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vendredi 30 mars 2018

(Dés)Orientations budgétaires

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puceorange.gif Alors que le Maire évoquait le contexte économique global, il imputait la reprise actuelle à un simple phénomène de rattrapage quasi automatique, consécutif à la crise de 2007 tant la reprise est faible. Oui, la reprise économique est faible, et elle le restera dans une économie désormais mondialisée, mais c’est aussi le résultat de politiques, celle de M. Hollande, puis celle de M. Macron si la France passe aujourd’hui en dessous des 3% de déficit public. Je n’épiloguerai pas non plus sur le fait que M. Guibal s’est montré lors de sa présentation favorable au retour du protectionnisme à l’instar de M. Trump, le protectionnisme recroquevillant les pays, exacerbant les tensions jusqu’à justifier l’irréparable, oubliant de ce fait l’échelle européenne. L’Europe avait justement été construite pour pallier à cela, nous préserver et nous rendre plus forts dans le monde. Ne l’oublions pas, nous, en cette année électorale pour l’Union.

puceorange.gif Mais pour revenir aux orientations budgétaires mentonnaises, quelques remarques sur les quatre lignes forces de ce que la majorité prévoit :

puceorange.gif « Pas d’augmentation d’impôts pour la 9e année consécutive » dit-il : Pas tout à fait vrai car la taxe sur les logements secondaires a été augmentée de 30 % ce qui nous donne près de 2 millions de plus en fiscalité locale. Une mesure que nous avions d’ailleurs voté et réclamé depuis plusieurs années. Mais pourquoi donc vouloir la passer sous silence ? Les années précédentes, c’était la révision des bases fiscales, bref la fiscalité locale augmente bel et bien.

puceorange.gif « Maîtriser les charges générales » : Bien obligés au regard des baisses drastiques des dotations globales de l’État, État de plus en plus insistant, surveillant, encadrant, contractualisant… Alors oui, poursuivons la nécessaire mutualisation des services et une gestion rigoureuse.

puceorange.gif « Maintenir un autofinancement pour investir » : Bien évidemment, mais c’est là que le bât blesse. Avec 6,5 millions d’épargne nette nous avons une capacité d’investissement raisonnable de 10 à 12 millions chaque année. Or 17 millions ont été dépensés cette année et pas moins de 24 millions encore prévus l’année qui vient. Toutes les recettes liées au transfert de l’assainissement à la CARF (budget excédentaire que l’on ne retrouvera plus), la vente des terrains du Haut Careï n’ayant pas pu, pas su mener nous-mêmes le projet se privant encore une fois des plus-values afférentes, la vente de l’hôtel Adhémar de Lantagnac, tout, absolument tout sera englouti dans l’aménagement de la dalle des Sablettes, aménagement qui s’avère pharaonique, la plage disparaissant au fur et à mesure de l’avancement des travaux… Nous aurions pu provisionner un peu pour augmenter les services à la population au lieu d’exiler les clubs des Sablettes dans le Careï, de repousser sine die la rénovation de la piscine ou l’aménagement des plages ouest.

puceorange.gif « Poursuite du désendettement pour finir » : Nos emprunts toxiques contractés à la grande époque sarkozyste viennent d’être assainis à grands frais. C’est déjà mieux. Mais enfin, parler de désendettement quand on rembourse 4 millions de capital et que dans le même temps on prévoit d’emprunter de nouveau 4 millions pour boucler le budget, c’est un peu gros…

puceorange.gif Bref, des orientations budgétaires qui nous laissent sur notre faim.

mercredi 7 mars 2018

Au chevet de Menton

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puceorange.gif Menton va mal… Ce n’est pas moi qui le dis, mais les aménageurs des territoires : le commissariat général à l’égalité des territoires (CGET). Parce qu’entre la communication unilatérale de la majorité, les articles partiaux de Nice-Matin et la récupération éhontée de M. Novelli de nos alertes sur le PLU tout en le votant comme un seul homme lors du dernier conseil municipal… je préfère quant à moi regarder en face le bilan de 30 années de guibalisme.

puceorange.gif Je ne vous ai pas parlé des attaques ad hominem de M. Juhel qui, pour la seconde fois, rappelle publiquement que je suis concerné à titre privé par un secteur de mixité sociale ce dont je n’ai jamais fait mention en conseil municipal, défendant l’annulation de celui du bas du Gorbio, ou émettant des réserves sur celui de Jeanne d’Arc, réserves qui ont d’ailleurs été entendues… comme quoi ! Mais bon, ça lui fait apparemment très plaisir de me voir à terme exproprié.

