Pour retrouver une action collective


Un traditionnel petit mot pour souhaiter à toutes et tous une belle rentrée de septembre, après cette saison estivale toujours sous covid qui aura quand même vu revenir quelque clientèle à Menton pour que nous retrouvions un peu de couleurs.

Le forum des associations s’achève et a montré une nouvelle fois tout le dynamisme de la vie associative du mentonnais, associations qui pallient parfois même maintenant aux carences des services des collectivités territoriales, en Roya notamment. Plus largement, plusieurs signaux d’alarme viennent nous signifier que la ville n’est au demeurant plus tenue :

  • Où en est-on du fameux cinq étoiles à Garavan ? Un béton coulé, un investisseur retiré, un chantier arrêté, les grands arbres évacués, la coulée verte du Pian à la mer défigurée. Le fiasco d’un chantier que nous dénoncions déjà en son temps pour sa viabilité incertaine, un montage financier aléatoire, des buts peu clairs, tout cela au détriment d’une infrastructure publique. Quand un chantier est clairement mené comme dans le haut Careï pour densifier la ville, le chantier est livré, même si l’on peut aisément y dénoncer l’appellation faussement accolée d’écoquartier, du greenwashing purement commercial et vide de concrétisation.
  • Où en est-on du Musée Cocteau noyé par une submersion marine, fermé depuis deux ans, aux collections perdues ou restaurées à grands frais, au bâtiment moisi par l’inactivité ?
  • Où en est-on de la propreté de la ville, de la tenue des espaces verts ? Un usage modéré de l’arrosage ne signifie pas laisser mourir de soif nombre de plantations, de laisser les jardins Biovès en jachère comme ils l’ont rarement été. Quant aux collectes d’ordures a minima de certains quartiers, elles ont permit de douces odeurs en ces chauds mois d’été.
  • Où en est-on du multiplexe qui allait révolutionner la vie culturelle à Menton ? Là encore, si une politique publique voulait réellement encourager le cinéma à Menton, on conventionnerait un partenariat avec l’existant au lieu de voir tellement grand que rien n’est réalisable.
  • Où en est-on de Mer et Monts laissée trois années de plus se délabrer ? Attendons encore quelques années et on nous dira que c’est irrattrapable, qu’il faut la détruire pour une juteuse opération immobilière.
  • Où en est-on de la délégation de service public du camping Saint-Michel ni honorée par le délégataire, ni dénoncée par la municipalité ?
  • Où en est-on du débat public à Menton ? La seule opposition d’extrême-droite poursuit ses vieilles lunes de vendetta personnelle et n’a aucune considération du bien public. Les autres anciens candidats se sont évaporés aussitôt perdu et ne portent plus aucun projet ni parole publique. Les élections désenchantées au département et à la région ont permis de faire élire dans l’indifférence générale de bons soldats, de bonnes soldates plutôt, créatures bien inoffensives pour le satrape.

Ainsi va le cours des choses à Menton, comme partout en France, le bien commun et les services publics vilipendés, un individualisme exacerbé détournant les libertés publiques au profit de son nombril et de sa très chère « liberté » individuelle. C’est pour cela que la journée passée au forum des associations m’a ragaillardi en me refaisant espérer de l’action publique et collective.


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