mardi 21 février 2017

Une drôle conception des services publics...

logo_me_pt.jpg

2017-02-18_2.jpg
Nice-matin du 18 février 2017

lundi 20 février 2017

Carnaval politique ?

logo_me_pt.jpg
ppm138.jpg

jeudi 22 décembre 2016

Conseil municipal de décembre

blason_menton.jpg
puceorange.gif Les conseils municipaux mentonnais sont de plus en plus musclés.
puceorange.gif La majorité n'accepte aucune contradiction et détient seule la vérité. Les commerçants mentonnais seront ravis de voir leur droit de place sur la voirie doubler en 2017. On encourage la vie commerçante à Menton...

Nice-matin du 16 décembre 2016 :
2016-12-16_1.jpg

Nice-matin du 19 décembre 2016 :
2016-12-19_12.jpg
2016-12-19_4.jpg

lundi 7 novembre 2016

Conseil municipal de novembre

blason_menton.jpg

puceorange.gif Sortie du conseil municipal de #Menton :
puceorange.gif Comme d'habitude le FN ne dit rien et vote tout, Patrice Novelli raille notre groupe et vote tout...
puceorange.gif Seule véritable opposition à la majorité très sarkozyste, nous tenons bon.
puceorange.gif Non au dérapage de 3 millions de fonctionnement, oui à l'énergie photovoltaïque à Menton, non à la délégation unique sur tous les parkings mentonnais, non au nivellement des contrats classiques de contractuels oubliant l'exigence d'embauche, vigilance sur les ouvrages en mer prévus, vigilance sur les mises à disposition municipales dans l'organisation des primaires de la droite et du centre.
puceorange.gif Aidez-nous !


2016-11-08.jpg Nice-matin du 8 novembre 2016

2016-11-11.jpg Nice-matin du 11 novembre 2016

2016-11-22_2.jpg Nice-matin du 22 novembre 2016

lundi 24 octobre 2016

Rendez-nous les colloques de Menton !

collmenton.jpg

puceorange.gif L’édition 2016 vient confirmer hélas mon scepticisme de l’année dernière : Les colloques «nouvelle formule» s’avèrent être une catastrophe dans le fond comme dans la forme.

puceorange.gif Dans la forme tout d’abord. Sans doute les boîtes de communication qui gravitent désormais en mairie, en mauvaises et onéreuses conseillères du Prince, ont convaincu celui-ci de changer le format des colloques. Résultat : au lieu d’assister à des conférences, où l’expert pouvait développer son argumentaire et exposer l’état de ses recherches, de sa réflexion sur une question, nous assistons à une table ronde comme on nous en présente tous les jours à la télévision. Le fait même que ce soient des journalistes qui les animent renforce l’accélération du rythme et les questions d’actualité, en bons professionnels des médias qu’ils sont. Les colloques perdent toute originalité et intérêt. Notre plaisir était quand même de venir prendre une leçon, être porté par la brillante démonstration des uns, la verve d’un autre, être piqué ou remis en question par un de nos grands esprits ; bref, un plaisir intellectuel. Désormais, ceux-ci sont soumis au rythme journalistique de questions-réponses qui ne leur permet pas de déployer leur savoir, un argumentaire, l’ampleur de leur érudition accumulée au fil de leurs travaux. A la fin, eux-mêmes débattant entre eux, ils étaient capables de nous emmener avec eux très loin dans la réflexion. Tout cela est terminé.

puceorange.gif Vous m’objecteriez que cela ne nuit pas forcément à la qualité du propos. Faux : le problème est que de la forme découle le fond. Les intervenants n’ayant plus rien à exposer arrivent à Menton armés de leur bagage intellectuel et de toute leur expérience certes, mais les mains dans les poches. On gagne en superficialité et en confusion ce que l’on perd en qualité et rigueur intellectuelle. Un professeur enseigne et prépare son cours, même si je sais que pour un sarkozyste cela semble inconcevable. Le professeur ne se contente pas de répondre aux questions de la salle ; quelle formation auriez-vous ? Je continuerai néanmoins à initier mes lycéens dans le plaisir que l’on peut trouver à une réflexion intellectuelle et à la mettre en pratique dans la participation aux concours scolaires des colloques de Menton, comme chaque année, afin de récompenser l’excellence.

puceorange.gif Pire encore, lorsqu’il y avait exposés puis débat, il y avait nécessairement le souci d’inviter à la table des points de vues différents afin que naisse et puisse se développer la disputatio. Aujourd’hui, les tables rondes tournent en rond puisque tous les experts sont d’accord sur l’essentiel, la superficialité des choses : Le retour de la violence ? Tous d’accord. Le Vatican ? Tous d’accord. Aucun intérêt. Nous avons atteint des sommets dans la manipulation idéologique cette année quand des trentenaires formés dans nos plus grandes universités et écoles, tous issus de la droite la plus réactionnaire – si, ils ont réussi à trouver des trentenaires de la bonne bourgeoisie XVIe arrondissement boboïsante et réactionnaire – viennent nous expliquer la violence des banlieues en «débattant» d’une façon tout à fait artificielle et déplaisante. Cela sonne faux, cela insulte et contredit même les propos tenus lors de la table ronde précédente.

puceorange.gif Bref, J.C Guibal aura fini par détruire ce qu’il avait lui-même réussi à mettre sur pied. Comme quoi, durer n’est pas nécessairement discerner.

