jeudi 10 août 2017

Censurés !

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puceorange.gif Mes cher(e)s ami(e)s, une nouvelle fois, la courte tribune à laquelle nous avons accès dans le Menton Mag’ a été malencontreusement perdue… Il faut dire qu’au lendemain de deux défaites électorales, ce devait être la panique dans les services municipaux ô combien zélés.

puceorange.gif Sachez que nous avions néanmoins fait parvenir à l’adresse habituelle du service communication notre tribune le 22 juin comme j’en ai l’accusé de réception.

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puceorange.gif Cela mériterait une action au tribunal, mais comme il y en a déjà une qui court depuis 2014 (…la Justice va à son rythme) c’est simplement désespérant, mesquin, ridicule. Je vous passe le fait que lors du dernier conseil municipal, nous n’avions même pas la même version des délibérations à voter que la majorité… Si ce n’est voulu, c’est éminemment regrettable.

puceorange.gif Ceci dit, à lire la page des communiqués des groupes, c’est vraiment nous prendre pour des idiots. Le FN fait des scores sans pareils, et le groupe d’opposition le plus important, groupe d’extrême droite, s’intitule désormais « non inscrits ». Quant au groupe de Patrice Novelli, il « oublie » opportunément qu’il a soutenu la candidature d’Olivier Bettati. Bref, quand on en est à de tel agissements, c’est qu’il n’y a aucune armature idéologique. Nous avons pour nous en ce domaine la fidélité à nos convictions, et c’est ce que nous voulions rappeler dans cette courte tribune que je vous livre ci-dessous :

Ainsi, avons-nous une nouvelle députée en la personne d’Alexandra Ardisson pour discuter et voter les lois en notre nom à Paris. Quoi que peuvent dire les tribunes ci-contre, il s’agit bien d’un revers pour eux. La majorité de droite s’est faite balayée faute de renouvellement, le FN absent des conseils municipaux mord un peu plus encore avec un candidat médiatique, tandis que P.Novelli se perd en appelant à voter FN.

Quant à nous, c’est naturellement que nous nous sommes inscrits dans la démarche d’E.Macron. Nous continuons à mener le débat municipal et l’amendement du PLU sera notre priorité en septembre. Félicitations donc à notre députée qui, fidèle à son électorat, pourra nous aider à réorganiser notre vie collective à Menton. Bonne saison estivale à tous.

lundi 19 juin 2017

Enseignements

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puceorange.gif 1 – Quand vous vous mettez à être d’accord avec ce que dit Christian Estrosi, c’est que mdr.jpg des choses se jouent en coulisses.

puceorange.gif 2 – Vous constatez que Menton a placé le FN en tête aux présidentielles pour la première fois, et qu'il fait encore 47% contre 53% au deuxième tour des législatives : un vote FN assumé et implanté désormais.

puceorange.gif 3 – Mais aussi que près de 60% d’abstention vous fait relativiser le 2…

puceorange.gif 4 – Au fait… mais que peuvent bien désirer ces 60% d’abstentionnistes ? De nouvelles têtes ? il y en avait cette fois, mais pas tout à fait de droite, ou bien trop à droite… Des mentonnais de Menton ? Dans tous les cas, ils ne se sont pas sentis concernés.

puceorange.gif 5 – Où l’on peut expliquer le 2 et le 4 par l’inconséquence des élus mentonnais. JC. Guibal et son mandat de trop, dépassé, continue de faire comme il a toujours fait campagne faisant arborer sur le Palais de l’Europe « Menton avec Fillon ! » et soutenant X.Beck avec E.Ciotti en guest star. Qui a cru aussi pendant longtemps qu’en recyclant des FN dans sa majorité (M. Mathieu, JJ. Clément) il pouvait le juguler. Cela n’a qu’un temps, il en a fait aussi le lit.

puceorange.gif 6 – Quand l’inconséquence devient irrationnalité dans les groupes de l’opposition municipale : Comment pourrais-je encore accorder le moindre crédit si j’étais FN aux élus FN mentonnais lorsqu’ils trahissent leur électorat en ne venant pas aux conseils, ou comme T.Gaziello qui vote tout et ne dit rien ? Peut-être n’a-t-il pas compris, lui, que le temps du recyclage était révolu, puisqu’il est même allé jusqu’à se prononcer pour la candidate d’en Marche ! Trahison de l’électorat aussi du côté du groupe qui se voudrait UDI de P.Novelli qui, lui, n’a pas hésité à appeler à voter FN au second tour des législatives, commettant ainsi pour moi l’irréparable. Dynamitage en règle d’une opposition municipale fantoche.

puceorange.gif 7 – Reste la nôtre d’opposition, celle de notre groupe « Mentonnais ensemble » : J’ai pour moi, de pouvoir continuer à me regarder en face dans mon miroir. Elu sur une liste d’opposition à JC. Guibal, je mène ce combat municipal conformément à ce pourquoi nos électeurs nous ont missionné. Liste de rassemblement, sans étiquette, je n’en garde pas moins la mienne, celle du MoDem, qui avait appelé de ses vœux voilà 10 ans la recomposition actuelle du paysage politique à laquelle les Français viennent de souscrire. C’est donc naturellement que je me suis inscrit dans la démarche d’Emmanuel Macron. Mais que peut une opposition sans cesse méprisée, dénigrée, bâillonnée ? Nous ne pesons encore vraiment pas lourds face aux pouvoirs en place. Charge à nous, à Menton, de relever le défi démocratique devant nous.

