jeudi 23 février 2017

Maaaaarchons ! Maaaaarchons !

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mercredi 2 novembre 2016

Primaires de droite, primaires de gauche

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puceorange.gif Question immuable que l’on pose à un adhérent du MoDem… Alors ? vous êtes de droite ou de gauche ? Et dans sa version actuelle : Alors ? Vous allez voter aux primaires de droite, mais celles de gauche ? Et la question devient de plus en plus pressante au fur et à mesure que les scrutins approchent.

puceorange.gif Tout d’abord, deux postulats de départ afin d’être en mesure de prendre position. Premièrement, je fais partie de ceux qui voient le clivage droite-gauche comme dépassé. C’est une vision et une organisation du siècle dernier. Notre société et notre vie politique ont considérablement changé et cette distinction en deux camps irréconciliables ne correspond plus à grand’chose. En effet, elle était essentiellement fondée sur l’introduction du capitalisme et de l’industrie dans nos sociétés. Celles et ceux qui possédaient le capital voulaient en garder les bénéfices et les ouvriers puis les salariés ont dû se battre syndicalement puis politiquement pour obtenir un rééquilibrage social et des lois sociales. Depuis, l’effondrement du bloc communiste a fait triompher le modèle capitaliste et libéral qui n’est maintenant quasiment plus remis en question par les mouvements politiques principaux. D’autre part, la mondialisation s’est accélérée et nous oblige à penser et à nous organiser à l’échelle mondiale, aussi bien dans nos échanges que pour nos productions. De fait, le problème ne se pose plus en termes de salariat-patronat, justice sociale-ordre social - gauche-droite donc - mais en gagnants-perdants de ce capitalisme mondialisé avec ses fonds de pension internationaux et ses plombiers polonais voire chinois. Ainsi, ce clivage gauche-droite est devenu complètement obsolète, et c’est vivre dans le passé de ne pas s’en apercevoir. Un salarié éduqué, qualifié, performant dans son domaine donc recherché et doté d’un bon salaire, appelé à travailler avec le monde entier, serait-il de gauche bobo ou de droite parce que « élite » ? Un autre salarié, lui, perdant son emploi parce que son entreprise a délocalisé sa production, au chômage car ses qualifications ne correspondent plus aux besoins de nos entreprises françaises aujourd’hui, serait-il de gauche car vivant des aides et du combat social ou de droite, voire de la plus extrême tant le monde mondialisé lui paraît hostile. Notre paysage politique n’a décidément pas évolué aussi vite que notre monde change. Qu’avons-nous alors ? Un J.L Mélenchon qui, louablement, tente de récupérer un électorat déboussolé naguère acquis à la gauche, mais complètement à contre-courant du monde. Un FN qui grossit des peurs et des angoisses inhérentes au monde qui change et qui n’offre comme solution que de se recroqueviller sur soi en attendant que l’orage passe – il ne passera pas. Et le reste ? Un centre ? Dans tous les cas une ancienne gauche et une ancienne droite avec leurs variantes plus ou moins brutales pour adapter notre société et notre pays. Or bien peu sont capables de nous proposer un projet politique, et la raison, c’est mon deuxième postulat de départ :

puceorange.gif Ce qui empêche notre classe politique de nous proposer une vision éclairée des choses, ce sont nos institutions elles aussi devenues inadaptées. Elles maintiennent artificiellement la gauche et la droite car la Ve République exige une majorité de l’un ou l’autre camp. Or nous sommes arrivés aux limites de l’exercice. Le quinquennat envisagé comme un remède s’est révélé être une aberration interdisant désormais à tout occupant de l’Elysée d’envisager un deuxième mandat tant ses 5 années sont monopolisées coûte que coûte, contre vents et marées, à coups de 49-3 sans respiration démocratique possible. Cela alimente encore davantage le discrédit du personnel politique et le sentiment mortifère que décidément, ce sont tous les mêmes…

puceorange.gif Une grave crise de gouvernance donc, de représentation quand le citoyen ne se sent plus concerné, qui ne fera que s’empirer si l’on ne fait rien. Cela peut basculer sur le pouvoir confié au FN, déjà bien installé au second tour de la présidentielle, ou bien sur une recomposition totale du paysage politique ce qui serait plus sain mais bien plus long. En cela, l’accélération macronesque est intéressante.

puceorange.gif En attendant, le système vivote, moribond et impopulaire encore pour élire un futur président en 2017.

