mercredi 11 janvier 2017

2017

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vendredi 24 juin 2016

Les deux populismes

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puceorange.gif Le drame du mot « populisme », c’est son suffixe en -isme. Je me méfie toujours des mots se terminant en -isme, ils sont le signe le plus souvent de la perversion d’un autre nom qui lui est familier, mais modéré dans son sens et son acceptation. Il en va ainsi de « gauche » et de son « gauchisme » ou plus récemment de l’Islam et de l’islamisme… c’est radicalement différent.

puceorange.gif Peut-être est-ce dû à son antériorité ? : « populisme » désignait dès l’Antiquité ce qui pervertissait le recours au peuple, à sa gouvernance autonome et démocratique. Périclès, les Gracques… ils sont nombreux à en avoir été accusés. La démocratie avait donc dès sa naissance son populisme. Mais ce sont là deux termes issus de champs sémantiques différents pour désigner d’une part la chose et d’autre part, son dévoiement.

puceorange.gif « Populisme » n’a aujourd’hui qu’un adjectif : « populaire » qui renvoie à une autre idée chez nos contemporains, avoir du succès, être aimé, bien éloigné de son sens premier ; il a perdu son sens tiré du peuple. Si bien que « populisme » se retrouve seul et polysémique. Vous avez donc aujourd’hui toujours des gens qui perçoivent ce terme comme quelque chose de dangereux pour la démocratie populaire, une instrumentalisation inacceptable du peuple au bénéfice de quelques-uns - minorité violente - dans tous les cas jamais dans l’intérêt collectif. Or je m’aperçois que ce terme de « populiste » est compris par de plus en plus de personnes aujourd’hui comme quelque chose de positif, de bien, puisque nécessairement du côté du peuple, tant il est exaspéré désormais par une intelligentsia politique et économique qui, elle, s’en détourne voire le méprise. C’est là toute la dangerosité de la dédiabolisation actuelle du FN qui tend à assimiler le populisme à la défense du peuple alors qu’il en est son exact contraire. Pire encore, ces mêmes élites politiques et économiques cautionnent à présent ce détournement sémantique en taxant à son tour de « populistes » les discours 5 étoiles en Italie, Podemos en Espagne et nos modestes « nuits debout » ouvrant ainsi un nouveau front. Aussi, nombre de personnes « passent » au FN en toute bonne foi en pensant redonner au peuple le contrôle de son destin, mêlant antiparlementarisme, rejet des élites politiques et économiques. Peu importe si le programme de gouvernement n’est qu’une somme de mauvaises solutions, irréalisables et antidémocratiques, seul le ras-le-bol compte. J’ai lu çà et là dernièrement le mot de « révolution » des peuples contre leurs élites ; cela s’y apparente. Tabula rasa donc !

puceorange.gif En ce jour où le Royaume encore uni quitte l’Union européenne, la confusion est à son paroxysme. L’Europe cristallise tout ce que les adeptes de cette nouvelle acception du terme « populiste » abhorrent : une bureaucratie déconnectée, la Finance d’une Union chantre de la mondialisation subie par les peuples, et un effacement des frontières niant de fait les nations. Incompréhension totale donc entre deux mondes, les gagnants de la mondialisation qui taxent d’affreux populistes les partisans de la sortie de l’Union européenne, et ces populistes d’un genre nouveau qui prennent cela comme une libération des peuples, quasi révolutionnaire. On pourra bien se débattre en expliquant que le projet européen s’est bâti sur la paix entre les nations, que son projet va bien au-delà d’une simple entente économique, il est trop tard. Faillite incommensurable de nos politiques qui ont fait sans les peuples depuis plus de 30 ans.

puceorange.gif Pour ma part, je fais partie de ceux pour qui le mot de « peuple » n’effraie pas. La beauté, l’honneur du service public, de la gouvernance publique est d’être au service du peuple, de gouverner au nom du peuple. C’est la première ligne de nos constitutions républicaines successives : « Au nom du peuple français… ». Mais jamais je ne céderai ce privilège à une extrême droite qui manipule les peuples à son seul profit pour les mener au chaos. Nous avons oublié Jean Moulin, préfet de la République, nous avons oublié 1945 et notre sortie abasourdie d’une guerre que nous n’avions pas voulue, nous avons oublié ce beau projet qu’était l’Europe. Que les peuples reprennent si vivement la main est une bonne chose, que les peuples se déplacent aux bureaux de vote à 71% est une bonne chose, que les peuples discutent des nuits entières est une bonne chose. Si nous demeurons fermes dans nos idées et dans ce que nous voulons, si nous restons vigilants, alors cela peut régénérer nos vieilles démocraties, peut relancer le projet européen sur de nouvelles bases.

samedi 14 novembre 2015

Paris - 13 novembre

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mercredi 1 janvier 2014

Bonne année 2014 !

