lundi 19 juin 2017

Enseignements

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puceorange.gif 1 – Quand vous vous mettez à être d’accord avec ce que dit Christian Estrosi, c’est que mdr.jpg des choses se jouent en coulisses.

puceorange.gif 2 – Vous constatez que Menton a placé le FN en tête aux présidentielles pour la première fois, et qu'il fait encore 47% contre 53% au deuxième tour des législatives : un vote FN assumé et implanté désormais.

puceorange.gif 3 – Mais aussi que près de 60% d’abstention vous fait relativiser le 2…

puceorange.gif 4 – Au fait… mais que peuvent bien désirer ces 60% d’abstentionnistes ? De nouvelles têtes ? il y en avait cette fois, mais pas tout à fait de droite, ou bien trop à droite… Des mentonnais de Menton ? Dans tous les cas, ils ne se sont pas sentis concernés.

puceorange.gif 5 – Où l’on peut expliquer le 2 et le 4 par l’inconséquence des élus mentonnais. JC. Guibal et son mandat de trop, dépassé, continue de faire comme il a toujours fait campagne faisant arborer sur le Palais de l’Europe « Menton avec Fillon ! » et soutenant X.Beck avec E.Ciotti en guest star. Qui a cru aussi pendant longtemps qu’en recyclant des FN dans sa majorité (M. Mathieu, JJ. Clément) il pouvait le juguler. Cela n’a qu’un temps, il en a fait aussi le lit.

puceorange.gif 6 – Quand l’inconséquence devient irrationnalité dans les groupes de l’opposition municipale : Comment pourrais-je encore accorder le moindre crédit si j’étais FN aux élus FN mentonnais lorsqu’ils trahissent leur électorat en ne venant pas aux conseils, ou comme T.Gaziello qui vote tout et ne dit rien ? Peut-être n’a-t-il pas compris, lui, que le temps du recyclage était révolu, puisqu’il est même allé jusqu’à se prononcer pour la candidate d’en Marche ! Trahison de l’électorat aussi du côté du groupe qui se voudrait UDI de P.Novelli qui, lui, n’a pas hésité à appeler à voter FN au second tour des législatives, commettant ainsi pour moi l’irréparable. Dynamitage en règle d’une opposition municipale fantoche.

puceorange.gif 7 – Reste la nôtre d’opposition, celle de notre groupe « Mentonnais ensemble » : J’ai pour moi, de pouvoir continuer à me regarder en face dans mon miroir. Elu sur une liste d’opposition à JC. Guibal, je mène ce combat municipal conformément à ce pourquoi nos électeurs nous ont missionné. Liste de rassemblement, sans étiquette, je n’en garde pas moins la mienne, celle du MoDem, qui avait appelé de ses vœux voilà 10 ans la recomposition actuelle du paysage politique à laquelle les Français viennent de souscrire. C’est donc naturellement que je me suis inscrit dans la démarche d’Emmanuel Macron. Mais que peut une opposition sans cesse méprisée, dénigrée, bâillonnée ? Nous ne pesons encore vraiment pas lourds face aux pouvoirs en place. Charge à nous, à Menton, de relever le défi démocratique devant nous.

puceorange.gif 8 – Notre nouvelle députée, fidèle à son électorat, pourra nous aider à réorganiser notre vie collective à Menton. Je lui adresse ici mes plus vives félicitations et lui souhaite pleine réussite en portant haut les couleurs de notre territoire et de ses habitants à l’Assemblée Nationale. Les enjeux sont immenses, et dans cette ambiance révolutionnaire faite de peurs, de difficultés sociales et professionnelles, de guerre contre le terrorisme, nous avons fait le choix d’aller collectivement de l’avant, de se retrousser les manches avec détermination pour faire de la France ce qu’elle n’a jamais cessé d’être, un grand pays dans le monde, dans ce monde aujourd’hui mondialisé auquel elle a le devoir d’y prendre rang, avec l’impérieuse nécessité et le concours d’une Europe efficace. Vive la France, et vive le pays mentonnais !

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mercredi 16 septembre 2015

PACA 2015 : Ite missa est…

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puceorange.gif Pour reprendre le titre de mon billet précédent et pour y faire suite : ite missa est ! Ainsi la « messe est dite » pour le MoDem en PACA ; les listes pour les régionales sont désormais arrêtées et un accord a pu être trouvé avec Christian Estrosi. Fermez le ban.

puceorange.gif Sauf que ce n'est pas si simple. Les médias et l'inévitable simplification du discours de campagne nous rangeront avec la Droite… point. Nous en avons l'habitude au MoDem : quand nous faisons campagne avec la Gauche, nous sommes d'affreux gauchistes ; quand nous sommes aux côtés de la Droite, nous sommes les supplétifs et la caution morale d'une Droite qui flirte avec les thèmes de l'extrême droite. Nous en avons maintes fois parlé, il faut en effet des convictions chevillées au corps pour porter les valeurs centristes dans cette 5e République qui consacre le bipartisme.

puceorange.gif C'est d'autant moins simple que le retour auprès de la droite se fait également auprès de l'UDI. Je dis cela car si nous militons au MoDem, c'est parce qu'on a eu le courage en 2007 de ne pas tout accepter de la part de l'UMP, d'affirmer un positionnement résolument centriste, capable de travailler aussi bien avec des majorités dites de gauche et de droite, pourvu que ce qui s'y fait nous paraisse juste ; on l'a d’ailleurs chèrement payé. Et croyez-le, les candidats MoDem auront d'autant plus à affirmer ce qu'ils sont et les valeurs qu'ils portent.

puceorange.gif Il n'est pas simple non plus d'accepter une décision prise à Paris, et à Paris seulement. Une grande majorité des adhérents et de nos élus sont toujours pour une liste autonome au premier tour ; notre dernière convention départementale l'a une nouvelle fois démontré et c'était aussi ce à quoi appelait, dans le vide certes, mon article en juillet. Car enfin, si un parti comme le nôtre est incapable de faire une liste pour les régionales, c'est qu'il ne le veut pas ; et il ne l'a pas voulu. La stratégie nationale de notre mouvement nous amène donc à soutenir ceux contre lesquels nous nous sommes opposés, à Menton en particulier. Je suis prêt à en débattre et à justifier cette position car j'entends déjà les reproches : un coup à gauche, un coup à droite… Si je voulais faire dans la simplicité et le partisan, je militerais aux républicains ou au PS. Je continue de penser que ce débat gauche-droite est dépassé et ne correspond plus aux idées politiques en France. L'émergence d'un troisième pôle à l'extrême droite bouleverse d'ailleurs profondément la donne, dans la mesure où une concurrence s’opérant au sein des droites pousse à la droitisation du discours.