puceorange.gif Alors que faire à notre petit niveau de citoyen ? Auparavant, il y avait deux tours de scrutin aux présidentielles, un premier pour éliminer disait-on, et un second pour choisir. Aujourd’hui avec un FN qualifié au deuxième tour, les primaires viennent comme un pansement réorganiser les scrutins. Des primaires en guise de premier tour pour éliminer, un ex-premier tour devenu un second tour pour choisir LE candidat face au FN, et un ex-second tour devenu un troisième pour confirmer le choix en suspens FN ou pas FN ? Vous me suivez ? Cela se concevrait s’il y avait des primaires uniques mais, archaïsme de la Ve République, celles-ci restent aux mains des partis – au grand dam du grand Charles qui avait envisagé le danger de la privatisation des scrutins par les partis. Fort heureusement, les primaires restent ouvertes et citoyennes, le mot n’est pas vain. En 2012, je n’avais pas voté personnellement aux primaires de la gauche. C’était une première peut-être sans lendemain, je ne me sentais pas concerné, sans doute je n’avais pas encore mesuré le fil des choses. Aujourd’hui, c’est différent. Ne pas aller voter reviendrait à ne pas se prononcer et à ne plus avoir de maîtrise sur le candidat que l’on nous imposerait face au FN, à l’instar de la gauche contrainte de voter J.Chirac en 2002. Donc votons aux primaires. Mais pourquoi à l’une et pas à l’autre ? Parce que nous serions prisonnier d’anciens partis, d’anciens clivage ?

puceorange.gif Eh bien je vous le dis tout net, j’irai pour ma part voter aux deux. A la primaire de la droite et du centre parce que le mouvement auquel j’appartiens souhaite objectivement l’élimination des plus réactionnaires et brutaux. A celles de la gauche parce que je souhaiterai pour ma part éliminer les plus réactionnaires et brutaux de l’autre bord également. La majorité déterminera alors le finaliste au 1er tour des présidentielles en souhaitant qu’il soit élu face à l’hypothèse FN-populiste au deuxième tour. Ce n’est pas satisfaisant, mais c’est tout ce que notre fonctionnement politique moribond nous propose avant que la France ne se Trumpise à son tour.

puceorange.gif A Menton, face à une majorité sarkozyste agrémentée de transfuges FN, c’est plus simple : Le MoDem que je suis votera aux primaires de la droite, et l’élu de l’opposition que je suis d’une liste de rassemblement moderne et salutaire, votera aux primaires de la gauche. Et n’allez pas me dire que c’est incompatible, car il vous faudra relire l’article depuis le début ;-)

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mercredi 16 septembre 2015

PACA 2015 : Ite missa est…

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puceorange.gif Pour reprendre le titre de mon billet précédent et pour y faire suite : ite missa est ! Ainsi la « messe est dite » pour le MoDem en PACA ; les listes pour les régionales sont désormais arrêtées et un accord a pu être trouvé avec Christian Estrosi. Fermez le ban.

puceorange.gif Sauf que ce n'est pas si simple. Les médias et l'inévitable simplification du discours de campagne nous rangeront avec la Droite… point. Nous en avons l'habitude au MoDem : quand nous faisons campagne avec la Gauche, nous sommes d'affreux gauchistes ; quand nous sommes aux côtés de la Droite, nous sommes les supplétifs et la caution morale d'une Droite qui flirte avec les thèmes de l'extrême droite. Nous en avons maintes fois parlé, il faut en effet des convictions chevillées au corps pour porter les valeurs centristes dans cette 5e République qui consacre le bipartisme.

puceorange.gif C'est d'autant moins simple que le retour auprès de la droite se fait également auprès de l'UDI. Je dis cela car si nous militons au MoDem, c'est parce qu'on a eu le courage en 2007 de ne pas tout accepter de la part de l'UMP, d'affirmer un positionnement résolument centriste, capable de travailler aussi bien avec des majorités dites de gauche et de droite, pourvu que ce qui s'y fait nous paraisse juste ; on l'a d’ailleurs chèrement payé. Et croyez-le, les candidats MoDem auront d'autant plus à affirmer ce qu'ils sont et les valeurs qu'ils portent.

