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dimanche 12 novembre 2017

Déclaration ne vaut pas autorisation…

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puceorange.gif Lors du dernier conseil municipal, est arrivée sur la table la question des locations de meublés de tourisme contractées via les plateformes de réservations en ligne. C’est près de 25000 locations qui ont été réalisées cette année à Menton, et il est compréhensible que la collectivité encadre ces nouveaux usages, ne serait-ce que pour collecter les taxes de séjour s’assurant ainsi des recettes propres en ces temps de DGF en peau de chagrin.

puceorange.gif Nous ne nous sommes évidemment pas opposés à cette mesure, d’ailleurs permise pas le gouvernement précédent, limitant à 120 jours la durée de mise en location de son logement, préservant ainsi d’une concurrence déloyale l’activité hôtelière de la ville chère à notre 3e adjoint comme à tout mentonnais. Ceci dit, s’il y a aujourd’hui 13000 résidences secondaires recensées et donc susceptibles d’être mises en location par leurs propriétaires, c’est que nous payons à Menton une bienveillance pendant de trop longues années, 20 ans, à l’égard de ces logements laissés vides la plupart du temps à des fins spéculatives privant la ville et ses actifs de logements abordables. Logements aujourd’hui davantage taxés (+30%) depuis février dernier et nous avions voté pour cette prise de conscience de la majorité en la matière. Que ces propriétaires veuillent aujourd’hui rentabiliser encore davantage leur investissement grâce aux plateformes de réservations en ligne, quoi de plus logique ?

puceorange.gif Cela fait deux votes de notre groupe pour, qu’on ne vienne donc pas me dire que nous y sommes opposés !

puceorange.gif Là où le bât blesse, c’est que cette décision était assaisonnée d’une seconde délibération allant bien au-delà : Celle-ci soumet à autorisation du Maire la possibilité de mettre en location mon logement. La plupart des villes qui ont mis en œuvre une telle règlementation l’ont fait par une simple déclaration via un téléservice ou un cerfa. La déclaration permet ainsi un numéro d’enregistrement qui permet par la suite la réversion de la taxe de séjour. Une telle autorisation peut à la limite se justifier à Paris, dans le Marais, où des mesures exceptionnelles telle que la compensation ont pu être décidées. Ce n’est certainement pas le cas à Menton. Le Maire n’a pas à m’autoriser ou pas l’usage que je veux faire de mon bien. C’est ma liberté, et je ne suis pas même certain que la limitation à trois autorisations soit légale. C’est ici encore assez révélateur d’une gestion municipale de plus en plus personnelle, soumettre à autorisation aux critères inconnus, donc discrétionnaires ; d’un autoritarisme de plus en plus marqué - de nouvelles délégations au Maire ont encore été votées la dernière fois. Une dérive autoritaire et centralisatrice de moins en moins acceptable.

puceorange.gif Le diable se cache parfois dans les détails…

2017-11-01_3.jpg Nice-matin du 1er novembre 2017

dimanche 1 octobre 2017

L’urbanisme verrouillé

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puceorange.gif C’est évidemment contre l’octroi de délégations supplémentaires données au Maire, que nous nous sommes déterminés lors du dernier conseil municipal. En effet, l’article L2122 permet au Maire de prendre seul un certain nombre de décisions sans avois besoin d’en porter le débat en conseil. Une sorte de 49-3 à la sauce municipale. Le compte-rendu en est donné à chaque conseil en une liste compacte et plus ou moins sibyllines de 12 pages par exemple jeudi soir. Si nous pouvons comprendre que tout n’ait pas vocation à passer en conseil, que tout est parfaitement légal, il n’en demeure pas moins que le résultat est de confisquer ainsi le débat en dépossédant l’assemblée qui, à la base, est faite pour être délibérative.

puceorange.gif Jeudi soir, s’ajoutait le fait que ces nouvelles concessions concernent les questions d’urbanisme. L’urbanisme, qui est d’une acuité particulière aujourd’hui, au moment même où le PLU se met en place, que des opérations immobilières importantes sont lancées. Pour mémoire, une délibération du dernier conseil municipal a été ajournée, les critères de sélection et de délimitation des SMS demandés à plusieurs reprises ne nous ont toujours pas été communiqués, des réunions techniques sont organisées en catimini, sur invitation des seules personnes concernées : Ce n’est pas cela un débat public.

puceorange.gif Je puis vous assurer que nous resterons vigilants plus que jamais de décisions qui devraient désormais se prendre dans les alcôves feutrées du premier étage et ce, malgré les mises devant les faits accomplis, les chicaneries de non remises de pièces administratives pour le travail d’opposition que nous tâchons de mener.
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Nice-Matin du 29 septembre 2017

jeudi 10 août 2017

Censurés !