puceorange.gif 8 – Notre nouvelle députée, fidèle à son électorat, pourra nous aider à réorganiser notre vie collective à Menton. Je lui adresse ici mes plus vives félicitations et lui souhaite pleine réussite en portant haut les couleurs de notre territoire et de ses habitants à l’Assemblée Nationale. Les enjeux sont immenses, et dans cette ambiance révolutionnaire faite de peurs, de difficultés sociales et professionnelles, de guerre contre le terrorisme, nous avons fait le choix d’aller collectivement de l’avant, de se retrousser les manches avec détermination pour faire de la France ce qu’elle n’a jamais cessé d’être, un grand pays dans le monde, dans ce monde aujourd’hui mondialisé auquel elle a le devoir d’y prendre rang, avec l’impérieuse nécessité et le concours d’une Europe efficace. Vive la France, et vive le pays mentonnais !

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vendredi 17 juillet 2015

PACA 2015 : La messe est-elle dite ?

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puceorange.gif Marre… écœuré des tractations et guéguerres pseudo politiciennes, rapports de forces autant dérisoires qu'illusoires en vue des prochaines élections régionales. Mon assiduité à ce blog d'ailleurs en a pâti. Désolé pour mes quelques lecteurs.

puceorange.gif Soyons francs, il n'y a guère que dans les états-majors des partis politiques que ça s'agite. Nous autres Français, on se réveillera en décembre pour voter… et encore, tant le populisme, l'antiparlementarisme, la décrédibilisation des partis politiques sont flagrants. Pour le moment, on oscille entre travail d'arrache-pied pour ne pas rater la saison estivale en ces temps de crise, et quelques semaines de repos pour celles et ceux qui ont d'autres rythmes.

puceorange.gif Et le MoDem ? Comme les autres ! À sa petite échelle… à s'abandonner aux sirènes d'un Laurent Wauquiez en Rhône-Alpes, ou d'un Christian Estrosi en PACA. Ne nous méprenons pas : Je n'ai rien contre la Droite, pas plus que la Gauche d'ailleurs. Mais de là à finasser avec les plus droitiers, les plus populistes – c'est dans l'air du temps, les plus indécrottablement sarkolâtres… NON. On ne peut pas miser depuis 8 ans sur l'intelligence des citoyens, sur les valeurs humanistes et républicaines, disait-on en s'en emplissant la bouche, pour en arriver là.

puceorange.gif J'avais adhéré au MoDem dès sa création, au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007, percevant avec d'autres déjà, et François Bayrou en particulier, les dangers du personnage, entraînant la France dans une politique néolibérale alors que la crise se profilait, embourbant la France dans une politique étrangère calamiteuse et égocentrique, méprisant les Français chaque jour un peu plus. La bipolarisation excessive de notre vie publique dans cette Ve République à bout de souffle en a décidé autrement. Marginalisés par la Droite préférant la fidèle UDI, et par la Gauche s'installant sur notre espace politique avec la mise en œuvre d'une bonne part de notre programme social-libéral, le MoDem n'existe plus. Nous n'avons pour nous qu'une caution morale à marchander ; et nous irions cautionner les Wauquiez, Peltier et Estrosi ?

puceorange.gif Et au nom de quoi ? Accrochez-vous, voilà les arguments. Premièrement la PACA est perdue pour la Gauche. Et cet argument ne souffre aucune contradiction… c'est le postulat de départ. Pour ma part, je n'en suis pas si sûr, surtout si en face on aligne des personnalités aussi clivantes que Maréchaaaal-Le Pen ou Sarko-strosi plutôt à même de rassembler le peuple de Gauche. Bref, partant de là, deuxième argument : Face au vilain FN, vous devez vous rallier à la Droite. Bien sûr ! Il faudra tout de même un jour s'attaquer à ce qui fait la force du vote FN : il y a des raisons… Les réponses que l'extrême droite proposent sont fausses et malheureuses pour le pays, mais le fait est que le vote FN progresse allié, d'ailleurs, à un abstentionnisme complice.

puceorange.gif Le MoDem entrant dans le giron de la Droite et exclusivement la Droite n'est plus que l'ombre de lui-même. Je vois déjà les appétits s'aiguiser, prêts à toutes les compromissions afin de passer à l'acte, lassés d'être exclus par la Droite et la Gauche. C'est compréhensible. Ce n'est pas acceptable. L'accord Juppé-Bayrou au plan national est raisonnable, dans la mesure où Hollande et Valls nous ont claqué la porte au nez. Juppé s'est arrondi avec l'âge, mais à lire son programme, ça penche pour le moment très « libéral-conservateur », et on le sent tiraillé entre électoralisme et rassemblement républicain. Nous verrons le moment venu et dans l'hypothèse d'une usure du pouvoir en place, Alain Juppé me semble le plus rassembleur et le plus protecteur des intérêts français, même si je n'oublie pas le premier ministre qu'il fût. Ces accords entre les Droites achoppent par contre en Rhône-Alpes et PACA car Christian Estrosi et Laurent Wauquiez font partie de ceux, à droite, qui ont choisi la surenchère avec le FN au lieu de le combattre pied à pied. Ne cherchez pas plus loin nos réticences à les soutenir.