puceorange.gif Autre attaque récurrente de la majorité à mon égard, oubliant que je siège en face d’eux en tant qu’élu comme eux et non pas en tant qu’individu, ma profession d’enseignant d’Histoire-Géographie, oscillant entre mépris et condescendance. Eh bien oui, professeur d’Histoire et Géographie et heureux de l’être. D’ailleurs, il se trouve que c’est dans le cadre professionnel que je rencontrai il y a 15 jours un géographe aménageur du CGET, le commissariat général à l’égalité des territoires, l’ex-DATAR.

puceorange.gif Alors que nous parlions des grands axes de pilotage actuel des territoires en France, il nous présenta une carte des réseaux urbains avec les villes moyennes divisées en 6 classes sur laquelle Menton était indiquée en rouge vif, la dernière classe, parmi les 30 villes les plus en difficultés.
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puceorange.gif Intrigué, je lui posai la question des critères utilisés pour établir cette typologie. 3 critères me répondit-il,

  • la dynamique démographique,
  • la dynamique économique
  • et les fragilités sociales sur les 10 dernières années.

puceorange.gif Or dans ces trois domaines, on a perdu de la population, on a un taux de croissance économique négatif avec une disparition de 950 emplois, le tout entraînant une paupérisation croissante des habitants. Le constat est sans appel.

puceorange.gif La conséquence immédiate est une perte de centralité très dommageable pour la Ville et la viabilité de la CARF à l’est de département, à l’heure où l’ouest fusionne pour faire face à la métropole, et nous, à la centralité déficiente, ne pouvant que s’adosser à la centralité monégasque – même Nice-Matin s’en est aperçu plaçant ses pages Monaco désormais avant celles de Menton. En réalité, ce sera à la communauté urbaine de Nice et à ses dettes qu’est en train de nous préparer le Maire de Menton ; et ce n’est pas à l’avantage de notre ville.

puceorange.gif Alors, est-ce que le PLU qu’ils ont élaboré répond à ces enjeux ? Les causes sont pourtant connues :

  • Une trop grande spécialisation touristique, avec le risque d’une mono-activité économique.
  • Des retraités, mais peu de cadres ou de professions intellectuelles supérieures fuyant un foncier trop cher et le manque d’équipements. Une CSP moyenne qui nous manque.
  • Des jeunes moins diplômés, moins insérés, précarisés par les emplois saisonniers. Le vote FN en tête aux dernières législatives est à corréler avec tout cela.

puceorange.gif Le PLU aurait pu être un levier pour rééquilibrer cela. Las ! Il manque singulièrement d’ambition face aux défis que Menton doit aujourd’hui surmonter.

puceorange.gif On leur a redemandé d’augmenter la part de logements sociaux dans les nouveaux programmes immobiliers dans les zones de renouvellement urbain, de les porter à 60 %. Si nous sommes autant carencés en logements sociaux c’est que rien avait été fait depuis 20 ans, avant les pénalités SRU.

puceorange.gif Au nom de la densification, des destructions et des expropriations de familles sont engagées alors que sur 30 ans de mandats, le mitage sur les crêtes en extension d’urbanisation a augmenté de 70% au mépris de la limitation des emprises urbaines.

puceorange.gif Pour détendre le marché immobilier, on leur a redemandé d’accentuer la lutte contre le logement secondaire, 42,5% à Menton, dont beaucoup de vides, par une pression fiscale qu’ils ont enfin mise en œuvre dernièrement sous la pression des locations airbnb.

puceorange.gif On compte 2 hôtels 5*, 3 hôtels 4*, les hôteliers mentonnais vont se voir coincés entre cette nouvelle concurrence et l’hôtellerie de plein air qu’a permis le classement du plateau st Michel en zone urbaine, le massacre de l’oliveraie, une nouvelle voie d’accès au bulldozer.

puceorange.gif "L’écoquartier" st Roman n’en est pas un. Ce sera encore une fois une résidence fermée, privatisée, sans énergies renouvelables, sans recyclage des déchets, des eaux, avec des parkings de surface… sans aucune prise en compte des dernières réflexions sur la ville de demain.

puceorange.gif Rien en équipement de transports toujours aussi déficients, piscine obsolète bref, les équipements pour les mentonnais insuffisants qui décident des populations à préférer d’autres lieux de résidence.

