dimanche 10 novembre 2013

Le MoDem mentonnais rejoint Pascale Gérard

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Nice-Matin du 9 novembre 2013

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mardi 5 novembre 2013

Et si l’alternative à Menton n’était pas là où on l’eut dit ?

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Les forces en présence :

fch.png Un maire UMP sortant… de ses 25 ans de mandat.

fch.png Un ex-adjoint UDF de toutes les politiques municipales menées jusqu’alors.

fch.png Une candidate sociale-démocrate, menant une liste sans étiquette et un vrai projet pour Menton.


Faites votre choix, mes amis. Pour ma part, le mien est arrêté.

Jamais le MoDem à Menton n’a pu travailler avec le nouveau centre, puis l’UDI et pour cause : Ils sont tous membres de la majorité sortante. On peut penser de toutes ses forces que le bipartisme est dépassé… (et c’est une opinion répandue chez nos concitoyens si l’on en croit les sondages !) il n’empêche que tant que nous serons en Ve République, on ne pourra faire sans. L’UDI locale, trop compromise avec l’UMP osera-t-elle-même présenter quelqu’un face à Jean-Claude Guibal : j’en doute !

Une alternative républicaine, démocrate, humaniste et écologiste, progressiste dites-vous : certes ! Mais vous verrez que beaucoup de candidats peuvent se prévaloir de ces qualificatifs. Demandons-nous alors lequel est le plus à même de porter ces valeurs ? C’était le but de notre charte départementale. Ma famille politique reste le MoDem, puisque si j’en crois la charte de « L’Alternative », MoDem et UDI conservent leur entités propres.

Contrairement à François Hollande qui n’a pas voulu entrebâiller la porte à François Bayrou en 2012, qui avait fait un geste historique en lui permettant d’être élu, - une chance perdue de recomposer le paysage politique au niveau national -, Pascale Gérard non seulement nous ouvre la porte, mais nous permet de porter ensemble une vraie alternative majoritaire à Menton au sein d’une liste sans étiquette, une première à Menton. Alors ? Continuons ensemble cette belle aventure MoDem entamée en 2007 ! Conservons notre âme au sein d’une majorité !
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jeudi 24 octobre 2013

Trop de centres, tue le centre…

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Samedi dernier aux Colloques de Menton, Pascal Perrineau et les autres invités nous expliquaient que, chiffres à l’appui, c’était bel et bien les classes moyennes qui payaient la dette, qui voyaient proportionnellement leurs revenus stagner, voire baisser par rapport aux plus pauvres et aux plus riches. De là, se renforçait un sentiment de déclassement. J’ajouterais que si le "sentiment" est réel, le déclassement aussi… Ils avaient beau expliquer que dans un contexte de mondialisation, leur situation n'était pas si dégradée que cela, force est de constater qu'à l'échelle de la société française, ce n'est pas si simple.

Sur le plan politique par contre, P. Perrineau constatait une sorte d’attentisme de leur part. Là d’ailleurs se trouve notre immense défiance de la classe politique actuellement, ce que Jean Lassalle démontre chaque jour. Défiance renforcée encore par le quinquennat qui certes évacue la possibilité d’une cohabitation, mais éloigne considérablement les citoyens de toute action sur l’exécutif pendant 5 ans tout en renforçant le pouvoir présidentiel et de ses centrales technocratiques. En ces domaines, ce que fait Jean Lassalle est essentiel comme lanceur d’alerte, tout comme l’est le nécessaire rééquilibrage de notre constitution. Le non cumul des mandats est aussi largement plébiscité par ces classes moyennes de plus en plus au fait et critiques de l’action publique - et celles-ci ne s’en désintéressent pas, bien au contraire. Réfléchir aussi à une forme de participation citoyenne au côté de la représentativité, pivot de notre démocratie, ne serait pas non plus complétement dénué de sens. Bref.

Que faisons-nous alors ? Nous attendons nous dit P. Perrineau. Oui… nous attendons le non cumul des mandats, nous attendons des élections directes sur les EPCI, nous attendons les prochaines échéances électorales… et qu’avons-nous ? Nous votons sans grand enthousiasme, ou nous ne votons plus… ou blanc… ou MoDem… Peu encore franchissent le pas du vote aux extrêmes populistes ; jusqu’à quand ? François Bayrou et son MoDem avaient compris cela et ont d’ailleurs fait de bons scores aux présidentielles ; et alors ? Rien. Rien parce que nos institutions binaires l’ont complètement marginalisé. Ainsi, pour revenir sur la scène politique, il se rapproche de l’UDI inféodée à la droite, et nous recrée une nostalgique et dépassée UDF. Je ne suis pas certain que les personnes qui l’ont suivi jusque-là le suivent sur ce terrain.

Dans tous les cas, le MoDem des Alpes-maritimes a décidé de ne pas se renier, et c’est plutôt une bonne nouvelle par les temps qui courent. Le ralliement à l’UDI est national et obéit à des règles nationales ; il ne sera pas automatique au local, surtout sur des élections municipales. Comment pourrait-on rester crédibles si nous abandonnions tout ce pourquoi nous nous sommes battus ? Pour rallier des gens qui ont suivi 24 ans l’UMP ? Eh bien non. C’est pourquoi on se fera encore railler parce que nous soutiendrons à Cannes une équipe de droite et à Menton une équipe de gauche. Et alors ? Le MoDem soutiendra aux municipales des équipes les plus à même de faire avancer nos idées, nos projets. Il propose d’ailleurs une charte sur laquelle tout candidat de droite comme de gauche pourra se positionner… ou pas. L’idée centriste n’est pas sectaire, elle est ouverte, généreuse et optimiste. Allons de l’avant, changeons notre paysage politique, et je me fiche de savoir si je suis de centre-droit ou de centre-gauche… MoDem je suis !
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vendredi 22 mars 2013

Quand nice-matin franchit la ligne… de coke !