puceorange.gif Alors oui, nous devrons porter haut nos couleurs lors de ces élections régionales. Soyons en fiers. Nous nous le devons. Nous ne le pourrons peut-être pas. Et si tel est le cas, non à une alliance préétablie avec qui que ce soit, organisée par je ne sais quel obscur état-major de petits-chefs. Nos électeurs sont à mêmes de voter en leur âme et conscience au second tour… comme au premier.

puceorange.gif Notre région mérite mieux que de n'être traitée dans les médias qu'au travers du prisme du FN. Elle a de grands atouts, un immense potentiel , mais aussi de grands défis à relever pour rester attractive. Peut-être aura-t-on l'occasion d'en discuter…

Votre serviteur… encore un temps vice-président du MoDem des Alpes-maritimes.

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mardi 1 avril 2014

Du Socialisme au National-Socialisme…

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puceorange.gif Le Socialisme est mort. Il est mort de vieillesse lors de ces dernières élections. Il est mort sclérosé par ses non réformes et son inadaptation à la mondialisation en cours. J’en veux pour preuve deux changements majeurs dans notre vie politique française : la poussée du FN et notre nouveau Premier ministre Manuel Valls.

puceorange.gif En effet, un mouvement de bascule semble s’être opéré. Le Socialisme et son parti ont définitivement perdu les classes populaires au profit du FN. Il serait temps d’arrêter de minorer les succès du Front national, de l’écarter d’un revers de main comme si ce vote n’existait pas. Il existe, et il se renforce à chaque scrutin. Cessez également de le comparer au fascisme des années 30 afin de rester « politiquement correct ». Le Front national est devenu à Menton notre seconde force politique. Cette extrême droite ne propose pas de solutions pérennes ni crédibles, mais elle marque des points dans le constat qu’elle dresse de notre société. Elle fait florès du rejet des élites, qu’elles soient intellectuelles ou politiques, de la souffrance et des difficultés matérielles des gens, de notre perte de vitesse dans le monde liée à la concurrence accrue entre pays engendrée par le processus de mondialisation. Les élites, les politiques, Bruxelles, l’étranger, la finance, tout cela est désormais violemment rejeté. Ajoutez à cela un individualisme croissant qui conteste systématiquement toute autorité, il n’en faut pas davantage pour qu’un discours populaire – et non populiste – socialisant du FN fasse recette. Un National-socialisme fait ainsi de nouveau surface. Le FN va aider, le FN va comprendre, le FN promet tout…

puceorange.gif Le peuple de gauche adhère de plus en plus à ce discours. Quand vous êtes licencié, que tout ce qui a été tenté n’a abouti à rien, que vous touchez de la générosité publique le RSA ou autre allocation chômage, vous oubliez quels furent les combats socialistes pour les obtenir et vous vous jetez dans les bras du parti qui ne fait que dénoncer cet état de fait, qui n’a jamais rien fait mais qui vous comprend et vous assure qu’avec eux tout ira bien. Brûler ces livres et ces élites qui ne servent à rien.
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puceorange.gif Nos élites le savent. Jean-luc Mélanchon a tenté de revenir aux fondamentaux, mais notre société n’est plus celle du 19e siècle. Manuel Valls proposait de changer le nom du PS, mais s’il n’y avait que le nom à changer… François Hollande mène une politique centriste, sachant pertinemment que sans activité économique, point de répartition solidaire des richesses. Dans ce mouvement de bascule des idées politiques, François Hollande et Manuel Valls se proclament aujourd’hui de gauche, mais d’une gauche qui n’est plus celle que l’on a connu, à gauche d’un curseur qui a glissé plus à droite.

puceorange.gif Notre positionnement au MoDem se droitise lui aussi si l’on raisonne sur l’ancien schéma. Mais si l’on garde une fibre humaniste, on peut se retrouver à souhaiter la réussite du tandem Hollande-Valls qui vient empiéter sur notre ancien espace politique. Souhaitons-lui donc de réussir avec notre société française en plein doute. Mais préparons-nous aussi à recomposer le paysage politique français en deux camps : les Républicains et les Nationaux-Socialistes.

mercredi 26 février 2014

Mentonnais... Ensemble !

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puceorange.gif Convaincre, expliquer, discuter ; le 23 mars, c'est à nous de choisir chers mentonnais !