puceorange.gif Pas sûr que cela soit entendu…

mardi 28 mars 2017

L'orientation budgétaire 2017

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puceorange.gif Chaque année, dans les deux mois précédant le vote du budget, un débat sur les orientations budgétaires (DOB) de la commune doit avoir lieu. Voici le texte de mon intervention au conseil municipal du 27 mars 2017 pour le Groupe "Mentonnais ensemble" :
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puceorange.gif Alors que vous nous avez brossé une situation économique où, à peu de choses près, rien ne va, nous préférerions constater que l’économie française retrouve des couleurs pour la deuxième année consécutive. Il est faux d’affirmer comme vous le faites, que l’investissement des entreprises françaises restera décevant en 2017, quand le CICE – crédit d’impôt, compétitivité, emploi – a permis au contraire, aux entreprises de retrouver des marges et d’investir à nouveau ; c’est particulièrement le cas des TPE-PME. Que l’économie française soit moins réactive que celle d’autre pays est normal dans un pays qui protège, qui amorti les chocs par une tradition de protection et d’aides sociales. Nous sommes bien conscients que certains veulent casser notre modèle social pour s’enrichir plus vite encore, mais il s’agit d’un choix sociétal désormais bien ancré depuis le Conseil national de la Résistance, et l’économie, ici, n’en tient qu’une part.

puceorange.gif Parce que nos entreprises hésitent encore à passer le cap de l’embauche de personnes, comme elles s’y étaient pourtant engagées, il conviendra en 2017 de lever les derniers freins, en particulier les effets de seuils qui les découragent encore, tout en préservant l’intégrité de notre modèle social, de notre sécurité sociale.

puceorange.gif La solution n’est pas dans le protectionnisme, nous sommes là d’accord, mais sans compromis du tout en ce qui nous concerne. On peut certes se désoler du Brexit, d’une évocation d’un Frexit car votre inclinaison est libérale, mais dans le même temps, posons-nous la question du pourquoi du retour de ce protectionnisme comme remède à tous les maux. S’il y a aujourd’hui une tentation de repli sur soi de la part des peuples, c’est à mettre en regard d’une Europe sourde à ses populations, négligeant leurs mises en garde référendaires, pour privilégier l’économie à leur détriment. Eh bien les peuples font désormais sans l’Europe. Vous pouvez aujourd’hui le déplorer quand vous présentez ici un tableau de la situation économique, mais il fallait ne pas renoncer à une Europe politique, car c’est celle des peuples, c’est celle de la démocratie, de la paix et de la solidarité. A Menton plus qu’ailleurs, il fallait bâtir une eurorégion de la Riviera franco-italo-monégasque comme ont su le faire les Alsaciens entre Bâle et Mulhouse ou les Lillois avec la Belgique. Au lieu de cela, on préfère réaffirmer les frontières comme si elles allaient nous protéger du vent de la mondialisation, et les suffrages des eurosceptiques s’envolent. On l’a oublié, mais le groupe d’opposition le plus important ici à votre majorité, ce n’est pas nous, ce n’est pas le groupe de M. Novelli, c’est le groupe FN qui vote tout et ne dit rien.

puceorange.gif Vos orientations budgétaires doivent donc être cohérentes ; vous ne pouvez pas nous annoncer que tout va mal, que l’État baisse ses dotations, et nous présenter dans le même temps un plan d’investissement conséquent pour la commune. Oui, l’État mène une politique, mais vous choisissez d’y aller contre. Si l’État baisse nos dotations, c’est pour encourager la mise en place de synergies intercommunales. Au lieu de cela, vous décidez de maintenir un Office de tourisme communal à l’aide d’une disposition détournée de la loi montagne, vous décidez du maintien de services d’urbanisme communaux, etc etc... C’est à se demander si le nouveau Président de la CARF est bien d’accord avec le Maire de Menton tant leurs intérêts divergent. L’intercommunalité ne va pas à l’encontre de l’intérêt des communes, elle adapte nos territoires et leur gouvernance. Elle doit plus conduire par contre, à la disparition des départements en récupérant leurs compétences. Là résident les nouvelles recettes pour nos budgets locaux. Alors +30% sur la taxe d’habitation des résidences secondaires, oui, la révisions des bases fiscales, oui, la mise à jour du RIL, oui, les cessions immobilières, passent, mais ce ne sera pas cela qui fera notre fiscalité locale de demain.