puceorange.gif Il n'est pas simple non plus d'accepter une décision prise à Paris, et à Paris seulement. Une grande majorité des adhérents et de nos élus sont toujours pour une liste autonome au premier tour ; notre dernière convention départementale l'a une nouvelle fois démontré et c'était aussi ce à quoi appelait, dans le vide certes, mon article en juillet. Car enfin, si un parti comme le nôtre est incapable de faire une liste pour les régionales, c'est qu'il ne le veut pas ; et il ne l'a pas voulu. La stratégie nationale de notre mouvement nous amène donc à soutenir ceux contre lesquels nous nous sommes opposés, à Menton en particulier. Je suis prêt à en débattre et à justifier cette position car j'entends déjà les reproches : un coup à gauche, un coup à droite… Si je voulais faire dans la simplicité et le partisan, je militerais aux républicains ou au PS. Je continue de penser que ce débat gauche-droite est dépassé et ne correspond plus aux idées politiques en France. L'émergence d'un troisième pôle à l'extrême droite bouleverse d'ailleurs profondément la donne, dans la mesure où une concurrence s’opérant au sein des droites pousse à la droitisation du discours.

puceorange.gif C'est encore moins simple si l'on songe au cas très particulier qu'est notre région. L'hypothèse Marion Maréchaaaal se confirme sondages après sondages. La porosité entre certains « républicains » et le FN n'est plus à démontrer. Christian Estrosi lui-même est loin d'avoir été exemplaire dans la course au populisme dans ses déclarations nationales. Mais nous savons tous que les résultats risquent d'être très serrés. Nous savons aussi que partir avec la droite dans le « département le plus sarkozyste de France » n'est pas dans l'ADN du MoDem, nous savons que nous ne sommes pas à l'abri de dérapages ou de surenchères dans le contexte actuel. Nous savons également que ne rien faire n'est pas la solution. Alors oui, le MoDem national a tranché, et a choisi d'apporter sa pierre au projet porté par Christian Estrosi.

puceorange.gif À partir de là, nous avons deux écoles : Dire non, ne pas accepter cet état de fait. Je vous avoue que cela a été mon premier mouvement. Cela aurait eu un certain panache et le mérite sans doute de rétablir peut-être un peu de confiance entre les appareils politiques et les électeurs que nous sommes… et après ? Dire non, ne vaut que si l'on agit ensuite en se présentant, or ce n'est pas le cas. Je me suis alors ravisé. Ce n'est pas pour autant que vous allez me voir très actif lors de cette campagne. Comme tout mariage de raison, il n'y pas la flamme de l'amour. Ce sera l'occasion d'encore plus affirmer ce qu'est le MoDem, dans toute sa complexité, dans toute son intelligence, dans tout ce qui fait que vous soutenez ce mouvement comme moi depuis déjà longtemps.

puceorange.gif Ainsi, la « messe est dite » ou plus exactement, si je me rappelle bien de mes années de latin, nous voilà « envoyés » porter la bonne parole, NOTRE bonne parole, pas nécessairement celle d'un camp ou celle d'un autre. Ici à Menton, c'est Laurence Forestier, adjointe au maire PS de Breil sur Roya, qui a la lourde tâche de porter haut nos couleurs orangées sur la liste de Christian Estrosi... Quand je vous disais que tout n'était pas si simple !

vendredi 17 juillet 2015

PACA 2015 : La messe est-elle dite ?

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puceorange.gif Marre… écœuré des tractations et guéguerres pseudo politiciennes, rapports de forces autant dérisoires qu'illusoires en vue des prochaines élections régionales. Mon assiduité à ce blog d'ailleurs en a pâti. Désolé pour mes quelques lecteurs.

puceorange.gif Soyons francs, il n'y a guère que dans les états-majors des partis politiques que ça s'agite. Nous autres Français, on se réveillera en décembre pour voter… et encore, tant le populisme, l'antiparlementarisme, la décrédibilisation des partis politiques sont flagrants. Pour le moment, on oscille entre travail d'arrache-pied pour ne pas rater la saison estivale en ces temps de crise, et quelques semaines de repos pour celles et ceux qui ont d'autres rythmes.

puceorange.gif Et le MoDem ? Comme les autres ! À sa petite échelle… à s'abandonner aux sirènes d'un Laurent Wauquiez en Rhône-Alpes, ou d'un Christian Estrosi en PACA. Ne nous méprenons pas : Je n'ai rien contre la Droite, pas plus que la Gauche d'ailleurs. Mais de là à finasser avec les plus droitiers, les plus populistes – c'est dans l'air du temps, les plus indécrottablement sarkolâtres… NON. On ne peut pas miser depuis 8 ans sur l'intelligence des citoyens, sur les valeurs humanistes et républicaines, disait-on en s'en emplissant la bouche, pour en arriver là.

