mardi 25 mars 2014

Laissez mourir Menton…

logo_me_pt.jpg

J’ai mal à ma ville.

Depuis 2007 - un long mandat déjà - je me suis exposé un peu plus avant dans la chose publique. J’ai milité au MoDem à une heure où la Gauche pas plus que la Droite n’ont de véritable marge de manœuvre, et que leur sectarisme aveugle. J’ai cru sincèrement qu’à Menton, un vaste rassemblement de citoyens actifs pouvait débloquer la situation. Pascale Gérard, engagée elle-même dans ce type de réflexion, nous a ouvert grand la porte et nous avons pu travailler en toute intelligence à ce beau projet de « Mentonnais Ensemble ». Je la remercie très chaleureusement de continuer à se battre sans relâche pour les actifs de Menton, et pour les valeurs que nous défendons tous.

Hélas, c’était sans compter les egos surdimensionnés des uns et l’abstentionnisme des autres.

En tenant dimanche dernier le bureau de vote de mon quartier, je ne l’ai pas reconnu. Mais où donc étaient passés les gens que je croise tous les jours ? Où donc étaient passés ces visages qui attendent le bus, qui viennent chercher leurs enfants à l’école, qui râlent en voiture ne trouvant pas de place où se garer ? Restés chez eux sans doute. À la place, défilait devant moi un quatrième âge sortant une unique fois à grand’ peine de leurs appartements, vieillards souffrants et cacochymes tels des ombres, poser consciencieusement leur bulletin de peur et de haine dans l’urne. Pas de jugement hâtif s’il vous plaît : je n’ai aucune acrimonie envers nos aînés. Simplement, je ne les voyais pas. Une leçon pour moi : Deux Menton cohabitent sans se voir. Beaucoup de personnes âgées cloîtrées chez elles par l’âge et la maladie, et les Mentonnais qui travaillent, souvent en dehors de la ville d’ailleurs. Deux Menton dressées l’une contre l’autre. « Mentonnais Ensemble », disions-nous ? Oui, bien sûr. Une ville qui puisse faire ressortir nos anciens en ville avec des moyens adaptés et des transports efficaces en site propre, mais aussi faciliter la vie des actifs qui peinent tous les jours, ne serait-ce que pour se loger. Un beau projet, une belle équipe, des milliers d’idées vont rester lettres mortes parce que la sortie exceptionnelle au bureau de vote des uns, supplante la lassitude et le désintérêt de la chose publique des autres.

Alors oui, une majorité ira dimanche prochain certainement à Jean-Claude Guibal. Je l’en félicite. Il connaît très bien notre ville. Qu’il fasse son hôtel 5* à Garavan, qu’il fasse son parking aux Sablettes dans lequel nous n’irons pas tant il faudra payer 5 euros pour une course en ville. Je ne lui demande qu’une seule chose : qu’il ne laisse pas mourir Menton. Qu’il ait une pensée pour celles et ceux qui y vivent encore. Étranglée par le coût de la vie et du logement, la population active va continuer à partir, les commerces et les loisirs à fermer.

Ce cinquième mandat lui est offert sur un plateau par une grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf. Patrice Novelli porte en effet une lourde responsabilité : par son obstination à vouloir être maire tout seul, il écarte d’un revers de main un rassemblement qui aurait pu être salutaire. Il ne sera rien. Jean-Claude Guibal restera maire, tout seul lui, avec plein de petits nouveaux dans son équipe. La Fontaine moralisait ainsi : Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages : Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs, tout petit prince a des ambassadeurs, tout marquis veut avoir des pages.

Dimanche prochain, je ne renie rien de notre engagement aux côtés de Pascale Gérard. Elle possède toutes les qualités pour être un bon maire et elle défend un programme hors du commun. Nous continuons la campagne plus que jamais. Une très belle campagne. Nous continuons à défendre ce que nous pensons être la meilleure chose à faire à Menton et nous tâcherons de faire bonne figure puisque les jeux sont faits. Ce seront nos Thermopyles. Mais s’il vous plaît, ne me laissez pas seul dans mon bureau de vote...