puceorange.gif C'est encore moins simple si l'on songe au cas très particulier qu'est notre région. L'hypothèse Marion Maréchaaaal se confirme sondages après sondages. La porosité entre certains « républicains » et le FN n'est plus à démontrer. Christian Estrosi lui-même est loin d'avoir été exemplaire dans la course au populisme dans ses déclarations nationales. Mais nous savons tous que les résultats risquent d'être très serrés. Nous savons aussi que partir avec la droite dans le « département le plus sarkozyste de France » n'est pas dans l'ADN du MoDem, nous savons que nous ne sommes pas à l'abri de dérapages ou de surenchères dans le contexte actuel. Nous savons également que ne rien faire n'est pas la solution. Alors oui, le MoDem national a tranché, et a choisi d'apporter sa pierre au projet porté par Christian Estrosi.

puceorange.gif À partir de là, nous avons deux écoles : Dire non, ne pas accepter cet état de fait. Je vous avoue que cela a été mon premier mouvement. Cela aurait eu un certain panache et le mérite sans doute de rétablir peut-être un peu de confiance entre les appareils politiques et les électeurs que nous sommes… et après ? Dire non, ne vaut que si l'on agit ensuite en se présentant, or ce n'est pas le cas. Je me suis alors ravisé. Ce n'est pas pour autant que vous allez me voir très actif lors de cette campagne. Comme tout mariage de raison, il n'y pas la flamme de l'amour. Ce sera l'occasion d'encore plus affirmer ce qu'est le MoDem, dans toute sa complexité, dans toute son intelligence, dans tout ce qui fait que vous soutenez ce mouvement comme moi depuis déjà longtemps.

puceorange.gif Ainsi, la « messe est dite » ou plus exactement, si je me rappelle bien de mes années de latin, nous voilà « envoyés » porter la bonne parole, NOTRE bonne parole, pas nécessairement celle d'un camp ou celle d'un autre. Ici à Menton, c'est Laurence Forestier, adjointe au maire PS de Breil sur Roya, qui a la lourde tâche de porter haut nos couleurs orangées sur la liste de Christian Estrosi... Quand je vous disais que tout n'était pas si simple !

vendredi 17 juillet 2015

PACA 2015 : La messe est-elle dite ?

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puceorange.gif Marre… écœuré des tractations et guéguerres pseudo politiciennes, rapports de forces autant dérisoires qu'illusoires en vue des prochaines élections régionales. Mon assiduité à ce blog d'ailleurs en a pâti. Désolé pour mes quelques lecteurs.

puceorange.gif Soyons francs, il n'y a guère que dans les états-majors des partis politiques que ça s'agite. Nous autres Français, on se réveillera en décembre pour voter… et encore, tant le populisme, l'antiparlementarisme, la décrédibilisation des partis politiques sont flagrants. Pour le moment, on oscille entre travail d'arrache-pied pour ne pas rater la saison estivale en ces temps de crise, et quelques semaines de repos pour celles et ceux qui ont d'autres rythmes.

puceorange.gif Et le MoDem ? Comme les autres ! À sa petite échelle… à s'abandonner aux sirènes d'un Laurent Wauquiez en Rhône-Alpes, ou d'un Christian Estrosi en PACA. Ne nous méprenons pas : Je n'ai rien contre la Droite, pas plus que la Gauche d'ailleurs. Mais de là à finasser avec les plus droitiers, les plus populistes – c'est dans l'air du temps, les plus indécrottablement sarkolâtres… NON. On ne peut pas miser depuis 8 ans sur l'intelligence des citoyens, sur les valeurs humanistes et républicaines, disait-on en s'en emplissant la bouche, pour en arriver là.

puceorange.gif J'avais adhéré au MoDem dès sa création, au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007, percevant avec d'autres déjà, et François Bayrou en particulier, les dangers du personnage, entraînant la France dans une politique néolibérale alors que la crise se profilait, embourbant la France dans une politique étrangère calamiteuse et égocentrique, méprisant les Français chaque jour un peu plus. La bipolarisation excessive de notre vie publique dans cette Ve République à bout de souffle en a décidé autrement. Marginalisés par la Droite préférant la fidèle UDI, et par la Gauche s'installant sur notre espace politique avec la mise en œuvre d'une bonne part de notre programme social-libéral, le MoDem n'existe plus. Nous n'avons pour nous qu'une caution morale à marchander ; et nous irions cautionner les Wauquiez, Peltier et Estrosi ?

puceorange.gif Et au nom de quoi ? Accrochez-vous, voilà les arguments. Premièrement la PACA est perdue pour la Gauche. Et cet argument ne souffre aucune contradiction… c'est le postulat de départ. Pour ma part, je n'en suis pas si sûr, surtout si en face on aligne des personnalités aussi clivantes que Maréchaaaal-Le Pen ou Sarko-strosi plutôt à même de rassembler le peuple de Gauche. Bref, partant de là, deuxième argument : Face au vilain FN, vous devez vous rallier à la Droite. Bien sûr ! Il faudra tout de même un jour s'attaquer à ce qui fait la force du vote FN : il y a des raisons… Les réponses que l'extrême droite proposent sont fausses et malheureuses pour le pays, mais le fait est que le vote FN progresse allié, d'ailleurs, à un abstentionnisme complice.

puceorange.gif Le MoDem entrant dans le giron de la Droite et exclusivement la Droite n'est plus que l'ombre de lui-même. Je vois déjà les appétits s'aiguiser, prêts à toutes les compromissions afin de passer à l'acte, lassés d'être exclus par la Droite et la Gauche. C'est compréhensible. Ce n'est pas acceptable. L'accord Juppé-Bayrou au plan national est raisonnable, dans la mesure où Hollande et Valls nous ont claqué la porte au nez. Juppé s'est arrondi avec l'âge, mais à lire son programme, ça penche pour le moment très « libéral-conservateur », et on le sent tiraillé entre électoralisme et rassemblement républicain. Nous verrons le moment venu et dans l'hypothèse d'une usure du pouvoir en place, Alain Juppé me semble le plus rassembleur et le plus protecteur des intérêts français, même si je n'oublie pas le premier ministre qu'il fût. Ces accords entre les Droites achoppent par contre en Rhône-Alpes et PACA car Christian Estrosi et Laurent Wauquiez font partie de ceux, à droite, qui ont choisi la surenchère avec le FN au lieu de le combattre pied à pied. Ne cherchez pas plus loin nos réticences à les soutenir.