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Très belle année 2014 à tous !

Que la santé vous accompagne, que le bonheur de partager soit pleinement vécu, que la réussite vous comble.
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vendredi 5 avril 2013

De la morale en politique...

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Vieux débat que celui-là ! Eh oui... Nous semblons découvrir ces jours-ci qu'une Gauche immorale peut exister...

Non pas que la Droite soit immorale par nature, mais son rapport à l'argent ou ses prises de position plus individualistes au sein de notre société nous rendent plus enclins à le penser. Mais la Gauche sociale, privilégiant le collectif sur le personnel ! C’est sans doute pour cela que cette affaire Cahuzac fait autant de bruit, car soyons clairs, ce n’est pas le premier, ce ne sera pas le dernier.

Bref, que l’on ne vienne pas ensuite pleurer sur la montée des populismes et du « tous pourris ». Et pourtant, ce serait à désespérer si un politique responsable du bien commun, du vivre ensemble, de la destinée de la nation ne puisse faire autrement que d’être une personne sans foi ni loi.

Être sans foi ni loi : arrêtons-nous juste un peu sur cette expression car elle a le mérite de distinguer l’ordre moral, propre à une croyance, à des valeurs, à une éthique et le Droit, l’ordre juridique auquel appartient la loi. Après tout, ce que l’on attend d’un homme politique comme de tout un chacun est de respecter les lois, et si Jérôme Cahuzac est épinglé, c’est qu’il n’a pas respecté le droit, point final. Est-on alors en mesure d’en demander davantage à nos dirigeants, en exigeant d’eux une conduite « morale ». Certains vous diront que non, en mettant en avant que toute morale est un sentiment, une croyance d’ordre personnel et que l’état de droit suffit. On aimerait d’ailleurs que des états de droit soient présents réellement dans beaucoup de pays, mais en France, dans notre vieux pays à la démocratie chancelante, les derniers événements tendent à montrer que les Français attendent de la morale. Une morale laïque bien entendu, maintenant bien définie depuis 200 ans, mais une morale. Que vous l’appeliez de l’exemplarité ou autrement, cela reste de la morale dès lors que vous faîtes référence à des valeurs.

Alors oui, signons cette pétition qui demande une chose en définitive bien simple : acter par la loi une conduite morale laïque à tenir, à partir du moment où un mandat du peuple vous a été confié.

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samedi 5 janvier 2013

Quand les Calanques deviennent Parc National

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C’est à ma marraine Sonia LIVANOS, une des premières femmes alpiniste avec son mari Georges, que je dois la lecture du dernier livre de ses amis Jacky et Barney sur les Calanques.

Entre le CAF et les Excursionnistes, c’est en amoureux du massif des Calanques qu’ils retracent les péripéties de la préservation de ce site au moment où voit le jour le parc national des Calanques. Et qu’il en a fallu de la persévérance et des mobilisations pour éviter routes et viaducs, carrière, téléphérique et autre ZAC… Entre le blanc immaculé du calcaire et le bleu de la méditerranée, c’est pourtant un joyau qui a su être préservé depuis près d’un siècle par des marseillais vigilants, grimpeurs avec Gaston Rébuffat et Georges Livanos, randonneurs avec Paul Rouaix, et le monde de la mer avec Albert Falco.

Que Jacky et Barney Vaucher soient chaleureusement remerciés de la rédaction de cet ouvrage qui, sans pour autant être donneurs de leçons, nous servent d’exemple et nous confortent dans notre conviction de préserver durablement notre environnement naturel encore et encore. Particulièrement recommandé aux copains de l’ASPONA !

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Calanques : Un siècle d’amour et de vigilance “Comment un territoire de passions devient parc national” par Jacky Plauchud Vaucher et Barney Vaucher,Éditions Parole, 15 €

dimanche 23 décembre 2012

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dimanche 9 septembre 2012

Enseigner le cynisme, ou de la morale à l’école...

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Mettons en parallèle deux choses qui se bousculent à ma porte en cette rentrée. D’une part beaucoup d’heures d’éducation civique juridique et sociale à assurer cette année, ce qui d’ailleurs balaye une pseudo introduction d’un enseignement de la morale républicaine à l’école laquelle existe en réalité déjà depuis Chevènement au milieu des années 80, et d’autre part, le livre de Stiglitz – le prix de l’inégalité - , l’augmentation des écarts de richesses confirmé et expliqué.