1__2_.jpg
2__2_.jpg
3.jpg
4.jpg
5.jpg
6.jpg
7.jpg
8.jpg

mercredi 26 février 2014

Mentonnais... Ensemble !

logo_me_pt.jpg

puceorange.gif Convaincre, expliquer, discuter ; le 23 mars, c'est à nous de choisir chers mentonnais !

puceorange.gif SITE DE CAMPAGNE

ensemble.jpg

dimanche 9 février 2014

Un amical rappel à la loi...

abus.jpglogo_me_pt.jpg

2014-02-07_1.jpg

samedi 11 janvier 2014

Parce que...

blason_menton.jpg

Ainsi donc, notre participation à un vaste rassemblement républicain « Mentonnais ensemble » mené par Pascale Gérard aux municipales de mars prochain a fait beaucoup réagir… Tant mieux ! Il y a encore une vie politique ! Explication de texte :

puceorange.gif Parce que l’essence même de nos idées, telles qu’on les fait vivre à Menton depuis 5 ou 6 ans, est de dépasser le clivage Gauche-Droite. Clivage maintenu artificiellement par nos institutions, beaucoup d’entre nous pensent qu’il ne veut plus dire grand’ chose aux vues de notre situation socio-économique sans grande marge de manœuvre.

puceorange.gif Parce que nous avons toujours refusé la politique politicienne, que le rapprochement de notre mouvement avec l’UDI a encore récemment ravivé. La tentative d’OPA agressive de la Droite sur le Centre n’est pas notre conception de la chose publique. Faire de la politique autrement ne peut être qu’un slogan.

puceorange.gif Parce que notre ville, ici, a un besoin impérieux d’un nouveau souffle, un souffle qui lui sera salutaire. Et je vous entends… Sortez les sortants ! Pas tant que cela. Jean-Claude Guibal a transformé la ville ; on lui en sait gré. Des choix ont été faits, on peut toujours en discuter, mais son bilan est ce qu’il est. Pour autant, nous ne pouvons cautionner un énième mandat qui le conduirait à 30 ans de règne ; ce n’est pas sain. Comment se projeter ? Trop de rancœurs, trop de distance, trop… Évitons de se scléroser davantage.

puceorange.gif Parce que notre ville se meurt petit à petit. On perd de la population, de moins en moins d’actifs, de familles, d’entreprises peuvent se loger. Plus de maternité, plus de cinéma l’année prochaine ! Jusqu’où ?

puceorange.gif Parce que le recours aux extrêmes, à l’extrême droite en particulier, est massif dans notre ville nous le savons tous. Il n’est malheureusement que la manifestation de la peur, de la colère, de la rancune et de l’incompréhension des uns et des autres. Le repli sur soi ne n’a jamais été et ne sera jamais un programme viable. Un « mouvement », un « rassemblement » travaille exactement à l’opposé. Les Mentonnais : ensemble ! Vivre ensemble, des décisions prises pour les mentonnais, jeunes et moins jeunes, davantage que pour « la Ville », froide et impersonnelle.

puceorange.gif Parce que notre ville est endettée. Depuis peu d’ailleurs ; depuis le financement du musée Cocteau et du pôle Sciences-Po Moyen-Orient. Ces infrastructures ont nécessité de contracter deux emprunts à des taux prohibitifs, dits aujourd’hui « toxiques ». 19%, excusez du peu. Ceci nous a contraint à débourser 3 millions d’euros l’année dernière, uniquement d’intérêts, soit 12 fois plus que ce qui serait nécessaire pour organiser véritablement les nouveaux rythmes scolaires de nos enfants. Ainsi notre dette par habitant est plus de deux fois supérieure à la moyenne nationale.

puceorange.gif Parce que la personne la plus qualifiée pour conduire une nouvelle équipe municipale reste Pascale Gérard. Reconnaissons-le, présider une ville moyenne comme Menton, préserver ses intérêts face aux intercommunalités en gestation, face aux pressions de toutes sortes, exige une expérience que ni nous tout seuls, ni les dissidences de Droite récemment éveillées et éparses pourraient prétendre.