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Campagne de dénigrement ou manipulation politico-médiatique… qu’était-ce cet article de Nice-Matin du 20 mars sur « la fumette » sur les marches du lycée ? Une chose est de pointer un délit qu’est la consommation de drogues et les nuisances que cela cause, une autre est d’accuser le proviseur et les professeurs de l’établissement de « fermer les yeux » (sic) et de les rendre ainsi complices.

Alors que Marc Dimech, notre 8° adjoint à la jeunesse , avait lui-même été agressé aux abords du collège Maurois il y a quelques années, il n’avait pas fallu une semaine pour qu’une batterie de caméras de surveillance voient le jour. Aujourd’hui silence, ou plutôt attaque en règle contre le Lycée Pierre et Marie Curie. Soyons sérieux : la détention et l’usage de drogues est un délit. Des caméras et des patrouilles de police sont dans les abords de tous les lycées de France. Ici, même la voierie ne passe pour le nettoyage que lorsque le Ministre Chatel vient. Alors pourquoi stigmatiser la communauté éducative ? Il est vrai que c’est devenu une sorte de chasse à courre électoralement rentable (quoique…) C’est bien entendu la faute de ces fainéants.

Dès lors, à qui profite le crime ? Dans un contexte de concurrence scolaire exacerbée, je ne serai pas surpris que cela serve des intérêts scolaires privés. Le Lycée Pierre et Marie Curie de Menton est régulièrement un des lycées les mieux classés aux résultats du baccalauréat. Il développe de nouvelles filières internationales, une classe de STI2D pour les métiers de développement durable, des voies professionnelles de qualité et ouvrant sur des débouchés professionnels, des BTS Bac + 2 en comptabilité et Assistants de Manager, un micro-lycée… et même, oui, une préparation aux concours de Sciences Po. Cette réussite, et on le voit dans les effectifs, ferait-elle de l’ombre à certains ? Dans tous les cas, cela ne justifierait pas un article aussi complaisant. Juste encore un exemple de traitement : vous avez eu droit à une page entière sur le déplacement d’une classe de Roquebrune à Auschwitz. Une autre sur celui des collégiens avec le Conseil général. Savez-vous que l’enseignement des mémoires et de leurs enjeux dans notre société est dispensé au lycée ? Savez-vous qu’une classe du lycée s’est rendue au Mémorial de la Shoah à Paris et sur le site d’Auschwitz, le tout en collaboration avec le Mémorial et le Conseil régional ? Ah ? Vous ne le saviez pas ?

Bref, ajoutez à cela qu’à quelques mois des municipales, il vaut mieux nous endormir avec ce genre d’article accusateur et stérile plutôt que de prendre la réalité et la (juste) mesure du problème. Non, Mesdames, Messieurs, le Lycée Curie n’est pas un repère de dangereux drogués encouragés par leurs professeurs et l’administration.

lundi 4 mars 2013

Journée des droits des femmes - 8 mars

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vendredi 14 décembre 2012

La Roya, la CARF et notre démocratie

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Ainsi, le scénario écrit à l’avance par nos élites locales, à savoir le rattachement des communes de la Roya à l’EPCI de la CARF, semble avoir pris un tour définitif la semaine dernière. Fi donc des consultations populaires ; Fi des résultats du référendum d’initiative populaire organisé dans la vallée ; Fi de la volonté populaire en somme ?

Pouvons-nous aller jusqu’à crier au déni de démocratie en la matière ? Pas si sûr. Le débat, binaire encore une fois, divise ceux qui se réclament de la volonté des habitants de rester autonomes, de ceux qui arguent que les décisions ont toutes été prises par des assemblées représentatives. Le MoDem quant à lui, a tenté de faire entendre sa voix dès le départ, avec toute l’énergie de Laurence Forestier et du collectif Roya Citoyenne dont il faut ici louer la disposition et l’implication citoyenne. Ils ont ainsi pu animer et donner du sens à l’action politique au sens noble du terme, et faire de l’intérêt général le pivot de toute action publique. Qu’ils en soient ici vivement remerciés.

Objectivement qu’en est-il ? Tout d’abord, force est de constater que les cinq communes de la Roya ne se sont jamais réellement entendues au moment où les regroupements de communes se faisaient. Rivalités tenaces, imprévision des élus, toujours est-il qu’elles ont préféré continuer à fonctionner avec leur bon vieux SIVOM. Ce n’est que le couteau sous la gorge, de par la loi imposant à chaque commune d’être en intercommunalité, qu’elles se sont réveillées en sursaut se voyant rattachées à la CARF littorale dans un premier projet.