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puceorange.gif Mes cher(e)s ami(e)s, une nouvelle fois, la courte tribune à laquelle nous avons accès dans le Menton Mag’ a été malencontreusement perdue… Il faut dire qu’au lendemain de deux défaites électorales, ce devait être la panique dans les services municipaux ô combien zélés.

puceorange.gif Sachez que nous avions néanmoins fait parvenir à l’adresse habituelle du service communication notre tribune le 22 juin comme j’en ai l’accusé de réception.

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puceorange.gif Cela mériterait une action au tribunal, mais comme il y en a déjà une qui court depuis 2014 (…la Justice va à son rythme) c’est simplement désespérant, mesquin, ridicule. Je vous passe le fait que lors du dernier conseil municipal, nous n’avions même pas la même version des délibérations à voter que la majorité… Si ce n’est voulu, c’est éminemment regrettable.

puceorange.gif Ceci dit, à lire la page des communiqués des groupes, c’est vraiment nous prendre pour des idiots. Le FN fait des scores sans pareils, et le groupe d’opposition le plus important, groupe d’extrême droite, s’intitule désormais « non inscrits ». Quant au groupe de Patrice Novelli, il « oublie » opportunément qu’il a soutenu la candidature d’Olivier Bettati. Bref, quand on en est à de tel agissements, c’est qu’il n’y a aucune armature idéologique. Nous avons pour nous en ce domaine la fidélité à nos convictions, et c’est ce que nous voulions rappeler dans cette courte tribune que je vous livre ci-dessous :

Ainsi, avons-nous une nouvelle députée en la personne d’Alexandra Ardisson pour discuter et voter les lois en notre nom à Paris. Quoi que peuvent dire les tribunes ci-contre, il s’agit bien d’un revers pour eux. La majorité de droite s’est faite balayée faute de renouvellement, le FN absent des conseils municipaux mord un peu plus encore avec un candidat médiatique, tandis que P.Novelli se perd en appelant à voter FN.

Quant à nous, c’est naturellement que nous nous sommes inscrits dans la démarche d’E.Macron. Nous continuons à mener le débat municipal et l’amendement du PLU sera notre priorité en septembre. Félicitations donc à notre députée qui, fidèle à son électorat, pourra nous aider à réorganiser notre vie collective à Menton. Bonne saison estivale à tous.

lundi 19 juin 2017

Enseignements

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puceorange.gif 1 – Quand vous vous mettez à être d’accord avec ce que dit Christian Estrosi, c’est que mdr.jpg des choses se jouent en coulisses.

puceorange.gif 2 – Vous constatez que Menton a placé le FN en tête aux présidentielles pour la première fois, et qu'il fait encore 47% contre 53% au deuxième tour des législatives : un vote FN assumé et implanté désormais.

puceorange.gif 3 – Mais aussi que près de 60% d’abstention vous fait relativiser le 2…

puceorange.gif 4 – Au fait… mais que peuvent bien désirer ces 60% d’abstentionnistes ? De nouvelles têtes ? il y en avait cette fois, mais pas tout à fait de droite, ou bien trop à droite… Des mentonnais de Menton ? Dans tous les cas, ils ne se sont pas sentis concernés.

puceorange.gif 5 – Où l’on peut expliquer le 2 et le 4 par l’inconséquence des élus mentonnais. JC. Guibal et son mandat de trop, dépassé, continue de faire comme il a toujours fait campagne faisant arborer sur le Palais de l’Europe « Menton avec Fillon ! » et soutenant X.Beck avec E.Ciotti en guest star. Qui a cru aussi pendant longtemps qu’en recyclant des FN dans sa majorité (M. Mathieu, JJ. Clément) il pouvait le juguler. Cela n’a qu’un temps, il en a fait aussi le lit.

puceorange.gif 6 – Quand l’inconséquence devient irrationnalité dans les groupes de l’opposition municipale : Comment pourrais-je encore accorder le moindre crédit si j’étais FN aux élus FN mentonnais lorsqu’ils trahissent leur électorat en ne venant pas aux conseils, ou comme T.Gaziello qui vote tout et ne dit rien ? Peut-être n’a-t-il pas compris, lui, que le temps du recyclage était révolu, puisqu’il est même allé jusqu’à se prononcer pour la candidate d’en Marche ! Trahison de l’électorat aussi du côté du groupe qui se voudrait UDI de P.Novelli qui, lui, n’a pas hésité à appeler à voter FN au second tour des législatives, commettant ainsi pour moi l’irréparable. Dynamitage en règle d’une opposition municipale fantoche.

