à se concentrer le soir alors même qu'on les fait venir tous les matins avec leur maître pour cela.
  • Quelqu'un pourrait-il lui rappeler qu'aucun devoir n'est théoriquement exigible en primaire en dehors du temps scolaire passé avec son enseignant ? Je sais bien qu'en la matière, la pression parentale et sociétale est importante… mais le but de la réforme des rythmes était justement de rééquilibrer les choses dans une école française qui est l'une qui fait passer aux enfants le plus de temps à l'école.
  • Quelqu'un pourrait-il le mettre en garde sur le fait qu'on ne met pas n'importe qui devant des enfants après un entretien d'embauche de dix minutes ? Et encore, qui voudra bien se porter volontaire quasi-bénévole sans même savoir ce que l'on attend de lui, ni avoir besoin de présenter un projet crédible pour nos petites têtes blondes.
  • Quelqu'un pourrait-il porter à sa connaissance que le décret prévoit de condenser, si on le souhaite, des activités périscolaires sur un après-midi entier par semaine afin de dégager un temps significatif pour une activité sérieuse, et non trois petits quarts d'heures ici et là ?
  • Quelqu'un pourrait-il lui rappeler qu'il avait deux ans pour l’organiser dans les 17 écoles de la ville, au lieu de jouer la montre ?

Y-aurait-il quelqu'un ? Non ? Toujours personne en mairie ?

puceorange.gif Positions politiciennes d'autre part… évidemment ! Car bien entendu, cela n'a pas échappé au sempiternel duo gauche-droite pendant la campagne municipale. Je suis pour parce que je suis de gauche… je suis contre parce que je suis de droite… et le FN ? Contre !… parce qu'il est contre à peu près tout.

Et nos enfants là dedans ? Pendant ce temps-là, ma fille passe ses après-midis à attendre, car aucune activité, rien, absolument rien n'a été pensé à Menton.

lundi 11 novembre 2013

Aux morts !

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Cérémonie du 11 novembre 2013, en présence du Général Jean-Louis Georgelin, grand chancelier de la Légion d’Honneur et chancelier de l’Ordre national du Mérite
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vendredi 22 mars 2013

Quand nice-matin franchit la ligne… de coke !

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Campagne de dénigrement ou manipulation politico-médiatique… qu’était-ce cet article de Nice-Matin du 20 mars sur « la fumette » sur les marches du lycée ? Une chose est de pointer un délit qu’est la consommation de drogues et les nuisances que cela cause, une autre est d’accuser le proviseur et les professeurs de l’établissement de « fermer les yeux » (sic) et de les rendre ainsi complices.

Alors que Marc Dimech, notre 8° adjoint à la jeunesse , avait lui-même été agressé aux abords du collège Maurois il y a quelques années, il n’avait pas fallu une semaine pour qu’une batterie de caméras de surveillance voient le jour. Aujourd’hui silence, ou plutôt attaque en règle contre le Lycée Pierre et Marie Curie. Soyons sérieux : la détention et l’usage de drogues est un délit. Des caméras et des patrouilles de police sont dans les abords de tous les lycées de France. Ici, même la voierie ne passe pour le nettoyage que lorsque le Ministre Chatel vient. Alors pourquoi stigmatiser la communauté éducative ? Il est vrai que c’est devenu une sorte de chasse à courre électoralement rentable (quoique…) C’est bien entendu la faute de ces fainéants.

Dès lors, à qui profite le crime ? Dans un contexte de concurrence scolaire exacerbée, je ne serai pas surpris que cela serve des intérêts scolaires privés. Le Lycée Pierre et Marie Curie de Menton est régulièrement un des lycées les mieux classés aux résultats du baccalauréat. Il développe de nouvelles filières internationales, une classe de STI2D pour les métiers de développement durable, des voies professionnelles de qualité et ouvrant sur des débouchés professionnels, des BTS Bac + 2 en comptabilité et Assistants de Manager, un micro-lycée… et même, oui, une préparation aux concours de Sciences Po. Cette réussite, et on le voit dans les effectifs, ferait-elle de l’ombre à certains ? Dans tous les cas, cela ne justifierait pas un article aussi complaisant. Juste encore un exemple de traitement : vous avez eu droit à une page entière sur le déplacement d’une classe de Roquebrune à Auschwitz. Une autre sur celui des collégiens avec le Conseil général. Savez-vous que l’enseignement des mémoires et de leurs enjeux dans notre société est dispensé au lycée ? Savez-vous qu’une classe du lycée s’est rendue au Mémorial de la Shoah à Paris et sur le site d’Auschwitz, le tout en collaboration avec le Mémorial et le Conseil régional ? Ah ? Vous ne le saviez pas ?

Bref, ajoutez à cela qu’à quelques mois des municipales, il vaut mieux nous endormir avec ce genre d’article accusateur et stérile plutôt que de prendre la réalité et la (juste) mesure du problème. Non, Mesdames, Messieurs, le Lycée Curie n’est pas un repère de dangereux drogués encouragés par leurs professeurs et l’administration.

lundi 4 mars 2013

Journée des droits des femmes - 8 mars

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vendredi 14 décembre 2012

La Roya, la CARF et notre démocratie

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Ainsi, le scénario écrit à l’avance par nos élites locales, à savoir le rattachement des communes de la Roya à l’EPCI de la CARF, semble avoir pris un tour définitif la semaine dernière. Fi donc des consultations populaires ; Fi des résultats du référendum d’initiative populaire organisé dans la vallée ; Fi de la volonté populaire en somme ?