puceorange.gif J'avais adhéré au MoDem dès sa création, au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007, percevant avec d'autres déjà, et François Bayrou en particulier, les dangers du personnage, entraînant la France dans une politique néolibérale alors que la crise se profilait, embourbant la France dans une politique étrangère calamiteuse et égocentrique, méprisant les Français chaque jour un peu plus. La bipolarisation excessive de notre vie publique dans cette Ve République à bout de souffle en a décidé autrement. Marginalisés par la Droite préférant la fidèle UDI, et par la Gauche s'installant sur notre espace politique avec la mise en œuvre d'une bonne part de notre programme social-libéral, le MoDem n'existe plus. Nous n'avons pour nous qu'une caution morale à marchander ; et nous irions cautionner les Wauquiez, Peltier et Estrosi ?

puceorange.gif Et au nom de quoi ? Accrochez-vous, voilà les arguments. Premièrement la PACA est perdue pour la Gauche. Et cet argument ne souffre aucune contradiction… c'est le postulat de départ. Pour ma part, je n'en suis pas si sûr, surtout si en face on aligne des personnalités aussi clivantes que Maréchaaaal-Le Pen ou Sarko-strosi plutôt à même de rassembler le peuple de Gauche. Bref, partant de là, deuxième argument : Face au vilain FN, vous devez vous rallier à la Droite. Bien sûr ! Il faudra tout de même un jour s'attaquer à ce qui fait la force du vote FN : il y a des raisons… Les réponses que l'extrême droite proposent sont fausses et malheureuses pour le pays, mais le fait est que le vote FN progresse allié, d'ailleurs, à un abstentionnisme complice.

puceorange.gif Le MoDem entrant dans le giron de la Droite et exclusivement la Droite n'est plus que l'ombre de lui-même. Je vois déjà les appétits s'aiguiser, prêts à toutes les compromissions afin de passer à l'acte, lassés d'être exclus par la Droite et la Gauche. C'est compréhensible. Ce n'est pas acceptable. L'accord Juppé-Bayrou au plan national est raisonnable, dans la mesure où Hollande et Valls nous ont claqué la porte au nez. Juppé s'est arrondi avec l'âge, mais à lire son programme, ça penche pour le moment très « libéral-conservateur », et on le sent tiraillé entre électoralisme et rassemblement républicain. Nous verrons le moment venu et dans l'hypothèse d'une usure du pouvoir en place, Alain Juppé me semble le plus rassembleur et le plus protecteur des intérêts français, même si je n'oublie pas le premier ministre qu'il fût. Ces accords entre les Droites achoppent par contre en Rhône-Alpes et PACA car Christian Estrosi et Laurent Wauquiez font partie de ceux, à droite, qui ont choisi la surenchère avec le FN au lieu de le combattre pied à pied. Ne cherchez pas plus loin nos réticences à les soutenir.

puceorange.gif Alors oui, nous devrons porter haut nos couleurs lors de ces élections régionales. Soyons en fiers. Nous nous le devons. Nous ne le pourrons peut-être pas. Et si tel est le cas, non à une alliance préétablie avec qui que ce soit, organisée par je ne sais quel obscur état-major de petits-chefs. Nos électeurs sont à mêmes de voter en leur âme et conscience au second tour… comme au premier.

puceorange.gif Notre région mérite mieux que de n'être traitée dans les médias qu'au travers du prisme du FN. Elle a de grands atouts, un immense potentiel , mais aussi de grands défis à relever pour rester attractive. Peut-être aura-t-on l'occasion d'en discuter…

Votre serviteur… encore un temps vice-président du MoDem des Alpes-maritimes.

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samedi 14 février 2015

Jean Lassalle passe par Clans

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mercredi 19 novembre 2014

Elections internes au Conseil départemental - 29 novembre 2014

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Chers amis,

C'est avec plaisir et réelle motivation que je me présente à nouveau au conseil départemental de notre formation politique.

Depuis sa création en 2007, animer le MoDem des Alpes-maritimes n'a pas été simple. Toutes ces années ont été celles de la naissance puis de l'affirmation du mouvement démocrate dans un département fermement tenu par l'UMP. Ces trois prochaines années seront à n'en pas douter, celles de notre arrivée à des postes de responsabilités pour nos territoires. Nous y avons travaillé et nous y travaillerons demain, car notre parti aujourd'hui a les moyens de mettre en œuvre concrètement ses idées. L'arrivée de JC. Lagarde à la tête de l'UDI ouvre de nouvelles perspectives politiques locales, et le MoDem tiendra toute sa place sur l'échiquier départemental.

Avec une équipe soudée et compétente, continuons tous ensemble à faire vivre le MoDem à l'Est de notre département.