puceorange.gif 7 – Reste la nôtre d’opposition, celle de notre groupe « Mentonnais ensemble » : J’ai pour moi, de pouvoir continuer à me regarder en face dans mon miroir. Elu sur une liste d’opposition à JC. Guibal, je mène ce combat municipal conformément à ce pourquoi nos électeurs nous ont missionné. Liste de rassemblement, sans étiquette, je n’en garde pas moins la mienne, celle du MoDem, qui avait appelé de ses vœux voilà 10 ans la recomposition actuelle du paysage politique à laquelle les Français viennent de souscrire. C’est donc naturellement que je me suis inscrit dans la démarche d’Emmanuel Macron. Mais que peut une opposition sans cesse méprisée, dénigrée, bâillonnée ? Nous ne pesons encore vraiment pas lourds face aux pouvoirs en place. Charge à nous, à Menton, de relever le défi démocratique devant nous.

puceorange.gif 8 – Notre nouvelle députée, fidèle à son électorat, pourra nous aider à réorganiser notre vie collective à Menton. Je lui adresse ici mes plus vives félicitations et lui souhaite pleine réussite en portant haut les couleurs de notre territoire et de ses habitants à l’Assemblée Nationale. Les enjeux sont immenses, et dans cette ambiance révolutionnaire faite de peurs, de difficultés sociales et professionnelles, de guerre contre le terrorisme, nous avons fait le choix d’aller collectivement de l’avant, de se retrousser les manches avec détermination pour faire de la France ce qu’elle n’a jamais cessé d’être, un grand pays dans le monde, dans ce monde aujourd’hui mondialisé auquel elle a le devoir d’y prendre rang, avec l’impérieuse nécessité et le concours d’une Europe efficace. Vive la France, et vive le pays mentonnais !

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vendredi 2 juin 2017

Il n'y a que moi que cela choquait...

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mardi 28 mars 2017

L'orientation budgétaire 2017

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puceorange.gif Chaque année, dans les deux mois précédant le vote du budget, un débat sur les orientations budgétaires (DOB) de la commune doit avoir lieu. Voici le texte de mon intervention au conseil municipal du 27 mars 2017 pour le Groupe "Mentonnais ensemble" :
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puceorange.gif Alors que vous nous avez brossé une situation économique où, à peu de choses près, rien ne va, nous préférerions constater que l’économie française retrouve des couleurs pour la deuxième année consécutive. Il est faux d’affirmer comme vous le faites, que l’investissement des entreprises françaises restera décevant en 2017, quand le CICE – crédit d’impôt, compétitivité, emploi – a permis au contraire, aux entreprises de retrouver des marges et d’investir à nouveau ; c’est particulièrement le cas des TPE-PME. Que l’économie française soit moins réactive que celle d’autre pays est normal dans un pays qui protège, qui amorti les chocs par une tradition de protection et d’aides sociales. Nous sommes bien conscients que certains veulent casser notre modèle social pour s’enrichir plus vite encore, mais il s’agit d’un choix sociétal désormais bien ancré depuis le Conseil national de la Résistance, et l’économie, ici, n’en tient qu’une part.

puceorange.gif Parce que nos entreprises hésitent encore à passer le cap de l’embauche de personnes, comme elles s’y étaient pourtant engagées, il conviendra en 2017 de lever les derniers freins, en particulier les effets de seuils qui les découragent encore, tout en préservant l’intégrité de notre modèle social, de notre sécurité sociale.