Pouvons-nous aller jusqu’à crier au déni de démocratie en la matière ? Pas si sûr. Le débat, binaire encore une fois, divise ceux qui se réclament de la volonté des habitants de rester autonomes, de ceux qui arguent que les décisions ont toutes été prises par des assemblées représentatives. Le MoDem quant à lui, a tenté de faire entendre sa voix dès le départ, avec toute l’énergie de Laurence Forestier et du collectif Roya Citoyenne dont il faut ici louer la disposition et l’implication citoyenne. Ils ont ainsi pu animer et donner du sens à l’action politique au sens noble du terme, et faire de l’intérêt général le pivot de toute action publique. Qu’ils en soient ici vivement remerciés.

Objectivement qu’en est-il ? Tout d’abord, force est de constater que les cinq communes de la Roya ne se sont jamais réellement entendues au moment où les regroupements de communes se faisaient. Rivalités tenaces, imprévision des élus, toujours est-il qu’elles ont préféré continuer à fonctionner avec leur bon vieux SIVOM. Ce n’est que le couteau sous la gorge, de par la loi imposant à chaque commune d’être en intercommunalité, qu’elles se sont réveillées en sursaut se voyant rattachées à la CARF littorale dans un premier projet.

Ce choix a ses cohérences en termes d’aménagement de territoires pour l’est du département. Néanmoins, il nous faut pointer là deux difficultés : Tout d’abord, agrandir la CARF de la sorte revient à la légitimer, et à abandonner l’autre option que JC Guibal nous a servi pendant des mois voulant nous rattacher à la CU niçoise. Passons. L’autre difficulté est que trois communes sur cinq aient dès lors envisagé de monter une communauté de communes comme la loi le leur permet. Un peu tard me direz-vous, mais le MoDem a soutenu cette action en vertu des responsabilités citoyennes de tout un chacun et des valeurs profondément démocratiques qui nous animent. Après tout, la volonté populaire des valèian se manifestant pour la création d’une communauté de communes, pourquoi la leur refuser ? Cela aurait permis de prendre le temps de développer les synergies évidentes et naturelles entre littoral et montagnes et d’envisager, plus tard, d’autres coopérations intercommunales.

C’est alors que les travers politico-politiciens prennent le pas sur l’intérêt général. Un débat gauche / droite stérile et perdu d’avance - la droite locale tenant tous les postes décisionnels - qui éloigne un peu plus chaque jour les citoyens de l’action publique. Non pas que je sois partisan de la « démocratie directe » bien trop sujette aux passions populaires, mais ici, notre démocratie représentative fait défaut. Elle fait défaut lorsqu’elle se met à servir des intérêts partisans avec des représentants qui ne représentent plus. Elle fait défaut quand les EPCI sont dirigés par des personnes élues dans leur commune mais sans mandat du peuple pour l’intercommunalité. Il y aurait d’ailleurs bien des choses à dire sur le choix et les indemnités de ces conseillers communautaires. Les départements tardant à mourir, nous voilà avec un échelon territorial supplémentaire complètement opaque et en grande partie méconnu de nous autres.

Le coup de force de la CDCI la semaine dernière n’est ainsi que l’épilogue de cette histoire pourtant annoncé. L’arbitrage théorique de la Préfecture n’y a rien fait. Longtemps politisée à droite, elle a cautionné pendant un temps la fusion avec la CARF ; aujourd’hui plus à gauche, elle préconise sans avoir les moyens de faire appliquer ses recommandations. Au total, une décision pour nos territoires avant tout politique, au mauvais sens du terme, qui loin de redorer le blason de nos baronnets locaux, renforce encore les sentiments d’incompréhension dans le meilleur des cas, voire de rejet dans le pire, avec sa cohorte de populisme et d’antiparlementarisme. Dans ces conditions, amis breillois et mentonnais, bon travail coopératif !

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vendredi 7 septembre 2012

Quand les sondages l’Élysée font école à Menton

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Menton, charmante bourgade de 28000 âmes, n’a décidément rien à envier à Paris.



Affaire des cigares de Christian Blanc ? : pareil ? Rixes internes à l'UMP, mafias, affaire des sondages de l’Elysée ? On a aussi ? C’est en effet ce que semble nous révéler Nice-Matin nous rapportant la découverte de Pascale Gérard dévoilée lors du dernier conseil municipal.

Pour rappel, l’Élysée avait commandé une flopée de sondages entre 2007 et 2009 à Publifact détenu alors par Patrick Buisson, conseiller du président. La cour des comptes et Anticor avaient tous deux levé le lièvre, relayés en cela par Médiapart et Libération. Eh bien il semble que cela ait fait école à Menton puisque des sondages semblent avoir été commandés par la mairie à deux officines proches, très proches de l’UMP en la personne du très droitier Guillaume Peltier.

Je ne souhaite pas polémiquer sur le sujet, mais d’après l’article paru dans Nice-Matin aujourd’hui, la défense de la majorité municipale été plus qu’hésitante. Dans un contexte de crise économique et morale, ça commence à faire beaucoup… ; à force de discrédits !