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jeudi 24 octobre 2013

Trop de centres, tue le centre…

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Samedi dernier aux Colloques de Menton, Pascal Perrineau et les autres invités nous expliquaient que, chiffres à l’appui, c’était bel et bien les classes moyennes qui payaient la dette, qui voyaient proportionnellement leurs revenus stagner, voire baisser par rapport aux plus pauvres et aux plus riches. De là, se renforçait un sentiment de déclassement. J’ajouterais que si le "sentiment" est réel, le déclassement aussi… Ils avaient beau expliquer que dans un contexte de mondialisation, leur situation n'était pas si dégradée que cela, force est de constater qu'à l'échelle de la société française, ce n'est pas si simple.

Sur le plan politique par contre, P. Perrineau constatait une sorte d’attentisme de leur part. Là d’ailleurs se trouve notre immense défiance de la classe politique actuellement, ce que Jean Lassalle démontre chaque jour. Défiance renforcée encore par le quinquennat qui certes évacue la possibilité d’une cohabitation, mais éloigne considérablement les citoyens de toute action sur l’exécutif pendant 5 ans tout en renforçant le pouvoir présidentiel et de ses centrales technocratiques. En ces domaines, ce que fait Jean Lassalle est essentiel comme lanceur d’alerte, tout comme l’est le nécessaire rééquilibrage de notre constitution. Le non cumul des mandats est aussi largement plébiscité par ces classes moyennes de plus en plus au fait et critiques de l’action publique - et celles-ci ne s’en désintéressent pas, bien au contraire. Réfléchir aussi à une forme de participation citoyenne au côté de la représentativité, pivot de notre démocratie, ne serait pas non plus complétement dénué de sens. Bref.

Que faisons-nous alors ? Nous attendons nous dit P. Perrineau. Oui… nous attendons le non cumul des mandats, nous attendons des élections directes sur les EPCI, nous attendons les prochaines échéances électorales… et qu’avons-nous ? Nous votons sans grand enthousiasme, ou nous ne votons plus… ou blanc… ou MoDem… Peu encore franchissent le pas du vote aux extrêmes populistes ; jusqu’à quand ? François Bayrou et son MoDem avaient compris cela et ont d’ailleurs fait de bons scores aux présidentielles ; et alors ? Rien. Rien parce que nos institutions binaires l’ont complètement marginalisé. Ainsi, pour revenir sur la scène politique, il se rapproche de l’UDI inféodée à la droite, et nous recrée une nostalgique et dépassée UDF. Je ne suis pas certain que les personnes qui l’ont suivi jusque-là le suivent sur ce terrain.

Dans tous les cas, le MoDem des Alpes-maritimes a décidé de ne pas se renier, et c’est plutôt une bonne nouvelle par les temps qui courent. Le ralliement à l’UDI est national et obéit à des règles nationales ; il ne sera pas automatique au local, surtout sur des élections municipales. Comment pourrait-on rester crédibles si nous abandonnions tout ce pourquoi nous nous sommes battus ? Pour rallier des gens qui ont suivi 24 ans l’UMP ? Eh bien non. C’est pourquoi on se fera encore railler parce que nous soutiendrons à Cannes une équipe de droite et à Menton une équipe de gauche. Et alors ? Le MoDem soutiendra aux municipales des équipes les plus à même de faire avancer nos idées, nos projets. Il propose d’ailleurs une charte sur laquelle tout candidat de droite comme de gauche pourra se positionner… ou pas. L’idée centriste n’est pas sectaire, elle est ouverte, généreuse et optimiste. Allons de l’avant, changeons notre paysage politique, et je me fiche de savoir si je suis de centre-droit ou de centre-gauche… MoDem je suis !
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vendredi 5 avril 2013

De la morale en politique...

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Vieux débat que celui-là ! Eh oui... Nous semblons découvrir ces jours-ci qu'une Gauche immorale peut exister...

Non pas que la Droite soit immorale par nature, mais son rapport à l'argent ou ses prises de position plus individualistes au sein de notre société nous rendent plus enclins à le penser. Mais la Gauche sociale, privilégiant le collectif sur le personnel ! C’est sans doute pour cela que cette affaire Cahuzac fait autant de bruit, car soyons clairs, ce n’est pas le premier, ce ne sera pas le dernier.

Bref, que l’on ne vienne pas ensuite pleurer sur la montée des populismes et du « tous pourris ». Et pourtant, ce serait à désespérer si un politique responsable du bien commun, du vivre ensemble, de la destinée de la nation ne puisse faire autrement que d’être une personne sans foi ni loi.

Être sans foi ni loi : arrêtons-nous juste un peu sur cette expression car elle a le mérite de distinguer l’ordre moral, propre à une croyance, à des valeurs, à une éthique et le Droit, l’ordre juridique auquel appartient la loi. Après tout, ce que l’on attend d’un homme politique comme de tout un chacun est de respecter les lois, et si Jérôme Cahuzac est épinglé, c’est qu’il n’a pas respecté le droit, point final. Est-on alors en mesure d’en demander davantage à nos dirigeants, en exigeant d’eux une conduite « morale ». Certains vous diront que non, en mettant en avant que toute morale est un sentiment, une croyance d’ordre personnel et que l’état de droit suffit. On aimerait d’ailleurs que des états de droit soient présents réellement dans beaucoup de pays, mais en France, dans notre vieux pays à la démocratie chancelante, les derniers événements tendent à montrer que les Français attendent de la morale. Une morale laïque bien entendu, maintenant bien définie depuis 200 ans, mais une morale. Que vous l’appeliez de l’exemplarité ou autrement, cela reste de la morale dès lors que vous faîtes référence à des valeurs.