colloques2016.jpg

2016-10-26.jpg

dimanche 2 octobre 2016

Haro sur les commerces mentonnais

drapeau_menton.jpg

puceorange.gif Il n’est pas une semaine sans que ne parviennent à nos oreilles les difficultés qu’éprouvent un à un nos commerces de l’hyper centre-ville, là où se concentrent tous les passages : la rue St Michel, la place Clémenceau, les Halles. Ici, sur 4 boulangeries n’en subsiste plus qu’une, sur 4 boucheries plus qu’une aussi, tant qu’on ne les attaque pas sur les rôtissoires à l’extérieur ! Passé 20h, tout est fermé ; dormez Bonnes gens.

puceorange.gif Une équipe municipale aurait pourtant tout son rôle à jouer : encourager les commerces de bouche pour les mentonnais sans quoi nous nous retrouverions bientôt qu’avec des citrons et des savonnettes à la lavande. Exercer un rôle de juge de paix entre des riverains qui choisissent de vivre en centre-ville mais qui dans le même temps ne supportent pas le bruit des assiettes passé 20h. Etendre l’activité vers l’ouest et les jardins Biovès.

puceorange.gif Or qu’avons-nous ? Dans une ambiance de fin de règne, des coteries s’ingénient à organiser le silence après 20h, à aseptiser tout le centre comme si le musée Cocteau étendait ses tentacules à tout le quartier. Plus à l’ouest, pas un podium sur les jardins Biovès pendant la fête de la musique pour faire travailler les commerces et soutenir un chiffre d’affaire en berne. Des colloques en octobre mis en DSP et passés de 4 samedis à 2 samedis.

puceorange.gif Décidément, nous avons une autre ambition pour Menton. Car redynamiser le centre-ville dépasse la seule problématique du commerce : il faut partir des usages des habitants actuels et futurs, puis imaginer ce que sera le cœur de ville de demain, lequel aura peut-être changé d’emprise, d’accès ou de forme. Nous aurons l’occasion d’en reparler.

trenca.jpg


2016-10-08.jpg

vendredi 26 août 2016

Rentrées

blason_menton.jpg

puceorange.gif C’est la rentrée… et elle se décline : Rentrée littéraire avec la sélection du prix Goncourt, rentrée audiovisuelle avec les nouvelles grilles de programmes, rentrée scolaire bien évidemment avec une arrière-saison touristique qui se profile, rentrée politique avec l’entrée dans le vif des primaires. Un petit mot de rentrée, toute mentonnaise, s’impose donc pour que nous puissions reprendre contact avant le prochain conseil municipal.

puceorange.gif Et quel été avons-nous passé ! Un 14 juillet ensanglanté, si proche de nous, nous a évidemment tous marqué. Dur rappel à la réalité de notre monde tel qu’il va. Il y a également la vague migratoire qui vient buter à Vintimille et déborder par un coup de force désespéré notre frontière. S’il n’y avait pas ce lourd contexte qui vient peser sur la saison estivale, on aurait presque pu croire que Menton passait un été comme les autres, avec ses animations, ses touristes, son festival de musique. Pour autant, il aura fallu assumer la direction de la cité. L’unité nationale face à des actes aussi lâches qu’abjects ne souffre aucune faiblesse et les mentonnais, de toutes confessions doit-on le rappeler, ont pu se montrer solidaires des victimes du 14 juillet niçois et de l’assassinat du Père Hamel. En la matière, il était important de maintenir les feux du 15 août, les seuls à avoir été maintenus dans le département tout en veillant aux conditions sécuritaires à mettre en œuvre, afin de se rassurer sur l’exercice de nos libertés individuelles et collectives face au terrorisme.

puceorange.gif Las ! La majorité guibaliste n’a pas pu s’empêcher d’aller plus loin en alimentant les peurs dès que l’occasion se présentait. Quand il se précipite à la frontière au moment du débordement migratoire et qu’il se fend d’un tweet : Croyez-vous réellement que le maire de Menton puisse avoir un quelconque levier pour agir ? La fermeture des frontières est une décision nationale. On est d’accord ou on ne l’est pas, toujours est-il que cette politique relève des gouvernements français et italien. Quant au maire, il doit veiller à l’ordre public ; que sa présence puisse être justifiée pour cela, très bien. Qu’il écrive au Ministre de l’Intérieur, très bien. Qu’il en appelle à l’armée, non… C’est alarmiste et cela n’aide en rien les ventimigliesi à traiter ce mini Sangatte. Le travail quasi quotidien des associations humanitaires, mentonnaises en particulier, est bien plus utile que ces polémiques.