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jeudi 10 mai 2012

Plages criblées ou plages privées ?

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Le saviez-vous ?... on crible les plages à Menton.

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En réalité, c’est une grosse opération de tamisage pour ranger le sable, plus apprécié des touristes, d’un côté et les galets de l’autre. Coût de l’opération : 17 000 euros.

Menton aura donc des belles plages cet été. Classée station touristique, elle aura tous les atouts pour vivre une belle saison 2012.

Un revers à la médaille cependant, auquel nous serons particulièrement attentifs. Une telle opération sur les plages, payée sur les deniers publics, ne doit pas préparer la privatisation rampante des plages mentonnaises. La concession de « plages privées » par la mairie dans la baie ouest est en effet une vieille marotte, alors que l’essentiel des plages de la baie est a déjà été privatisée.

La pression est telle que la loi est souvent mise à rude épreuve. Elle est pourtant simple : pas plus de 20% du domaine public littoral concédé, des « constructions » démontables et un libre passage de 3m le long du rivage. La plage doit en outre être libérée de ses équipements hors période de baignade soit 6 mois par an. Aucun élément d'ancrage durable au sol ne peut être installé… humm.

Baie est : à peu près 300 m de plages privées et 200 m aux Sablettes. Baie ouest : 1000 m de plages. Soient à peu près 1500 m de plages à Menton. 20 % équivaudrait à plus ou moins 300 m. Mes calculs ne sont certes pas précis, mais il ne reste plus grand’chose comme marge… à moins que les mentonnais ne se contentent des enrochements, considérés comme domaine public littoral aussi ?
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vendredi 28 octobre 2011

Le sort de la Roya à l'ordre du jour de la CDCI

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COMPTE-RENDU DE LA RÉUNION DE LA CDCI * du 24 octobre 2011

Par Patrick Feneau - Association Roya Citoyenne

*Les Commissions Départementales de Coopération Intercommunale (CDCI) sont les organismes représentatifs des collectivités locales, et ont historiquement 2 rôles :

1/ Émettre un avis sur les projets de création ou de fusion d'EPCI, et

2/ Contribuer à l'élaboration des schémas départementaux de coopération intercommunale (SDCI), qui existaient avant la réforme des collectivités territoriales, mais dans une version moins contraignante.



L’ordre du jour de la réunion présidée par le Secrétaire Général de la préfecture : étude et discussion sur la partie Syndicats Intercommunaux et Syndicats mixtes du projet préfectoral de SDCI pour les A.M.

Rappelons, comme l’a fait en préambule J.C.Guibal, rapporteur, que la date-butoir légalement prévue pour que la CDCI donne son avis définitif est fixée au 30 novembre 2011.

D’une discussion générale de plus de 2 heures, qui a en fait abordé les 2 problèmes des syndicats et des périmètres des futurs EPCI (ce qui n’était pas prévu), il ressort plusieurs points forts :

  1. De l’avis quasi unanime de ceux qui se sont exprimés (15 sur 42), en étudiant le problème des syndicats avant de définir les périmètres des futurs EPCI, on met «la charrue avant les bœufs », puisque des périmètres des EPCI dépendront les compétences et les périmètres d’action des syndicats qui seront maintenus. En réalité, de la succession des discours des administratifs et autorités politiques (Préfet, E.Ciotti, C. Estrosi en particulier) il ressort clairement que ce n’est pas le cas, puisque pour eux LE PROBLÈME DES PÉRIMÈTRES DES FUTURS EPCI est DÉJÀ RÉGLÉ.

Pour preuve, s’il en était besoin, les propos

+ du Secrétaire Général : aucune consigne, spontanée ou sollicitée instamment et directement, n’a été donnée aux Préfets par les ministères concernés (1er ministre, intérieur, collectivités) pour envisager de repousser la date-butoir du 30 novembre, contrairement à ce qui avait été laissé supposer par les propos du 1er ministre en réponse à la demande du Président du Sénat et de l’Association des Maires de France en particulier. Il est simplement demandé aux préfets de «continuer la concertation »,… ce qui a été très largement fait jusqu’à présent dans les Alpes Maritimes, nous dit-on !

La prochaine réunion de la CDCI, début décembre au plus tôt, aura pour mission de donner son avis définitif sur le projet de SDCI dans sa totalité. Une confidence «off» de R.Velay : alors qu’à sa demande, tout-à-fait justifiée, d’étendre le périmètre de la future communauté CIANS-VAR-VALLEES D’AZUR aux communes voisines des Hautes Alpes, Entrevaux en particulier, le préfet avait oralement répondu favorablement, le projet final de SDCI n’en tient pas compte !

+ d'E.CIOTTI et C.ESTROSI : la création de la métropole est une chance historique pour le développement et le bien-être des populations du département. Le Conseil Général approuvera le projet de SDCI tel quel, en particulier en ce qui concerne les périmètres des EPCI. Précision importante : des compétences du C.G., et de lui seul et en aucun cas des communes concernées, seront transférées à la Métropole.

  • 2. Toujours au sujet des périmètres : A. ASCHIERI demande un moratoire d’un an. H.LEROY, maire de Mandelieu, rappelle que pour le futur SCOT OUEST, 25 des 29 communes et 15 sur 16 syndicats rejettent le projet de SDCI, et qu’il faudrait, peut-être en tenir compte.