puceorange.gif La solution n’est pas dans le protectionnisme, nous sommes là d’accord, mais sans compromis du tout en ce qui nous concerne. On peut certes se désoler du Brexit, d’une évocation d’un Frexit car votre inclinaison est libérale, mais dans le même temps, posons-nous la question du pourquoi du retour de ce protectionnisme comme remède à tous les maux. S’il y a aujourd’hui une tentation de repli sur soi de la part des peuples, c’est à mettre en regard d’une Europe sourde à ses populations, négligeant leurs mises en garde référendaires, pour privilégier l’économie à leur détriment. Eh bien les peuples font désormais sans l’Europe. Vous pouvez aujourd’hui le déplorer quand vous présentez ici un tableau de la situation économique, mais il fallait ne pas renoncer à une Europe politique, car c’est celle des peuples, c’est celle de la démocratie, de la paix et de la solidarité. A Menton plus qu’ailleurs, il fallait bâtir une eurorégion de la Riviera franco-italo-monégasque comme ont su le faire les Alsaciens entre Bâle et Mulhouse ou les Lillois avec la Belgique. Au lieu de cela, on préfère réaffirmer les frontières comme si elles allaient nous protéger du vent de la mondialisation, et les suffrages des eurosceptiques s’envolent. On l’a oublié, mais le groupe d’opposition le plus important ici à votre majorité, ce n’est pas nous, ce n’est pas le groupe de M. Novelli, c’est le groupe FN qui vote tout et ne dit rien.

puceorange.gif Vos orientations budgétaires doivent donc être cohérentes ; vous ne pouvez pas nous annoncer que tout va mal, que l’État baisse ses dotations, et nous présenter dans le même temps un plan d’investissement conséquent pour la commune. Oui, l’État mène une politique, mais vous choisissez d’y aller contre. Si l’État baisse nos dotations, c’est pour encourager la mise en place de synergies intercommunales. Au lieu de cela, vous décidez de maintenir un Office de tourisme communal à l’aide d’une disposition détournée de la loi montagne, vous décidez du maintien de services d’urbanisme communaux, etc etc... C’est à se demander si le nouveau Président de la CARF est bien d’accord avec le Maire de Menton tant leurs intérêts divergent. L’intercommunalité ne va pas à l’encontre de l’intérêt des communes, elle adapte nos territoires et leur gouvernance. Elle doit plus conduire par contre, à la disparition des départements en récupérant leurs compétences. Là résident les nouvelles recettes pour nos budgets locaux. Alors +30% sur la taxe d’habitation des résidences secondaires, oui, la révisions des bases fiscales, oui, la mise à jour du RIL, oui, les cessions immobilières, passent, mais ce ne sera pas cela qui fera notre fiscalité locale de demain.

puceorange.gif Quant à l’investissement, c’est bien entendu une question de choix. 2017, sera le choix de l’aménagement de surface du parking des Sablettes maintenant que la plaie est ouverte ; ce sera le choix du patrimoine pour une part restauré, vendu pour une autre avec la vente de l’hôtel Adhémar de Lantagnac ; ce sera le choix de la vidéosurveillance, de la vidéoverbalisation et enfin, ce sera le choix des mises en DSP incontrôlées qui continuent avec la prise en charge du stationnement de surface à la même et unique société qui gère déjà les parkings souterrains, sans parler du massacre programmé de tous les oliviers du plateau St Michel alors que la puissance publique aurait pu investir, elle, dans un camping de qualité à l’environnement patrimonial préservé.

puceorange.gif Non, décidément, nous ne pouvons pas souscrire à votre orientation budgétaire.

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2017-03-28_6.jpg Nice-matin du 28 mars 2017

lundi 7 novembre 2016

Conseil municipal de novembre

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puceorange.gif Sortie du conseil municipal de #Menton :
puceorange.gif Comme d'habitude le FN ne dit rien et vote tout, Patrice Novelli raille notre groupe et vote tout...
puceorange.gif Seule véritable opposition à la majorité très sarkozyste, nous tenons bon.
puceorange.gif Non au dérapage de 3 millions de fonctionnement, oui à l'énergie photovoltaïque à Menton, non à la délégation unique sur tous les parkings mentonnais, non au nivellement des contrats classiques de contractuels oubliant l'exigence d'embauche, vigilance sur les ouvrages en mer prévus, vigilance sur les mises à disposition municipales dans l'organisation des primaires de la droite et du centre.
puceorange.gif Aidez-nous !