Ce choix a ses cohérences en termes d’aménagement de territoires pour l’est du département. Néanmoins, il nous faut pointer là deux difficultés : Tout d’abord, agrandir la CARF de la sorte revient à la légitimer, et à abandonner l’autre option que JC Guibal nous a servi pendant des mois voulant nous rattacher à la CU niçoise. Passons. L’autre difficulté est que trois communes sur cinq aient dès lors envisagé de monter une communauté de communes comme la loi le leur permet. Un peu tard me direz-vous, mais le MoDem a soutenu cette action en vertu des responsabilités citoyennes de tout un chacun et des valeurs profondément démocratiques qui nous animent. Après tout, la volonté populaire des valèian se manifestant pour la création d’une communauté de communes, pourquoi la leur refuser ? Cela aurait permis de prendre le temps de développer les synergies évidentes et naturelles entre littoral et montagnes et d’envisager, plus tard, d’autres coopérations intercommunales.

C’est alors que les travers politico-politiciens prennent le pas sur l’intérêt général. Un débat gauche / droite stérile et perdu d’avance - la droite locale tenant tous les postes décisionnels - qui éloigne un peu plus chaque jour les citoyens de l’action publique. Non pas que je sois partisan de la « démocratie directe » bien trop sujette aux passions populaires, mais ici, notre démocratie représentative fait défaut. Elle fait défaut lorsqu’elle se met à servir des intérêts partisans avec des représentants qui ne représentent plus. Elle fait défaut quand les EPCI sont dirigés par des personnes élues dans leur commune mais sans mandat du peuple pour l’intercommunalité. Il y aurait d’ailleurs bien des choses à dire sur le choix et les indemnités de ces conseillers communautaires. Les départements tardant à mourir, nous voilà avec un échelon territorial supplémentaire complètement opaque et en grande partie méconnu de nous autres.

Le coup de force de la CDCI la semaine dernière n’est ainsi que l’épilogue de cette histoire pourtant annoncé. L’arbitrage théorique de la Préfecture n’y a rien fait. Longtemps politisée à droite, elle a cautionné pendant un temps la fusion avec la CARF ; aujourd’hui plus à gauche, elle préconise sans avoir les moyens de faire appliquer ses recommandations. Au total, une décision pour nos territoires avant tout politique, au mauvais sens du terme, qui loin de redorer le blason de nos baronnets locaux, renforce encore les sentiments d’incompréhension dans le meilleur des cas, voire de rejet dans le pire, avec sa cohorte de populisme et d’antiparlementarisme. Dans ces conditions, amis breillois et mentonnais, bon travail coopératif !

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vendredi 7 septembre 2012

Quand les sondages l’Élysée font école à Menton

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Menton, charmante bourgade de 28000 âmes, n’a décidément rien à envier à Paris.



Affaire des cigares de Christian Blanc ? : pareil ? Rixes internes à l'UMP, mafias, affaire des sondages de l’Elysée ? On a aussi ? C’est en effet ce que semble nous révéler Nice-Matin nous rapportant la découverte de Pascale Gérard dévoilée lors du dernier conseil municipal.

Pour rappel, l’Élysée avait commandé une flopée de sondages entre 2007 et 2009 à Publifact détenu alors par Patrick Buisson, conseiller du président. La cour des comptes et Anticor avaient tous deux levé le lièvre, relayés en cela par Médiapart et Libération. Eh bien il semble que cela ait fait école à Menton puisque des sondages semblent avoir été commandés par la mairie à deux officines proches, très proches de l’UMP en la personne du très droitier Guillaume Peltier.

Je ne souhaite pas polémiquer sur le sujet, mais d’après l’article paru dans Nice-Matin aujourd’hui, la défense de la majorité municipale été plus qu’hésitante. Dans un contexte de crise économique et morale, ça commence à faire beaucoup… ; à force de discrédits !

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jeudi 10 mai 2012

Plages criblées ou plages privées ?

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Le saviez-vous ?... on crible les plages à Menton.

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En réalité, c’est une grosse opération de tamisage pour ranger le sable, plus apprécié des touristes, d’un côté et les galets de l’autre. Coût de l’opération : 17 000 euros.

Menton aura donc des belles plages cet été. Classée station touristique, elle aura tous les atouts pour vivre une belle saison 2012.

Un revers à la médaille cependant, auquel nous serons particulièrement attentifs. Une telle opération sur les plages, payée sur les deniers publics, ne doit pas préparer la privatisation rampante des plages mentonnaises. La concession de « plages privées » par la mairie dans la baie ouest est en effet une vieille marotte, alors que l’essentiel des plages de la baie est a déjà été privatisée.

La pression est telle que la loi est souvent mise à rude épreuve. Elle est pourtant simple : pas plus de 20% du domaine public littoral concédé, des « constructions » démontables et un libre passage de 3m le long du rivage. La plage doit en outre être libérée de ses équipements hors période de baignade soit 6 mois par an. Aucun élément d'ancrage durable au sol ne peut être installé… humm.

Baie est : à peu près 300 m de plages privées et 200 m aux Sablettes. Baie ouest : 1000 m de plages. Soient à peu près 1500 m de plages à Menton. 20 % équivaudrait à plus ou moins 300 m. Mes calculs ne sont certes pas précis, mais il ne reste plus grand’chose comme marge… à moins que les mentonnais ne se contentent des enrochements, considérés comme domaine public littoral aussi ?
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vendredi 28 octobre 2011

Le sort de la Roya à l'ordre du jour de la CDCI

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COMPTE-RENDU DE LA RÉUNION DE LA CDCI * du 24 octobre 2011

Par Patrick Feneau - Association Roya Citoyenne

*Les Commissions Départementales de Coopération Intercommunale (CDCI) sont les organismes représentatifs des collectivités locales, et ont historiquement 2 rôles :

1/ Émettre un avis sur les projets de création ou de fusion d'EPCI, et

2/ Contribuer à l'élaboration des schémas départementaux de coopération intercommunale (SDCI), qui existaient avant la réforme des collectivités territoriales, mais dans une version moins contraignante.