Bien cordialement, mentongroupe_m.jpg vos candidats : C.Genovese (Monaco), M. Schmitt (La Turbie), L.Forestier (Breil), M.Coudert (Menton), P.Briand (Menton), G.Destefanis (Beausoleil), G.Cholet (Menton), F.Bénard (MoDem06)

mardi 1 avril 2014

Du Socialisme au National-Socialisme…

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puceorange.gif Le Socialisme est mort. Il est mort de vieillesse lors de ces dernières élections. Il est mort sclérosé par ses non réformes et son inadaptation à la mondialisation en cours. J’en veux pour preuve deux changements majeurs dans notre vie politique française : la poussée du FN et notre nouveau Premier ministre Manuel Valls.

puceorange.gif En effet, un mouvement de bascule semble s’être opéré. Le Socialisme et son parti ont définitivement perdu les classes populaires au profit du FN. Il serait temps d’arrêter de minorer les succès du Front national, de l’écarter d’un revers de main comme si ce vote n’existait pas. Il existe, et il se renforce à chaque scrutin. Cessez également de le comparer au fascisme des années 30 afin de rester « politiquement correct ». Le Front national est devenu à Menton notre seconde force politique. Cette extrême droite ne propose pas de solutions pérennes ni crédibles, mais elle marque des points dans le constat qu’elle dresse de notre société. Elle fait florès du rejet des élites, qu’elles soient intellectuelles ou politiques, de la souffrance et des difficultés matérielles des gens, de notre perte de vitesse dans le monde liée à la concurrence accrue entre pays engendrée par le processus de mondialisation. Les élites, les politiques, Bruxelles, l’étranger, la finance, tout cela est désormais violemment rejeté. Ajoutez à cela un individualisme croissant qui conteste systématiquement toute autorité, il n’en faut pas davantage pour qu’un discours populaire – et non populiste – socialisant du FN fasse recette. Un National-socialisme fait ainsi de nouveau surface. Le FN va aider, le FN va comprendre, le FN promet tout…

puceorange.gif Le peuple de gauche adhère de plus en plus à ce discours. Quand vous êtes licencié, que tout ce qui a été tenté n’a abouti à rien, que vous touchez de la générosité publique le RSA ou autre allocation chômage, vous oubliez quels furent les combats socialistes pour les obtenir et vous vous jetez dans les bras du parti qui ne fait que dénoncer cet état de fait, qui n’a jamais rien fait mais qui vous comprend et vous assure qu’avec eux tout ira bien. Brûler ces livres et ces élites qui ne servent à rien.
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puceorange.gif Nos élites le savent. Jean-luc Mélanchon a tenté de revenir aux fondamentaux, mais notre société n’est plus celle du 19e siècle. Manuel Valls proposait de changer le nom du PS, mais s’il n’y avait que le nom à changer… François Hollande mène une politique centriste, sachant pertinemment que sans activité économique, point de répartition solidaire des richesses. Dans ce mouvement de bascule des idées politiques, François Hollande et Manuel Valls se proclament aujourd’hui de gauche, mais d’une gauche qui n’est plus celle que l’on a connu, à gauche d’un curseur qui a glissé plus à droite.

puceorange.gif Notre positionnement au MoDem se droitise lui aussi si l’on raisonne sur l’ancien schéma. Mais si l’on garde une fibre humaniste, on peut se retrouver à souhaiter la réussite du tandem Hollande-Valls qui vient empiéter sur notre ancien espace politique. Souhaitons-lui donc de réussir avec notre société française en plein doute. Mais préparons-nous aussi à recomposer le paysage politique français en deux camps : les Républicains et les Nationaux-Socialistes.

jeudi 9 février 2012

Café démocrate - La politique étrangère de la France

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jeudi 12 janvier 2012

Vidéosurveillance ou vidéoprotection ?

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mercredi 7 décembre 2011

Café démocrate 19h30

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jeudi 13 octobre 2011

PRODUIRE, INSTRUIRE, CONSTRUIRE


EXPRESSION DIRECTE - 111011 - PRODUIRE INSTRUIRE... par mouvementdemocrate

lundi 20 juin 2011

B and B : présidents !

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Présidentielles 2012 : tous les médias en parlent…
Pour nous, cela semble encore très lointain, même si les grandes manœuvres dans chaque camp ont commencé. A droite, la saillie drôlatique corrézienne a fait son petit effet, et ravive les supputations les plus téméraires. A gauche, on a inventé la présidentielle à épisodes, avec un suspens digne des séries américaines les plus en vue : ira – ira pas ? C’est ironique. Les extrêmes, quant à elles, sont prêtes, et comment ! Le centre, lui, est tourné systématiquement en ridicule.