Je vous le demande : comment enseigner l’égalité républicaine sans cynisme aujourd’hui où l’estime, le respect, ne sont plus que fonction du bulletin de salaire ? Comme pour ajouter de l’huile sur le feu de l’actualité, Bernard Arnault demande à être belge pour échapper à l’impôt, ou encore les affaires se multipliant au plus près de nous – cf. billet précédent.

Liberté, égalité, fraternité qu’ils disent ! On a beau repeindre cette devise de peinture fraîche sur les écoles de Menton, allez l’enseigner ! Prenons juste l’égalité républicaine puisque c’est d’elle qu’il s’agit aujourd’hui. Tocqueville déjà la résumait en trois déclinaisons : l’égalité devant la loi, l’égalité des chances, et l’égalité de considération. Les trois sont aujourd'hui malades.

L’égalité devant la loi impose l’absence de privilège ; or tous les jours des passe-droits sont mis en avant au nom de l’individualisme triomphant au détriment du bien commun. L’égalité des chances traduit la méritocratie ; quels mérites quand l’école publique n’a plus les moyens de remplir sa mission, ou que les études deviennent si onéreuses qu'il faille s'endetter avant même d'avoir trouvé un emploi ? L’égalité de considération se rapporte à une même dignité pour tous ; cela n’existe plus depuis que l’argent est roi et seule aune. La rolex de Séguéla a fait date en la matière.

La démocratie même est ici en danger. De nature optimiste, je ne noircirai pas davantage le tableau. Des contre-pouvoirs sont là ; insuffisants, mais présents. Il y aurait beaucoup à dire sur le courage politique, sur l’indépendance des médias et de la justice. Qu’on veuille « rénover » l’école participe aussi de cela, mais pour quelle société ? L’État a un rôle historique à jouer, ou bien il sera emporté.

À lire, donc
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dimanche 29 juillet 2012

Une VIe République… vite !

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François Bayrou avait le premier magistralement dénoncé l’affairisme de la présidence sarkozienne dans abus de pouvoir. Nul doute que les affaires freinées un temps vont refaire la une à la rentrée : La Justice a quelque chose de bien, c’est que tôt ou tard, les procédures finissent par aboutir.

Or les affaires ont été si nombreuses et si scandaleuses que tout le fonctionnement républicain risque d’être remis en cause. Ce serait cruel de les rappeler ici : Allez… on le fait : L’affaire Tapie et son tribunal arbitral, l’affaire Bettencourt + Kadhafi et le financement des campagnes électorales, l’affaire Karachi, ses rétro-commissions et ses victimes collatérales, Clearstream et son croc de boucher, l’affaire Courroye et les écoutes de journalistes, les sondages de l’Élysée, l’EPAD et le fiston – voilà pour les principales.

Pourquoi les rappeler ? Parce que les procès en cours mettront tous en cause, à n’en pas douter, l’excessive centralisation des pouvoirs dans la main du seul chef de l’État. Le débat n’est certes pas nouveau, mais bien plus dangereux aujourd’hui et cela, pour trois raisons :

  • 1- Une profonde incompréhension entre gouvernants et gouvernés

Le contexte n’est plus celui de l’après-guerre, d’une personnalité écrasante comme l’a été celle du Général. La légitimité de nos gouvernants est depuis longtemps mise à mal par les populismes de tous bords dont les audiences ne cessent de monter. La déconnexion croissante entre les « élites » républicaines et la masse citoyenne est devenue insupportable pour la démocratie.
Qu’on incrimine la Finance, la technocratie, la mondialisation sans trop savoir ce qu’elle revêt, ou bien les étrangers, ou encore tout à la fois, notre démocratie ne fonctionne plus de façon satisfaisante pour le XXIe siècle. La question européenne sur ce point est la plus douloureuse, et je passe sur les mesquineries des élus locaux. En outre, la mise en place du quinquennat éloigne encore un peu plus le contrôle citoyen puisque la messe est dite pour cinq années sans réelle possibilité d’intervention, hormis celle d’un hypothétique référendum.

  • 2- Le contexte actuel est celui d’une crise liée à une mondialisation difficile et angoissante pour l’Europe

La prise de conscience de l’opinion publique sur ce point est déjà très avancée – il n’y a que les « politiques » pour la nier – Or, le solde affairiste du quinquennat sarkozyste révèle au grand jour ce hiatus grandissant. De plus, le contexte aujourd’hui est angoissant : maintenir notre niveau de vie élevé et notre puissance au sein d’un monde mondialisé est loin d’être assuré. Et le débat devient social dès cet instant. Il exacerbera les tensions avec nos gouvernants lorsque ceux-ci se montreront impuissants. Là est tout l’enjeu des licenciements chez Peugeot ou ailleurs ces dernières semaines. N’importe qui a fait un peu d’Histoire pourra diagnostiquer un contexte explosif ; vous en avez ici tous les ingrédients.