Alors oui, signons cette pétition qui demande une chose en définitive bien simple : acter par la loi une conduite morale laïque à tenir, à partir du moment où un mandat du peuple vous a été confié.

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dimanche 29 juillet 2012

Une VIe République… vite !

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François Bayrou avait le premier magistralement dénoncé l’affairisme de la présidence sarkozienne dans abus de pouvoir. Nul doute que les affaires freinées un temps vont refaire la une à la rentrée : La Justice a quelque chose de bien, c’est que tôt ou tard, les procédures finissent par aboutir.

Or les affaires ont été si nombreuses et si scandaleuses que tout le fonctionnement républicain risque d’être remis en cause. Ce serait cruel de les rappeler ici : Allez… on le fait : L’affaire Tapie et son tribunal arbitral, l’affaire Bettencourt + Kadhafi et le financement des campagnes électorales, l’affaire Karachi, ses rétro-commissions et ses victimes collatérales, Clearstream et son croc de boucher, l’affaire Courroye et les écoutes de journalistes, les sondages de l’Élysée, l’EPAD et le fiston – voilà pour les principales.

Pourquoi les rappeler ? Parce que les procès en cours mettront tous en cause, à n’en pas douter, l’excessive centralisation des pouvoirs dans la main du seul chef de l’État. Le débat n’est certes pas nouveau, mais bien plus dangereux aujourd’hui et cela, pour trois raisons :

  • 1- Une profonde incompréhension entre gouvernants et gouvernés

Le contexte n’est plus celui de l’après-guerre, d’une personnalité écrasante comme l’a été celle du Général. La légitimité de nos gouvernants est depuis longtemps mise à mal par les populismes de tous bords dont les audiences ne cessent de monter. La déconnexion croissante entre les « élites » républicaines et la masse citoyenne est devenue insupportable pour la démocratie.
Qu’on incrimine la Finance, la technocratie, la mondialisation sans trop savoir ce qu’elle revêt, ou bien les étrangers, ou encore tout à la fois, notre démocratie ne fonctionne plus de façon satisfaisante pour le XXIe siècle. La question européenne sur ce point est la plus douloureuse, et je passe sur les mesquineries des élus locaux. En outre, la mise en place du quinquennat éloigne encore un peu plus le contrôle citoyen puisque la messe est dite pour cinq années sans réelle possibilité d’intervention, hormis celle d’un hypothétique référendum.

  • 2- Le contexte actuel est celui d’une crise liée à une mondialisation difficile et angoissante pour l’Europe

La prise de conscience de l’opinion publique sur ce point est déjà très avancée – il n’y a que les « politiques » pour la nier – Or, le solde affairiste du quinquennat sarkozyste révèle au grand jour ce hiatus grandissant. De plus, le contexte aujourd’hui est angoissant : maintenir notre niveau de vie élevé et notre puissance au sein d’un monde mondialisé est loin d’être assuré. Et le débat devient social dès cet instant. Il exacerbera les tensions avec nos gouvernants lorsque ceux-ci se montreront impuissants. Là est tout l’enjeu des licenciements chez Peugeot ou ailleurs ces dernières semaines. N’importe qui a fait un peu d’Histoire pourra diagnostiquer un contexte explosif ; vous en avez ici tous les ingrédients.

  • 3- L’état d’urgence de la situation

D’abord répondre au déficit démocratique par une réforme institutionnelle majeure en changeant de République et sauver ce qu’il reste de notre lien civique. Ensuite, se tourner résolument vers l’Europe comme planche de salut dans la mondialisation. Facile à dire me direz-vous.

La présidence « normale » que prône François Hollande a sonné juste dans la campagne car elle répond en partie au premier défi. Il est indispensable d’aller beaucoup plus loin et c’est possible : Les socialistes ont 5 ans et quasiment tous les pouvoirs pour le faire. C’est une fenêtre unique, et s’ils ne le font pas, plombés par le poids des conservatismes, ils devront en porter la lourde responsabilité.

Pour l’Europe, la crise et son règlement au coup par coup a démontré que l’on existera à l’échelle mondiale si et seulement si une intégration plus politique voit le jour. Cela ne se fait pas du jour au lendemain, certes, mais ne serait-ce que réenclencher le processus de construction européenne abandonnée depuis des années serait louable. Comment ? Avec les peuples certainement. Plusieurs analystes s’accordent à penser que le meilleur moyen serait de s’appuyer sur les parlements nationaux, seules institutions à être à peu près semblables en Europe et présentant l’énorme avantage d’être élues. Harmoniser leurs calendriers électoraux, leurs compétences, les associer de plus en plus au Parlement européen.