Par contre, J.C.Guibal et P. Cesari insistent et se félicitent du vote de 8 maires sur 10 de la CARF pour intégrer la Roya ;

  • 3. SUR LES SYNDICATS : le point est fait par les sous-préfets sur tous les syndicats existants.

N.ALBIN, maire de Touêt de l’Escarène, rappelle, qu’il y a environ 60 syndicats dans le département et que la disparition de certains entrainera des transferts de compétences sur les intercommunalités à des coûts pouvant être multipliés par 3 ou 4 (exemples précis à l’appui) !

Sans entrer dans le détail, les intervenants sont tous d’accord pour demander le maintien de la plupart d’entre eux, en raison :

- de leur caractère irremplaçable de proximité : H.LEROY parle de « cassure de la démocratie de proximité »

- de leur efficacité, du coût souvent modéré des services rendus (grâce souvent au bénévolat des responsables) ; exemples rappelé par M.DAUNIS : les SIVOM de la Roya et les déchets ;

- de l’adéquation entre les services rendus et l’échelle humaine et territoriale, de leur compétence.

Un seul exemple, cité par C.A. GINESY, maire de Peone-Valberg : le syndicat mixte de la station de Valberg, a vocation de gérer la station verrait ses compétences dévolues a toute la communauté de communes nouvelle CIANS-VAR-VALLEES d’AZUR-ESTERON-SALLAGRIFFON, en grande partie fort éloignée de Valberg ! Logique implacable…

A la demande faite au représentant de l’état s’il sera tenu compte de ces doléances et désirs exprimés, réponse très évasive : la concertation continue, les projets «recevables» (?) seront favorablement examinés (il reste 1 mois pour !), la prochaine réunion de la CDCI tranchera.

  • 4. En conclusion de ce qui précède , à l’exemple de ce qui est demandé par le Président du Sénat , par l’Association des Maires de France, de ce qui a été exprimé dans les urnes, il est demandé par beaucoup aux autorités de « donner du temps au temps », de ne pas se presser, pour examiner en détail et en profondeur, en vraie concertation, la réalisation et les conséquences de cette réforme . Ceci permet à C.ESTROSI une très longue digression de stigmatisation de ceux qui, localement, mettent en doute la pertinence de la réforme et qu’il accuse de vouloir en faire une polémique politique droite-gauche.


  • 5. EN CE QUI CONCERNE LA CARF ET LA ROYA :

+ pour le périmètre d’une CC ROYA : soutien public de ALBIN, TUJAGUE, ASCHIERI, ALLEMAND, DE ZORDO. Quelques autres semblent prêts à nous soutenir (disent-ils plus ou moins ouvertement ou en «off», au motif qu’il faut que la démocratie locale s’exerce par le respect des souhaits et des désirs des populations et élus locaux (H.LEROY, M.COULLET, R.VELAY par ex. ). Un amendement en ce sens est déjà ou sera très prochainement déposé par F.TUJAGUE, R.VELAY, M.DAUNIS.

P.CESARI et J.C.GUIBAL réaffirment leur volonté d’intégrer la Roya dans la CARF, au motif que sur les 10 maires de la CARF, 8 en ont exprimé le désir, et «qu’il sera bien difficile de faire travailler ensemble Tende et Breil» !!! Bien sûr, si l’on n’arrête pas de jeter de l’huile sur le feu…

A.ASCHIERI se dit scandalisé de la façon dont on a obligé les populations à s’exprimer (garage, appartements privés, abri-bus) lors de la consultation populaire. A ce propos, le Secrétaire Général de la préfecture essaie de faire croire que la consultation était légalement interdite : M.DAUNIS remet les choses en place, sans être démenti, en rappelant le jugement du T.A du 30 août rejetant la demande d’interdiction du préfet. Mais de ceci les membres de la CDCI avaient été mis au courant par nos soins ;

+ pour les syndicats : les choses sont beaucoup plus floues en ce qui concerne les syndicats de la Roya : alors que le Conseil Communautaire de la CARF demandait leur maintien, J.C.GUIBAL estime qu’il est top tôt pour en parler et admet le fait que leur sort est lié à l’intégration de la vallée dans la CARF : autrement dit, si celle-ci est réalisée, ipso facto par approbation du SDCI, les 2 SIVOM seront fusionnés avec la CARF et le SIVU télévision sera supprimé. En tout cas il n’est pas déposé d’amendement officiel pour leur maintien : donc, d’après la loi, qui ne dit mot consent…

Pour le SIVOM de Villefranche : sa disparition est demandée.

Pour le SIECL, il est demandé un délai jusqu’au 30 /06/2013, la CARF n’ayant pas les moyens d’exercer ses compétences.

De cette réunion, et c’est aussi l’opinion de plusieurs membres de la CDCI que nous avons rencontré après, il ressort très fortement l’impression :

  • d’un grand flou, d’une immense improvisation, d’une volonté d’avancer à marche forcée, d’une absence totale de concertation, d’un déni de démocratie.
  • A preuve ; la prochaine (et sans doute dernière si l’on s’en tient à la loi) réunion de la CDCI pour approuver le projet de SDCI (et ses éventuelles, mais peu probables modifications) est fixée début décembre, c'est-à-dire à la fin de la limite légale. Ce jour-là, il faudra, en une seule séance, décider de tout.


dimanche 4 septembre 2011

Pour la création de la communauté de communes en Roya : 87%

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Belle mobilisation citoyenne ce dimanche en Roya.