puceorange.gif Il en va de même du dernier épisode en date, celui du burkini. Avait-il besoin de prendre cet arrêté d’interdiction ici à Menton ? Aucun burkini à l’horizon… Arrêté illégal, tout le monde le savait, avant même la décision du conseil d’État. Là aussi, plastronner n’est pas garantir nos libertés. Notre pays est encore un état de droit dans lequel c’est la loi, et la loi seule, qui définit les interdits et les libertés collectifs de l’ensemble de la communauté nationale. Le problème ici c’est que chacun plastronne au nom de sa petite identité. C’est un problème identitaire où quelques-uns s’arrogeraient le droit de confisquer et de définir l’identité nationale. Notre identité nationale est aujourd’hui plurielle, multiconfessionnelle, et seule la laïcité nous prémunit de ces dérives. Encore faut-il que nous nous entendions sur la définition de la laïcité tant elle a été détournée par certains comme la disparition de tous signes ou pratiques religieux. C’est le contraire : la laïcité est justement l’acceptation de toutes les religions dans l’espace public, l’État et les services publics demeurant strictement neutres. C’est bien elle qui nous permet de faire procession à la Saint Pierre ou à la Saint Michel, c’est bien elle qui permet le port du voile en ville… et à la plage. Toute cette affaire jette encore un peu plus d’huile sur le feu dans notre société déjà à fleur de peau dans le contexte terroriste que nous traversons. Aux va-t-en-guerre qui assimileraient l’apaisement en la circonstance à une faiblesse, je leur rappellerai simplement que les démocraties ne sont pas faibles : elles ne prônent pas la guerre et sont fortes de leurs valeurs, et quand elles sont contraintes à la guerre, elles les gagnent. Ce n’est pas aux Mentonnais qui commémoreront la Libération de Menton dans les jours qui viennent que je vais apprendre cela. Mais pouvait-on attendre autre chose de notre maire, soutien d’un N. Sarkozy sur le retour. Même dans le courrier de rentrée adressé aux parents d’enfants scolarisés dans les écoles mentonnaises, prétexte est pris pour affirmer que « la France n’acceptera pas de changer d’identité »… sic ! Changer d’identité ? Mais quelles œillères faut-il avoir pour avoir une remarque aussi passéiste et réactionnaire. Oui… le monde change, notre identité nationale, européenne et mondiale change, et un responsable politique devrait être capable d’accompagner et de préparer ces changements. En attendant, c’est O. Bettati qui se promène tout sourire à Castellar flairant une 4e circonscription bien préparée aux thèses FN aux prochaines législatives. Pas sûr que les électeurs attisés préféreront l’original FN à la copie sarkozyste aux vues des résultats des dernières municipales.

puceorange.gif Tout cela n’est guère réjouissant, mais nous continuerons à nous battre pour ce que nous croyons juste. Bonnes rentrées à toutes et tous.

plage.jpg


2016-10-08_1.jpg

mercredi 25 mai 2016

L'opposition bâillonnée

logo_me_pt.jpg

puceorange.gif Il est des villes où l'équipe municipale a conscience qu'elle n'a l’exécutif seulement parce que le plus grand nombre a voté pour eux, mais qu'une partie de la population, elle, ne l'a pas fait, pense autrement, avait proposé d'autres projets et a même – eh oui... des représentants élus. Peut s'installer alors un débat démocratique où chacun bien entendu, défendra son point de vue mais où chacun pourra développer aussi son argumentaire et ses idées.

puceorange.gif Il en est d'autres où l'équipe municipale considère qu'elle est seule aux commandes, seule capable, seule à tout contrôler, et ce, par la sainte onction d'un suffrage quinquennal. Entendons-nous bien, je ne suis pas en train d'appeler à une démocratie directe, bien trop dangereuse par le populisme qu'elle entraînerait nécessairement, mais il y a sans doute une marge entre celle-ci et cette dérive autoritaire.

puceorange.gif Ma petite expérience de 4 mois comme un de vos représentants minoritaires au sein du conseil municipal de Menton m'incite à penser que notre ville fait plutôt partie des secondes.

puceorange.gif Non pas en conseil municipal, car la parole nous est donnée et nous pouvons nous exprimer normalement. Au passage, nous sommes souvent les seuls à le faire, car je n'ai encore jamais entendu le groupe FN demander la parole par exemple. Mais pour exercer pleinement notre rôle d'élus, il convient quand même de pouvoir porter nos idées et nos contre-propositions devant les mentonnais, pas seulement dans cette alcôve feutrée et largement méconnue qu'est le conseil municipal.

puceorange.gif Un débat démocratique digne de ce nom devrait quand même être porté à la connaissance de tout le monde, c'est même sa raison d'être, pour qu'il ne soit pas confisqué par un petit groupe d'initiés. Je pense que c'est d'ailleurs la principale source de défiance que bon nombre de personnes ressentent en ce moment et qui s'exprime par ces mouvement citoyens sur internet ou les Nuits debout, cette incompréhension grandissante entre nos élus et nous, quand ce n'est pas carrément du rejet et du vote inconsidéré aux extrêmes. L'autorité publique dans sa grande sagesse a d'ailleurs prévu la chose :

puceorange.gif Depuis la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité, dans les communes de 3 500 habitants et plus, lorsque la commune diffuse, sous quelque forme que ce soit, un bulletin d’information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un es­pace est réservé à l’expression de l’opposition. La loi vise toute publication d’une collectivité dès lors qu’elle a une visée informative et qu’elle s’adresse à un large public et non à un public restreint.

puceorange.gif Un espace doit donc être réservé dans chaque bulletin d’in­formation générale (CAA Versailles, 17 avril 2009, Com­mune de Versailles, n° 06VE00222). Pour respecter les dispositions du CGCT en la matière, il faut encore que l’espace dédié aux élus de l’oppo­sition soit suffisant et équitablement réparti (TA Nice, ord. réf., 15 décembre 2008, Commune de Menton c/ Mme P. Gérard et « Menton Démocratie », n° 0806670), ce qui sera le cas lorsqu’il permet aux élus de l’opposi­tion de défendre leur position.

puceorange.gif Oui, vous avez bien lu, une ordonnance du Tribunal administratif concernant Menton fait aujourd'hui jurisprudence. En effet, le problème n'est pas nouveau et Pascale Gérard avait dû aller jusqu'au Tribunal pour finalement obtenir de la part du Maire contraint et forcé nos 800 malheureux caractères de tribune dans le Menton Mag'. Pour être tout a fait complet sur ce point, une procédure court toujours considérant cette tribune d'opposition insuffisante.