Voilà deux évolutions qui, menées en parallèle, peuvent sauver notre démocratie malade.

mercredi 25 avril 2012

2012 : des élections « antisystème » ?

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puceorange.gif Finalement, l’affiche du deuxième tour nous semble normale, presque rassurante.

puceorange.gif En effet, après le traumatisme de 2002, retrouver un bon vieux duel droite-gauche nous ferait presque dire que tout va bien en France, en notre bonne vieille démocratie mature et apaisée.

puceorange.gif Et pourtant, jamais une élection présidentielle n’a vu 5 candidats atteindre un score de 10%. François Hollande 28%, Nicolas Sarkozy 27%, Marine Le Pen 18%, Jean-Luc Mélenchon 11% et François Bayrou 9%. Et alors me diriez-vous ? Eh bien une chose essentielle : Cela confirme la tendance lourde depuis 2002 qu’est le rejet par une majorité de Français du bipartisme droite-gauche.

puceorange.gif En effet, les extrêmes par définition exclusives et opposées à la règle démocratique, totalisent 29%. François Bayrou sentant bien le phénomène latent depuis 2002, faisait le pari d’un rejet « raisonné » de la droite de gouvernement comme de la gauche : 9%. Ce qui nous amène à 38%. Ajoutez à cela les 20% d’abstentionnistes, cela nous fait 58% de Français pour lesquels le choix ne s’est ni porté sur la gauche gouvernementale, pas plus que sur la droite sortante.

puceorange.gif Or, depuis le choc et la prise de conscience de ce phénomène en 2002, rien a été fait, ou si peu. Jacques Chirac a confessé depuis qu’élu avec 82% des suffrages, il n’avait pas pris la mesure de ce fait, ni concrétisé un gouvernement d’union. En 2007, François Bayrou en avait fait sa position originale et l’avait placé en 3° homme, tandis que Nicolas Sarkozy menait campagne habilement contre la gauche naturellement, mais aussi contre la droite sortante avec sa « rupture » et son roi fainéant.

puceorange.gif En 2012, la défiance des Français à l’égard des partis de gouvernements est plus que jamais là. On peut gloser sur l’échec de François Bayrou, puisque le populisme des extrêmes a fait nécessairement mieux, il n’empêche que le danger démocratique est bien présent. Alors oui, on se prononcera encore pour l’un ou l’autre au second tour. Alors oui, on continuera de dénoncer les décisions partisanes donc iniques des uns et des autres, oui on militera pour une VIe République limitant 5 ans de pouvoir quasi absolu de l’exécutif. Et après ? D’ici 2017, le vote Marine Le Pen sera devenu un vote d’adhésion. Il l’est déjà en partie ; pas la peine de s’en voiler la face. Les droites populistes dans une Europe en crise, malmenée par la mondialisation et la crise économique l’ont bien compris. Elles vont se faire mielleuses pour mieux mettre à bas le parlementarisme ; cela s’est déjà vu ailleurs… en d’autres temps.

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dimanche 4 septembre 2011

Pour la création de la communauté de communes en Roya : 87%

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Belle mobilisation citoyenne ce dimanche en Roya.

Malgré les intimidations de toutes natures, malgré l’interdiction faite aux communes d’organiser le vote, la consultation populaire voulue par les associations Roya citoyenne et Robila s’est déroulée sur la voie publique ou chez des particuliers !

On ne bâillonne pas aussi facilement encore le peuple de France. C’était même déroutant de devoir aller s’exprimer quasi clandestinement chez des particuliers comme aux pires heures que notre pays ait connu. Dire que des personnes tombent en ce moment même en Syrie ou en Libye. Bref, nous n’en sommes pas encore venus aux armes… Les peuples se révoltent quand ils ont faim. Ici, c’est plutôt une démonstration de force pour rappeler combien nous sommes attachés aux valeurs fondamentales des libertés et d’expression souveraine. C’est rassurant, c’est salvateur.

Molinari.JPG (c) Le Petit Niçois

Comment nos barons UMP locaux sont-ils à ce point déconnectés de la réalité ? Dans la recomposition territoriale en cours, ceux-ci usent de tous les artifices pour conserver leur mainmise partisane. Ils empêchent la volonté populaire de s’exprimer, ils vont à l’encontre des directives même du Premier ministre. Le Premier ministre François Fillon avait en effet déclaré devant les députés (1) qu’il n’était pas question de « passer en force » pour achever l’intercommunalité. « On n’obligera pas les communes à se marier contre leur gré », avait-il affirmé rappelant qu’il avait déjà fait part de ce point de vue aux préfets. « Si certains préfets ne l’ont pas compris, dites-le moi, je leur dirai ».

Nous sommes fiers au MoDem d’avoir soutenu la tenue de cette consultation populaire. Nous avons d’ailleurs rencontré bien des élus PS et UMP restés conscients et libres : Un bel arc républicain efficace et vivant lorsque l’enjeu est d’importance.