Malgré les intimidations de toutes natures, malgré l’interdiction faite aux communes d’organiser le vote, la consultation populaire voulue par les associations Roya citoyenne et Robila s’est déroulée sur la voie publique ou chez des particuliers !

On ne bâillonne pas aussi facilement encore le peuple de France. C’était même déroutant de devoir aller s’exprimer quasi clandestinement chez des particuliers comme aux pires heures que notre pays ait connu. Dire que des personnes tombent en ce moment même en Syrie ou en Libye. Bref, nous n’en sommes pas encore venus aux armes… Les peuples se révoltent quand ils ont faim. Ici, c’est plutôt une démonstration de force pour rappeler combien nous sommes attachés aux valeurs fondamentales des libertés et d’expression souveraine. C’est rassurant, c’est salvateur.

Molinari.JPG (c) Le Petit Niçois

Comment nos barons UMP locaux sont-ils à ce point déconnectés de la réalité ? Dans la recomposition territoriale en cours, ceux-ci usent de tous les artifices pour conserver leur mainmise partisane. Ils empêchent la volonté populaire de s’exprimer, ils vont à l’encontre des directives même du Premier ministre. Le Premier ministre François Fillon avait en effet déclaré devant les députés (1) qu’il n’était pas question de « passer en force » pour achever l’intercommunalité. « On n’obligera pas les communes à se marier contre leur gré », avait-il affirmé rappelant qu’il avait déjà fait part de ce point de vue aux préfets. « Si certains préfets ne l’ont pas compris, dites-le moi, je leur dirai ».

Nous sommes fiers au MoDem d’avoir soutenu la tenue de cette consultation populaire. Nous avons d’ailleurs rencontré bien des élus PS et UMP restés conscients et libres : Un bel arc républicain efficace et vivant lorsque l’enjeu est d’importance.

2011-09-04breil.jpg Fabien Bénard - Président du MoDem06, Pascale Gérard - Vice-présidente PS du Conseil Régional PACA, Philippe Briand - MoDem Menton, Gilbert Mary, Conseiller général UMP, Laurence Forestier - Association Roya citoyenne, André Robilliart, Gilbert Cholet

(1) dépêche AFP du 26 mai 2011

dimanche 28 août 2011

Roya : les citoyens seront-ils bâillonnés ?

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Voilà maintenant plus d’un an que le MoDem des Alpes-Maritimes suit la recomposition administrative prévue des cinq communes de la Roya aux côtés de l’association «Roya citoyenne».

Le travail de cette association a permis d’imposer peu à peu dans le débat public la difficile question de l’intercommunalité. Aujourd’hui, les deux tiers des conseillers municipaux et trois maires sur cinq sont favorables à la création d’une communauté de communes autonome en Roya.

Alors que les décideurs départementaux entendent verrouiller le débat et conserver une mainmise partisane sur toutes les instances en devenir, le MoDem reste attaché aux principes éminemment démocratiques. C’est pour cela que nous avons été de ceux qui ont travaillé au désengagement de la CARF, alors promise à Nice et à la CUNCA, sans aucune consultation de ses habitants. C’est pour cela aujourd’hui que nous soutenons la «consultation populaire» prévue le 4 septembre en Roya à l’initiative des associations, dans la mesure où son organisation en a été interdite aux communes.

Nous en appelons à l’arbitrage national et impartial du Préfet, car c’est à lui seul d’arrêter le schéma départemental de coopération intercommunale, après avis de la CDCI, en rappelant que la consultation du 4 septembre prochain n’aura pas de valeur décisionnelle.

dimanche 10 juillet 2011

Ça bouge encore en Roya…

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Il faut surveiller les mois d’été… c’est en général là qu’on fait passer les pilules amères : je vous fais grâce des augmentations diverses (électricité, timbres, gaz…). C’est aussi là qu’on repousse subrepticement encore la durée de cotisation pour une retraite à taux plein, pendant que les badauds vaquent à leurs RTT et à leurs 2 ou 3 semaines de congés.

Eh bien figurez-vous que c’est aussi à la fin du mois de juillet que le Préfet arrêtera le périmètre de la future CARF, en l’étendant aux communes de la Roya, ou bien – on ose encore y croire – laissera libres les communes de la Roya de monter leur propre EPCI.

Cela fait plus d’un an que plusieurs associations et le modem avec Laurence Forestier suivent l’affaire de l’intercommunalité. Le refus de Tende de constituer une communauté de communes de la Roya n’a pas permis de la monter en temps et en heure. Aujourd’hui, le couperet de la réforme territoriale est tombé : intégration à la Carf, au grand dam de Breil et Saorge.

Cependant, les deux parties rechignent. « A nous les poubelles et sur la côte les balconnières » ai-je entendu dire dans la montagne. « Ouh la la, ça va coûter cher de les intégrer » ai-je entendu ici. Plus encore, Breil et Saorge n’ont pas fini le combat et organisent même des référendums d’initiative populaires. Même s’ils n’ont qu’un rôle consultatif, ils montreront sans doute une nette majorité contre la fusion à la Carf.