puceorange.gif Que croyez-vous que notre bon maire fît ? Il créa une deuxième brochure d'information municipale – oui, on a les moyens à Menton – Menton Infos, publiée tous les 15 jours s'il vous plaît, dans laquelle bien entendu qu'un seul point de vue, le sien, est servi à la population. C'est clairement de la provocation si ce n'est hors la loi.

puceorange.gif Alors que faire ? Dans un premier temps j'ai souri – oui, on ne se refait pas. Après tout… mais je n'avais pas mesuré le black-out dans lequel était plongé sciemment les mentonnais… et les élus d'opposition que nous sommes se débattant dans l'indifférence générale. Je décidai donc de poursuivre plus avant.

fch.png 1) Un courrier au Maire pour régler la chose à l'amiable : Ça me paraissait tellement gros, qu'il accepterait de constater que ce n'était pas normal dans une société qui se dit démocratique. Sans naïveté aucune, je n'espérai pas grand-chose de la réponse ; je ne fus pas déçu : fin de non recevoir. J'avais pour moi d'avoir commencé par là.

fch.png 2) Le Préfet, me dis-je, est la voix et l’œil de l’État ; il ne pourrait que constater ce manquement au code des collectivités. En effet, il constate bien volontiers que Menton Infos et le site internet de la ville relèvent d'un bulletin d'information générale et par conséquent, devraient prévoir un espace réservé à l'expression des groupes d'opposition. Sur le fond, on est d'accord. Ceci dit, pas d'intervention possible en application du principe de libre administration des collectivités. En gros, il ne peut rien faire, si ce n'est un rappel du genre « ouh c'est pas bien, attention… »

fch.png 3) Bon, quoi d'autre ? Tribunal donc ? Ce serait encore long… Et puis cela ne l'empêcherait pas d'éditer une troisième feuille de chou et de recommencer. Et me voici en train de rédiger ces lignes comme une bouteille à la mer... Après tout, dans cette société de communication dans laquelle nous sommes, misons sur le blog et les réseaux sociaux, seule communication qui nous reste, pour vous interpeller directement à ce sujet. Simplement que nous soyons tous éclairés de l'art et la manière dont est orchestrée la communication unilatérale de notre ville car enfin, je ne demande pas la mer à boire, je demande juste que la loi soit respectée sans devoir aller au Tribunal pour ce faire. Là non plus, je ne me fais guère d'illusion : la probabilité d'une grande manifestation d'indignation générale me semble relativement faible. Mais bon, j'aurai fait ce pourquoi est fait un élu d'opposition, affirmer ses valeurs et ses désaccords au nom de celles et ceux qu'il représente ; et là, on n'est pas d'accord, c'est contraire aux règles démocratiques, d'une démocratie qui fonctionne j'entends, et non confisquée. Avec un peu de chance, un journaliste s'enquerra de la chose et donnera plus de relief à ces dysfonctionnements par sa propre enquête. Rendre aux vues de tous ces pratiques d'un autre âge est peut-être encore la seule chose à faire pour que la loi soit respectée à Menton comme ailleurs.

NB : J'ai été un peu long... 6637 caractères soit 9 publications dans Menton Mag', soit 18 mois de parution ;-)

mag.jpg


2016-05-25_1.jpg
2016-05-25_2.jpg

mardi 10 mai 2016

Pan... sur le bec !

nm_.jpg puceorange.gif Quand M. le Maire met dans le même sac les Nuit Debout et les terroristes...

2016-05-09.jpg Nice-matin du 9 mai 2016

vendredi 8 avril 2016

Budget 2016

blason_menton.jpg

Comme promis, un bref compte-rendu et quelques remarques à propos du Conseil municipal de la Ville de Menton du 7 avril.

fch.png Un budget voté… sans nous.

puceorange.gif Sur la section de fonctionnement, nous notons un endettement accru avec un nouvel emprunt de 5 millions pour le financement du parking des Sablettes, soit un encours porté de 61 millions à 63. Une dette néanmoins enfin assainie des emprunts toxiques contractés auprès de Dexia, moyennant quelques frais supplémentaires…

puceorange.gif Sur les dépenses courantes, à noter une subvention conséquente de 345.000 euros à la villa blanche, contre 970.000 euros pour l'ensemble de nos 17 écoles publiques. Ce qui revient à subventionner un enfant scolarisé dans le privé 6 fois plus qu'un petit dans le public. Chacun appréciera l'usage des deniers publics.

puceorange.gif Des impôts qui augmentent en valeur avec la révision des bases fiscales, sans avoir besoin effectivement d'augmenter les taux.

puceorange.gif Sur la section d'investissement, 620.000 pour la maîtrise d’œuvre uniquement de la dalle de surface du parking des Sablettes. 8 millions à prévoir pour le rachat des annexes du port de Garavan en 2017.

puceorange.gif Budgets du port et de l’assainissement corrects. Quant à celui du camping, nous avons voté contre puisqu'il prévoit encore de l'investissement public alors qu'une DSP à un privé est d'ores et déjà actée. Nous serons particulièrement vigilants au libre passage depuis l'escalier des orangers au plateau St Michel a priori englobé dans le futur complexe. Concernant le budget des parkings, un nouvel emprunt de 500.000 euros pour l'acquisition des terrains rue Pietra Scritta en vue d'un parking à étages. Nous serons vigilants au maintien du canal latéral au Careï et du réservoir sur ces parcelles.

puceorange.gif Les subventions à nos associations ont été votées.

