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mardi 4 juillet 2017

Rythmes scolaires : Faire et défaire...

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puceorange.gif Pour un décret paru hier au JO, force est de constater que vous ne perdez pas de temps pour revenir en arrière. Alors même que la plupart des experts juge la semaine d’école française trop courte, que la semaine de 5 matinées est plus favorable aux apprentissages en présence des maîtres, il n’y a jamais eu à Menton ni la volonté, ni les moyens mis en œuvre pour organiser le temps scolaire de façon plus efficace les matins, et développer l’éveil culturel et la découverte les après-midis. A la place, il était contre-productif et absolument contraire à l’esprit de cette réforme de maintenir les enfants dans de toutes relatives « aides aux devoirs » sans maîtres. Alors oui, puisque vous le souhaitez, et que cela cache mal un problème de coûts que la Commune n’a jamais voulu consentir pour ses enfants, revenons à la semaine de 4 jours...

2017-06-30_1.jpg Nice-matin du 30 juin 2017

vendredi 2 juin 2017

Il n'y a que moi que cela choquait...

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jeudi 22 décembre 2016

Conseil municipal de décembre

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puceorange.gif Les conseils municipaux mentonnais sont de plus en plus musclés.
puceorange.gif La majorité n'accepte aucune contradiction et détient seule la vérité. Les commerçants mentonnais seront ravis de voir leur droit de place sur la voirie doubler en 2017. On encourage la vie commerçante à Menton...

Nice-matin du 16 décembre 2016 :
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Nice-matin du 19 décembre 2016 :
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vendredi 8 avril 2016

Budget 2016

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Comme promis, un bref compte-rendu et quelques remarques à propos du Conseil municipal de la Ville de Menton du 7 avril.

fch.png Un budget voté… sans nous.

puceorange.gif Sur la section de fonctionnement, nous notons un endettement accru avec un nouvel emprunt de 5 millions pour le financement du parking des Sablettes, soit un encours porté de 61 millions à 63. Une dette néanmoins enfin assainie des emprunts toxiques contractés auprès de Dexia, moyennant quelques frais supplémentaires…

puceorange.gif Sur les dépenses courantes, à noter une subvention conséquente de 345.000 euros à la villa blanche, contre 970.000 euros pour l'ensemble de nos 17 écoles publiques. Ce qui revient à subventionner un enfant scolarisé dans le privé 6 fois plus qu'un petit dans le public. Chacun appréciera l'usage des deniers publics.

puceorange.gif Des impôts qui augmentent en valeur avec la révision des bases fiscales, sans avoir besoin effectivement d'augmenter les taux.

puceorange.gif Sur la section d'investissement, 620.000 pour la maîtrise d’œuvre uniquement de la dalle de surface du parking des Sablettes. 8 millions à prévoir pour le rachat des annexes du port de Garavan en 2017.

puceorange.gif Budgets du port et de l’assainissement corrects. Quant à celui du camping, nous avons voté contre puisqu'il prévoit encore de l'investissement public alors qu'une DSP à un privé est d'ores et déjà actée. Nous serons particulièrement vigilants au libre passage depuis l'escalier des orangers au plateau St Michel a priori englobé dans le futur complexe. Concernant le budget des parkings, un nouvel emprunt de 500.000 euros pour l'acquisition des terrains rue Pietra Scritta en vue d'un parking à étages. Nous serons vigilants au maintien du canal latéral au Careï et du réservoir sur ces parcelles.

puceorange.gif Les subventions à nos associations ont été votées.

puceorange.gif Augmentation des tarifs de cantine Sodexo de 10 centimes / repas.

fch.png Le schéma de mutualisation des services entre la CARF et les communes est enfin présenté, contraint et forcé par le Préfet. La création des EPCI avait été envisagée pour cela. Dans cette optique, Menton doit absolument réaffirmer son rôle plein et entier de ville-centre, avec un président de l'agglomération et des services mutualisés en son sein conformément à l'art.72 de la loi NOTRe.

fch.png L'aménagement de la ZAC St Roman est finalement confiée à un privé devant l'impossibilité de la majorité à conduire le dossier. Faire faire revient toujours plus cher que de faire soi-même... Cela conduit la Ville à vendre ses terrains. JC Guibal persiste à l'appeler « écoquartier » alors même que les logements ne seront pas HQE et que les transports ne sont pas repensés.

fch.png Vente de la villa Ste Claire au pied de l'Annonciade. C'est de notre point de vue particulièrement regrettable puisque cette maison est située à l'entrée du site et au débouché du chemin du Rosaire. Elle aurait pu servir de lieu d'accueil des visiteurs, de mini-musée retraçant l'histoire de ce lieu qui a connu la première implantation humaine de Menton (mons ottonis). De plus, son terrain vient d'être complanté de citronniers à grand renfort de com'. Enfin, la révision du PLU nous invite à la plus grande vigilance sur ces parcelles.

fch.png Finissons sur une note d'espoir : les pissotières de la ville redeviennent gratuites !