En attendant, la semaine dernière, le PS cherchait à récupérer l’affaire lors d’une réunion publique à Breil avec Mme Gérard et M. Aschieri. Après un discours consensuel sur le thème de la technocratie en marche, à eux d’asséner « de toutes façons, si le PS est aux affaires en 2012, on abroge la réforme territoriale ». Argument électoraliste s’il en est, sauf que ce n’est pas aussi simple que cela.

En effet, la réforme territoriale en France est nécessaire, avec en point de mire la disparition des départements. Notre difficulté dans les Alpes-Maritimes est double. D’une part, nous ne sommes pas en Beauce avec un territoire maillé régulièrement. Nous avons au contraire un fort clivage entre littoral et montagne. Le département, au travers de ses compétences, apparaît aujourd’hui comme le garant d’un équilibre, et sa disparition programmée crée un légitime sentiment d’abandon dans les villages de la montagne. La réforme territoriale devrait donc se faire avec toute la souplesse que permet d’ailleurs la loi, avec le maintien de communautés de communes significatives. Pour rappel, la communauté de communes de la Roya envisagée est tout à fait viable et légale.

C’est là qu’intervient notre deuxième difficulté de département le plus sarkozyste de France. Ici, il faut être plus sarkozyste que Sarkozy… à coups de pressions, de subventions, de débauchages, on arrive à torpiller la création d’une communauté de communes de la Roya sans aucune vision ni cohérence des territoires. La Carf même était un temps vouée à rejoindre Nice de par la volonté unilatérale de JC. Guibal. Ce qui serait passé sans la mobilisation de sa population. Aujourd’hui, alors que ce serait de l’intérêt de la Carf de s’agrandir, celle-ci rechigne et réclame un audit !

Où est donc l’intérêt des populations dans ces luttes d’influences politico-politiques ? Le pire dans tout cela, c’est que cela engendre des tensions et des ressentiments qui seront autant de freins pour travailler ensemble dans l’avenir.

lundi 20 juin 2011

ASPONA : Haro sur la mairie !

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Samedi 18 se tenait comme chaque année, l’assemblée générale de l’association de défense de la nature et du patrimoine (ASPONA) bien connue des mentonnais.

Son président Jean Delerue, au cours de son bilan annuel, dresse un constat quelque peu amer de la situation : avec peu de moyens, l’Aspona alerte, dénonce, rend public tel ou tel abus ou dégradation. Néanmoins, elle n’a pas les ressources financières pour saisir la justice ou simplement faire analyser des prélèvements par des laboratoires indépendants. Force est de constater que les dérives sont nombreuses, et que leurs auteurs font souvent fi de la morale, voire des lois. Résultat : des citoyens « indignés » de ces comportements délictueux, et conscients de leur impuissance.

Vers qui se tourner alors ? La justice, certes, mais cela réclame, nous l’avons vu, temps et argent. Des actions «coup de poing» presse à l’appui ? Cela se fait ponctuellement. La puissance publique alors : La mairie, émanation de ses citoyens.

Justement, la mairie était représentée en la personne de son premier adjoint, excusez du peu, Patrice Novelli. Interpelé sur divers sujets, j’ai été à plusieurs reprises personnellement atterré par ses non-réponses .

  1. Sur la coupe des platanes à Garavan pour satisfaire la vue des riches acquéreurs du dernier immeuble en front de mer : sourire entendu.
  2. Sur la pollution verte récente du Gorbio, «selon vous c’est quoi ?» pose-t-il naïvement, alors même que la mairie n’a fait procéder à aucune analyse.
  3. Sur la mise en valeur de l'église russe : «elle est classée ?»
  4. Sur les sentiers privatisés les uns après les autres : «la grille sur le chemin du Peyronnet est ouverte»… mais toujours pas de signalétique.
  5. Sur un dossier plus grave, le GR52 transformé en piste, avec déboisement, ébauche de fondations et décharge sauvage «on n’est pas au courant». Sommé de faire appliquer la loi sur le territoire communal : «on ne peut pas empêcher un particulier de …» Ah bon ? Menton : zone de non-droit ?


Les uns en appelant au préfet, les autres à des actions visibles, c’est bel et bien, une inertie grave de la municipalité qui est ici en cause.
Qu’en a conclu notre sous-édile ? «quand même, ne trouvez-vous rien de positif ?» interroge-t-il benoîtement ? La réunion s’est terminée sous une volée de bois… bien vert celui-là.

mercredi 4 mai 2011

Vintimille, Menton… et schengen : quelle mauvaise foi !

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Sarkozy – Berlusconi : 0 partout !
Quand d’un côté comme de l’autre on manipule l’information, quand on continue de prendre ses concitoyens pour ce qu'ils ne sont pas…

Mauvaise foi côté italien car, sous couvert des accords de Schengen qui autorise la libre circulation des biens et des personnes à l’intérieur de la zone, Silvio Berlusconi sait pertinemment qu’en délivrant les visas aux quelques 25.000 tunisiens arrivés en Italie, ceux-ci quitteraient le sol italien pour aller majoritairement en France, pays dans lequel la langue est connue et se trouve peut-être déjà de la famille. L’Italie se « débarrasse » du problème.