puceorange.gif Parce qu’un tel rassemblement transpartisan est unique à Menton. Pour la première fois, des hommes et des femmes vont proposer un projet solide et innovant pour notre ville. Cela ne pouvait se faire si chacun restait dans ses partis politiques étriqués qui n’ont pas grand sens à l’échelle d’une ville. Ainsi, une équipe se constitue et fait mouvement. Cela correspond en tous points aux valeurs que nous défendons. Des personnes venant d’horizons différents, ayant des parcours différents. Ça rappelle nos débuts… Quel enthousiasme, quel dialogue. Des talents de Droite et de Gauche. Des Verts et des anciens colistiers de Thierry Giorgio construisent ensemble l’avenir de Menton.

puceorange.gif Parce que jamais rien n’est gagné, nous avons besoin de vous tous. De votre accueil, de votre écoute, de votre assentiment, mais aussi de vos propositions, de votre participation effective, de votre implication. Nous sommes un mouvement « démocrate », et c’est démocratiquement que nous avons choisi cette alternative à Menton.

puceorange.gif Parce que nous dissocions les politiques nationales des politiques locales. La politisation est nécessairement plus forte quand les décisions à prendre s’appliquent à un vaste ensemble. Localement, mettre aux normes un gymnase n’est ni de Droite ni de Gauche, mais cela répond à un besoin ou pas. À l’échelle nationale, le Centre poursuit son chemin, propose à sa manière une « alternative ». C’est, je pense, une bonne solution pour la France. En attendant, ce n’est pas l’objet des prochaines élections. En mars prochain, nous contribuerons à porter à la mairie une nouvelle équipe, les « mentonnais ensemble ».

puceorange.gif Parce que nous sommes Mentonnais, engageons-nous !

perm1801.jpg

jeudi 19 décembre 2013

mentonnais-ensemble.fr

drapeau_menton.jpg
Un seul site ! : http://www.mentonnais-ensemble.fr

jeunes.jpg
tractage.jpg

dimanche 10 novembre 2013

Le MoDem mentonnais rejoint Pascale Gérard

nm_.jpg
Nice-Matin du 9 novembre 2013

2013-11-09_1pt.jpg

mardi 5 novembre 2013

Et si l’alternative à Menton n’était pas là où on l’eut dit ?

modem.jpg
alternative2.jpg

Les forces en présence :

fch.png Un maire UMP sortant… de ses 25 ans de mandat.

fch.png Un ex-adjoint UDF de toutes les politiques municipales menées jusqu’alors.

fch.png Une candidate sociale-démocrate, menant une liste sans étiquette et un vrai projet pour Menton.


Faites votre choix, mes amis. Pour ma part, le mien est arrêté.

Jamais le MoDem à Menton n’a pu travailler avec le nouveau centre, puis l’UDI et pour cause : Ils sont tous membres de la majorité sortante. On peut penser de toutes ses forces que le bipartisme est dépassé… (et c’est une opinion répandue chez nos concitoyens si l’on en croit les sondages !) il n’empêche que tant que nous serons en Ve République, on ne pourra faire sans. L’UDI locale, trop compromise avec l’UMP osera-t-elle-même présenter quelqu’un face à Jean-Claude Guibal : j’en doute !

Une alternative républicaine, démocrate, humaniste et écologiste, progressiste dites-vous : certes ! Mais vous verrez que beaucoup de candidats peuvent se prévaloir de ces qualificatifs. Demandons-nous alors lequel est le plus à même de porter ces valeurs ? C’était le but de notre charte départementale. Ma famille politique reste le MoDem, puisque si j’en crois la charte de « L’Alternative », MoDem et UDI conservent leur entités propres.