Ne baissons pas les bras, il y a tant de choses à faire ensemble. Hardis !

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Nice-Matin du 9 avril 2016

vendredi 22 mars 2013

Quand nice-matin franchit la ligne… de coke !

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Campagne de dénigrement ou manipulation politico-médiatique… qu’était-ce cet article de Nice-Matin du 20 mars sur « la fumette » sur les marches du lycée ? Une chose est de pointer un délit qu’est la consommation de drogues et les nuisances que cela cause, une autre est d’accuser le proviseur et les professeurs de l’établissement de « fermer les yeux » (sic) et de les rendre ainsi complices.

Alors que Marc Dimech, notre 8° adjoint à la jeunesse , avait lui-même été agressé aux abords du collège Maurois il y a quelques années, il n’avait pas fallu une semaine pour qu’une batterie de caméras de surveillance voient le jour. Aujourd’hui silence, ou plutôt attaque en règle contre le Lycée Pierre et Marie Curie. Soyons sérieux : la détention et l’usage de drogues est un délit. Des caméras et des patrouilles de police sont dans les abords de tous les lycées de France. Ici, même la voierie ne passe pour le nettoyage que lorsque le Ministre Chatel vient. Alors pourquoi stigmatiser la communauté éducative ? Il est vrai que c’est devenu une sorte de chasse à courre électoralement rentable (quoique…) C’est bien entendu la faute de ces fainéants.

Dès lors, à qui profite le crime ? Dans un contexte de concurrence scolaire exacerbée, je ne serai pas surpris que cela serve des intérêts scolaires privés. Le Lycée Pierre et Marie Curie de Menton est régulièrement un des lycées les mieux classés aux résultats du baccalauréat. Il développe de nouvelles filières internationales, une classe de STI2D pour les métiers de développement durable, des voies professionnelles de qualité et ouvrant sur des débouchés professionnels, des BTS Bac + 2 en comptabilité et Assistants de Manager, un micro-lycée… et même, oui, une préparation aux concours de Sciences Po. Cette réussite, et on le voit dans les effectifs, ferait-elle de l’ombre à certains ? Dans tous les cas, cela ne justifierait pas un article aussi complaisant. Juste encore un exemple de traitement : vous avez eu droit à une page entière sur le déplacement d’une classe de Roquebrune à Auschwitz. Une autre sur celui des collégiens avec le Conseil général. Savez-vous que l’enseignement des mémoires et de leurs enjeux dans notre société est dispensé au lycée ? Savez-vous qu’une classe du lycée s’est rendue au Mémorial de la Shoah à Paris et sur le site d’Auschwitz, le tout en collaboration avec le Mémorial et le Conseil régional ? Ah ? Vous ne le saviez pas ?

Bref, ajoutez à cela qu’à quelques mois des municipales, il vaut mieux nous endormir avec ce genre d’article accusateur et stérile plutôt que de prendre la réalité et la (juste) mesure du problème. Non, Mesdames, Messieurs, le Lycée Curie n’est pas un repère de dangereux drogués encouragés par leurs professeurs et l’administration.

dimanche 9 septembre 2012

Enseigner le cynisme, ou de la morale à l’école...

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Mettons en parallèle deux choses qui se bousculent à ma porte en cette rentrée. D’une part beaucoup d’heures d’éducation civique juridique et sociale à assurer cette année, ce qui d’ailleurs balaye une pseudo introduction d’un enseignement de la morale républicaine à l’école laquelle existe en réalité déjà depuis Chevènement au milieu des années 80, et d’autre part, le livre de Stiglitz – le prix de l’inégalité - , l’augmentation des écarts de richesses confirmé et expliqué.