Mauvaise foi du côté français car, au lieu de dénoncer cette pratique – Schengen a pour objet aussi de renforcer les frontières extérieures de l’Europe, et l’Italie se déjuge en pratiquant de la sorte – Nicolas Sarkozy ajoute de l’huile sur le feu en bloquant un train… et du même coup la frontière franco-italienne. Pire encore, il accuse le traité de Schengen et non le coup de force de l’Italie. Je dis pire, car en pointant Schengen, Sarkozy accrédite encore un peu plus les thèses nationalistes, populistes et simplistes de l’extrême droite. Et histoire de faire bon poids, la raison officielle est « trouble à l’ordre public »…, avec force venue de notre ministre de l’Intérieur. Le tout sécuritaire est toujours de mise. D’autant que les visas Schengen sont encadrés : justifier la raison du déplacement, être en possession de moyens de subsistance suffisants pour la période du séjour - 90 jours maximum - et bénéficier d'une assurance rapatriement.



Qu’en retenir ?

  • Eh bien que nos deux matamores continuent de faire de la com’ et en même temps le lit des extrêmes droites.
  • Que cela ne se serait peut-être pas envenimé si une vraie politique transfrontalière entre Menton et Vintimille avait vu le jour. Depuis 20 ans, la mairie de Menton refuse de faire quoi que ce soit, tout en utilisant les crédits alcotra à autre chose que leur destination initiale.
  • Qu’humainement, la situation à Vintimille se dégrade, que les réfugiés sont jeunes et sans ressources pour la plupart.
  • Que le réel enjeu est ailleurs. Ne pas laisser l’Italie gérer seule le flux de ces jeunes Tunisiens ; un manque de gouvernance de l’UE une fois de plus. Régler au plus vite la guerre de Libye et de fait, la pression à la frontière tunisienne. Une vraie politique de voisinage avec les pays proches de l'Union européenne.
  • Que notre Europe est décidément bien mal en point pour accepter cela sans rien dire et, qui plus est, en acquiesçant à la proposition de redéfinir Schengen…

Pour tout cela, venez rejoindre le MoDem à la frontière à Menton ce samedi 7 mai, à 17h00.
Nous marquerons symboliquement cette triste Fête de l'Europe en réparant un drapeau européen géant !
Mobilisation flash contre les gouvernants français et italiens qui bafouent les traités européens pour des raisons électoralistes. Rendez-vous au poste frontière du Pont St Louis à Menton à 17h00.

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état de l'Europe au poste frontière de Menton le 7 mai...

A deux jours du 61ème anniversaire de la déclaration de Robert Schuman à l'origine de cette ambition commune qu'est l'Europe, ici entre ces deux territoires récemment confrontés à un défi dépassant par nature les moyens limités de leurs autorités respectives, il est devient urgent et vital de renforcer l'Union européenne.

Ainsi, par cette action symbolique consistant à rapiécer le drapeau commun et recoudre ses composantes étoilées, nous voulons manifester notre défiance vis à vis de ces gouvernements otages de formations extrémistes, xénophobes, régionalistes, qui se sont honteusement défaussés sur la construction européenne pour masquer leur propre échec.

200 immigrés fuyant la misère aux portes des Alpes Maritimes, département de plus d'un million d'habitants, 25 000 à Lampedusa dans un pays peuplé de plus de 60 millions d'habitants, entités englobées dans un espace harmonisé de près de 500 millions d'habitants, menacent-ils vraiment l'ordre public au point de remettre en cause un pan entier de la construction européenne, quand on sait que la Tunisie elle-même fait face à 200 000 réfugiés fuyant un conflit auquel nous participons en Libye, et que l'Allemagne a accueilli seule 600 000 réfugiés bosniaques pendant le conflit des années 90.

Quand on évoque, dans une agitation pré-électorale, la suspension des Conventions de Schengen, leur modification, la révision des clauses de sauvegarde, on méprise d'une part les 25 autres partenaires européens qui sont concernés par ces textes et d'autre part les citoyens en les trompant sur l'origine de ces dysfonctionnements.

En effet, la France et l'Italie, qui ont pourtant fait partie du premier groupe groupe de six États à avoir répondu à l' appel de Schuman, ne peuvent pas mettre à mal l'Europe à elles seules. Si ces textes organisent la libre circulation des personnes à l'intérieur de cet espace sans frontières, c'est en confiant le contrôle de sa part de frontières extérieures à chacune de ses composantes. Cet acquis européen implique donc une solide confiance dans les autres pays. Or c'est précisément la confiance, moteur de la construction européenne, qui est atteinte dans ce funeste pas de deux.

Pour la restaurer, il faudra inéluctablement passer par une communautarisation des contrôles externes, une mutualisation européenne des moyens. Mais cela ne suffira pas. Si l'Europe vieillissante ne s'intéresse pas aux transitions en cours dans les pays de la rive Sud de la Méditerranée, si elle n'accompagne pas le progrès économique et social de ces sociétés riches de leur jeunesse, elle se condamnera à l'échec d'un repli sur soi à l'abri illusoire de fragiles frontières.

dimanche 1 mai 2011

Intercommunalité de la Roya... suite et fin.