  • 3- L’état d’urgence de la situation

D’abord répondre au déficit démocratique par une réforme institutionnelle majeure en changeant de République et sauver ce qu’il reste de notre lien civique. Ensuite, se tourner résolument vers l’Europe comme planche de salut dans la mondialisation. Facile à dire me direz-vous.

La présidence « normale » que prône François Hollande a sonné juste dans la campagne car elle répond en partie au premier défi. Il est indispensable d’aller beaucoup plus loin et c’est possible : Les socialistes ont 5 ans et quasiment tous les pouvoirs pour le faire. C’est une fenêtre unique, et s’ils ne le font pas, plombés par le poids des conservatismes, ils devront en porter la lourde responsabilité.

Pour l’Europe, la crise et son règlement au coup par coup a démontré que l’on existera à l’échelle mondiale si et seulement si une intégration plus politique voit le jour. Cela ne se fait pas du jour au lendemain, certes, mais ne serait-ce que réenclencher le processus de construction européenne abandonnée depuis des années serait louable. Comment ? Avec les peuples certainement. Plusieurs analystes s’accordent à penser que le meilleur moyen serait de s’appuyer sur les parlements nationaux, seules institutions à être à peu près semblables en Europe et présentant l’énorme avantage d’être élues. Harmoniser leurs calendriers électoraux, leurs compétences, les associer de plus en plus au Parlement européen.

Voilà deux évolutions qui, menées en parallèle, peuvent sauver notre démocratie malade.

mercredi 25 avril 2012

2012 : des élections « antisystème » ?

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puceorange.gif Finalement, l’affiche du deuxième tour nous semble normale, presque rassurante.

puceorange.gif En effet, après le traumatisme de 2002, retrouver un bon vieux duel droite-gauche nous ferait presque dire que tout va bien en France, en notre bonne vieille démocratie mature et apaisée.

puceorange.gif Et pourtant, jamais une élection présidentielle n’a vu 5 candidats atteindre un score de 10%. François Hollande 28%, Nicolas Sarkozy 27%, Marine Le Pen 18%, Jean-Luc Mélenchon 11% et François Bayrou 9%. Et alors me diriez-vous ? Eh bien une chose essentielle : Cela confirme la tendance lourde depuis 2002 qu’est le rejet par une majorité de Français du bipartisme droite-gauche.

puceorange.gif En effet, les extrêmes par définition exclusives et opposées à la règle démocratique, totalisent 29%. François Bayrou sentant bien le phénomène latent depuis 2002, faisait le pari d’un rejet « raisonné » de la droite de gouvernement comme de la gauche : 9%. Ce qui nous amène à 38%. Ajoutez à cela les 20% d’abstentionnistes, cela nous fait 58% de Français pour lesquels le choix ne s’est ni porté sur la gauche gouvernementale, pas plus que sur la droite sortante.

puceorange.gif Or, depuis le choc et la prise de conscience de ce phénomène en 2002, rien a été fait, ou si peu. Jacques Chirac a confessé depuis qu’élu avec 82% des suffrages, il n’avait pas pris la mesure de ce fait, ni concrétisé un gouvernement d’union. En 2007, François Bayrou en avait fait sa position originale et l’avait placé en 3° homme, tandis que Nicolas Sarkozy menait campagne habilement contre la gauche naturellement, mais aussi contre la droite sortante avec sa « rupture » et son roi fainéant.

puceorange.gif En 2012, la défiance des Français à l’égard des partis de gouvernements est plus que jamais là. On peut gloser sur l’échec de François Bayrou, puisque le populisme des extrêmes a fait nécessairement mieux, il n’empêche que le danger démocratique est bien présent. Alors oui, on se prononcera encore pour l’un ou l’autre au second tour. Alors oui, on continuera de dénoncer les décisions partisanes donc iniques des uns et des autres, oui on militera pour une VIe République limitant 5 ans de pouvoir quasi absolu de l’exécutif. Et après ? D’ici 2017, le vote Marine Le Pen sera devenu un vote d’adhésion. Il l’est déjà en partie ; pas la peine de s’en voiler la face. Les droites populistes dans une Europe en crise, malmenée par la mondialisation et la crise économique l’ont bien compris. Elles vont se faire mielleuses pour mieux mettre à bas le parlementarisme ; cela s’est déjà vu ailleurs… en d’autres temps.