Je vous le demande : comment enseigner l’égalité républicaine sans cynisme aujourd’hui où l’estime, le respect, ne sont plus que fonction du bulletin de salaire ? Comme pour ajouter de l’huile sur le feu de l’actualité, Bernard Arnault demande à être belge pour échapper à l’impôt, ou encore les affaires se multipliant au plus près de nous – cf. billet précédent.

Liberté, égalité, fraternité qu’ils disent ! On a beau repeindre cette devise de peinture fraîche sur les écoles de Menton, allez l’enseigner ! Prenons juste l’égalité républicaine puisque c’est d’elle qu’il s’agit aujourd’hui. Tocqueville déjà la résumait en trois déclinaisons : l’égalité devant la loi, l’égalité des chances, et l’égalité de considération. Les trois sont aujourd'hui malades.

L’égalité devant la loi impose l’absence de privilège ; or tous les jours des passe-droits sont mis en avant au nom de l’individualisme triomphant au détriment du bien commun. L’égalité des chances traduit la méritocratie ; quels mérites quand l’école publique n’a plus les moyens de remplir sa mission, ou que les études deviennent si onéreuses qu'il faille s'endetter avant même d'avoir trouvé un emploi ? L’égalité de considération se rapporte à une même dignité pour tous ; cela n’existe plus depuis que l’argent est roi et seule aune. La rolex de Séguéla a fait date en la matière.

La démocratie même est ici en danger. De nature optimiste, je ne noircirai pas davantage le tableau. Des contre-pouvoirs sont là ; insuffisants, mais présents. Il y aurait beaucoup à dire sur le courage politique, sur l’indépendance des médias et de la justice. Qu’on veuille « rénover » l’école participe aussi de cela, mais pour quelle société ? L’État a un rôle historique à jouer, ou bien il sera emporté.

À lire, donc
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samedi 10 septembre 2011

Instruction morale ? « Leçon commence, exemple achève »

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D’éducation civique à instruction civique, puis aujourd’hui instruction morale : un glissement sémantique qui en dit long…

Il y a déjà 4 ans, j’avais écrit un billet sur le sujet : Je n’y aurai pas grand’ chose à y retoucher.

Aujourd’hui, une dernière touche est mise à un complet retour en arrière : Voici les bonnes vieilles leçons de morale ! Si si… et comme notre Ministère fait les choses bien, on a même un recueil de maximes !

Ne rigolez pas ; c’est très sérieux.

« Leçon commence, exemple achève »

Si nos gouvernants en veulent des maximes, en voilà une ! Qu’on ait aujourd’hui besoin de restaurer quelques principes élémentaires de morale à nos petits, c’est en grande partie parce que le spectacle que donnent à voir les « affaires » incessantes (DSK, Guérini, Bettencourt, Clearstream et j’en passe) les dévoient du chemin de « l’honnête homme ». Comment les blâmer dans cette société où l’individu prime, et celui qui réussit est celui qui a le plus gros portefeuille - peu importent les moyens.

Tout ça pour dire que l’Ecole pourra bien faire toutes les leçons de morale qu’elle veut, si cela n’est par relayé par l’exemplum du père, de la mère, du professeur, du magistrat… du gouvernant ( ?), cela ne servira pas à grand’ chose.

Plus sérieusement, dans une période où les institutions sont l’objet d’une défiance largement partagée, une éducation civique (et non une instruction) ne doit en aucun cas être le moyen d’instrumentaliser les futurs citoyens, ni aujourd'hui une sorte de “thérapie” sociale ; elle doit permettre la reconnaissance de l’élève comme une personne responsable dans sa vie et au sein de la Cité.

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jeudi 25 août 2011

Lecture de rentrée

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Le dernier ouvrage de François Bayrou est de la même veine que le dernier «abus de pouvoir» : un ton résolu, un constat implacable et éclairé, des solutions proposées. Bref ce qui m’avait d’emblée séduit en 2007 à l’heure du sarkozysme triomphant, je le retrouve pour 2012 : revigorant !

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  • Un premier moment est consacré à l’explication de ses choix personnels et politiques. Comme s’il devait se justifier, François Bayrou rappelle ce que peu de gens osaient dire alors : injustice flagrante, affaire Tapie, présidence dévaluée, dette… Tout ce qu’aujourd’hui il est de bon ton de dénoncer, maintenant que le sarkozysme a vécu. Clairvoyant et fidèle à ses idées, Bayrou tient le cap, y compris lorsqu’il est abandonné de toutes parts.


