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Samedi 18 se tenait comme chaque année, l’assemblée générale de l’association de défense de la nature et du patrimoine (ASPONA) bien connue des mentonnais.

Son président Jean Delerue, au cours de son bilan annuel, dresse un constat quelque peu amer de la situation : avec peu de moyens, l’Aspona alerte, dénonce, rend public tel ou tel abus ou dégradation. Néanmoins, elle n’a pas les ressources financières pour saisir la justice ou simplement faire analyser des prélèvements par des laboratoires indépendants. Force est de constater que les dérives sont nombreuses, et que leurs auteurs font souvent fi de la morale, voire des lois. Résultat : des citoyens « indignés » de ces comportements délictueux, et conscients de leur impuissance.

Vers qui se tourner alors ? La justice, certes, mais cela réclame, nous l’avons vu, temps et argent. Des actions «coup de poing» presse à l’appui ? Cela se fait ponctuellement. La puissance publique alors : La mairie, émanation de ses citoyens.

Justement, la mairie était représentée en la personne de son premier adjoint, excusez du peu, Patrice Novelli. Interpelé sur divers sujets, j’ai été à plusieurs reprises personnellement atterré par ses non-réponses .

  1. Sur la coupe des platanes à Garavan pour satisfaire la vue des riches acquéreurs du dernier immeuble en front de mer : sourire entendu.
  2. Sur la pollution verte récente du Gorbio, «selon vous c’est quoi ?» pose-t-il naïvement, alors même que la mairie n’a fait procéder à aucune analyse.
  3. Sur la mise en valeur de l'église russe : «elle est classée ?»
  4. Sur les sentiers privatisés les uns après les autres : «la grille sur le chemin du Peyronnet est ouverte»… mais toujours pas de signalétique.
  5. Sur un dossier plus grave, le GR52 transformé en piste, avec déboisement, ébauche de fondations et décharge sauvage «on n’est pas au courant». Sommé de faire appliquer la loi sur le territoire communal : «on ne peut pas empêcher un particulier de …» Ah bon ? Menton : zone de non-droit ?


Les uns en appelant au préfet, les autres à des actions visibles, c’est bel et bien, une inertie grave de la municipalité qui est ici en cause.
Qu’en a conclu notre sous-édile ? «quand même, ne trouvez-vous rien de positif ?» interroge-t-il benoîtement ? La réunion s’est terminée sous une volée de bois… bien vert celui-là.