Qu’à cela ne tienne François Bayrou garde le cap qu’il s’était fixé : fédérer le centre. Il a été le premier à dénoncer les dérives du libéralisme à tout crin, le premier à épingler la dette nationale, à souligner l’exaspération des citoyens face à leurs « élites » déconnectées.

L’enjeu est de savoir vers quelle solution les français se tourneront cette fois. La solution de gauche a été testée en 81, alors que nous étions déjà en crise, avec un ralliement à l’économie de marché qui l’entraîne aujourd’hui à être une gauche-porsche. La solution du volontarisme a été choisie en 2007, volontarisme de façade, à la solde du grand capital. Reste la solution extrémiste et populiste, comme dans plusieurs pays européens… Radicale, dangereuse. Une solution centriste alors ; un volontarisme au bénéfice des citoyens et humaniste (tiens… encore un terme devenu à la mode, initié par un certain François Bayrou).

Bref, nous verrons bien.
En attendant, il faut s’y préparer, et cela passe par une organisation en partis, puis en fédérations départementales. Au MODEM, nous renouvelons nos instances locales, conseil départemental et président, le 25 juin. Le travail de terrain est ingrat et paye souvent tard, mais il est indispensable à tout mouvement, s’il veut être crédible, au contact de sa population, et reconnu.
C’est pourquoi, je renouvelle toute mon amitié et mon admiration au travail réalisé pour nous à la tête du département des Alpes Maritimes, par Fabien Bénard.
Le 25 juin, votons Bénard ; en 2012, votons Bayrou.

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dimanche 27 février 2011

Pas de candidats MoDem ?

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Le MoDem 06 ne présente pas de candidats pour les prochaines cantonales.

Cela semble abrupt dit comme cela, mais c'est la réalité. Certains le regretteront, d'autres en feront la preuve irrécusable que le MoDem n'existe plus sur la scène politique... Les deux ne sont pas loin de la vérité.

Il n'empêche que en ces temps de corruption même plus cachée, de crise des valeurs et de l'expression démocratique en France, cela tombe mal. Quelle piètre figure donnons-nous aux peuples arabes qui meurent aujourd'hui sous les balles de tyrans pour ces idéaux universels de liberté et de démocratie. Nous, nous recroquevillons, et nous apprêtons à ne pas aller voter à ces élections, voire à nous préparer à voter à l'extrême droite ou gauche selon nos sensibilités, tant nos représentants ont discrédité le mot même de Politique.

Dernier arrangement entre amis, les deux grands partis cherchent à réduire le rendez-vous électoral de mars prochain à un match à deux candidats, comme le facilite éhontément la loi électorale modifiée en septembre 2010, à seulement 6 mois de l’échéance. Dans ces conditions, point de débat d'idées, encore moins de projet, pas de Politique. Qu'une ridicule compétition entre coqs auxquels plus personne ne croit. Ainsi meurent les régimes démocratiques : quand les citoyens s'autocensurent en laissant le pouvoir au mieux, à l'oligarchie actuelle au pire, à des extrémistes qui le confisqueront.

Alors, que doit-on faire au MoDem qui affiche vouloir réhabiliter la politique et le citoyen ? Se présenter et porter haut nos convictions... certes. Mais encore faut-il être audible, sans parler qu'aucun siège n'est à attendre dans ces conditions. Alors, inciter des candidats déclarés à approuver nos valeurs déclinées à l'échelle des Alpes-maritimes. Comme une bouteille à la mer, nous lançons un projet préparé par des élus locaux du MoDem 06, par des adhérents et militants qui se veut porteur d'une ambition: "Vivre mieux dans les Alpes-Maritimes."

Ce n'est pas abandonner, ni même baisser la garde, mais au contraire appeler à une attitude ouverte et constructive à l’égard de tous ceux qui, dans la clarté, voudront travailler à ce que naissent des majorités nouvelles.

… et ce qui est valable pour le département, est valable à Menton !



mercredi 5 janvier 2011

Quand les centristes font l'Histoire



Jean-Pierre Rioux
envoyé par franceinter. - L'info video en direct.

lundi 13 décembre 2010

Optimisme, laïcité, vérité




Discours de cloture - congres - François Bayrou - 1
envoyé par mouvementdemocrate. - L'actualité du moment en vidéo.


Discours de cloture - congres - François Bayrou - 2
envoyé par mouvementdemocrate. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

lundi 27 septembre 2010

Université de Rentrée




UR 2010 DEBAT QUEL CHANGEMENT A� PARTIR DE QUELLES VALEURS?
envoyé par mouvementdemocrate. - L'info video en direct.