2016-11-08.jpg Nice-matin du 8 novembre 2016

2016-11-11.jpg Nice-matin du 11 novembre 2016

2016-11-22_2.jpg Nice-matin du 22 novembre 2016

samedi 14 février 2015

Jean Lassalle passe par Clans

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mardi 1 avril 2014

Du Socialisme au National-Socialisme…

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puceorange.gif Le Socialisme est mort. Il est mort de vieillesse lors de ces dernières élections. Il est mort sclérosé par ses non réformes et son inadaptation à la mondialisation en cours. J’en veux pour preuve deux changements majeurs dans notre vie politique française : la poussée du FN et notre nouveau Premier ministre Manuel Valls.

puceorange.gif En effet, un mouvement de bascule semble s’être opéré. Le Socialisme et son parti ont définitivement perdu les classes populaires au profit du FN. Il serait temps d’arrêter de minorer les succès du Front national, de l’écarter d’un revers de main comme si ce vote n’existait pas. Il existe, et il se renforce à chaque scrutin. Cessez également de le comparer au fascisme des années 30 afin de rester « politiquement correct ». Le Front national est devenu à Menton notre seconde force politique. Cette extrême droite ne propose pas de solutions pérennes ni crédibles, mais elle marque des points dans le constat qu’elle dresse de notre société. Elle fait florès du rejet des élites, qu’elles soient intellectuelles ou politiques, de la souffrance et des difficultés matérielles des gens, de notre perte de vitesse dans le monde liée à la concurrence accrue entre pays engendrée par le processus de mondialisation. Les élites, les politiques, Bruxelles, l’étranger, la finance, tout cela est désormais violemment rejeté. Ajoutez à cela un individualisme croissant qui conteste systématiquement toute autorité, il n’en faut pas davantage pour qu’un discours populaire – et non populiste – socialisant du FN fasse recette. Un National-socialisme fait ainsi de nouveau surface. Le FN va aider, le FN va comprendre, le FN promet tout…

puceorange.gif Le peuple de gauche adhère de plus en plus à ce discours. Quand vous êtes licencié, que tout ce qui a été tenté n’a abouti à rien, que vous touchez de la générosité publique le RSA ou autre allocation chômage, vous oubliez quels furent les combats socialistes pour les obtenir et vous vous jetez dans les bras du parti qui ne fait que dénoncer cet état de fait, qui n’a jamais rien fait mais qui vous comprend et vous assure qu’avec eux tout ira bien. Brûler ces livres et ces élites qui ne servent à rien.
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puceorange.gif Nos élites le savent. Jean-luc Mélanchon a tenté de revenir aux fondamentaux, mais notre société n’est plus celle du 19e siècle. Manuel Valls proposait de changer le nom du PS, mais s’il n’y avait que le nom à changer… François Hollande mène une politique centriste, sachant pertinemment que sans activité économique, point de répartition solidaire des richesses. Dans ce mouvement de bascule des idées politiques, François Hollande et Manuel Valls se proclament aujourd’hui de gauche, mais d’une gauche qui n’est plus celle que l’on a connu, à gauche d’un curseur qui a glissé plus à droite.

puceorange.gif Notre positionnement au MoDem se droitise lui aussi si l’on raisonne sur l’ancien schéma. Mais si l’on garde une fibre humaniste, on peut se retrouver à souhaiter la réussite du tandem Hollande-Valls qui vient empiéter sur notre ancien espace politique. Souhaitons-lui donc de réussir avec notre société française en plein doute. Mais préparons-nous aussi à recomposer le paysage politique français en deux camps : les Républicains et les Nationaux-Socialistes.

mardi 25 mars 2014

Laissez mourir Menton…

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J’ai mal à ma ville.

Depuis 2007 - un long mandat déjà - je me suis exposé un peu plus avant dans la chose publique. J’ai milité au MoDem à une heure où la Gauche pas plus que la Droite n’ont de véritable marge de manœuvre, et que leur sectarisme aveugle. J’ai cru sincèrement qu’à Menton, un vaste rassemblement de citoyens actifs pouvait débloquer la situation. Pascale Gérard, engagée elle-même dans ce type de réflexion, nous a ouvert grand la porte et nous avons pu travailler en toute intelligence à ce beau projet de « Mentonnais Ensemble ». Je la remercie très chaleureusement de continuer à se battre sans relâche pour les actifs de Menton, et pour les valeurs que nous défendons tous.

Hélas, c’était sans compter les egos surdimensionnés des uns et l’abstentionnisme des autres.