L’ordre du jour de la réunion présidée par le Secrétaire Général de la préfecture : étude et discussion sur la partie Syndicats Intercommunaux et Syndicats mixtes du projet préfectoral de SDCI pour les A.M.

Rappelons, comme l’a fait en préambule J.C.Guibal, rapporteur, que la date-butoir légalement prévue pour que la CDCI donne son avis définitif est fixée au 30 novembre 2011.

D’une discussion générale de plus de 2 heures, qui a en fait abordé les 2 problèmes des syndicats et des périmètres des futurs EPCI (ce qui n’était pas prévu), il ressort plusieurs points forts :

  1. De l’avis quasi unanime de ceux qui se sont exprimés (15 sur 42), en étudiant le problème des syndicats avant de définir les périmètres des futurs EPCI, on met «la charrue avant les bœufs », puisque des périmètres des EPCI dépendront les compétences et les périmètres d’action des syndicats qui seront maintenus. En réalité, de la succession des discours des administratifs et autorités politiques (Préfet, E.Ciotti, C. Estrosi en particulier) il ressort clairement que ce n’est pas le cas, puisque pour eux LE PROBLÈME DES PÉRIMÈTRES DES FUTURS EPCI est DÉJÀ RÉGLÉ.

Pour preuve, s’il en était besoin, les propos

+ du Secrétaire Général : aucune consigne, spontanée ou sollicitée instamment et directement, n’a été donnée aux Préfets par les ministères concernés (1er ministre, intérieur, collectivités) pour envisager de repousser la date-butoir du 30 novembre, contrairement à ce qui avait été laissé supposer par les propos du 1er ministre en réponse à la demande du Président du Sénat et de l’Association des Maires de France en particulier. Il est simplement demandé aux préfets de «continuer la concertation »,… ce qui a été très largement fait jusqu’à présent dans les Alpes Maritimes, nous dit-on !

La prochaine réunion de la CDCI, début décembre au plus tôt, aura pour mission de donner son avis définitif sur le projet de SDCI dans sa totalité. Une confidence «off» de R.Velay : alors qu’à sa demande, tout-à-fait justifiée, d’étendre le périmètre de la future communauté CIANS-VAR-VALLEES D’AZUR aux communes voisines des Hautes Alpes, Entrevaux en particulier, le préfet avait oralement répondu favorablement, le projet final de SDCI n’en tient pas compte !

+ d'E.CIOTTI et C.ESTROSI : la création de la métropole est une chance historique pour le développement et le bien-être des populations du département. Le Conseil Général approuvera le projet de SDCI tel quel, en particulier en ce qui concerne les périmètres des EPCI. Précision importante : des compétences du C.G., et de lui seul et en aucun cas des communes concernées, seront transférées à la Métropole.

  • 2. Toujours au sujet des périmètres : A. ASCHIERI demande un moratoire d’un an. H.LEROY, maire de Mandelieu, rappelle que pour le futur SCOT OUEST, 25 des 29 communes et 15 sur 16 syndicats rejettent le projet de SDCI, et qu’il faudrait, peut-être en tenir compte.

Par contre, J.C.Guibal et P. Cesari insistent et se félicitent du vote de 8 maires sur 10 de la CARF pour intégrer la Roya ;

  • 3. SUR LES SYNDICATS : le point est fait par les sous-préfets sur tous les syndicats existants.

N.ALBIN, maire de Touêt de l’Escarène, rappelle, qu’il y a environ 60 syndicats dans le département et que la disparition de certains entrainera des transferts de compétences sur les intercommunalités à des coûts pouvant être multipliés par 3 ou 4 (exemples précis à l’appui) !

Sans entrer dans le détail, les intervenants sont tous d’accord pour demander le maintien de la plupart d’entre eux, en raison :

- de leur caractère irremplaçable de proximité : H.LEROY parle de « cassure de la démocratie de proximité »

- de leur efficacité, du coût souvent modéré des services rendus (grâce souvent au bénévolat des responsables) ; exemples rappelé par M.DAUNIS : les SIVOM de la Roya et les déchets ;

- de l’adéquation entre les services rendus et l’échelle humaine et territoriale, de leur compétence.

Un seul exemple, cité par C.A. GINESY, maire de Peone-Valberg : le syndicat mixte de la station de Valberg, a vocation de gérer la station verrait ses compétences dévolues a toute la communauté de communes nouvelle CIANS-VAR-VALLEES d’AZUR-ESTERON-SALLAGRIFFON, en grande partie fort éloignée de Valberg ! Logique implacable…

A la demande faite au représentant de l’état s’il sera tenu compte de ces doléances et désirs exprimés, réponse très évasive : la concertation continue, les projets «recevables» (?) seront favorablement examinés (il reste 1 mois pour !), la prochaine réunion de la CDCI tranchera.