  • Puis le ton se fait plus dur, il n’hésite pas à faire siens les mots fameux du Tigre alors qu’il reprenait les rênes de la France en pleine tourmente en 1917… Est-on en guerre ? En guerre économique certainement. Et là, le constat est sévère : nous la perdons. La solution n’est pas dans la démondialisation, qu’il assimile (un peu vite peut-être) au protectionnisme. A la suite de Zaki Laïdi, directeur de recherche à Sciences Po, et de bien d’autres que j’ai pu lire, il n’est pas question de faire cavalier seul dans un monde globalisé ; cela n’a pas de sens. La solution n’est pas non plus dans le Keynésianisme, une relance par l’état qui convient encore au PS. Où alors ? Une solution pour se sortir du mauvais pas dans lequel on est plongé serait le retour à un état planificateur (au bon sens du terme…). Cela passerait aussi par des charges notablement diminuées aux entreprises créatrices de richesses, comme il sied au bon libéralisme de marché, et par un effort juste et compris de la nation toute entière par la TVA – si le mot de nation a encore un sens dans cet univers égotiste. PRODUIRE donc. La France a les ressources, la technologie, les talents pour le faire à l’instar de l’Allemagne.


  • La troisième partie m’est allé droit au cœur, parce qu’en enseignant de la République que je suis, il n’y a pas une virgule à enlever tant les mots me sont enlevés de la bouche. Tout ce qui est écrit est on ne peut plus exact quand on vit l’école de l’intérieur et qu’on s’y bat pour sa pérennité. A quelques jours de la rentrée, ça remet le cœur à l’ouvrage : Merci.


Tant en économie que sur l’école, c’est un regard que j’ai trouvé mature, juste et implacable. Alors PRODUISONS et ÉDUQUONS chacun du mieux que nous pouvons, unis nationalement !

Vive la République, vive la France, Vive Bayrou ;-)

- BAYROU (F) « Abus de pouvoir » Plon, 2009
- BAYROU (F) « 2012 état d’urgence » Plon, 2011
- LAIDI (Z) « Le monde selon Obama » Stock, 2010

samedi 12 mars 2011

Sauvegardons l'offre de formations du LP Paul Valery de MENTON

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Communiqué des représentants du Conseil d'Administration du Lycée P.Valéry de Menton

Les parents élus ainsi que les représentants du personnel élus dénoncent l’indigence des moyens octroyés aux établissements scolaires pour l’année 2011-2012. Afin de diminuer le nombre d’heures d’enseignement, le rectorat n’hésite pas à fermer des sections comme la mention complémentaire desserts de restaurants qui fait le plein des effectifs et pour laquelle nous avions 19 candidats pour la rentrée 2011.

Cette DHG met également en péril la mention Européenne en Bac Pro Secrétariat, Vente et Commerce . Cette mention Européenne existe depuis 18 ans dans notre établissement ! Elle est présentée au Baccalauréat par une trentaine d’élèves de terminale chaque année.

Les enseignements obligatoires ne seront couverts qu’au moyen de regroupement de classes , d’augmentation d’effectifs par classe et d’heures supplémentaires. La réduction des Dotations Horaires Globales (DHG), sans rapport avec l’évolution démographique et les effectifs projetés (les spécialistes prévoient au moins 60 000 élèves de plus en 2012), oblige des enseignements en classe entière. En enseignement général, plus aucune heure de cours n’est dédoublée. Cela est une aberration, notamment dans les langues où les équipes pédagogiques doivent préparer leurs élèves à des épreuves orales.

Enfin, la saignée des effectifs touche également la vie scolaire qui voit dès cette année 2010/2011 la suppression brutale de 2 postes sur 3 de Médiatrice de réussite scolaire, et tous les ans, toujours moins d’assistants d’éducation pour la surveillance.

Au delà d’une casse programmée du service publique d’éducation, la communauté éducative (enseignants, parents) ressent une grande frustration face au mépris du travail effectué. Nous sommes inquiets pour l’avenir de 8 de nos collègues qui vont perdre leur poste et pour les contractuels et vacataires qui risquent de se retrouver sans emploi ! Enfin en transformant des heures postes en HSA (heures supplémentaires année) l’institution précarise les moyens d’enseignements affectés à chaque établissement.

Les représentants du CA, des parents d’élèves et des personnels enseignants et d’éducation.

SIGNONS LA PÉTITION