En tenant dimanche dernier le bureau de vote de mon quartier, je ne l’ai pas reconnu. Mais où donc étaient passés les gens que je croise tous les jours ? Où donc étaient passés ces visages qui attendent le bus, qui viennent chercher leurs enfants à l’école, qui râlent en voiture ne trouvant pas de place où se garer ? Restés chez eux sans doute. À la place, défilait devant moi un quatrième âge sortant une unique fois à grand’ peine de leurs appartements, vieillards souffrants et cacochymes tels des ombres, poser consciencieusement leur bulletin de peur et de haine dans l’urne. Pas de jugement hâtif s’il vous plaît : je n’ai aucune acrimonie envers nos aînés. Simplement, je ne les voyais pas. Une leçon pour moi : Deux Menton cohabitent sans se voir. Beaucoup de personnes âgées cloîtrées chez elles par l’âge et la maladie, et les Mentonnais qui travaillent, souvent en dehors de la ville d’ailleurs. Deux Menton dressées l’une contre l’autre. « Mentonnais Ensemble », disions-nous ? Oui, bien sûr. Une ville qui puisse faire ressortir nos anciens en ville avec des moyens adaptés et des transports efficaces en site propre, mais aussi faciliter la vie des actifs qui peinent tous les jours, ne serait-ce que pour se loger. Un beau projet, une belle équipe, des milliers d’idées vont rester lettres mortes parce que la sortie exceptionnelle au bureau de vote des uns, supplante la lassitude et le désintérêt de la chose publique des autres.

Alors oui, une majorité ira dimanche prochain certainement à Jean-Claude Guibal. Je l’en félicite. Il connaît très bien notre ville. Qu’il fasse son hôtel 5* à Garavan, qu’il fasse son parking aux Sablettes dans lequel nous n’irons pas tant il faudra payer 5 euros pour une course en ville. Je ne lui demande qu’une seule chose : qu’il ne laisse pas mourir Menton. Qu’il ait une pensée pour celles et ceux qui y vivent encore. Étranglée par le coût de la vie et du logement, la population active va continuer à partir, les commerces et les loisirs à fermer.

Ce cinquième mandat lui est offert sur un plateau par une grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf. Patrice Novelli porte en effet une lourde responsabilité : par son obstination à vouloir être maire tout seul, il écarte d’un revers de main un rassemblement qui aurait pu être salutaire. Il ne sera rien. Jean-Claude Guibal restera maire, tout seul lui, avec plein de petits nouveaux dans son équipe. La Fontaine moralisait ainsi : Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages : Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs, tout petit prince a des ambassadeurs, tout marquis veut avoir des pages.

Dimanche prochain, je ne renie rien de notre engagement aux côtés de Pascale Gérard. Elle possède toutes les qualités pour être un bon maire et elle défend un programme hors du commun. Nous continuons la campagne plus que jamais. Une très belle campagne. Nous continuons à défendre ce que nous pensons être la meilleure chose à faire à Menton et nous tâcherons de faire bonne figure puisque les jeux sont faits. Ce seront nos Thermopyles. Mais s’il vous plaît, ne me laissez pas seul dans mon bureau de vote...

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dimanche 9 février 2014

Un amical rappel à la loi...

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jeudi 19 décembre 2013

mentonnais-ensemble.fr

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Un seul site ! : http://www.mentonnais-ensemble.fr

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jeudi 24 octobre 2013

Trop de centres, tue le centre…

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Samedi dernier aux Colloques de Menton, Pascal Perrineau et les autres invités nous expliquaient que, chiffres à l’appui, c’était bel et bien les classes moyennes qui payaient la dette, qui voyaient proportionnellement leurs revenus stagner, voire baisser par rapport aux plus pauvres et aux plus riches. De là, se renforçait un sentiment de déclassement. J’ajouterais que si le "sentiment" est réel, le déclassement aussi… Ils avaient beau expliquer que dans un contexte de mondialisation, leur situation n'était pas si dégradée que cela, force est de constater qu'à l'échelle de la société française, ce n'est pas si simple.

Sur le plan politique par contre, P. Perrineau constatait une sorte d’attentisme de leur part. Là d’ailleurs se trouve notre immense défiance de la classe politique actuellement, ce que Jean Lassalle démontre chaque jour. Défiance renforcée encore par le quinquennat qui certes évacue la possibilité d’une cohabitation, mais éloigne considérablement les citoyens de toute action sur l’exécutif pendant 5 ans tout en renforçant le pouvoir présidentiel et de ses centrales technocratiques. En ces domaines, ce que fait Jean Lassalle est essentiel comme lanceur d’alerte, tout comme l’est le nécessaire rééquilibrage de notre constitution. Le non cumul des mandats est aussi largement plébiscité par ces classes moyennes de plus en plus au fait et critiques de l’action publique - et celles-ci ne s’en désintéressent pas, bien au contraire. Réfléchir aussi à une forme de participation citoyenne au côté de la représentativité, pivot de notre démocratie, ne serait pas non plus complétement dénué de sens. Bref.