puceorange.gif Augmentation des tarifs de cantine Sodexo de 10 centimes / repas.

fch.png Le schéma de mutualisation des services entre la CARF et les communes est enfin présenté, contraint et forcé par le Préfet. La création des EPCI avait été envisagée pour cela. Dans cette optique, Menton doit absolument réaffirmer son rôle plein et entier de ville-centre, avec un président de l'agglomération et des services mutualisés en son sein conformément à l'art.72 de la loi NOTRe.

fch.png L'aménagement de la ZAC St Roman est finalement confiée à un privé devant l'impossibilité de la majorité à conduire le dossier. Faire faire revient toujours plus cher que de faire soi-même... Cela conduit la Ville à vendre ses terrains. JC Guibal persiste à l'appeler « écoquartier » alors même que les logements ne seront pas HQE et que les transports ne sont pas repensés.

fch.png Vente de la villa Ste Claire au pied de l'Annonciade. C'est de notre point de vue particulièrement regrettable puisque cette maison est située à l'entrée du site et au débouché du chemin du Rosaire. Elle aurait pu servir de lieu d'accueil des visiteurs, de mini-musée retraçant l'histoire de ce lieu qui a connu la première implantation humaine de Menton (mons ottonis). De plus, son terrain vient d'être complanté de citronniers à grand renfort de com'. Enfin, la révision du PLU nous invite à la plus grande vigilance sur ces parcelles.

fch.png Finissons sur une note d'espoir : les pissotières de la ville redeviennent gratuites !

Ne baissons pas les bras, il y a tant de choses à faire ensemble. Hardis !

2016_04_09_0.jpg
Nice-Matin du 9 avril 2016

samedi 5 mars 2016

Un DOB daubé...

logo_me_pt.jpg

puceorange.gif Saviez-vous ce qu'est un DOB ? Moi non... Mais je vais m'y faire à ce langage administratif ! Eh bien c'est un Débat d'Orientation Budgétaire. En gros, on discute des arbitrages à prendre pour le budget à venir. C'est important car c'est le volet financier des réalisations envisagées pour la Ville. Et comme on n'est pas d'accord sur le programme... on n'est pas d'accord sur les sommes à investir.

puceorange.gif La DGF : L’État choisit de baisser les dotations pour contraindre les EPCI à davantage de synergies avec les communes qui les composent. Et les résistances ici ont été nombreuses. Dès 2017, sera applicable un nouveau régime de la DGF, avec en particulier une dotation de centralité. Il est donc urgent que Menton travaille son rôle de ville-centre.

puceorange.gif Les impôts : Le taux d'imposition n'augmente pas, les bases fiscales oui. La pression fiscale augmente donc bel et bien en valeur dans une commune, qui est déjà imposée 2 points au-dessus de celles de la même strate.

puceorange.gif Quelles orientations ? : Éviter de payer une amende conséquente au titre de la loi SRU quand plusieurs centaines de familles attendent un logement locatif social. En attendant, Menton a perdu en une seule année 3,35 % de sa population faute de logements pour actifs, d'équipements et d'infrastructures pour les Mentonnais. Quand une commune perd de sa population, c'est qu'elle ne va pas bien.

puceorange.gif L'investissement : Il n'est ici envisagé que pour 2016 et ne se borne qu'à un entretien de l'existant. Aucun investissement massif et ciblé sur un projet structurant pour rendre plus attractive notre ville à ses résidents, stopper le départ de populations. L' investissement est distillé au gré des besoins.

puceorange.gif Parkings : Opposition à de tels aménagements qui vont complètement à l'encontre des aménagements d'une ville telle qu'on la conçoit aujourd'hui, c'est à dire durable, parkings en périphéries, transports doux et piétonisation des centres. Le coût du parking des Sablettes est de 5M d'€ payés par la Ville de Menton.

puceorange.gif La dette : La renégociation s'imposait et panse un peu les plaies d'emprunts toxiques que nous supportons toujours. Ceci dit, la réalité est un nouvel emprunt de 5,5M d'€ à ajouter au remboursement des Mentonnais.

puceorange.gif Une ville aux recettes fiscales accrues - au point de se passer d'un loyer de 200.000 € chaque année pour l'occupation du campus de Sciences Po - , mais aussi une ville à l'endettement accru, sans projet, si ce ne sont des parkings de centre-ville, et une population qui déserte.

2016-03-05_1.jpg
Nice-matin du 5 mars 2016

samedi 13 février 2016

C'est parti !

2016-02-12_3.jpg
Nice-matin du 12 février 2016

mercredi 10 février 2016

Pascale Gérard, figure de l'opposition mentonnaise, passe la main

blason_menton.jpg

S'il y a bien quelque chose à laquelle je ne m'attendais pas, c'est bien celle-ci : me voilà élu au conseil municipal de la ville. C 'est en général ce à quoi on s'attend lorsqu'on se présente à des élections me diriez-vous, mais là, les jeux avaient déjà été faits depuis un moment. C'était sans compter l'imprévu...

Je suis très honoré, et en même temps assez déstabilisé devant l'ampleur du défi à relever ; Pascale Gérard a tant œuvré au service des mentonnais. Elle a porté avec professionnalisme la voix de l'opposition, face aux choix faits par le même homme depuis maintenant 26 ans. Inlassable vigie d'un système en place, elle a su mettre en œuvre les contre-pouvoirs éminemment nécessaires à notre vie démocratique. Qu'elle sache en être vivement remerciée par les mentonnais. Des responsabilités, elle en a exercé de substantielles à la Région en charge de la formation professionnelle, et a contribué au développement de notre territoire. Elle continue désormais d'en avoir à Paris au siège de l'AFPA, afin de poursuivre son engagement dans ce domaine auquel elle a tant consacré. Il est réconfortant de savoir que la République peut compter sur de tels citoyens.