2011-09-04breil.jpg Fabien Bénard - Président du MoDem06, Pascale Gérard - Vice-présidente PS du Conseil Régional PACA, Philippe Briand - MoDem Menton, Gilbert Mary, Conseiller général UMP, Laurence Forestier - Association Roya citoyenne, André Robilliart, Gilbert Cholet

(1) dépêche AFP du 26 mai 2011

dimanche 28 août 2011

Roya : les citoyens seront-ils bâillonnés ?

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Voilà maintenant plus d’un an que le MoDem des Alpes-Maritimes suit la recomposition administrative prévue des cinq communes de la Roya aux côtés de l’association «Roya citoyenne».

Le travail de cette association a permis d’imposer peu à peu dans le débat public la difficile question de l’intercommunalité. Aujourd’hui, les deux tiers des conseillers municipaux et trois maires sur cinq sont favorables à la création d’une communauté de communes autonome en Roya.

Alors que les décideurs départementaux entendent verrouiller le débat et conserver une mainmise partisane sur toutes les instances en devenir, le MoDem reste attaché aux principes éminemment démocratiques. C’est pour cela que nous avons été de ceux qui ont travaillé au désengagement de la CARF, alors promise à Nice et à la CUNCA, sans aucune consultation de ses habitants. C’est pour cela aujourd’hui que nous soutenons la «consultation populaire» prévue le 4 septembre en Roya à l’initiative des associations, dans la mesure où son organisation en a été interdite aux communes.

Nous en appelons à l’arbitrage national et impartial du Préfet, car c’est à lui seul d’arrêter le schéma départemental de coopération intercommunale, après avis de la CDCI, en rappelant que la consultation du 4 septembre prochain n’aura pas de valeur décisionnelle.

jeudi 25 août 2011

Lecture de rentrée

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Le dernier ouvrage de François Bayrou est de la même veine que le dernier «abus de pouvoir» : un ton résolu, un constat implacable et éclairé, des solutions proposées. Bref ce qui m’avait d’emblée séduit en 2007 à l’heure du sarkozysme triomphant, je le retrouve pour 2012 : revigorant !

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  • Un premier moment est consacré à l’explication de ses choix personnels et politiques. Comme s’il devait se justifier, François Bayrou rappelle ce que peu de gens osaient dire alors : injustice flagrante, affaire Tapie, présidence dévaluée, dette… Tout ce qu’aujourd’hui il est de bon ton de dénoncer, maintenant que le sarkozysme a vécu. Clairvoyant et fidèle à ses idées, Bayrou tient le cap, y compris lorsqu’il est abandonné de toutes parts.


  • Puis le ton se fait plus dur, il n’hésite pas à faire siens les mots fameux du Tigre alors qu’il reprenait les rênes de la France en pleine tourmente en 1917… Est-on en guerre ? En guerre économique certainement. Et là, le constat est sévère : nous la perdons. La solution n’est pas dans la démondialisation, qu’il assimile (un peu vite peut-être) au protectionnisme. A la suite de Zaki Laïdi, directeur de recherche à Sciences Po, et de bien d’autres que j’ai pu lire, il n’est pas question de faire cavalier seul dans un monde globalisé ; cela n’a pas de sens. La solution n’est pas non plus dans le Keynésianisme, une relance par l’état qui convient encore au PS. Où alors ? Une solution pour se sortir du mauvais pas dans lequel on est plongé serait le retour à un état planificateur (au bon sens du terme…). Cela passerait aussi par des charges notablement diminuées aux entreprises créatrices de richesses, comme il sied au bon libéralisme de marché, et par un effort juste et compris de la nation toute entière par la TVA – si le mot de nation a encore un sens dans cet univers égotiste. PRODUIRE donc. La France a les ressources, la technologie, les talents pour le faire à l’instar de l’Allemagne.


  • La troisième partie m’est allé droit au cœur, parce qu’en enseignant de la République que je suis, il n’y a pas une virgule à enlever tant les mots me sont enlevés de la bouche. Tout ce qui est écrit est on ne peut plus exact quand on vit l’école de l’intérieur et qu’on s’y bat pour sa pérennité. A quelques jours de la rentrée, ça remet le cœur à l’ouvrage : Merci.


Tant en économie que sur l’école, c’est un regard que j’ai trouvé mature, juste et implacable. Alors PRODUISONS et ÉDUQUONS chacun du mieux que nous pouvons, unis nationalement !

Vive la République, vive la France, Vive Bayrou ;-)

- BAYROU (F) « Abus de pouvoir » Plon, 2009
- BAYROU (F) « 2012 état d’urgence » Plon, 2011
- LAIDI (Z) « Le monde selon Obama » Stock, 2010

jeudi 23 juin 2011

Démondialisation ?

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  • Un petit livre sain ; de grandes idées salutaires.
  • Ce n'est plus de la vieille gauche dans laquelle je ne me reconnais pas. C'est contre l'ultralibéralisme ambiant.
  • C'est résolument européen.
  • C'est en faveur des peuples et des citoyens. La République plus forte que la mondialisation.
  • C'est de l'économie durable, éco-responsable.