puceorange.gif Alors oui, nous devrons porter haut nos couleurs lors de ces élections régionales. Soyons en fiers. Nous nous le devons. Nous ne le pourrons peut-être pas. Et si tel est le cas, non à une alliance préétablie avec qui que ce soit, organisée par je ne sais quel obscur état-major de petits-chefs. Nos électeurs sont à mêmes de voter en leur âme et conscience au second tour… comme au premier.

puceorange.gif Notre région mérite mieux que de n'être traitée dans les médias qu'au travers du prisme du FN. Elle a de grands atouts, un immense potentiel , mais aussi de grands défis à relever pour rester attractive. Peut-être aura-t-on l'occasion d'en discuter…

Votre serviteur… encore un temps vice-président du MoDem des Alpes-maritimes.

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samedi 14 février 2015

Jean Lassalle passe par Clans

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mardi 1 avril 2014

Du Socialisme au National-Socialisme…

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puceorange.gif Le Socialisme est mort. Il est mort de vieillesse lors de ces dernières élections. Il est mort sclérosé par ses non réformes et son inadaptation à la mondialisation en cours. J’en veux pour preuve deux changements majeurs dans notre vie politique française : la poussée du FN et notre nouveau Premier ministre Manuel Valls.

puceorange.gif En effet, un mouvement de bascule semble s’être opéré. Le Socialisme et son parti ont définitivement perdu les classes populaires au profit du FN. Il serait temps d’arrêter de minorer les succès du Front national, de l’écarter d’un revers de main comme si ce vote n’existait pas. Il existe, et il se renforce à chaque scrutin. Cessez également de le comparer au fascisme des années 30 afin de rester « politiquement correct ». Le Front national est devenu à Menton notre seconde force politique. Cette extrême droite ne propose pas de solutions pérennes ni crédibles, mais elle marque des points dans le constat qu’elle dresse de notre société. Elle fait florès du rejet des élites, qu’elles soient intellectuelles ou politiques, de la souffrance et des difficultés matérielles des gens, de notre perte de vitesse dans le monde liée à la concurrence accrue entre pays engendrée par le processus de mondialisation. Les élites, les politiques, Bruxelles, l’étranger, la finance, tout cela est désormais violemment rejeté. Ajoutez à cela un individualisme croissant qui conteste systématiquement toute autorité, il n’en faut pas davantage pour qu’un discours populaire – et non populiste – socialisant du FN fasse recette. Un National-socialisme fait ainsi de nouveau surface. Le FN va aider, le FN va comprendre, le FN promet tout…

puceorange.gif Le peuple de gauche adhère de plus en plus à ce discours. Quand vous êtes licencié, que tout ce qui a été tenté n’a abouti à rien, que vous touchez de la générosité publique le RSA ou autre allocation chômage, vous oubliez quels furent les combats socialistes pour les obtenir et vous vous jetez dans les bras du parti qui ne fait que dénoncer cet état de fait, qui n’a jamais rien fait mais qui vous comprend et vous assure qu’avec eux tout ira bien. Brûler ces livres et ces élites qui ne servent à rien.
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puceorange.gif Nos élites le savent. Jean-luc Mélanchon a tenté de revenir aux fondamentaux, mais notre société n’est plus celle du 19e siècle. Manuel Valls proposait de changer le nom du PS, mais s’il n’y avait que le nom à changer… François Hollande mène une politique centriste, sachant pertinemment que sans activité économique, point de répartition solidaire des richesses. Dans ce mouvement de bascule des idées politiques, François Hollande et Manuel Valls se proclament aujourd’hui de gauche, mais d’une gauche qui n’est plus celle que l’on a connu, à gauche d’un curseur qui a glissé plus à droite.

puceorange.gif Notre positionnement au MoDem se droitise lui aussi si l’on raisonne sur l’ancien schéma. Mais si l’on garde une fibre humaniste, on peut se retrouver à souhaiter la réussite du tandem Hollande-Valls qui vient empiéter sur notre ancien espace politique. Souhaitons-lui donc de réussir avec notre société française en plein doute. Mais préparons-nous aussi à recomposer le paysage politique français en deux camps : les Républicains et les Nationaux-Socialistes.

mardi 25 mars 2014

Laissez mourir Menton…

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J’ai mal à ma ville.

Depuis 2007 - un long mandat déjà - je me suis exposé un peu plus avant dans la chose publique. J’ai milité au MoDem à une heure où la Gauche pas plus que la Droite n’ont de véritable marge de manœuvre, et que leur sectarisme aveugle. J’ai cru sincèrement qu’à Menton, un vaste rassemblement de citoyens actifs pouvait débloquer la situation. Pascale Gérard, engagée elle-même dans ce type de réflexion, nous a ouvert grand la porte et nous avons pu travailler en toute intelligence à ce beau projet de « Mentonnais Ensemble ». Je la remercie très chaleureusement de continuer à se battre sans relâche pour les actifs de Menton, et pour les valeurs que nous défendons tous.

Hélas, c’était sans compter les egos surdimensionnés des uns et l’abstentionnisme des autres.

En tenant dimanche dernier le bureau de vote de mon quartier, je ne l’ai pas reconnu. Mais où donc étaient passés les gens que je croise tous les jours ? Où donc étaient passés ces visages qui attendent le bus, qui viennent chercher leurs enfants à l’école, qui râlent en voiture ne trouvant pas de place où se garer ? Restés chez eux sans doute. À la place, défilait devant moi un quatrième âge sortant une unique fois à grand’ peine de leurs appartements, vieillards souffrants et cacochymes tels des ombres, poser consciencieusement leur bulletin de peur et de haine dans l’urne. Pas de jugement hâtif s’il vous plaît : je n’ai aucune acrimonie envers nos aînés. Simplement, je ne les voyais pas. Une leçon pour moi : Deux Menton cohabitent sans se voir. Beaucoup de personnes âgées cloîtrées chez elles par l’âge et la maladie, et les Mentonnais qui travaillent, souvent en dehors de la ville d’ailleurs. Deux Menton dressées l’une contre l’autre. « Mentonnais Ensemble », disions-nous ? Oui, bien sûr. Une ville qui puisse faire ressortir nos anciens en ville avec des moyens adaptés et des transports efficaces en site propre, mais aussi faciliter la vie des actifs qui peinent tous les jours, ne serait-ce que pour se loger. Un beau projet, une belle équipe, des milliers d’idées vont rester lettres mortes parce que la sortie exceptionnelle au bureau de vote des uns, supplante la lassitude et le désintérêt de la chose publique des autres.