Vous le voyez, ma tâche est conséquente aujourd'hui. Je siégerai donc sur les bancs de l'opposition municipale aux côtés de Claude Calvin. Nous tâcherons ensemble de porter aussi efficacement que possible une vision alternative pour les futurs de notre ville.

Que ce site nous permette de poursuivre nos échanges, me permettre également d'être votre porte voix le plus fidèlement possible.

installation.jpg

com1002.jpg

samedi 2 janvier 2016

Meilleurs voeux 2016

menton_ico.jpg
2016.jpg

mercredi 11 novembre 2015

Plus d'opposition à Menton ?

drapeau_menton.jpg
M. Bassouls,

C'est quand une bonne contestation, pour reprendre vos termes, n'est plus là que l'on s'aperçoit qu'elle manque...
Il est confortable d'en appeler à la démocratie en fustigeant l'absence d'opposition quand, à Menton, un système en place depuis 25 ans n'a eu de cesse de la mépriser tandis que dans un même mouvement, toute tête qui dépassait au sein de la majorité était coupée.

Ah les belles phrases sur la démocratie !

Il se trouve que cette opposition si chère à vos yeux a été incarnée des années durant par Pascale Gérard. Opposition objective et pragmatique dites-vous. Des dérives dans les finances publiques, des choix contestables en aménagement, des velléités d'intégrer Menton à la CU niçoise, et même des affaires telles Bygmalion y ont été dénoncés inlassablement avec bon sens, sans arrière-pensées politiciennes ni démagogie.

Eh quoi ? Mme Gérard absente des débats pour faire briller le monarque ? Je compatis à votre douleur.

Sans doute n'êtes-vous pas averti que Patrice Novelli a catégoriquement refusé d'entrer dans l'opposition aux dernières municipales en s'entêtant à poursuivre seul. Je suis navré qu'il ne fasse pas office à vos yeux d'opposant, peut-être parce qu'il a servi le régime pendant 20 ans.

Sans doute n'êtes-vous pas averti que le groupe d'opposition le plus important (5 élus) est celui du FN. Il est vrai qu'il a explosé "façon puzzle" en autant d'individualités que d'incompétences .

Alors oui, vous avez raison sur un point : il n'y a plus d'opposition à Menton. Mais de grâce, n'en imputez pas la cause au groupe Mentonnais ensemble, car il ne s'agit pas d'une minorité silencieuse en conseil municipal qui importe, mais d'une majorité silencieuse qui gronde.

En attendant, Le PLU archaïque et paternaliste que nous prépare le Seigneur de Menton a été voté. Il recroqueville un peu plus notre cité en ne la préparant pas aux défis que notre territoire aura à relever demain. Miser uniquement sur du tourisme « haut de gamme », saturer le centre-ville de voitures et de ses parkings sans autre alternative que de prendre sa propre voiture et de rester bloqué des heures, faire peur avec la caricature des immeubles des années 70... Vous avez encore raison, il y a tant de choses à faire pour redynamiser Menton. bassouls.jpg

mercredi 22 octobre 2014

Nouveaux rythmes à Menton

blason_menton.jpg

puceorange.gif Depuis septembre, la ville bat à de nouveaux rythmes.

Nouveaux rythmes en mairie d'abord, avec une équipe renouvelée, tellement renouvelée qu'on n'y connaît plus personne… – la politique par le vide.

Nouveaux rythmes de démission en conseil municipal, effrénés ceux-là, ceux des conseillers municipaux FN s'émancipant de leur groupe. Quand l’égoïsme de ceux-ci confine au sketch, et en viennent à ne représenter qu'eux-mêmes…

Nouveaux rythmes en ville avec les mises en chantier de not' bon maire, place Lorédan Larchey et le parking des Sablettes, où il nous faudra prendre désormais un abonnement Vinci pour stationner en ville, là où on ne payait pas.

puceorange.gif Mais ce sont bien entendu des nouveaux rythmes scolaires dont je voulais vous entretenir ici. Quelle catastrophe à Menton !

Dès le départ, le projet était mal ficelé. Un projet qu'on peut certes trouver beau et intelligent sur le papier, mais qui n'avait déjà aucune chance de se généraliser en faisant porter la charge sur les collectivités municipales.

puceorange.gif Parents, nous sommes ainsi pris entre l'étau de positions dogmatiques d'une part, et politiciennes d'autre part.

puceorange.gif Positions dogmatiques, car entre le dogme du « rythme biologique de l'enfant » et le dogme de not' bon maire d'une école de grand papa, sanctuaire naphtalinisé de la République, nous voilà bien coincés. Sans doute l'enfant apprend-il mieux le matin ; c'est un constat que nul pédagogue ne saurait nier. Cependant, le corollaire est d'avoir des après-midis peu chargés. Tel est d'ailleurs l'esprit de cette réforme. Or, non seulement les enfants se lèvent tôt désormais tous les jours pour les apprentissages, mais les après-midis n'ont en rien été allégés, dans la mesure où il faut bien garder ces petits pendant que leurs géniteurs gagnent leur pitance. Résultats ? De trop longues journées passées à l'école, les matins avec leur maître, les après-midis passés à s'exciter comme des lions en cage.

