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A l'invitation de son Président Jean Delerue, je me suis rendu à la dernière assemblée générale de l'ASPONA, l'association de sauvegarde de la nature bien connue des Mentonnais.

Cette dernière réunion a vu la communication du professeur d'écologie marine Patrice Francour du Laboratoire Environnement Marin Littoral de l'Université de Nice, à propos du projet Natura 2000-mer que l'Europe met en place (avec retard) en Méditerranée. Le réseau Natura 2000-mer est en effet une opération de préservation des habitats naturels et des habitats d'espèces animales et végétales sous-marines. Le site de Cap-Martin, baie de Menton ayant été retenu, le professeur Francour nous a fait un brillant exposé du projet et de ses enjeux.

Mais le véritable intérêt de la conférence était, à mon sens, l'exhortation faite aux associations écologistes d'envisager la défense de la nature non plus avec des «mises sous cloche» de telle ou telle zone, que l'on baptisera Natura 2000 pour l'occasion, mais bel et bien de l'envisager désormais dans une perspective de développement durable.

Développement durable... le mot est lâché. Il est certain que le terme est à la mode, mais son concept est des plus importants et remet en cause toute la gestion et la sauvegarde futures de nos espaces. En effet, la sanctuarisation des espaces avec leurs gardiens du Temple, les écologistes, est révolu. La gestion durable de l'environnement réintègre aujourd'hui l'Homme au sein de la Nature, car enfin, tout le monde est à même de comprendre que l'on ne peut raisonner sur la planète et son état en faisant abstraction des Hommes. L'idée de développement durable n'empêche donc pas les activités humaines et leur développement... justement, pourvu qu'il soit durable. Autrement dit, les zones Natura 2000 n'hypothèquent pas tout projet d'aménagement, si les habitats des espèces protégées sont maintenus ou déplacés.

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Or deux remarques me font dire que le chemin du développement durable est encore long et difficile.

  • La première est l'échec du projet du centre de compostage à Castillon, qui s'est vu opposé une fin de non recevoir des militants écologistes raisonnant encore « à l'ancienne », en sautant comme des cabris en disant « natura 2000 », « natura 2000 ». Comme durant la campagne, je persiste à dire que dans une perspective de développement durable, un centre de compostage moderne nous aurait été bien plus utile dans les années qui viennent que le statu quo.


  • La seconde, sont les interventions en fin de séance de nos élus : André Bardin, 2ème adjoint en charge de l'urbanisme et de l'aménagement ; et Anne Mathé de Botton, conseillère d'opposition socialiste Les Verts. Avec sa maladresse coutumière, M. Bardin a signifié que la commune de Menton avait émis un avis défavorable sur le projet Natura 2000-mer présenté, prétextant une information tardive et mauvaise. Son véritable argumentaire consistait plutôt à dire «qu'on ne pouvait plus rien faire» entre la loi littorale et natura 2000, prouvant par là-même qu'il n'a pas intégré le concept de développement durable. Comment pourrait-on le blâmer d'ailleurs quand l'élue socialiste manifestait aussitôt son opposition systématique avec sa conception datée de l'écologie, lançant à qui voulait l'entendre qu'Eux, avaient voté pour en conseil municipal.


Chers amis, avec Corinne Lepage en particulier, le MoDem est le parti du développement durable.
"Dans le contexte actuel, je ne crois plus du tout à l'idée d'un pôle environnement au sein d'un parti. Ce sont tous les programmes politiques qui doivent être complètement revisités" C.Lepage – juin 2008

Le site de l'ASPONA
Le site du laboratoire d'écologie marine
le .pdf de l'intervention du Pr. Francour