Alors oui, une majorité ira dimanche prochain certainement à Jean-Claude Guibal. Je l’en félicite. Il connaît très bien notre ville. Qu’il fasse son hôtel 5* à Garavan, qu’il fasse son parking aux Sablettes dans lequel nous n’irons pas tant il faudra payer 5 euros pour une course en ville. Je ne lui demande qu’une seule chose : qu’il ne laisse pas mourir Menton. Qu’il ait une pensée pour celles et ceux qui y vivent encore. Étranglée par le coût de la vie et du logement, la population active va continuer à partir, les commerces et les loisirs à fermer.

Ce cinquième mandat lui est offert sur un plateau par une grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf. Patrice Novelli porte en effet une lourde responsabilité : par son obstination à vouloir être maire tout seul, il écarte d’un revers de main un rassemblement qui aurait pu être salutaire. Il ne sera rien. Jean-Claude Guibal restera maire, tout seul lui, avec plein de petits nouveaux dans son équipe. La Fontaine moralisait ainsi : Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages : Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs, tout petit prince a des ambassadeurs, tout marquis veut avoir des pages.

Dimanche prochain, je ne renie rien de notre engagement aux côtés de Pascale Gérard. Elle possède toutes les qualités pour être un bon maire et elle défend un programme hors du commun. Nous continuons la campagne plus que jamais. Une très belle campagne. Nous continuons à défendre ce que nous pensons être la meilleure chose à faire à Menton et nous tâcherons de faire bonne figure puisque les jeux sont faits. Ce seront nos Thermopyles. Mais s’il vous plaît, ne me laissez pas seul dans mon bureau de vote...

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samedi 11 janvier 2014

Parce que...

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Ainsi donc, notre participation à un vaste rassemblement républicain « Mentonnais ensemble » mené par Pascale Gérard aux municipales de mars prochain a fait beaucoup réagir… Tant mieux ! Il y a encore une vie politique ! Explication de texte :

puceorange.gif Parce que l’essence même de nos idées, telles qu’on les fait vivre à Menton depuis 5 ou 6 ans, est de dépasser le clivage Gauche-Droite. Clivage maintenu artificiellement par nos institutions, beaucoup d’entre nous pensent qu’il ne veut plus dire grand’ chose aux vues de notre situation socio-économique sans grande marge de manœuvre.

puceorange.gif Parce que nous avons toujours refusé la politique politicienne, que le rapprochement de notre mouvement avec l’UDI a encore récemment ravivé. La tentative d’OPA agressive de la Droite sur le Centre n’est pas notre conception de la chose publique. Faire de la politique autrement ne peut être qu’un slogan.

puceorange.gif Parce que notre ville, ici, a un besoin impérieux d’un nouveau souffle, un souffle qui lui sera salutaire. Et je vous entends… Sortez les sortants ! Pas tant que cela. Jean-Claude Guibal a transformé la ville ; on lui en sait gré. Des choix ont été faits, on peut toujours en discuter, mais son bilan est ce qu’il est. Pour autant, nous ne pouvons cautionner un énième mandat qui le conduirait à 30 ans de règne ; ce n’est pas sain. Comment se projeter ? Trop de rancœurs, trop de distance, trop… Évitons de se scléroser davantage.

puceorange.gif Parce que notre ville se meurt petit à petit. On perd de la population, de moins en moins d’actifs, de familles, d’entreprises peuvent se loger. Plus de maternité, plus de cinéma l’année prochaine ! Jusqu’où ?

puceorange.gif Parce que le recours aux extrêmes, à l’extrême droite en particulier, est massif dans notre ville nous le savons tous. Il n’est malheureusement que la manifestation de la peur, de la colère, de la rancune et de l’incompréhension des uns et des autres. Le repli sur soi ne n’a jamais été et ne sera jamais un programme viable. Un « mouvement », un « rassemblement » travaille exactement à l’opposé. Les Mentonnais : ensemble ! Vivre ensemble, des décisions prises pour les mentonnais, jeunes et moins jeunes, davantage que pour « la Ville », froide et impersonnelle.

puceorange.gif Parce que notre ville est endettée. Depuis peu d’ailleurs ; depuis le financement du musée Cocteau et du pôle Sciences-Po Moyen-Orient. Ces infrastructures ont nécessité de contracter deux emprunts à des taux prohibitifs, dits aujourd’hui « toxiques ». 19%, excusez du peu. Ceci nous a contraint à débourser 3 millions d’euros l’année dernière, uniquement d’intérêts, soit 12 fois plus que ce qui serait nécessaire pour organiser véritablement les nouveaux rythmes scolaires de nos enfants. Ainsi notre dette par habitant est plus de deux fois supérieure à la moyenne nationale.

puceorange.gif Parce que la personne la plus qualifiée pour conduire une nouvelle équipe municipale reste Pascale Gérard. Reconnaissons-le, présider une ville moyenne comme Menton, préserver ses intérêts face aux intercommunalités en gestation, face aux pressions de toutes sortes, exige une expérience que ni nous tout seuls, ni les dissidences de Droite récemment éveillées et éparses pourraient prétendre.

puceorange.gif Parce qu’un tel rassemblement transpartisan est unique à Menton. Pour la première fois, des hommes et des femmes vont proposer un projet solide et innovant pour notre ville. Cela ne pouvait se faire si chacun restait dans ses partis politiques étriqués qui n’ont pas grand sens à l’échelle d’une ville. Ainsi, une équipe se constitue et fait mouvement. Cela correspond en tous points aux valeurs que nous défendons. Des personnes venant d’horizons différents, ayant des parcours différents. Ça rappelle nos débuts… Quel enthousiasme, quel dialogue. Des talents de Droite et de Gauche. Des Verts et des anciens colistiers de Thierry Giorgio construisent ensemble l’avenir de Menton.