Que faisons-nous alors ? Nous attendons nous dit P. Perrineau. Oui… nous attendons le non cumul des mandats, nous attendons des élections directes sur les EPCI, nous attendons les prochaines échéances électorales… et qu’avons-nous ? Nous votons sans grand enthousiasme, ou nous ne votons plus… ou blanc… ou MoDem… Peu encore franchissent le pas du vote aux extrêmes populistes ; jusqu’à quand ? François Bayrou et son MoDem avaient compris cela et ont d’ailleurs fait de bons scores aux présidentielles ; et alors ? Rien. Rien parce que nos institutions binaires l’ont complètement marginalisé. Ainsi, pour revenir sur la scène politique, il se rapproche de l’UDI inféodée à la droite, et nous recrée une nostalgique et dépassée UDF. Je ne suis pas certain que les personnes qui l’ont suivi jusque-là le suivent sur ce terrain.

Dans tous les cas, le MoDem des Alpes-maritimes a décidé de ne pas se renier, et c’est plutôt une bonne nouvelle par les temps qui courent. Le ralliement à l’UDI est national et obéit à des règles nationales ; il ne sera pas automatique au local, surtout sur des élections municipales. Comment pourrait-on rester crédibles si nous abandonnions tout ce pourquoi nous nous sommes battus ? Pour rallier des gens qui ont suivi 24 ans l’UMP ? Eh bien non. C’est pourquoi on se fera encore railler parce que nous soutiendrons à Cannes une équipe de droite et à Menton une équipe de gauche. Et alors ? Le MoDem soutiendra aux municipales des équipes les plus à même de faire avancer nos idées, nos projets. Il propose d’ailleurs une charte sur laquelle tout candidat de droite comme de gauche pourra se positionner… ou pas. L’idée centriste n’est pas sectaire, elle est ouverte, généreuse et optimiste. Allons de l’avant, changeons notre paysage politique, et je me fiche de savoir si je suis de centre-droit ou de centre-gauche… MoDem je suis !
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vendredi 5 avril 2013

De la morale en politique...

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Vieux débat que celui-là ! Eh oui... Nous semblons découvrir ces jours-ci qu'une Gauche immorale peut exister...

Non pas que la Droite soit immorale par nature, mais son rapport à l'argent ou ses prises de position plus individualistes au sein de notre société nous rendent plus enclins à le penser. Mais la Gauche sociale, privilégiant le collectif sur le personnel ! C’est sans doute pour cela que cette affaire Cahuzac fait autant de bruit, car soyons clairs, ce n’est pas le premier, ce ne sera pas le dernier.

Bref, que l’on ne vienne pas ensuite pleurer sur la montée des populismes et du « tous pourris ». Et pourtant, ce serait à désespérer si un politique responsable du bien commun, du vivre ensemble, de la destinée de la nation ne puisse faire autrement que d’être une personne sans foi ni loi.

Être sans foi ni loi : arrêtons-nous juste un peu sur cette expression car elle a le mérite de distinguer l’ordre moral, propre à une croyance, à des valeurs, à une éthique et le Droit, l’ordre juridique auquel appartient la loi. Après tout, ce que l’on attend d’un homme politique comme de tout un chacun est de respecter les lois, et si Jérôme Cahuzac est épinglé, c’est qu’il n’a pas respecté le droit, point final. Est-on alors en mesure d’en demander davantage à nos dirigeants, en exigeant d’eux une conduite « morale ». Certains vous diront que non, en mettant en avant que toute morale est un sentiment, une croyance d’ordre personnel et que l’état de droit suffit. On aimerait d’ailleurs que des états de droit soient présents réellement dans beaucoup de pays, mais en France, dans notre vieux pays à la démocratie chancelante, les derniers événements tendent à montrer que les Français attendent de la morale. Une morale laïque bien entendu, maintenant bien définie depuis 200 ans, mais une morale. Que vous l’appeliez de l’exemplarité ou autrement, cela reste de la morale dès lors que vous faîtes référence à des valeurs.

Alors oui, signons cette pétition qui demande une chose en définitive bien simple : acter par la loi une conduite morale laïque à tenir, à partir du moment où un mandat du peuple vous a été confié.

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vendredi 14 décembre 2012

La Roya, la CARF et notre démocratie

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Ainsi, le scénario écrit à l’avance par nos élites locales, à savoir le rattachement des communes de la Roya à l’EPCI de la CARF, semble avoir pris un tour définitif la semaine dernière. Fi donc des consultations populaires ; Fi des résultats du référendum d’initiative populaire organisé dans la vallée ; Fi de la volonté populaire en somme ?