  • 4. En conclusion de ce qui précède , à l’exemple de ce qui est demandé par le Président du Sénat , par l’Association des Maires de France, de ce qui a été exprimé dans les urnes, il est demandé par beaucoup aux autorités de « donner du temps au temps », de ne pas se presser, pour examiner en détail et en profondeur, en vraie concertation, la réalisation et les conséquences de cette réforme . Ceci permet à C.ESTROSI une très longue digression de stigmatisation de ceux qui, localement, mettent en doute la pertinence de la réforme et qu’il accuse de vouloir en faire une polémique politique droite-gauche.


  • 5. EN CE QUI CONCERNE LA CARF ET LA ROYA :

+ pour le périmètre d’une CC ROYA : soutien public de ALBIN, TUJAGUE, ASCHIERI, ALLEMAND, DE ZORDO. Quelques autres semblent prêts à nous soutenir (disent-ils plus ou moins ouvertement ou en «off», au motif qu’il faut que la démocratie locale s’exerce par le respect des souhaits et des désirs des populations et élus locaux (H.LEROY, M.COULLET, R.VELAY par ex. ). Un amendement en ce sens est déjà ou sera très prochainement déposé par F.TUJAGUE, R.VELAY, M.DAUNIS.

P.CESARI et J.C.GUIBAL réaffirment leur volonté d’intégrer la Roya dans la CARF, au motif que sur les 10 maires de la CARF, 8 en ont exprimé le désir, et «qu’il sera bien difficile de faire travailler ensemble Tende et Breil» !!! Bien sûr, si l’on n’arrête pas de jeter de l’huile sur le feu…

A.ASCHIERI se dit scandalisé de la façon dont on a obligé les populations à s’exprimer (garage, appartements privés, abri-bus) lors de la consultation populaire. A ce propos, le Secrétaire Général de la préfecture essaie de faire croire que la consultation était légalement interdite : M.DAUNIS remet les choses en place, sans être démenti, en rappelant le jugement du T.A du 30 août rejetant la demande d’interdiction du préfet. Mais de ceci les membres de la CDCI avaient été mis au courant par nos soins ;

+ pour les syndicats : les choses sont beaucoup plus floues en ce qui concerne les syndicats de la Roya : alors que le Conseil Communautaire de la CARF demandait leur maintien, J.C.GUIBAL estime qu’il est top tôt pour en parler et admet le fait que leur sort est lié à l’intégration de la vallée dans la CARF : autrement dit, si celle-ci est réalisée, ipso facto par approbation du SDCI, les 2 SIVOM seront fusionnés avec la CARF et le SIVU télévision sera supprimé. En tout cas il n’est pas déposé d’amendement officiel pour leur maintien : donc, d’après la loi, qui ne dit mot consent…

Pour le SIVOM de Villefranche : sa disparition est demandée.

Pour le SIECL, il est demandé un délai jusqu’au 30 /06/2013, la CARF n’ayant pas les moyens d’exercer ses compétences.

De cette réunion, et c’est aussi l’opinion de plusieurs membres de la CDCI que nous avons rencontré après, il ressort très fortement l’impression :

  • d’un grand flou, d’une immense improvisation, d’une volonté d’avancer à marche forcée, d’une absence totale de concertation, d’un déni de démocratie.
  • A preuve ; la prochaine (et sans doute dernière si l’on s’en tient à la loi) réunion de la CDCI pour approuver le projet de SDCI (et ses éventuelles, mais peu probables modifications) est fixée début décembre, c'est-à-dire à la fin de la limite légale. Ce jour-là, il faudra, en une seule séance, décider de tout.


dimanche 10 juillet 2011

Ça bouge encore en Roya…

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Il faut surveiller les mois d’été… c’est en général là qu’on fait passer les pilules amères : je vous fais grâce des augmentations diverses (électricité, timbres, gaz…). C’est aussi là qu’on repousse subrepticement encore la durée de cotisation pour une retraite à taux plein, pendant que les badauds vaquent à leurs RTT et à leurs 2 ou 3 semaines de congés.

Eh bien figurez-vous que c’est aussi à la fin du mois de juillet que le Préfet arrêtera le périmètre de la future CARF, en l’étendant aux communes de la Roya, ou bien – on ose encore y croire – laissera libres les communes de la Roya de monter leur propre EPCI.

Cela fait plus d’un an que plusieurs associations et le modem avec Laurence Forestier suivent l’affaire de l’intercommunalité. Le refus de Tende de constituer une communauté de communes de la Roya n’a pas permis de la monter en temps et en heure. Aujourd’hui, le couperet de la réforme territoriale est tombé : intégration à la Carf, au grand dam de Breil et Saorge.

Cependant, les deux parties rechignent. « A nous les poubelles et sur la côte les balconnières » ai-je entendu dire dans la montagne. « Ouh la la, ça va coûter cher de les intégrer » ai-je entendu ici. Plus encore, Breil et Saorge n’ont pas fini le combat et organisent même des référendums d’initiative populaires. Même s’ils n’ont qu’un rôle consultatif, ils montreront sans doute une nette majorité contre la fusion à la Carf.

En attendant, la semaine dernière, le PS cherchait à récupérer l’affaire lors d’une réunion publique à Breil avec Mme Gérard et M. Aschieri. Après un discours consensuel sur le thème de la technocratie en marche, à eux d’asséner « de toutes façons, si le PS est aux affaires en 2012, on abroge la réforme territoriale ». Argument électoraliste s’il en est, sauf que ce n’est pas aussi simple que cela.