puceorange.gif Parce que jamais rien n’est gagné, nous avons besoin de vous tous. De votre accueil, de votre écoute, de votre assentiment, mais aussi de vos propositions, de votre participation effective, de votre implication. Nous sommes un mouvement « démocrate », et c’est démocratiquement que nous avons choisi cette alternative à Menton.

puceorange.gif Parce que nous dissocions les politiques nationales des politiques locales. La politisation est nécessairement plus forte quand les décisions à prendre s’appliquent à un vaste ensemble. Localement, mettre aux normes un gymnase n’est ni de Droite ni de Gauche, mais cela répond à un besoin ou pas. À l’échelle nationale, le Centre poursuit son chemin, propose à sa manière une « alternative ». C’est, je pense, une bonne solution pour la France. En attendant, ce n’est pas l’objet des prochaines élections. En mars prochain, nous contribuerons à porter à la mairie une nouvelle équipe, les « mentonnais ensemble ».

puceorange.gif Parce que nous sommes Mentonnais, engageons-nous !

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dimanche 10 novembre 2013

Le MoDem mentonnais rejoint Pascale Gérard

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Nice-Matin du 9 novembre 2013

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mardi 5 novembre 2013

Et si l’alternative à Menton n’était pas là où on l’eut dit ?

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Les forces en présence :

fch.png Un maire UMP sortant… de ses 25 ans de mandat.

fch.png Un ex-adjoint UDF de toutes les politiques municipales menées jusqu’alors.

fch.png Une candidate sociale-démocrate, menant une liste sans étiquette et un vrai projet pour Menton.


Faites votre choix, mes amis. Pour ma part, le mien est arrêté.

Jamais le MoDem à Menton n’a pu travailler avec le nouveau centre, puis l’UDI et pour cause : Ils sont tous membres de la majorité sortante. On peut penser de toutes ses forces que le bipartisme est dépassé… (et c’est une opinion répandue chez nos concitoyens si l’on en croit les sondages !) il n’empêche que tant que nous serons en Ve République, on ne pourra faire sans. L’UDI locale, trop compromise avec l’UMP osera-t-elle-même présenter quelqu’un face à Jean-Claude Guibal : j’en doute !

Une alternative républicaine, démocrate, humaniste et écologiste, progressiste dites-vous : certes ! Mais vous verrez que beaucoup de candidats peuvent se prévaloir de ces qualificatifs. Demandons-nous alors lequel est le plus à même de porter ces valeurs ? C’était le but de notre charte départementale. Ma famille politique reste le MoDem, puisque si j’en crois la charte de « L’Alternative », MoDem et UDI conservent leur entités propres.

Contrairement à François Hollande qui n’a pas voulu entrebâiller la porte à François Bayrou en 2012, qui avait fait un geste historique en lui permettant d’être élu, - une chance perdue de recomposer le paysage politique au niveau national -, Pascale Gérard non seulement nous ouvre la porte, mais nous permet de porter ensemble une vraie alternative majoritaire à Menton au sein d’une liste sans étiquette, une première à Menton. Alors ? Continuons ensemble cette belle aventure MoDem entamée en 2007 ! Conservons notre âme au sein d’une majorité !
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jeudi 24 octobre 2013

Trop de centres, tue le centre…

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Samedi dernier aux Colloques de Menton, Pascal Perrineau et les autres invités nous expliquaient que, chiffres à l’appui, c’était bel et bien les classes moyennes qui payaient la dette, qui voyaient proportionnellement leurs revenus stagner, voire baisser par rapport aux plus pauvres et aux plus riches. De là, se renforçait un sentiment de déclassement. J’ajouterais que si le "sentiment" est réel, le déclassement aussi… Ils avaient beau expliquer que dans un contexte de mondialisation, leur situation n'était pas si dégradée que cela, force est de constater qu'à l'échelle de la société française, ce n'est pas si simple.

Sur le plan politique par contre, P. Perrineau constatait une sorte d’attentisme de leur part. Là d’ailleurs se trouve notre immense défiance de la classe politique actuellement, ce que Jean Lassalle démontre chaque jour. Défiance renforcée encore par le quinquennat qui certes évacue la possibilité d’une cohabitation, mais éloigne considérablement les citoyens de toute action sur l’exécutif pendant 5 ans tout en renforçant le pouvoir présidentiel et de ses centrales technocratiques. En ces domaines, ce que fait Jean Lassalle est essentiel comme lanceur d’alerte, tout comme l’est le nécessaire rééquilibrage de notre constitution. Le non cumul des mandats est aussi largement plébiscité par ces classes moyennes de plus en plus au fait et critiques de l’action publique - et celles-ci ne s’en désintéressent pas, bien au contraire. Réfléchir aussi à une forme de participation citoyenne au côté de la représentativité, pivot de notre démocratie, ne serait pas non plus complétement dénué de sens. Bref.

Que faisons-nous alors ? Nous attendons nous dit P. Perrineau. Oui… nous attendons le non cumul des mandats, nous attendons des élections directes sur les EPCI, nous attendons les prochaines échéances électorales… et qu’avons-nous ? Nous votons sans grand enthousiasme, ou nous ne votons plus… ou blanc… ou MoDem… Peu encore franchissent le pas du vote aux extrêmes populistes ; jusqu’à quand ? François Bayrou et son MoDem avaient compris cela et ont d’ailleurs fait de bons scores aux présidentielles ; et alors ? Rien. Rien parce que nos institutions binaires l’ont complètement marginalisé. Ainsi, pour revenir sur la scène politique, il se rapproche de l’UDI inféodée à la droite, et nous recrée une nostalgique et dépassée UDF. Je ne suis pas certain que les personnes qui l’ont suivi jusque-là le suivent sur ce terrain.