Bref, une forme de centrisme révolutionnaire ! J'ADHERE !

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A. MONTEBOURG, "Votez pour la démondialisation !" Flammarion, 2011, 2 euros

lundi 20 juin 2011

B and B : présidents !

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Présidentielles 2012 : tous les médias en parlent…
Pour nous, cela semble encore très lointain, même si les grandes manœuvres dans chaque camp ont commencé. A droite, la saillie drôlatique corrézienne a fait son petit effet, et ravive les supputations les plus téméraires. A gauche, on a inventé la présidentielle à épisodes, avec un suspens digne des séries américaines les plus en vue : ira – ira pas ? C’est ironique. Les extrêmes, quant à elles, sont prêtes, et comment ! Le centre, lui, est tourné systématiquement en ridicule.

Qu’à cela ne tienne François Bayrou garde le cap qu’il s’était fixé : fédérer le centre. Il a été le premier à dénoncer les dérives du libéralisme à tout crin, le premier à épingler la dette nationale, à souligner l’exaspération des citoyens face à leurs « élites » déconnectées.

L’enjeu est de savoir vers quelle solution les français se tourneront cette fois. La solution de gauche a été testée en 81, alors que nous étions déjà en crise, avec un ralliement à l’économie de marché qui l’entraîne aujourd’hui à être une gauche-porsche. La solution du volontarisme a été choisie en 2007, volontarisme de façade, à la solde du grand capital. Reste la solution extrémiste et populiste, comme dans plusieurs pays européens… Radicale, dangereuse. Une solution centriste alors ; un volontarisme au bénéfice des citoyens et humaniste (tiens… encore un terme devenu à la mode, initié par un certain François Bayrou).

Bref, nous verrons bien.
En attendant, il faut s’y préparer, et cela passe par une organisation en partis, puis en fédérations départementales. Au MODEM, nous renouvelons nos instances locales, conseil départemental et président, le 25 juin. Le travail de terrain est ingrat et paye souvent tard, mais il est indispensable à tout mouvement, s’il veut être crédible, au contact de sa population, et reconnu.
C’est pourquoi, je renouvelle toute mon amitié et mon admiration au travail réalisé pour nous à la tête du département des Alpes Maritimes, par Fabien Bénard.
Le 25 juin, votons Bénard ; en 2012, votons Bayrou.

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samedi 20 mars 2010

M'sieur... pourquoi c'est grave l'abstention ?

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Question naïve d'adolescent ?

Pas tant que cela à en juger la consternation des médias et des politiques nous annonçant régulièrement des taux records d'abstention, la mine déconfite, sans jamais aller plus loin.

« C'est grave parce que » commence ai-je, abondant d'ailleurs dans le sens du politiquement correct, pour trois raisons :

  • Premièrement, des gens se sont battus et sont morts pour que l'on ait, nous, aujourd'hui le loisir de choisir nos dirigeants. Quel luxe ! Il est donc bon de s'en souvenir, à une époque où on aurait bien du mal à risquer sa peau, tant nous tenons à notre petit confort matériel. Des multiples Révolutions aux combats de la dernière guerre... Gloire à nos morts donc !
  • Ensuite, c'est exercer notre devoir de citoyen. Là le regard de mon interlocuteur se perdit un peu. Il est vrai que le sens civique, le sens du «bien commun» tend à se perdre, dans nos sociétés matérielles, égoïstes et individualistes. Las ! Il n'en demeure pas moins que c'est un devoir. Quant à ceux qui réclament de rendre le vote « obligatoire », quel aveu de faiblesse et d'échec cela serait. On tirerait ainsi un trait sur le citoyen « éclairé ». Il est certain que l'éducation de tous n'est pas tellement à l'ordre du jour aujourd'hui... mais cela est un autre débat.
  • Troisièmement, cela met en danger, ni plus ni moins, la démocratie. Car enfin, la démocratie étant fondée sur une règle simple, celle du plus grand nombre, que devient-elle si une minorité seulement s'exprime ? C'est la porte ouverte à ceux qui prônent que les citoyens ne sont pas aptes à comprendre, et à décider. Au mieux, c'est de l'élitisme condescendant (on en a eu le triste exemple récemment avec la fusion de la CARF à la CUNCA que le pauvre mentonnais n'est pas à même d'en comprendre les enjeux.) Le terme de ce processus n'est autre que la confiscation du pouvoir. Confiscation par une « élite », (aristocratie, ploutocratie...) ou pire, confiscation par les extrêmes aux méthodes populistes et aux idées simplistes.

Où en est-on en 2010 ?

Je ne suis pas très porté sur les citations, mais ici, elles peuvent être significatives : Qui a dit : « L'aristocratie est l'état où une portion de citoyens est souveraine et le reste sujet. Et quelle aristocratie ! La plus insupportable de toutes : celle des riches »

ou encore : « Le peuple ne se sent dans l'insécurité que lorsqu'il n'a pas de chef. Dès l'instant où il est fermement dirigé, il est heureux ; car il sait très bien qu'il ne comprend rien à tout ça »

Respectivement, Robespierre et Hitler...