En effet, la réforme territoriale en France est nécessaire, avec en point de mire la disparition des départements. Notre difficulté dans les Alpes-Maritimes est double. D’une part, nous ne sommes pas en Beauce avec un territoire maillé régulièrement. Nous avons au contraire un fort clivage entre littoral et montagne. Le département, au travers de ses compétences, apparaît aujourd’hui comme le garant d’un équilibre, et sa disparition programmée crée un légitime sentiment d’abandon dans les villages de la montagne. La réforme territoriale devrait donc se faire avec toute la souplesse que permet d’ailleurs la loi, avec le maintien de communautés de communes significatives. Pour rappel, la communauté de communes de la Roya envisagée est tout à fait viable et légale.

C’est là qu’intervient notre deuxième difficulté de département le plus sarkozyste de France. Ici, il faut être plus sarkozyste que Sarkozy… à coups de pressions, de subventions, de débauchages, on arrive à torpiller la création d’une communauté de communes de la Roya sans aucune vision ni cohérence des territoires. La Carf même était un temps vouée à rejoindre Nice de par la volonté unilatérale de JC. Guibal. Ce qui serait passé sans la mobilisation de sa population. Aujourd’hui, alors que ce serait de l’intérêt de la Carf de s’agrandir, celle-ci rechigne et réclame un audit !

Où est donc l’intérêt des populations dans ces luttes d’influences politico-politiques ? Le pire dans tout cela, c’est que cela engendre des tensions et des ressentiments qui seront autant de freins pour travailler ensemble dans l’avenir.

lundi 20 juin 2011

ASPONA : Haro sur la mairie !

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Samedi 18 se tenait comme chaque année, l’assemblée générale de l’association de défense de la nature et du patrimoine (ASPONA) bien connue des mentonnais.

Son président Jean Delerue, au cours de son bilan annuel, dresse un constat quelque peu amer de la situation : avec peu de moyens, l’Aspona alerte, dénonce, rend public tel ou tel abus ou dégradation. Néanmoins, elle n’a pas les ressources financières pour saisir la justice ou simplement faire analyser des prélèvements par des laboratoires indépendants. Force est de constater que les dérives sont nombreuses, et que leurs auteurs font souvent fi de la morale, voire des lois. Résultat : des citoyens « indignés » de ces comportements délictueux, et conscients de leur impuissance.

Vers qui se tourner alors ? La justice, certes, mais cela réclame, nous l’avons vu, temps et argent. Des actions «coup de poing» presse à l’appui ? Cela se fait ponctuellement. La puissance publique alors : La mairie, émanation de ses citoyens.

Justement, la mairie était représentée en la personne de son premier adjoint, excusez du peu, Patrice Novelli. Interpelé sur divers sujets, j’ai été à plusieurs reprises personnellement atterré par ses non-réponses .

  1. Sur la coupe des platanes à Garavan pour satisfaire la vue des riches acquéreurs du dernier immeuble en front de mer : sourire entendu.
  2. Sur la pollution verte récente du Gorbio, «selon vous c’est quoi ?» pose-t-il naïvement, alors même que la mairie n’a fait procéder à aucune analyse.
  3. Sur la mise en valeur de l'église russe : «elle est classée ?»
  4. Sur les sentiers privatisés les uns après les autres : «la grille sur le chemin du Peyronnet est ouverte»… mais toujours pas de signalétique.
  5. Sur un dossier plus grave, le GR52 transformé en piste, avec déboisement, ébauche de fondations et décharge sauvage «on n’est pas au courant». Sommé de faire appliquer la loi sur le territoire communal : «on ne peut pas empêcher un particulier de …» Ah bon ? Menton : zone de non-droit ?


Les uns en appelant au préfet, les autres à des actions visibles, c’est bel et bien, une inertie grave de la municipalité qui est ici en cause.
Qu’en a conclu notre sous-édile ? «quand même, ne trouvez-vous rien de positif ?» interroge-t-il benoîtement ? La réunion s’est terminée sous une volée de bois… bien vert celui-là.

mercredi 4 mai 2011

Vintimille, Menton… et schengen : quelle mauvaise foi !

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Sarkozy – Berlusconi : 0 partout !
Quand d’un côté comme de l’autre on manipule l’information, quand on continue de prendre ses concitoyens pour ce qu'ils ne sont pas…

Mauvaise foi côté italien car, sous couvert des accords de Schengen qui autorise la libre circulation des biens et des personnes à l’intérieur de la zone, Silvio Berlusconi sait pertinemment qu’en délivrant les visas aux quelques 25.000 tunisiens arrivés en Italie, ceux-ci quitteraient le sol italien pour aller majoritairement en France, pays dans lequel la langue est connue et se trouve peut-être déjà de la famille. L’Italie se « débarrasse » du problème.

Mauvaise foi du côté français car, au lieu de dénoncer cette pratique – Schengen a pour objet aussi de renforcer les frontières extérieures de l’Europe, et l’Italie se déjuge en pratiquant de la sorte – Nicolas Sarkozy ajoute de l’huile sur le feu en bloquant un train… et du même coup la frontière franco-italienne. Pire encore, il accuse le traité de Schengen et non le coup de force de l’Italie. Je dis pire, car en pointant Schengen, Sarkozy accrédite encore un peu plus les thèses nationalistes, populistes et simplistes de l’extrême droite. Et histoire de faire bon poids, la raison officielle est « trouble à l’ordre public »…, avec force venue de notre ministre de l’Intérieur. Le tout sécuritaire est toujours de mise. D’autant que les visas Schengen sont encadrés : justifier la raison du déplacement, être en possession de moyens de subsistance suffisants pour la période du séjour - 90 jours maximum - et bénéficier d'une assurance rapatriement.