Dans tous les cas, le MoDem des Alpes-maritimes a décidé de ne pas se renier, et c’est plutôt une bonne nouvelle par les temps qui courent. Le ralliement à l’UDI est national et obéit à des règles nationales ; il ne sera pas automatique au local, surtout sur des élections municipales. Comment pourrait-on rester crédibles si nous abandonnions tout ce pourquoi nous nous sommes battus ? Pour rallier des gens qui ont suivi 24 ans l’UMP ? Eh bien non. C’est pourquoi on se fera encore railler parce que nous soutiendrons à Cannes une équipe de droite et à Menton une équipe de gauche. Et alors ? Le MoDem soutiendra aux municipales des équipes les plus à même de faire avancer nos idées, nos projets. Il propose d’ailleurs une charte sur laquelle tout candidat de droite comme de gauche pourra se positionner… ou pas. L’idée centriste n’est pas sectaire, elle est ouverte, généreuse et optimiste. Allons de l’avant, changeons notre paysage politique, et je me fiche de savoir si je suis de centre-droit ou de centre-gauche… MoDem je suis !
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vendredi 5 avril 2013

De la morale en politique...

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Vieux débat que celui-là ! Eh oui... Nous semblons découvrir ces jours-ci qu'une Gauche immorale peut exister...

Non pas que la Droite soit immorale par nature, mais son rapport à l'argent ou ses prises de position plus individualistes au sein de notre société nous rendent plus enclins à le penser. Mais la Gauche sociale, privilégiant le collectif sur le personnel ! C’est sans doute pour cela que cette affaire Cahuzac fait autant de bruit, car soyons clairs, ce n’est pas le premier, ce ne sera pas le dernier.

Bref, que l’on ne vienne pas ensuite pleurer sur la montée des populismes et du « tous pourris ». Et pourtant, ce serait à désespérer si un politique responsable du bien commun, du vivre ensemble, de la destinée de la nation ne puisse faire autrement que d’être une personne sans foi ni loi.

Être sans foi ni loi : arrêtons-nous juste un peu sur cette expression car elle a le mérite de distinguer l’ordre moral, propre à une croyance, à des valeurs, à une éthique et le Droit, l’ordre juridique auquel appartient la loi. Après tout, ce que l’on attend d’un homme politique comme de tout un chacun est de respecter les lois, et si Jérôme Cahuzac est épinglé, c’est qu’il n’a pas respecté le droit, point final. Est-on alors en mesure d’en demander davantage à nos dirigeants, en exigeant d’eux une conduite « morale ». Certains vous diront que non, en mettant en avant que toute morale est un sentiment, une croyance d’ordre personnel et que l’état de droit suffit. On aimerait d’ailleurs que des états de droit soient présents réellement dans beaucoup de pays, mais en France, dans notre vieux pays à la démocratie chancelante, les derniers événements tendent à montrer que les Français attendent de la morale. Une morale laïque bien entendu, maintenant bien définie depuis 200 ans, mais une morale. Que vous l’appeliez de l’exemplarité ou autrement, cela reste de la morale dès lors que vous faîtes référence à des valeurs.

Alors oui, signons cette pétition qui demande une chose en définitive bien simple : acter par la loi une conduite morale laïque à tenir, à partir du moment où un mandat du peuple vous a été confié.

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vendredi 14 décembre 2012

La Roya, la CARF et notre démocratie

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Ainsi, le scénario écrit à l’avance par nos élites locales, à savoir le rattachement des communes de la Roya à l’EPCI de la CARF, semble avoir pris un tour définitif la semaine dernière. Fi donc des consultations populaires ; Fi des résultats du référendum d’initiative populaire organisé dans la vallée ; Fi de la volonté populaire en somme ?

Pouvons-nous aller jusqu’à crier au déni de démocratie en la matière ? Pas si sûr. Le débat, binaire encore une fois, divise ceux qui se réclament de la volonté des habitants de rester autonomes, de ceux qui arguent que les décisions ont toutes été prises par des assemblées représentatives. Le MoDem quant à lui, a tenté de faire entendre sa voix dès le départ, avec toute l’énergie de Laurence Forestier et du collectif Roya Citoyenne dont il faut ici louer la disposition et l’implication citoyenne. Ils ont ainsi pu animer et donner du sens à l’action politique au sens noble du terme, et faire de l’intérêt général le pivot de toute action publique. Qu’ils en soient ici vivement remerciés.

Objectivement qu’en est-il ? Tout d’abord, force est de constater que les cinq communes de la Roya ne se sont jamais réellement entendues au moment où les regroupements de communes se faisaient. Rivalités tenaces, imprévision des élus, toujours est-il qu’elles ont préféré continuer à fonctionner avec leur bon vieux SIVOM. Ce n’est que le couteau sous la gorge, de par la loi imposant à chaque commune d’être en intercommunalité, qu’elles se sont réveillées en sursaut se voyant rattachées à la CARF littorale dans un premier projet.

Ce choix a ses cohérences en termes d’aménagement de territoires pour l’est du département. Néanmoins, il nous faut pointer là deux difficultés : Tout d’abord, agrandir la CARF de la sorte revient à la légitimer, et à abandonner l’autre option que JC Guibal nous a servi pendant des mois voulant nous rattacher à la CU niçoise. Passons. L’autre difficulté est que trois communes sur cinq aient dès lors envisagé de monter une communauté de communes comme la loi le leur permet. Un peu tard me direz-vous, mais le MoDem a soutenu cette action en vertu des responsabilités citoyennes de tout un chacun et des valeurs profondément démocratiques qui nous animent. Après tout, la volonté populaire des valèian se manifestant pour la création d’une communauté de communes, pourquoi la leur refuser ? Cela aurait permis de prendre le temps de développer les synergies évidentes et naturelles entre littoral et montagnes et d’envisager, plus tard, d’autres coopérations intercommunales.

C’est alors que les travers politico-politiciens prennent le pas sur l’intérêt général. Un débat gauche / droite stérile et perdu d’avance - la droite locale tenant tous les postes décisionnels - qui éloigne un peu plus chaque jour les citoyens de l’action publique. Non pas que je sois partisan de la « démocratie directe » bien trop sujette aux passions populaires, mais ici, notre démocratie représentative fait défaut. Elle fait défaut lorsqu’elle se met à servir des intérêts partisans avec des représentants qui ne représentent plus. Elle fait défaut quand les EPCI sont dirigés par des personnes élues dans leur commune mais sans mandat du peuple pour l’intercommunalité. Il y aurait d’ailleurs bien des choses à dire sur le choix et les indemnités de ces conseillers communautaires. Les départements tardant à mourir, nous voilà avec un échelon territorial supplémentaire complètement opaque et en grande partie méconnu de nous autres.