puceorange.gif Quant à l’investissement, c’est bien entendu une question de choix. 2017, sera le choix de l’aménagement de surface du parking des Sablettes maintenant que la plaie est ouverte ; ce sera le choix du patrimoine pour une part restauré, vendu pour une autre avec la vente de l’hôtel Adhémar de Lantagnac ; ce sera le choix de la vidéosurveillance, de la vidéoverbalisation et enfin, ce sera le choix des mises en DSP incontrôlées qui continuent avec la prise en charge du stationnement de surface à la même et unique société qui gère déjà les parkings souterrains, sans parler du massacre programmé de tous les oliviers du plateau St Michel alors que la puissance publique aurait pu investir, elle, dans un camping de qualité à l’environnement patrimonial préservé.

puceorange.gif Non, décidément, nous ne pouvons pas souscrire à votre orientation budgétaire.

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2017-03-28_6.jpg Nice-matin du 28 mars 2017

lundi 4 mars 2013

Journée des droits des femmes - 8 mars

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dimanche 9 septembre 2012

Enseigner le cynisme, ou de la morale à l’école...

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Mettons en parallèle deux choses qui se bousculent à ma porte en cette rentrée. D’une part beaucoup d’heures d’éducation civique juridique et sociale à assurer cette année, ce qui d’ailleurs balaye une pseudo introduction d’un enseignement de la morale républicaine à l’école laquelle existe en réalité déjà depuis Chevènement au milieu des années 80, et d’autre part, le livre de Stiglitz – le prix de l’inégalité - , l’augmentation des écarts de richesses confirmé et expliqué.

Je vous le demande : comment enseigner l’égalité républicaine sans cynisme aujourd’hui où l’estime, le respect, ne sont plus que fonction du bulletin de salaire ? Comme pour ajouter de l’huile sur le feu de l’actualité, Bernard Arnault demande à être belge pour échapper à l’impôt, ou encore les affaires se multipliant au plus près de nous – cf. billet précédent.

Liberté, égalité, fraternité qu’ils disent ! On a beau repeindre cette devise de peinture fraîche sur les écoles de Menton, allez l’enseigner ! Prenons juste l’égalité républicaine puisque c’est d’elle qu’il s’agit aujourd’hui. Tocqueville déjà la résumait en trois déclinaisons : l’égalité devant la loi, l’égalité des chances, et l’égalité de considération. Les trois sont aujourd'hui malades.

L’égalité devant la loi impose l’absence de privilège ; or tous les jours des passe-droits sont mis en avant au nom de l’individualisme triomphant au détriment du bien commun. L’égalité des chances traduit la méritocratie ; quels mérites quand l’école publique n’a plus les moyens de remplir sa mission, ou que les études deviennent si onéreuses qu'il faille s'endetter avant même d'avoir trouvé un emploi ? L’égalité de considération se rapporte à une même dignité pour tous ; cela n’existe plus depuis que l’argent est roi et seule aune. La rolex de Séguéla a fait date en la matière.

La démocratie même est ici en danger. De nature optimiste, je ne noircirai pas davantage le tableau. Des contre-pouvoirs sont là ; insuffisants, mais présents. Il y aurait beaucoup à dire sur le courage politique, sur l’indépendance des médias et de la justice. Qu’on veuille « rénover » l’école participe aussi de cela, mais pour quelle société ? L’État a un rôle historique à jouer, ou bien il sera emporté.

À lire, donc
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jeudi 10 mai 2012

Plages criblées ou plages privées ?

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Le saviez-vous ?... on crible les plages à Menton.

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En réalité, c’est une grosse opération de tamisage pour ranger le sable, plus apprécié des touristes, d’un côté et les galets de l’autre. Coût de l’opération : 17 000 euros.

Menton aura donc des belles plages cet été. Classée station touristique, elle aura tous les atouts pour vivre une belle saison 2012.

Un revers à la médaille cependant, auquel nous serons particulièrement attentifs. Une telle opération sur les plages, payée sur les deniers publics, ne doit pas préparer la privatisation rampante des plages mentonnaises. La concession de « plages privées » par la mairie dans la baie ouest est en effet une vieille marotte, alors que l’essentiel des plages de la baie est a déjà été privatisée.