Qu’en retenir ?

  • Eh bien que nos deux matamores continuent de faire de la com’ et en même temps le lit des extrêmes droites.
  • Que cela ne se serait peut-être pas envenimé si une vraie politique transfrontalière entre Menton et Vintimille avait vu le jour. Depuis 20 ans, la mairie de Menton refuse de faire quoi que ce soit, tout en utilisant les crédits alcotra à autre chose que leur destination initiale.
  • Qu’humainement, la situation à Vintimille se dégrade, que les réfugiés sont jeunes et sans ressources pour la plupart.
  • Que le réel enjeu est ailleurs. Ne pas laisser l’Italie gérer seule le flux de ces jeunes Tunisiens ; un manque de gouvernance de l’UE une fois de plus. Régler au plus vite la guerre de Libye et de fait, la pression à la frontière tunisienne. Une vraie politique de voisinage avec les pays proches de l'Union européenne.
  • Que notre Europe est décidément bien mal en point pour accepter cela sans rien dire et, qui plus est, en acquiesçant à la proposition de redéfinir Schengen…

Pour tout cela, venez rejoindre le MoDem à la frontière à Menton ce samedi 7 mai, à 17h00.
Nous marquerons symboliquement cette triste Fête de l'Europe en réparant un drapeau européen géant !
Mobilisation flash contre les gouvernants français et italiens qui bafouent les traités européens pour des raisons électoralistes. Rendez-vous au poste frontière du Pont St Louis à Menton à 17h00.

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état de l'Europe au poste frontière de Menton le 7 mai...

A deux jours du 61ème anniversaire de la déclaration de Robert Schuman à l'origine de cette ambition commune qu'est l'Europe, ici entre ces deux territoires récemment confrontés à un défi dépassant par nature les moyens limités de leurs autorités respectives, il est devient urgent et vital de renforcer l'Union européenne.

Ainsi, par cette action symbolique consistant à rapiécer le drapeau commun et recoudre ses composantes étoilées, nous voulons manifester notre défiance vis à vis de ces gouvernements otages de formations extrémistes, xénophobes, régionalistes, qui se sont honteusement défaussés sur la construction européenne pour masquer leur propre échec.

200 immigrés fuyant la misère aux portes des Alpes Maritimes, département de plus d'un million d'habitants, 25 000 à Lampedusa dans un pays peuplé de plus de 60 millions d'habitants, entités englobées dans un espace harmonisé de près de 500 millions d'habitants, menacent-ils vraiment l'ordre public au point de remettre en cause un pan entier de la construction européenne, quand on sait que la Tunisie elle-même fait face à 200 000 réfugiés fuyant un conflit auquel nous participons en Libye, et que l'Allemagne a accueilli seule 600 000 réfugiés bosniaques pendant le conflit des années 90.

Quand on évoque, dans une agitation pré-électorale, la suspension des Conventions de Schengen, leur modification, la révision des clauses de sauvegarde, on méprise d'une part les 25 autres partenaires européens qui sont concernés par ces textes et d'autre part les citoyens en les trompant sur l'origine de ces dysfonctionnements.

En effet, la France et l'Italie, qui ont pourtant fait partie du premier groupe groupe de six États à avoir répondu à l' appel de Schuman, ne peuvent pas mettre à mal l'Europe à elles seules. Si ces textes organisent la libre circulation des personnes à l'intérieur de cet espace sans frontières, c'est en confiant le contrôle de sa part de frontières extérieures à chacune de ses composantes. Cet acquis européen implique donc une solide confiance dans les autres pays. Or c'est précisément la confiance, moteur de la construction européenne, qui est atteinte dans ce funeste pas de deux.

Pour la restaurer, il faudra inéluctablement passer par une communautarisation des contrôles externes, une mutualisation européenne des moyens. Mais cela ne suffira pas. Si l'Europe vieillissante ne s'intéresse pas aux transitions en cours dans les pays de la rive Sud de la Méditerranée, si elle n'accompagne pas le progrès économique et social de ces sociétés riches de leur jeunesse, elle se condamnera à l'échec d'un repli sur soi à l'abri illusoire de fragiles frontières.

dimanche 1 mai 2011

Intercommunalité de la Roya... suite et fin.

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Depuis plus d'un an, le MoDem est aux côtés de l'association Roya citoyenne et de Gilbert Mary, qui cherchent à autonomiser les communes de la vallée de la Roya en une Communauté de communes. Las, les différents internes plus ou moins téléguidés, l'inertie orchestrée, ont fait que le Préfet vient de prendre la décision de finalement intégrer la vallée à la CARF.

Cet acte final est logique. En effet, on pouvait envisager une Communauté de communes si le plan était d'intégrer la CARF actuelle à l'agglomération niçoise. C'est ce qui avait été initialement envisagé par nos dirigeants, en petite cuisine interne évidemment sans surtout en parler aux populations concernées. C'était sans compter une prise de conscience citoyenne des mentonnais, la constitution d'une association, et l'action décisive au tribunal administratif de G. De Stefanis, Premier Adjoint de Beausoleil qui, finalement, a fait capoter ce projet...