puceorange.gif Eh bien oui, ces nouveaux rythmes devaient impérativement s'accompagner d'activités plus légères – voire ludiques – les après-midis… et c'est là que le bât blesse. La faute à l’État d'abord et à son bras droit l’Éducation nationale qui, en s'en dégageant, laissent entrer à l'école parents, personnels non identifiés, associations diverses et variées, déstabilisant encore davantage cette institution déjà si mal en point. Les enfants déboussolés ne savent plus qui est chargé de quoi, ballottés tels une balle de flipper entre quatre ou cinq adultes différents.

puceorange.gif Et ce n'est pas fini. Pour couronner le tout, un nouvel acteur entre dans la salle de classe : le maire, nouveau venu dans l'organisation du temps scolaire… et par conséquent, de ce qui s'y fait. Dans le dernier Menton Mag', not' bon maire tente de justifier son incurie en nous présentant sa vision de l'école, largement passéiste et réactionnaire.

  • Quelqu'un pourrait-il lui dire que l'école de 2014 a énormément changé, que le métier d'enseignant est peut-être l'une des profession qui s'est le plus profondément renouvelée n'en déplaise aux idées reçues ?
  • Quelqu'un pourrait-il dire que la relation d'autorité du maître sur son élève ne se décrète pas, mais se construit dans une relation humaine complexe ?
  • Quelqu'un pourrait-il lui faire entendre que « l'aide au devoirs » le soir, qu'il souhaite mettre finalement en place cédant ainsi à la pression des parents, est ne rien comprendre à la mise en place de ces nouveaux rythmes ? Cela contraint encore les enfants à se concentrer le soir alors même qu'on les fait venir tous les matins avec leur maître pour cela.
  • Quelqu'un pourrait-il lui rappeler qu'aucun devoir n'est théoriquement exigible en primaire en dehors du temps scolaire passé avec son enseignant ? Je sais bien qu'en la matière, la pression parentale et sociétale est importante… mais le but de la réforme des rythmes était justement de rééquilibrer les choses dans une école française qui est l'une qui fait passer aux enfants le plus de temps à l'école.
  • Quelqu'un pourrait-il le mettre en garde sur le fait qu'on ne met pas n'importe qui devant des enfants après un entretien d'embauche de dix minutes ? Et encore, qui voudra bien se porter volontaire quasi-bénévole sans même savoir ce que l'on attend de lui, ni avoir besoin de présenter un projet crédible pour nos petites têtes blondes.
  • Quelqu'un pourrait-il porter à sa connaissance que le décret prévoit de condenser, si on le souhaite, des activités périscolaires sur un après-midi entier par semaine afin de dégager un temps significatif pour une activité sérieuse, et non trois petits quarts d'heures ici et là ?
  • Quelqu'un pourrait-il lui rappeler qu'il avait deux ans pour l’organiser dans les 17 écoles de la ville, au lieu de jouer la montre ?

Y-aurait-il quelqu'un ? Non ? Toujours personne en mairie ?

puceorange.gif Positions politiciennes d'autre part… évidemment ! Car bien entendu, cela n'a pas échappé au sempiternel duo gauche-droite pendant la campagne municipale. Je suis pour parce que je suis de gauche… je suis contre parce que je suis de droite… et le FN ? Contre !… parce qu'il est contre à peu près tout.

Et nos enfants là dedans ? Pendant ce temps-là, ma fille passe ses après-midis à attendre, car aucune activité, rien, absolument rien n'a été pensé à Menton.

lundi 11 novembre 2013

Aux morts !

drapeau_menton.jpg

Cérémonie du 11 novembre 2013, en présence du Général Jean-Louis Georgelin, grand chancelier de la Légion d’Honneur et chancelier de l’Ordre national du Mérite
11novembre.jpg

vendredi 22 mars 2013

Quand nice-matin franchit la ligne… de coke !

arrg.jpg

Campagne de dénigrement ou manipulation politico-médiatique… qu’était-ce cet article de Nice-Matin du 20 mars sur « la fumette » sur les marches du lycée ? Une chose est de pointer un délit qu’est la consommation de drogues et les nuisances que cela cause, une autre est d’accuser le proviseur et les professeurs de l’établissement de « fermer les yeux » (sic) et de les rendre ainsi complices.

Alors que Marc Dimech, notre 8° adjoint à la jeunesse , avait lui-même été agressé aux abords du collège Maurois il y a quelques années, il n’avait pas fallu une semaine pour qu’une batterie de caméras de surveillance voient le jour. Aujourd’hui silence, ou plutôt attaque en règle contre le Lycée Pierre et Marie Curie. Soyons sérieux : la détention et l’usage de drogues est un délit. Des caméras et des patrouilles de police sont dans les abords de tous les lycées de France. Ici, même la voierie ne passe pour le nettoyage que lorsque le Ministre Chatel vient. Alors pourquoi stigmatiser la communauté éducative ? Il est vrai que c’est devenu une sorte de chasse à courre électoralement rentable (quoique…) C’est bien entendu la faute de ces fainéants.