Le coup de force de la CDCI la semaine dernière n’est ainsi que l’épilogue de cette histoire pourtant annoncé. L’arbitrage théorique de la Préfecture n’y a rien fait. Longtemps politisée à droite, elle a cautionné pendant un temps la fusion avec la CARF ; aujourd’hui plus à gauche, elle préconise sans avoir les moyens de faire appliquer ses recommandations. Au total, une décision pour nos territoires avant tout politique, au mauvais sens du terme, qui loin de redorer le blason de nos baronnets locaux, renforce encore les sentiments d’incompréhension dans le meilleur des cas, voire de rejet dans le pire, avec sa cohorte de populisme et d’antiparlementarisme. Dans ces conditions, amis breillois et mentonnais, bon travail coopératif !

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mercredi 25 avril 2012

2012 : des élections « antisystème » ?

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puceorange.gif Finalement, l’affiche du deuxième tour nous semble normale, presque rassurante.

puceorange.gif En effet, après le traumatisme de 2002, retrouver un bon vieux duel droite-gauche nous ferait presque dire que tout va bien en France, en notre bonne vieille démocratie mature et apaisée.

puceorange.gif Et pourtant, jamais une élection présidentielle n’a vu 5 candidats atteindre un score de 10%. François Hollande 28%, Nicolas Sarkozy 27%, Marine Le Pen 18%, Jean-Luc Mélenchon 11% et François Bayrou 9%. Et alors me diriez-vous ? Eh bien une chose essentielle : Cela confirme la tendance lourde depuis 2002 qu’est le rejet par une majorité de Français du bipartisme droite-gauche.

puceorange.gif En effet, les extrêmes par définition exclusives et opposées à la règle démocratique, totalisent 29%. François Bayrou sentant bien le phénomène latent depuis 2002, faisait le pari d’un rejet « raisonné » de la droite de gouvernement comme de la gauche : 9%. Ce qui nous amène à 38%. Ajoutez à cela les 20% d’abstentionnistes, cela nous fait 58% de Français pour lesquels le choix ne s’est ni porté sur la gauche gouvernementale, pas plus que sur la droite sortante.

puceorange.gif Or, depuis le choc et la prise de conscience de ce phénomène en 2002, rien a été fait, ou si peu. Jacques Chirac a confessé depuis qu’élu avec 82% des suffrages, il n’avait pas pris la mesure de ce fait, ni concrétisé un gouvernement d’union. En 2007, François Bayrou en avait fait sa position originale et l’avait placé en 3° homme, tandis que Nicolas Sarkozy menait campagne habilement contre la gauche naturellement, mais aussi contre la droite sortante avec sa « rupture » et son roi fainéant.

puceorange.gif En 2012, la défiance des Français à l’égard des partis de gouvernements est plus que jamais là. On peut gloser sur l’échec de François Bayrou, puisque le populisme des extrêmes a fait nécessairement mieux, il n’empêche que le danger démocratique est bien présent. Alors oui, on se prononcera encore pour l’un ou l’autre au second tour. Alors oui, on continuera de dénoncer les décisions partisanes donc iniques des uns et des autres, oui on militera pour une VIe République limitant 5 ans de pouvoir quasi absolu de l’exécutif. Et après ? D’ici 2017, le vote Marine Le Pen sera devenu un vote d’adhésion. Il l’est déjà en partie ; pas la peine de s’en voiler la face. Les droites populistes dans une Europe en crise, malmenée par la mondialisation et la crise économique l’ont bien compris. Elles vont se faire mielleuses pour mieux mettre à bas le parlementarisme ; cela s’est déjà vu ailleurs… en d’autres temps.

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jeudi 9 février 2012

Café démocrate - La politique étrangère de la France

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jeudi 12 janvier 2012

Vidéosurveillance ou vidéoprotection ?

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jeudi 13 octobre 2011

PRODUIRE, INSTRUIRE, CONSTRUIRE


EXPRESSION DIRECTE - 111011 - PRODUIRE INSTRUIRE... par mouvementdemocrate

dimanche 4 septembre 2011

Pour la création de la communauté de communes en Roya : 87%

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Belle mobilisation citoyenne ce dimanche en Roya.

Malgré les intimidations de toutes natures, malgré l’interdiction faite aux communes d’organiser le vote, la consultation populaire voulue par les associations Roya citoyenne et Robila s’est déroulée sur la voie publique ou chez des particuliers !

On ne bâillonne pas aussi facilement encore le peuple de France. C’était même déroutant de devoir aller s’exprimer quasi clandestinement chez des particuliers comme aux pires heures que notre pays ait connu. Dire que des personnes tombent en ce moment même en Syrie ou en Libye. Bref, nous n’en sommes pas encore venus aux armes… Les peuples se révoltent quand ils ont faim. Ici, c’est plutôt une démonstration de force pour rappeler combien nous sommes attachés aux valeurs fondamentales des libertés et d’expression souveraine. C’est rassurant, c’est salvateur.

Molinari.JPG (c) Le Petit Niçois

Comment nos barons UMP locaux sont-ils à ce point déconnectés de la réalité ? Dans la recomposition territoriale en cours, ceux-ci usent de tous les artifices pour conserver leur mainmise partisane. Ils empêchent la volonté populaire de s’exprimer, ils vont à l’encontre des directives même du Premier ministre. Le Premier ministre François Fillon avait en effet déclaré devant les députés (1) qu’il n’était pas question de « passer en force » pour achever l’intercommunalité. « On n’obligera pas les communes à se marier contre leur gré », avait-il affirmé rappelant qu’il avait déjà fait part de ce point de vue aux préfets. « Si certains préfets ne l’ont pas compris, dites-le moi, je leur dirai ».

Nous sommes fiers au MoDem d’avoir soutenu la tenue de cette consultation populaire. Nous avons d’ailleurs rencontré bien des élus PS et UMP restés conscients et libres : Un bel arc républicain efficace et vivant lorsque l’enjeu est d’importance.

2011-09-04breil.jpg Fabien Bénard - Président du MoDem06, Pascale Gérard - Vice-présidente PS du Conseil Régional PACA, Philippe Briand - MoDem Menton, Gilbert Mary, Conseiller général UMP, Laurence Forestier - Association Roya citoyenne, André Robilliart, Gilbert Cholet

(1) dépêche AFP du 26 mai 2011

dimanche 28 août 2011

Roya : les citoyens seront-ils bâillonnés ?