Si Menton et la CARF n'intègrent pas une entité littorale, ce qui en soit serait tout a fait cohérent si, et seulement si, celle-ci irait de Cannes à Menton – nous en avons beaucoup discuté déjà – il est nécessaire alors de renforcer l'EPCI à l'est de département. La décision d'intégrer ainsi les communes de la Roya à la CARF procède donc d'une nécessité technico-administrative.

L'élargissement de la CARF commence donc bien mal :


  • Pas de volonté politique au départ de construire un ensemble solide à l'est du département ; un élargissement par défaut où chacun semble avoir tiré la couverture à soi sans vision d'ensemble cohérente. Bref pas de pilote dans l'avion.
  • Un ressentiment certain des habitants de la vallée face à ceux du littoral exacerbée. Beaucoup de travail en perspective pour recoller les morceaux et éviter la scission maralpine mer-montagne.
  • Tout cela sans entendre les citoyens, déficit démocratique certain qui illustre encore une fois la déconnexion des dirigeants de leurs citoyens qui fait le lit de tous les populismes.

Nous nous battons contre tout cela, pour que nous puissions avoir de vrais projets structurants à l'est du département, ensemble, et dans la concertation. Nous comptons sur vous tous, nous en avons l'impérieuse nécessité.

jeudi 22 juillet 2010

JC. Guibal se prend pour Chimène Badi

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Dans la torpeur estivale, que ne nous est-il pas arrivé dans la boîte aux lettres aujourd'hui ? La dernière lettre de notre bon maire ! Msieurs dames !

Entre nous... tract qui se veut confidences au coin du feu, qui sent bon la vieille France, celle qui fustige la racaille «jeunes délinquants qui ont vandalisé divers sites de la commune», celle qui s'offusque de l'irrespect porté à notre drapeau ou qui en fait des tonnes sur la loi interdisant le port de la burqa. (En y citant cette fois Finkielkraut, ce qu'il avait omis de mentionner dans son article du Nice-Matin). Tout cela autour d'une page nous racontant les mondanités qui ont conduit à l'édification du musée Cocteau. Je vous parie ma chemise que le numéro 2 nous contera les mondanités avec le Professeur Kepel qui nous vendra l'installation de Sciences Po à Menton.

Ce tract a une réalité : Une personnification du pouvoir municipal. Un pouvoir d'un seul au point de communiquer dessus aujourd'hui, de gré à gré, comme si de rien n'était. Eh bien non, désolé Monsieur le Maire. Votre «j' informerai la population lorsque tout sera fait...» lors de la dernière tentative d'engager notre commune dans la communauté urbaine de Nice a sans doute brisé beaucoup de choses... entre nous.

Il ne suffit pas de déclarer son amour inconsidéré à sa ville en première page, pour en évacuer les habitants. Ce qui importe aux mentonnais, c'est une activité économique suffisante pour leur assurer un emploi qu'ils ont peine à trouver, même à Monaco. C'est prendre part à la zone franche italienne en devenir. Ce sont des liaisons facilitées et renforcées entre Sospel, Menton, Monaco et Nice. C'est une équité sociale à l'heure où l'exemplarité de nos élites politiques, économiques et même sportives font défaut, à l'heure où les impôts augmentent, et les aides sociales diminuent. C'est l’interdiction qu'ils ont eu de bénéficier des aides à l'installation du photovoltaïque, et j'en passe. Ce n'est pas une auto-justification ou un énième auto-congratulation.

Après avoir édité une plaquette toute à sa gloire pour les 20 ans de mandat, voilà donc encore une nouvelle marque de la personnification de notre pouvoir local, allant de pair avec le musellement de la presse (locale) et la désinformation. « Entre nous, c'est l'aveu qui nous brûle en dessous » dit la chanson...

vendredi 30 mai 2008

Le photovoltaïque interdit de séjour à Menton

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Aujourd'hui, il y avait dans mon courrier une énième incitation de la part d'EDF pour équiper mon toit de panneaux solaires. Cela m'a rappelé que j'avais étudié la possibilité de m'en équiper.

En effet, je suis convaincu depuis longtemps du bien fondé de la chose ; et ce n'est pas l'actuelle hausse des énergies fossiles qui me contredira. Si vous ajoutez à cela que notre département à la double originalité d'être le plus ensoleillé de France et un de ceux dont l'approvisionnement électrique est critique, la ligne actuelle étant saturée, il n'y a pas à tergiverser.

D'ailleurs, conscients des enjeux, les pouvoirs publics et EDF multiplient les aides. J'avais calculé qu'entre les aides du Conseil général, de l'ADEME, du crédit d'impôts, celles de la Région et du prêt EDF à taux réduits, cela ne me coûtait pratiquement rien.

Pourquoi ne l'avez-vous pas fait alors me direz-vous ? Le dossier monté, M.Guibal interdit sur sa commune les «toits bleus». De fait, aucune réalisation à Menton. Les aides à partir de juillet vont être considérablement réduites, et la municipalité a empêché les Mentonnais de s'équiper à moindre coût. Monsieur le Maire, autorisez les Mentonnais à installer des panneaux photovoltaïques sur leur toit et être acteur d'un développement durable de la commune. S'il n'est déjà pas trop tard, il en est plus que temps.

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