La pression est telle que la loi est souvent mise à rude épreuve. Elle est pourtant simple : pas plus de 20% du domaine public littoral concédé, des « constructions » démontables et un libre passage de 3m le long du rivage. La plage doit en outre être libérée de ses équipements hors période de baignade soit 6 mois par an. Aucun élément d'ancrage durable au sol ne peut être installé… humm.

Baie est : à peu près 300 m de plages privées et 200 m aux Sablettes. Baie ouest : 1000 m de plages. Soient à peu près 1500 m de plages à Menton. 20 % équivaudrait à plus ou moins 300 m. Mes calculs ne sont certes pas précis, mais il ne reste plus grand’chose comme marge… à moins que les mentonnais ne se contentent des enrochements, considérés comme domaine public littoral aussi ?
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jeudi 13 octobre 2011

PRODUIRE, INSTRUIRE, CONSTRUIRE


EXPRESSION DIRECTE - 111011 - PRODUIRE INSTRUIRE... par mouvementdemocrate

jeudi 25 août 2011

Lecture de rentrée

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Le dernier ouvrage de François Bayrou est de la même veine que le dernier «abus de pouvoir» : un ton résolu, un constat implacable et éclairé, des solutions proposées. Bref ce qui m’avait d’emblée séduit en 2007 à l’heure du sarkozysme triomphant, je le retrouve pour 2012 : revigorant !

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  • Un premier moment est consacré à l’explication de ses choix personnels et politiques. Comme s’il devait se justifier, François Bayrou rappelle ce que peu de gens osaient dire alors : injustice flagrante, affaire Tapie, présidence dévaluée, dette… Tout ce qu’aujourd’hui il est de bon ton de dénoncer, maintenant que le sarkozysme a vécu. Clairvoyant et fidèle à ses idées, Bayrou tient le cap, y compris lorsqu’il est abandonné de toutes parts.


  • Puis le ton se fait plus dur, il n’hésite pas à faire siens les mots fameux du Tigre alors qu’il reprenait les rênes de la France en pleine tourmente en 1917… Est-on en guerre ? En guerre économique certainement. Et là, le constat est sévère : nous la perdons. La solution n’est pas dans la démondialisation, qu’il assimile (un peu vite peut-être) au protectionnisme. A la suite de Zaki Laïdi, directeur de recherche à Sciences Po, et de bien d’autres que j’ai pu lire, il n’est pas question de faire cavalier seul dans un monde globalisé ; cela n’a pas de sens. La solution n’est pas non plus dans le Keynésianisme, une relance par l’état qui convient encore au PS. Où alors ? Une solution pour se sortir du mauvais pas dans lequel on est plongé serait le retour à un état planificateur (au bon sens du terme…). Cela passerait aussi par des charges notablement diminuées aux entreprises créatrices de richesses, comme il sied au bon libéralisme de marché, et par un effort juste et compris de la nation toute entière par la TVA – si le mot de nation a encore un sens dans cet univers égotiste. PRODUIRE donc. La France a les ressources, la technologie, les talents pour le faire à l’instar de l’Allemagne.


  • La troisième partie m’est allé droit au cœur, parce qu’en enseignant de la République que je suis, il n’y a pas une virgule à enlever tant les mots me sont enlevés de la bouche. Tout ce qui est écrit est on ne peut plus exact quand on vit l’école de l’intérieur et qu’on s’y bat pour sa pérennité. A quelques jours de la rentrée, ça remet le cœur à l’ouvrage : Merci.


Tant en économie que sur l’école, c’est un regard que j’ai trouvé mature, juste et implacable. Alors PRODUISONS et ÉDUQUONS chacun du mieux que nous pouvons, unis nationalement !

Vive la République, vive la France, Vive Bayrou ;-)

- BAYROU (F) « Abus de pouvoir » Plon, 2009
- BAYROU (F) « 2012 état d’urgence » Plon, 2011
- LAIDI (Z) « Le monde selon Obama » Stock, 2010

jeudi 23 juin 2011

Démondialisation ?

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  • Un petit livre sain ; de grandes idées salutaires.
  • Ce n'est plus de la vieille gauche dans laquelle je ne me reconnais pas. C'est contre l'ultralibéralisme ambiant.
  • C'est résolument européen.
  • C'est en faveur des peuples et des citoyens. La République plus forte que la mondialisation.
  • C'est de l'économie durable, éco-responsable.

Bref, une forme de centrisme révolutionnaire ! J'ADHERE !

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A. MONTEBOURG, "Votez pour la démondialisation !" Flammarion, 2011, 2 euros