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Depuis plus d'un an, le MoDem est aux côtés de l'association Roya citoyenne et de Gilbert Mary, qui cherchent à autonomiser les communes de la vallée de la Roya en une Communauté de communes. Las, les différents internes plus ou moins téléguidés, l'inertie orchestrée, ont fait que le Préfet vient de prendre la décision de finalement intégrer la vallée à la CARF.

Cet acte final est logique. En effet, on pouvait envisager une Communauté de communes si le plan était d'intégrer la CARF actuelle à l'agglomération niçoise. C'est ce qui avait été initialement envisagé par nos dirigeants, en petite cuisine interne évidemment sans surtout en parler aux populations concernées. C'était sans compter une prise de conscience citoyenne des mentonnais, la constitution d'une association, et l'action décisive au tribunal administratif de G. De Stefanis, Premier Adjoint de Beausoleil qui, finalement, a fait capoter ce projet...

Si Menton et la CARF n'intègrent pas une entité littorale, ce qui en soit serait tout a fait cohérent si, et seulement si, celle-ci irait de Cannes à Menton – nous en avons beaucoup discuté déjà – il est nécessaire alors de renforcer l'EPCI à l'est de département. La décision d'intégrer ainsi les communes de la Roya à la CARF procède donc d'une nécessité technico-administrative.

L'élargissement de la CARF commence donc bien mal :


  • Pas de volonté politique au départ de construire un ensemble solide à l'est du département ; un élargissement par défaut où chacun semble avoir tiré la couverture à soi sans vision d'ensemble cohérente. Bref pas de pilote dans l'avion.
  • Un ressentiment certain des habitants de la vallée face à ceux du littoral exacerbée. Beaucoup de travail en perspective pour recoller les morceaux et éviter la scission maralpine mer-montagne.
  • Tout cela sans entendre les citoyens, déficit démocratique certain qui illustre encore une fois la déconnexion des dirigeants de leurs citoyens qui fait le lit de tous les populismes.

Nous nous battons contre tout cela, pour que nous puissions avoir de vrais projets structurants à l'est du département, ensemble, et dans la concertation. Nous comptons sur vous tous, nous en avons l'impérieuse nécessité.

lundi 18 avril 2011

Pour la création d'une communauté des communes de la Roya plutôt qu'une intégration forcée dans la CARF

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Vendredi, le préfet va présenter son projet de Schéma Départemental de Coopération Intercommunale (SDCI) devant la Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI).

Cette dernière aura dès lors 4 mois pour donner son avis et... le préfet décidera du sort de toutes les intercommunalités.

IL FAUT DONC FAIRE VITE ET FAIRE SAVOIR QU'ON VEUT DÉCIDER DE NOTRE AVENIR ET CRÉER UNE COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DE LA ROYA.

Nous proposons de faire entendre notre voix une fois encore :

  • RASSEMBLEMENT CE MERCREDI 20 AVRIL A BREIL
  • PLACE BIANCHERI A 17H30


« Ne pas se laisser imposer un destin que nous voudrions pas et auquel nous pourrions être contraints par le préfet » Christian Estrosi 13/04/11

samedi 12 mars 2011

Sauvegardons l'offre de formations du LP Paul Valery de MENTON

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Communiqué des représentants du Conseil d'Administration du Lycée P.Valéry de Menton

Les parents élus ainsi que les représentants du personnel élus dénoncent l’indigence des moyens octroyés aux établissements scolaires pour l’année 2011-2012. Afin de diminuer le nombre d’heures d’enseignement, le rectorat n’hésite pas à fermer des sections comme la mention complémentaire desserts de restaurants qui fait le plein des effectifs et pour laquelle nous avions 19 candidats pour la rentrée 2011.

Cette DHG met également en péril la mention Européenne en Bac Pro Secrétariat, Vente et Commerce . Cette mention Européenne existe depuis 18 ans dans notre établissement ! Elle est présentée au Baccalauréat par une trentaine d’élèves de terminale chaque année.

Les enseignements obligatoires ne seront couverts qu’au moyen de regroupement de classes , d’augmentation d’effectifs par classe et d’heures supplémentaires. La réduction des Dotations Horaires Globales (DHG), sans rapport avec l’évolution démographique et les effectifs projetés (les spécialistes prévoient au moins 60 000 élèves de plus en 2012), oblige des enseignements en classe entière. En enseignement général, plus aucune heure de cours n’est dédoublée. Cela est une aberration, notamment dans les langues où les équipes pédagogiques doivent préparer leurs élèves à des épreuves orales.

Enfin, la saignée des effectifs touche également la vie scolaire qui voit dès cette année 2010/2011 la suppression brutale de 2 postes sur 3 de Médiatrice de réussite scolaire, et tous les ans, toujours moins d’assistants d’éducation pour la surveillance.

Au delà d’une casse programmée du service publique d’éducation, la communauté éducative (enseignants, parents) ressent une grande frustration face au mépris du travail effectué. Nous sommes inquiets pour l’avenir de 8 de nos collègues qui vont perdre leur poste et pour les contractuels et vacataires qui risquent de se retrouver sans emploi ! Enfin en transformant des heures postes en HSA (heures supplémentaires année) l’institution précarise les moyens d’enseignements affectés à chaque établissement.

Les représentants du CA, des parents d’élèves et des personnels enseignants et d’éducation.

SIGNONS LA PÉTITION

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