UR 2010 - DISCOURS DE CLOTURE DE FRANCOIS BAYROU
envoyé par mouvementdemocrate. - L'info video en direct.

lundi 31 mai 2010

François Bayrou est apparu très grave. Et différent.

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Invité dimanche soir sur RTL du Grand Jury, François Bayrou est apparu très grave. Et différent.

François Bayrou sort du tunnel. Vitrifié par des élections régionales cataclysmiques pour lui et son parti, l’ancien candidat à la présidence de la République avait choisi, depuis, d’observer une cure de silence. C’est ce qu’il avait de mieux à faire. Dimanche, il est réapparu spectaculairement (au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro). Dégrisé, sérieux et même grave, il s’est exprimé sur un ton tout à fait nouveau, qui surprend et intrigue.

Trois raisons à cela :

  • 1- Bayrou indique (ou rappelle) que le déficit français, la crise aidant, a augmenté, de 2007 à 2010, de 400 %, passant de 38 milliards d’euros à 152 milliards d’euros. La situation est donc grave, a-t-il dit avec force. Dans ces conditions, les gens sérieux et responsables, au rang desquels il entend figurer, ne peuvent plus se permettre de continuer les petits jeux classiques de la politique. « Pendant longtemps, on a été un peu légers. Je suis moi-même gascon. On ne peut plus aujourd’hui se payer ce luxe-là. » Et à l’adresse de Nicolas Sarkozy : « Il est des moments où il faut rassembler un peuple pour qu’il s’en tire. »
  • 2- La situation est déjà grave, mais Bayrou, sans verser dans le catastrophisme, estime que le pire n’est pas complètement exclu. Le pire ? Que la France, parce qu’elle n’aurait pas pris à temps les mesures ad hoc, se retrouve, demain, toutes proportions gardées, dans la situation de la Grèce et de l’Espagne : « dégradée » par la communauté financière, donc mal notée. L’ex-candidat centriste a pris bonne note de ce que le nouveau ministre du Budget, François Baroin, venait, en termes diplomatiques, d’admettre : la situation est « tendue ». Du coup, Bayrou approuve Nicolas Sarkozy de vouloir faire inscrire dans la Constitution que les déficits de fonctionnement – gommés aujourd’hui artificiellement par des emprunts « immoraux, honteux » – soient demain structurellement interdits. Et il révèle, au passage, que la France a transmis une « note » à Bruxelles annonçant deux points d’augmentation des prélèvements obligatoires.
  • 3. Bayrou refuse catégoriquement l’idée d’une « récession » et se dit prêt, à sa place, à participer à toute opération de nature à éviter ce drame : « Je n’accepte pas qu’on plonge le pays dans la récession. » Mais a-t-il une solution ? « Personne, martèle-t-il, n’a de solution », et, ajoute-t-il, nul ne sait quelle sera la donne « dans deux ans ».

Une évidence : alors que les conditions d’un affrontement droite-gauche se mettent en place dans la perspective de 2012, Bayrou a tiré la leçon de ses errances. Il ne regarde plus du côté d’une gauche qui ne veut d’ailleurs pas de lui. Ira-t-il jusqu’à se réconcilier avec Nicolas Sarkozy ? A court terme, non, mais tout, clairement, redevient possible.

Dominique de Montvalon, France Soir du 31 mai 2010

samedi 29 mai 2010

Fabien Bénard, élu président du MoDem 06

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La présidence collégiale du Mouvement Démocrate des Alpes-Maritimes s'est réunie lundi 24 mai au soir, pour élire en son sein, selon les statuts, le nouveau président de la fédération, suite à la récente mise en congés de Loïc Dombreval.

Fabien Bénard, Vice-président du MoDem 06 depuis le 27/09/08, a été élu président de la fédération. Philippe Briand, responsable mentonnais et membre du bureau exécutif du MoDem 06 devient Vice-président aux côtés de Valérie Sabau dit Serban, André Minetto et Hervé Caël.

Un calendrier de travail dense est en cours de préparation. Une réunion du bureau exécutif de notre fédération, début juin et différentes actions auront pour seul but, dans les prochaines semaines, de parfaire notre organisation afin de participer de façon plus forte et plus régulière aux débats publics de nos communes, de nos inter-communalités et de notre département.

Pour la présidence collégiale, Fabien Bénard

samedi 8 mai 2010

Le modem est mort... vive le modem !

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Le modem est exsangue... pour le plus grand profit de certains d'ailleurs, qui se sont rués tels des charognards sur sa pauvre carcasse brûlée sur l'autel des régionales. En pouvait-il être autrement ? Non, car c'est la dure loi du genre politique ; «Vae victis !» reste somme toute très gaulois.