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samedi 17 mars 2012

Le programme

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dimanche 18 décembre 2011

2012

Pas facile de nous souhaiter mutuellement bonheur et prospérité par les temps qui courent.

Et pourtant, face à l’adversité et la morosité ambiante, ce sont des vœux plus personnels que je souhaitais formuler pour 2012. Profitons de ce que nous donne la vie sans regarder systématiquement vers un passé idéalisé ou un ailleurs envié. C’est donc en vous souhaitant une santé de fer, en étant épargnés des accidents de la vie, que je vous adresse les meilleurs vœux qui soient en cette nouvelle année.

Des vœux personnels et sincères, mais permettez-moi également d’en exprimer pour la collectivité. Cette année, c’est ensemble qu’il va falloir fournir un effort. Par l’impôt et les prélèvements de toutes sortes qui augmentent – cela ne vous aura pas échappé - mais aussi par notre engagement quotidien dans notre travail, nos implications dans les associations, clubs sportifs et envers les autres. A Menton, nous nous choisirons un nouveau député pour cinq ans ; en France, un nouveau président. Peut-être cela vous semble-t-il éloigné de vos préoccupations quotidiennes, mais pour notre collectivité nationale, il s’agit bien là de fixer les grandes orientations pour les années qui viennent.

A toutes et tous, belle année 2012.

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mardi 27 septembre 2011

Pourquoi j’étais en grève aujourd’hui

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Je n’ai pas l’habitude de m’épancher sur mon sort sur ce blog, mais puisque les médias cette fois ci font de la grève dans l’Education nationale une réussite de com’ avant même qu’elle n'ait eu lieu : allons-y !

  • Parce qu’on m’impose 2 classes supplémentaires qu’un service normal, faute d’autres enseignants à force de « dégraisser » ; 8 classes au total en lycée, 5 niveaux et 6 programmes différents.
  • Parce que cela me fait donc 23h d’enseignement au lieu de 18 par semaine. Pour celles et ceux qui estiment que 18h n’est pas suffisant, vous essaierez de préparer une heure de cours en une heure (ce qui porte à 36h hebdomadaires) et d’ajouter les quelques copies à corriger en sus, les week-end. La semaine dernière j’avais fini mes 35h le jeudi soir.
  • Parce que, c’est certain, on trouvera toujours un exemple d’enseignants qui n’a pas de classe à me jeter à la figure. Cela ne risque pas cette année, puisque si je suis malade, il n’y a plus personne pour me remplacer.
  • Parce que, faute d’embauche, des heures d’Histoire-Géographie doivent être assurées par du personnel «recrutés par le chef d’établissement dans le vivier local» sic
  • Parce que mon jeune collègue, jeté sans formation professionnelle devant les classes, a besoin d’aide bénévole de ma part.
  • Parce que cela me fait 30h de présence dans l’établissement, soit 5h en théorie pour préparer les cours et corriger. Lundi et mardi j’en suis réduit à faire les 3/8 avec 40 minutes pour avaler quelque chose à midi. 15h à assurer en 2 jours, soit un travail de deux jours le week-end qui précède.
  • Parce que cela porte à 228 élèves auxquels je dois assurer un enseignement, et pour 4 terminales les préparer au bac. La normale est de 120 à 140 élèves : Le double de corrections, et encore moins de « suivi personnalisé » pourtant la grande révolution annoncée. Comme «personnalisation » on fait mieux que mes classes à 31 et 35 élèves. On a même regroupé 2 classes de 1°STG pour en faire qu’une à 31 en Histoire-Géographie pour rentabiliser encore un peu plus.
  • Parce qu’on m’a supprimé en seconde les heures de méthodologie. Plus de temps pour apprendre à expliquer convenablement un texte ou s’initier à la technique de la composition : On le fait sur le tas.
  • Parce qu’on a supprimé l’Histoire-Géographie en Terminale S quand les élèves sont les plus matures pour avoir une vraie réflexion sur le monde qui nous entoure.
  • Parce que nous n’avons plus aucun mot à dire, que les enseignants doivent avoir le doigt sur la couture du pantalon.
  • Parce que j’ai une classe de Terminale qui n’a pas de manuels. Normal... les élèves de l’année dernière sont partis avec, et les crédits ne sont pas débloqués…
  • Parce que cela fait 4 ans que je n’organise plus de sorties scolaires car l’investissement demandé n’est pas reconnu et que les conditions matérielles imposées sont ingérables. Je le regrette.
  • Parce qu’on me sert sans cesse mes vacances quand bien même juillet et août ne sont pas payés, assimilables à du chômage technique puisque mon salaire de 10 mois est annualisé.
  • Parce qu’enfin, après 12 ans d’enseignement, ça fait 4 ans que mon salaire est gelé, que je n’ai pas bénéficié de la hausse des salaires pourtant très médiatisée car enseignant depuis plus de 8 ans. Il faut dire que nous commencions dans la carrière avec le smic + 100 euros. Aujourd’hui je n’arrive pas à 2000 euros net pour un recrutement à master 2.