Dès lors, à qui profite le crime ? Dans un contexte de concurrence scolaire exacerbée, je ne serai pas surpris que cela serve des intérêts scolaires privés. Le Lycée Pierre et Marie Curie de Menton est régulièrement un des lycées les mieux classés aux résultats du baccalauréat. Il développe de nouvelles filières internationales, une classe de STI2D pour les métiers de développement durable, des voies professionnelles de qualité et ouvrant sur des débouchés professionnels, des BTS Bac + 2 en comptabilité et Assistants de Manager, un micro-lycée… et même, oui, une préparation aux concours de Sciences Po. Cette réussite, et on le voit dans les effectifs, ferait-elle de l’ombre à certains ? Dans tous les cas, cela ne justifierait pas un article aussi complaisant. Juste encore un exemple de traitement : vous avez eu droit à une page entière sur le déplacement d’une classe de Roquebrune à Auschwitz. Une autre sur celui des collégiens avec le Conseil général. Savez-vous que l’enseignement des mémoires et de leurs enjeux dans notre société est dispensé au lycée ? Savez-vous qu’une classe du lycée s’est rendue au Mémorial de la Shoah à Paris et sur le site d’Auschwitz, le tout en collaboration avec le Mémorial et le Conseil régional ? Ah ? Vous ne le saviez pas ?

Bref, ajoutez à cela qu’à quelques mois des municipales, il vaut mieux nous endormir avec ce genre d’article accusateur et stérile plutôt que de prendre la réalité et la (juste) mesure du problème. Non, Mesdames, Messieurs, le Lycée Curie n’est pas un repère de dangereux drogués encouragés par leurs professeurs et l’administration.

lundi 4 mars 2013

Journée des droits des femmes - 8 mars

jfemme2013.jpg

vendredi 14 décembre 2012

La Roya, la CARF et notre démocratie

carf2.jpg

Ainsi, le scénario écrit à l’avance par nos élites locales, à savoir le rattachement des communes de la Roya à l’EPCI de la CARF, semble avoir pris un tour définitif la semaine dernière. Fi donc des consultations populaires ; Fi des résultats du référendum d’initiative populaire organisé dans la vallée ; Fi de la volonté populaire en somme ?

Pouvons-nous aller jusqu’à crier au déni de démocratie en la matière ? Pas si sûr. Le débat, binaire encore une fois, divise ceux qui se réclament de la volonté des habitants de rester autonomes, de ceux qui arguent que les décisions ont toutes été prises par des assemblées représentatives. Le MoDem quant à lui, a tenté de faire entendre sa voix dès le départ, avec toute l’énergie de Laurence Forestier et du collectif Roya Citoyenne dont il faut ici louer la disposition et l’implication citoyenne. Ils ont ainsi pu animer et donner du sens à l’action politique au sens noble du terme, et faire de l’intérêt général le pivot de toute action publique. Qu’ils en soient ici vivement remerciés.

Objectivement qu’en est-il ? Tout d’abord, force est de constater que les cinq communes de la Roya ne se sont jamais réellement entendues au moment où les regroupements de communes se faisaient. Rivalités tenaces, imprévision des élus, toujours est-il qu’elles ont préféré continuer à fonctionner avec leur bon vieux SIVOM. Ce n’est que le couteau sous la gorge, de par la loi imposant à chaque commune d’être en intercommunalité, qu’elles se sont réveillées en sursaut se voyant rattachées à la CARF littorale dans un premier projet.

Ce choix a ses cohérences en termes d’aménagement de territoires pour l’est du département. Néanmoins, il nous faut pointer là deux difficultés : Tout d’abord, agrandir la CARF de la sorte revient à la légitimer, et à abandonner l’autre option que JC Guibal nous a servi pendant des mois voulant nous rattacher à la CU niçoise. Passons. L’autre difficulté est que trois communes sur cinq aient dès lors envisagé de monter une communauté de communes comme la loi le leur permet. Un peu tard me direz-vous, mais le MoDem a soutenu cette action en vertu des responsabilités citoyennes de tout un chacun et des valeurs profondément démocratiques qui nous animent. Après tout, la volonté populaire des valèian se manifestant pour la création d’une communauté de communes, pourquoi la leur refuser ? Cela aurait permis de prendre le temps de développer les synergies évidentes et naturelles entre littoral et montagnes et d’envisager, plus tard, d’autres coopérations intercommunales.

C’est alors que les travers politico-politiciens prennent le pas sur l’intérêt général. Un débat gauche / droite stérile et perdu d’avance - la droite locale tenant tous les postes décisionnels - qui éloigne un peu plus chaque jour les citoyens de l’action publique. Non pas que je sois partisan de la « démocratie directe » bien trop sujette aux passions populaires, mais ici, notre démocratie représentative fait défaut. Elle fait défaut lorsqu’elle se met à servir des intérêts partisans avec des représentants qui ne représentent plus. Elle fait défaut quand les EPCI sont dirigés par des personnes élues dans leur commune mais sans mandat du peuple pour l’intercommunalité. Il y aurait d’ailleurs bien des choses à dire sur le choix et les indemnités de ces conseillers communautaires. Les départements tardant à mourir, nous voilà avec un échelon territorial supplémentaire complètement opaque et en grande partie méconnu de nous autres.

Le coup de force de la CDCI la semaine dernière n’est ainsi que l’épilogue de cette histoire pourtant annoncé. L’arbitrage théorique de la Préfecture n’y a rien fait. Longtemps politisée à droite, elle a cautionné pendant un temps la fusion avec la CARF ; aujourd’hui plus à gauche, elle préconise sans avoir les moyens de faire appliquer ses recommandations. Au total, une décision pour nos territoires avant tout politique, au mauvais sens du terme, qui loin de redorer le blason de nos baronnets locaux, renforce encore les sentiments d’incompréhension dans le meilleur des cas, voire de rejet dans le pire, avec sa cohorte de populisme et d’antiparlementarisme. Dans ces conditions, amis breillois et mentonnais, bon travail coopératif !

projetcarf.jpg

- page 2 de 4 -