Contrairement à François Hollande qui n’a pas voulu entrebâiller la porte à François Bayrou en 2012, qui avait fait un geste historique en lui permettant d’être élu, - une chance perdue de recomposer le paysage politique au niveau national -, Pascale Gérard non seulement nous ouvre la porte, mais nous permet de porter ensemble une vraie alternative majoritaire à Menton au sein d’une liste sans étiquette, une première à Menton. Alors ? Continuons ensemble cette belle aventure MoDem entamée en 2007 ! Conservons notre âme au sein d’une majorité !
alternative.jpg

jeudi 24 octobre 2013

Trop de centres, tue le centre…

collmenton.jpg
Samedi dernier aux Colloques de Menton, Pascal Perrineau et les autres invités nous expliquaient que, chiffres à l’appui, c’était bel et bien les classes moyennes qui payaient la dette, qui voyaient proportionnellement leurs revenus stagner, voire baisser par rapport aux plus pauvres et aux plus riches. De là, se renforçait un sentiment de déclassement. J’ajouterais que si le "sentiment" est réel, le déclassement aussi… Ils avaient beau expliquer que dans un contexte de mondialisation, leur situation n'était pas si dégradée que cela, force est de constater qu'à l'échelle de la société française, ce n'est pas si simple.

Sur le plan politique par contre, P. Perrineau constatait une sorte d’attentisme de leur part. Là d’ailleurs se trouve notre immense défiance de la classe politique actuellement, ce que Jean Lassalle démontre chaque jour. Défiance renforcée encore par le quinquennat qui certes évacue la possibilité d’une cohabitation, mais éloigne considérablement les citoyens de toute action sur l’exécutif pendant 5 ans tout en renforçant le pouvoir présidentiel et de ses centrales technocratiques. En ces domaines, ce que fait Jean Lassalle est essentiel comme lanceur d’alerte, tout comme l’est le nécessaire rééquilibrage de notre constitution. Le non cumul des mandats est aussi largement plébiscité par ces classes moyennes de plus en plus au fait et critiques de l’action publique - et celles-ci ne s’en désintéressent pas, bien au contraire. Réfléchir aussi à une forme de participation citoyenne au côté de la représentativité, pivot de notre démocratie, ne serait pas non plus complétement dénué de sens. Bref.

Que faisons-nous alors ? Nous attendons nous dit P. Perrineau. Oui… nous attendons le non cumul des mandats, nous attendons des élections directes sur les EPCI, nous attendons les prochaines échéances électorales… et qu’avons-nous ? Nous votons sans grand enthousiasme, ou nous ne votons plus… ou blanc… ou MoDem… Peu encore franchissent le pas du vote aux extrêmes populistes ; jusqu’à quand ? François Bayrou et son MoDem avaient compris cela et ont d’ailleurs fait de bons scores aux présidentielles ; et alors ? Rien. Rien parce que nos institutions binaires l’ont complètement marginalisé. Ainsi, pour revenir sur la scène politique, il se rapproche de l’UDI inféodée à la droite, et nous recrée une nostalgique et dépassée UDF. Je ne suis pas certain que les personnes qui l’ont suivi jusque-là le suivent sur ce terrain.

Dans tous les cas, le MoDem des Alpes-maritimes a décidé de ne pas se renier, et c’est plutôt une bonne nouvelle par les temps qui courent. Le ralliement à l’UDI est national et obéit à des règles nationales ; il ne sera pas automatique au local, surtout sur des élections municipales. Comment pourrait-on rester crédibles si nous abandonnions tout ce pourquoi nous nous sommes battus ? Pour rallier des gens qui ont suivi 24 ans l’UMP ? Eh bien non. C’est pourquoi on se fera encore railler parce que nous soutiendrons à Cannes une équipe de droite et à Menton une équipe de gauche. Et alors ? Le MoDem soutiendra aux municipales des équipes les plus à même de faire avancer nos idées, nos projets. Il propose d’ailleurs une charte sur laquelle tout candidat de droite comme de gauche pourra se positionner… ou pas. L’idée centriste n’est pas sectaire, elle est ouverte, généreuse et optimiste. Allons de l’avant, changeons notre paysage politique, et je me fiche de savoir si je suis de centre-droit ou de centre-gauche… MoDem je suis !
chartecandidatmunicipales2013.jpg