Aaah ! ça fait du bien un coup de gueule de temps en temps ; Allez, hop au boulot !

samedi 10 septembre 2011

Instruction morale ? « Leçon commence, exemple achève »

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D’éducation civique à instruction civique, puis aujourd’hui instruction morale : un glissement sémantique qui en dit long…

Il y a déjà 4 ans, j’avais écrit un billet sur le sujet : Je n’y aurai pas grand’ chose à y retoucher.

Aujourd’hui, une dernière touche est mise à un complet retour en arrière : Voici les bonnes vieilles leçons de morale ! Si si… et comme notre Ministère fait les choses bien, on a même un recueil de maximes !

Ne rigolez pas ; c’est très sérieux.

« Leçon commence, exemple achève »

Si nos gouvernants en veulent des maximes, en voilà une ! Qu’on ait aujourd’hui besoin de restaurer quelques principes élémentaires de morale à nos petits, c’est en grande partie parce que le spectacle que donnent à voir les « affaires » incessantes (DSK, Guérini, Bettencourt, Clearstream et j’en passe) les dévoient du chemin de « l’honnête homme ». Comment les blâmer dans cette société où l’individu prime, et celui qui réussit est celui qui a le plus gros portefeuille - peu importent les moyens.

Tout ça pour dire que l’Ecole pourra bien faire toutes les leçons de morale qu’elle veut, si cela n’est par relayé par l’exemplum du père, de la mère, du professeur, du magistrat… du gouvernant ( ?), cela ne servira pas à grand’ chose.

Plus sérieusement, dans une période où les institutions sont l’objet d’une défiance largement partagée, une éducation civique (et non une instruction) ne doit en aucun cas être le moyen d’instrumentaliser les futurs citoyens, ni aujourd'hui une sorte de “thérapie” sociale ; elle doit permettre la reconnaissance de l’élève comme une personne responsable dans sa vie et au sein de la Cité.

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jeudi 25 août 2011

Lecture de rentrée

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Le dernier ouvrage de François Bayrou est de la même veine que le dernier «abus de pouvoir» : un ton résolu, un constat implacable et éclairé, des solutions proposées. Bref ce qui m’avait d’emblée séduit en 2007 à l’heure du sarkozysme triomphant, je le retrouve pour 2012 : revigorant !

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  • Un premier moment est consacré à l’explication de ses choix personnels et politiques. Comme s’il devait se justifier, François Bayrou rappelle ce que peu de gens osaient dire alors : injustice flagrante, affaire Tapie, présidence dévaluée, dette… Tout ce qu’aujourd’hui il est de bon ton de dénoncer, maintenant que le sarkozysme a vécu. Clairvoyant et fidèle à ses idées, Bayrou tient le cap, y compris lorsqu’il est abandonné de toutes parts.


  • Puis le ton se fait plus dur, il n’hésite pas à faire siens les mots fameux du Tigre alors qu’il reprenait les rênes de la France en pleine tourmente en 1917… Est-on en guerre ? En guerre économique certainement. Et là, le constat est sévère : nous la perdons. La solution n’est pas dans la démondialisation, qu’il assimile (un peu vite peut-être) au protectionnisme. A la suite de Zaki Laïdi, directeur de recherche à Sciences Po, et de bien d’autres que j’ai pu lire, il n’est pas question de faire cavalier seul dans un monde globalisé ; cela n’a pas de sens. La solution n’est pas non plus dans le Keynésianisme, une relance par l’état qui convient encore au PS. Où alors ? Une solution pour se sortir du mauvais pas dans lequel on est plongé serait le retour à un état planificateur (au bon sens du terme…). Cela passerait aussi par des charges notablement diminuées aux entreprises créatrices de richesses, comme il sied au bon libéralisme de marché, et par un effort juste et compris de la nation toute entière par la TVA – si le mot de nation a encore un sens dans cet univers égotiste. PRODUIRE donc. La France a les ressources, la technologie, les talents pour le faire à l’instar de l’Allemagne.