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Voilà maintenant plus d’un an que le MoDem des Alpes-Maritimes suit la recomposition administrative prévue des cinq communes de la Roya aux côtés de l’association «Roya citoyenne».

Le travail de cette association a permis d’imposer peu à peu dans le débat public la difficile question de l’intercommunalité. Aujourd’hui, les deux tiers des conseillers municipaux et trois maires sur cinq sont favorables à la création d’une communauté de communes autonome en Roya.

Alors que les décideurs départementaux entendent verrouiller le débat et conserver une mainmise partisane sur toutes les instances en devenir, le MoDem reste attaché aux principes éminemment démocratiques. C’est pour cela que nous avons été de ceux qui ont travaillé au désengagement de la CARF, alors promise à Nice et à la CUNCA, sans aucune consultation de ses habitants. C’est pour cela aujourd’hui que nous soutenons la «consultation populaire» prévue le 4 septembre en Roya à l’initiative des associations, dans la mesure où son organisation en a été interdite aux communes.

Nous en appelons à l’arbitrage national et impartial du Préfet, car c’est à lui seul d’arrêter le schéma départemental de coopération intercommunale, après avis de la CDCI, en rappelant que la consultation du 4 septembre prochain n’aura pas de valeur décisionnelle.

jeudi 25 août 2011

Lecture de rentrée

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Le dernier ouvrage de François Bayrou est de la même veine que le dernier «abus de pouvoir» : un ton résolu, un constat implacable et éclairé, des solutions proposées. Bref ce qui m’avait d’emblée séduit en 2007 à l’heure du sarkozysme triomphant, je le retrouve pour 2012 : revigorant !

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  • Un premier moment est consacré à l’explication de ses choix personnels et politiques. Comme s’il devait se justifier, François Bayrou rappelle ce que peu de gens osaient dire alors : injustice flagrante, affaire Tapie, présidence dévaluée, dette… Tout ce qu’aujourd’hui il est de bon ton de dénoncer, maintenant que le sarkozysme a vécu. Clairvoyant et fidèle à ses idées, Bayrou tient le cap, y compris lorsqu’il est abandonné de toutes parts.


  • Puis le ton se fait plus dur, il n’hésite pas à faire siens les mots fameux du Tigre alors qu’il reprenait les rênes de la France en pleine tourmente en 1917… Est-on en guerre ? En guerre économique certainement. Et là, le constat est sévère : nous la perdons. La solution n’est pas dans la démondialisation, qu’il assimile (un peu vite peut-être) au protectionnisme. A la suite de Zaki Laïdi, directeur de recherche à Sciences Po, et de bien d’autres que j’ai pu lire, il n’est pas question de faire cavalier seul dans un monde globalisé ; cela n’a pas de sens. La solution n’est pas non plus dans le Keynésianisme, une relance par l’état qui convient encore au PS. Où alors ? Une solution pour se sortir du mauvais pas dans lequel on est plongé serait le retour à un état planificateur (au bon sens du terme…). Cela passerait aussi par des charges notablement diminuées aux entreprises créatrices de richesses, comme il sied au bon libéralisme de marché, et par un effort juste et compris de la nation toute entière par la TVA – si le mot de nation a encore un sens dans cet univers égotiste. PRODUIRE donc. La France a les ressources, la technologie, les talents pour le faire à l’instar de l’Allemagne.


  • La troisième partie m’est allé droit au cœur, parce qu’en enseignant de la République que je suis, il n’y a pas une virgule à enlever tant les mots me sont enlevés de la bouche. Tout ce qui est écrit est on ne peut plus exact quand on vit l’école de l’intérieur et qu’on s’y bat pour sa pérennité. A quelques jours de la rentrée, ça remet le cœur à l’ouvrage : Merci.


Tant en économie que sur l’école, c’est un regard que j’ai trouvé mature, juste et implacable. Alors PRODUISONS et ÉDUQUONS chacun du mieux que nous pouvons, unis nationalement !

Vive la République, vive la France, Vive Bayrou ;-)

- BAYROU (F) « Abus de pouvoir » Plon, 2009
- BAYROU (F) « 2012 état d’urgence » Plon, 2011
- LAIDI (Z) « Le monde selon Obama » Stock, 2010

lundi 20 juin 2011

B and B : présidents !

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Présidentielles 2012 : tous les médias en parlent…
Pour nous, cela semble encore très lointain, même si les grandes manœuvres dans chaque camp ont commencé. A droite, la saillie drôlatique corrézienne a fait son petit effet, et ravive les supputations les plus téméraires. A gauche, on a inventé la présidentielle à épisodes, avec un suspens digne des séries américaines les plus en vue : ira – ira pas ? C’est ironique. Les extrêmes, quant à elles, sont prêtes, et comment ! Le centre, lui, est tourné systématiquement en ridicule.

Qu’à cela ne tienne François Bayrou garde le cap qu’il s’était fixé : fédérer le centre. Il a été le premier à dénoncer les dérives du libéralisme à tout crin, le premier à épingler la dette nationale, à souligner l’exaspération des citoyens face à leurs « élites » déconnectées.

L’enjeu est de savoir vers quelle solution les français se tourneront cette fois. La solution de gauche a été testée en 81, alors que nous étions déjà en crise, avec un ralliement à l’économie de marché qui l’entraîne aujourd’hui à être une gauche-porsche. La solution du volontarisme a été choisie en 2007, volontarisme de façade, à la solde du grand capital. Reste la solution extrémiste et populiste, comme dans plusieurs pays européens… Radicale, dangereuse. Une solution centriste alors ; un volontarisme au bénéfice des citoyens et humaniste (tiens… encore un terme devenu à la mode, initié par un certain François Bayrou).

Bref, nous verrons bien.
En attendant, il faut s’y préparer, et cela passe par une organisation en partis, puis en fédérations départementales. Au MODEM, nous renouvelons nos instances locales, conseil départemental et président, le 25 juin. Le travail de terrain est ingrat et paye souvent tard, mais il est indispensable à tout mouvement, s’il veut être crédible, au contact de sa population, et reconnu.
C’est pourquoi, je renouvelle toute mon amitié et mon admiration au travail réalisé pour nous à la tête du département des Alpes Maritimes, par Fabien Bénard.
Le 25 juin, votons Bénard ; en 2012, votons Bayrou.

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