Au lieu de se lamenter, posons-nous un peu la question pourquoi, Villepin, Arthuis et ses «centristes» ou Morin et son nouveau (?) centre se sont-ils tour à tour rués sur les micros qu'on leur tendait ? Récupérer la place laissée vacante ; exister un peu, brièvement.

Maintenant que le temps passe, quel est le tableau que l'on peut dresser ? Si on veut en rester à une tambouille politique politicienne, je dirai qu' Europe Ecologie à focalisé dernièrement un électorat qui se confirme bel et bien. Un électorat qui ne veut plus se voir imposer une logique de bloc contre bloc, si ce n'est pas l'un, c'est l'autre... un choix par défaut qui conduit tout droit au « tous les mêmes » qui conduit lui-même à l'antiparlementarisme et au vote des extrêmes. J'en veux pour preuve la montée de l'extrême droite dans toute l'Europe, ou encore l'émergence du Libdem au Royaume-uni, patrie du bipartisme.

Si cet électorat existe, il n'en n'est pas moins volatile. Tous les ténors l'on maintenant compris. Il n'y a qu'à voir comment les socialistes se gonflent la bouche des mots « d' humanisme », de « justice sociale » que nous avions, nous, porté sur la place publique. Quelle manne ce serait ! L'UMP quant à lui est trop occupé à reconquérir son propre électorat après avoir chassé un peu trop sur nos terres politiques. Et Europe Ecologie ? Je ne suis pas certain que cet électorat soit prêt à tout mesurer à l'aune de l'écologie. Je ne suis pas du tout certain qu'ils puissent porter un projet national. Si cet électorat est conscient des enjeux écologiques, et nous les prenons maintenant en compte comme tous les grands partis de gouvernement, il n'en demeure pas moins qu'il réclame une création de richesse économique dans le cadre libéral et mondialisé dans lequel nous nous battons, tout en conservant une équité sociale à laquelle nous sommes tous très attachés.

Eh bien, pour tout vous dire, quand j'ai reçu dans la boîte aux lettres, la demande de ré-adhésion, mon choix n'a été guidé par la seule question qui vaille en la circonstance : Quel parti est le plus à même de porter mes idées ? Il me semble être solidaire de l'électorat que j'ai mentionné.

  • Des gens des classes dites moyennes, qui ne sont pas dans le besoin mais juste au dessus des plafonds des prestations sociales pour ne pas en percevoir, ou juste en dessous pour se les voir retirer avec la mise en place d'une politique de rigueur dont ils sont en rien les responsables. Demandez un peu aux grecs ce qu'ils en pensent, maintenant que les excès du libéralisme déversent leur flot d'inconséquences.
  • Pour voir également qu'à Menton, c'est de plus en plus difficile de se loger, que les emplois sont devenus rares avec les débauchages de Monaco, crise oblige.
  • Pour voir aussi que le coût de la vie est particulièrement élevé dans la région, qu'il faut suivre pour payer sa baguette 1,40 euros, l'autoroute 4,20 euros aller-retour pour aller à Nice, que son plein d'essence, l'électricité, le gaz augmentent sans cesse.
  • Pour comprendre aussi que ce seront eux qui devront travailler jusqu'à 67 ans au meilleur des cas.
  • Pour enfin voir inexorablement une petite partie de personnes enrichies s’arroger des privilèges tels, qu'une reconstruction civique et républicaine devient urgente et nécessaire.

Alors oui, je comprends celles et ceux qui se désengagent. Une loi électorale inique privilégiant la survie du bipartisme au détriment de l'expression du peuple est en préparation. L'UMP pourra continuer de régner sur la région même quand le département aura disparu, puisqu'il le recrée par le biais de la communauté urbaine dans laquelle le futur maire de Menton ne sera plus qu'un exécutant. L'Europe est mal en point et manque cruellement en ces temps difficiles au point qu'on fait appel au FMI. Mais que voulez-vous je ne me résoudrai pas à abandonner les valeurs que portent le MoDem et François Bayrou qui a eu très tôt la bonne analyse.

Alors oui, le modem est mort, vive le MoDem comme on le criait du balcon lorsqu'un roi de France mourrait pour bien signifier la continuité du pouvoir royal, nous signifions ensemble aujourd'hui la pérennité de nos valeurs qui nous ont rassemblé et qui nous rassembleront.

lundi 21 décembre 2009

Bonnes fêtes et heureuse année 2010 !




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