  • La troisième partie m’est allé droit au cœur, parce qu’en enseignant de la République que je suis, il n’y a pas une virgule à enlever tant les mots me sont enlevés de la bouche. Tout ce qui est écrit est on ne peut plus exact quand on vit l’école de l’intérieur et qu’on s’y bat pour sa pérennité. A quelques jours de la rentrée, ça remet le cœur à l’ouvrage : Merci.


Tant en économie que sur l’école, c’est un regard que j’ai trouvé mature, juste et implacable. Alors PRODUISONS et ÉDUQUONS chacun du mieux que nous pouvons, unis nationalement !

Vive la République, vive la France, Vive Bayrou ;-)

- BAYROU (F) « Abus de pouvoir » Plon, 2009
- BAYROU (F) « 2012 état d’urgence » Plon, 2011
- LAIDI (Z) « Le monde selon Obama » Stock, 2010

jeudi 23 juin 2011

Démondialisation ?

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  • Un petit livre sain ; de grandes idées salutaires.
  • Ce n'est plus de la vieille gauche dans laquelle je ne me reconnais pas. C'est contre l'ultralibéralisme ambiant.
  • C'est résolument européen.
  • C'est en faveur des peuples et des citoyens. La République plus forte que la mondialisation.
  • C'est de l'économie durable, éco-responsable.

Bref, une forme de centrisme révolutionnaire ! J'ADHERE !

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A. MONTEBOURG, "Votez pour la démondialisation !" Flammarion, 2011, 2 euros

samedi 28 mai 2011

Le manifeste des Indignés

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Nous sommes des personnes normales et tout ce qu’il y a de plus ordinaires. Nous sommes comme toi : des gens qui se lèvent le matin pour étudier, pour travailler ou pour chercher du travail, des gens qui ont de la famille et des amis. Des gens qui travaillent dur tous les jours pour vivre et offrir un avenir meilleur à ceux qui nous entourent.

Certains d’entre-nous se considèrent comme davantage progressistes, d’autres plus conservateurs. Les uns croyants, les autres non. Certains ont des idéologies bien définies… d’autres enfin se considèrent comme apolitiques. Mais nous sommes tous préoccupés et indignés par le panorama politique, économique et social qui nous entoure. Par la corruption des politiques, des entrepreneurs, des banquiers… Pour le mépris des citoyens ordinaires.

Cette situation nous fait mal tous les jours. Mais si nous nous unissons tous, nous pouvons la changer. Il est l’heure de se mettre en mouvement, l’heure de construire pour tous une société meilleure. Pour cela, nous soutenons fermement en ce qui suit :

Les priorités de toute société avancée doivent être l’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, l’équilibre écologique et le développement, le bien-être et le bonheur des personnes.

Il existe des droits basiques qui doivent être garantis dans toute société : le droit au logement, au travail, à la santé, à l’éducation, à la participation politique, au libre développement personnel, et le droit à la consommation des biens nécessaires à une vie saine et heureuse.

Le fonctionnement actuel de notre système économique et gouvernemental ne porte pas attention à ces priorités et constitue un obstacle au progrès de l’humanité.

La démocratie vient du peuple (démo =peuple ; cratie =gouvernement) et le gouvernement doit être celui du peuple. Toutefois, dans ce pays, la majeure partie de la classe politique ne veut pas nous écouter. Son rôle devrait être d’élever notre voix à la hauteur des institutions, en facilitant la participation politique citoyenne suivant un cours direct et pour le bénéfice de la société, et non de s’enrichir et de prospérer à nos frais, attentifs seulement aux diktats des grands pouvoirs économiques et s’affairant au pouvoir à travers une dictature des partis à la tête desquels on trouve les inamovibles sigles du PPSOE.

La soif et l’accumulation de pouvoir chez quelques uns génère les inégalités, crispation et injustice, ce qui conduit à la violence, que nous refusons. L’obsolète et antinaturel modèle économique en vigueur bloque les mécanismes de la société en une spirale qui se consume elle-même, enrichissant quelques uns et faisant entrer les autres dans la pauvreté et l’indigence. Jusqu’à l’effondrement final.

La fin et les moyens du système résident dans l’accumulation de l’argent, primant par dessus tout l’efficience et le bien-être de la société. En gaspillant les ressources, en détruisant la planète, tout en gérant le chômage et des consommateurs aux besoins jamais assouvis.

Les citoyens sont une partie de l’engrenage d’une machine destinée à enrichir une minorité qui ne sait rien de nos besoins. Nous sommes anonymes, mais, sans nous, rien de tout cela n’existerait. C’est pourquoi nous sommes décidés à apparaître au jour, puisque c’est nous qui faisons avancer le monde.

Si, comme société, nous apprenons à ne plus lier notre futur à une abstraite rentabilité économique que jamais ne profite à la majorité, nous pourrons faire disparaître les abus et carences dont nous souffrons.

Une Révolution Étique est nécessaire. Nous avons placé l’argent au dessus de l’Être Humain au lieu de le mettre à notre service ; nous sommes des personnes, pas des produits de marché. Ce qui me définit, ce n’est pas seulement ce que j’achète, pourquoi je l’achète ou à qui je l’achète.

Pour toutes ces raisons, je suis indigné.

Je crois que je peux le changer.

Je crois que je peux y aider.

Je sais, qu’unis, nous le pouvons.

Descend dans la rue avec nous. C’est ton droit.

jeudi 9 septembre 2010

Retraites et manifestations


cf. mon article précédent "Retraites... vous avez dit retraites ?"
  • Alors que le PS tergiverse, pressé sur sa gauche, et que la majorité continue de nous asséner sa politique de "coups de menton permanents" (sans mauvais jeu de mots), pour nous c'est clair : 62 puis 65 ans mais pas 67 !


CONFERENCE DE PRESSE 26 JUIN 2010 - LES RETRAITES
envoyé par mouvementdemocrate. - L'info video en direct.

samedi 4 septembre 2010

Intercommunalité de la Roya


Nouvelle réunion du Collectif pour une Communauté de Communes de la Roya samedi soir.

RÉUNION D’INFORMATION Suivie d’un débat avec le public
INTERCOMMUNALITÉ, QUEL AVENIR POUR NOS VALLÉES ?


Avec M. Robert VELAY
MAIRE DE PUGET-THÉNIERS
CONSEILLER GÉNÉRAL
PRÉSIDENT DE LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DES VALLÉES D' AZUR


SAMEDI 11 SEPTEMBRE 2010
17h30, salle du Conseil municipal
FONTAN

S’informer, décider et agir ensemble pour unecommunauté de communes de la Vallée de la Roya

jeudi 27 mai 2010

Retraites ? Vous avez dit retraites ?

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Emmanuel Todd dans un article récent et Jacques Attali dans son dernier livre «tous ruinés dans 10 ans ?» se rejoignent dans leur analyse sur un point : notre société change.

Nous passons vite, plus vite que prévu, à une société postindustrielle avec tous les bouleversements profonds que cela implique... et les peurs qui vont avec. Jouer uniquement sur ces peurs est, ni plus ni moins, que du populisme. Si la politique n'est pas seulement de la gestion à la petite semaine mais bel et bien l'anticipation des évolutions sur le moyen et long terme, le débat actuel sur les retraites est en effet central pour notre société.

À ce propos, alors qu'on me taquinait amicalement : « Alors ?... le modem sur les retraites ?... plutôt à gauche ou plutôt à droite ? » comme si j'avais éternellement à justifier le choix centriste, comme si décidément le modem était contraint de s'inféoder aux uns ou aux autres. Eh bien justement, s'il est un sujet sur lequel on doit se débarrasser des dogmes gauche – droite, c'est bien celui des retraites. La gauche a présenté ses propositions dernièrement : d'intéressantes pistes mais... on ne touche pas au sacro-saint âge légal de 60 ans. Ce que la droite propose ? : Augmenter le seul temps de travail des salariés sans encore de contrepartie demandé au capital. Ne pourrait-on pas jouer modérément sur les deux leviers à la fois pour maintenir notre système de retraite par répartition à flots sans augmenter la fracture sociale avec la capitalisation ou sans être simplement irréaliste ?

François Bayrou propose un projet global de société depuis 2007. Il avait alerté sur la dette, il avait alerté sur le système par répartition des retraites mis en danger depuis qu'en 1996, Alain Juppé n'avait pas réussi à le moderniser. Aujourd'hui, il nous propose d'en débattre et que cela fasse l'objet d'un référendum puisque cela engage toute la Nation.

Alors oui, vieillissement de notre population, désindustrialisation et disparition des ouvriers, classes moyennes écartelées, jeunes surdiplômés au chômage si les soixantenaires se maintiennent dans la vie active mais incapables, seuls, de payer pour tous. Heureusement, ces changements sociaux vont de pair avec une modernisation économique, de nouvelles formes de création de richesses qui débouchera sur une société différente. Le politique doit être là pour accompagner et organiser ces mutations. Le fil de l'Histoire somme toute.

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