Pouvons-nous aller jusqu’à crier au déni de démocratie en la matière ? Pas si sûr. Le débat, binaire encore une fois, divise ceux qui se réclament de la volonté des habitants de rester autonomes, de ceux qui arguent que les décisions ont toutes été prises par des assemblées représentatives. Le MoDem quant à lui, a tenté de faire entendre sa voix dès le départ, avec toute l’énergie de Laurence Forestier et du collectif Roya Citoyenne dont il faut ici louer la disposition et l’implication citoyenne. Ils ont ainsi pu animer et donner du sens à l’action politique au sens noble du terme, et faire de l’intérêt général le pivot de toute action publique. Qu’ils en soient ici vivement remerciés.

Objectivement qu’en est-il ? Tout d’abord, force est de constater que les cinq communes de la Roya ne se sont jamais réellement entendues au moment où les regroupements de communes se faisaient. Rivalités tenaces, imprévision des élus, toujours est-il qu’elles ont préféré continuer à fonctionner avec leur bon vieux SIVOM. Ce n’est que le couteau sous la gorge, de par la loi imposant à chaque commune d’être en intercommunalité, qu’elles se sont réveillées en sursaut se voyant rattachées à la CARF littorale dans un premier projet.

Ce choix a ses cohérences en termes d’aménagement de territoires pour l’est du département. Néanmoins, il nous faut pointer là deux difficultés : Tout d’abord, agrandir la CARF de la sorte revient à la légitimer, et à abandonner l’autre option que JC Guibal nous a servi pendant des mois voulant nous rattacher à la CU niçoise. Passons. L’autre difficulté est que trois communes sur cinq aient dès lors envisagé de monter une communauté de communes comme la loi le leur permet. Un peu tard me direz-vous, mais le MoDem a soutenu cette action en vertu des responsabilités citoyennes de tout un chacun et des valeurs profondément démocratiques qui nous animent. Après tout, la volonté populaire des valèian se manifestant pour la création d’une communauté de communes, pourquoi la leur refuser ? Cela aurait permis de prendre le temps de développer les synergies évidentes et naturelles entre littoral et montagnes et d’envisager, plus tard, d’autres coopérations intercommunales.

C’est alors que les travers politico-politiciens prennent le pas sur l’intérêt général. Un débat gauche / droite stérile et perdu d’avance - la droite locale tenant tous les postes décisionnels - qui éloigne un peu plus chaque jour les citoyens de l’action publique. Non pas que je sois partisan de la « démocratie directe » bien trop sujette aux passions populaires, mais ici, notre démocratie représentative fait défaut. Elle fait défaut lorsqu’elle se met à servir des intérêts partisans avec des représentants qui ne représentent plus. Elle fait défaut quand les EPCI sont dirigés par des personnes élues dans leur commune mais sans mandat du peuple pour l’intercommunalité. Il y aurait d’ailleurs bien des choses à dire sur le choix et les indemnités de ces conseillers communautaires. Les départements tardant à mourir, nous voilà avec un échelon territorial supplémentaire complètement opaque et en grande partie méconnu de nous autres.

Le coup de force de la CDCI la semaine dernière n’est ainsi que l’épilogue de cette histoire pourtant annoncé. L’arbitrage théorique de la Préfecture n’y a rien fait. Longtemps politisée à droite, elle a cautionné pendant un temps la fusion avec la CARF ; aujourd’hui plus à gauche, elle préconise sans avoir les moyens de faire appliquer ses recommandations. Au total, une décision pour nos territoires avant tout politique, au mauvais sens du terme, qui loin de redorer le blason de nos baronnets locaux, renforce encore les sentiments d’incompréhension dans le meilleur des cas, voire de rejet dans le pire, avec sa cohorte de populisme et d’antiparlementarisme. Dans ces conditions, amis breillois et mentonnais, bon travail coopératif !

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dimanche 9 septembre 2012

Enseigner le cynisme, ou de la morale à l’école...

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Mettons en parallèle deux choses qui se bousculent à ma porte en cette rentrée. D’une part beaucoup d’heures d’éducation civique juridique et sociale à assurer cette année, ce qui d’ailleurs balaye une pseudo introduction d’un enseignement de la morale républicaine à l’école laquelle existe en réalité déjà depuis Chevènement au milieu des années 80, et d’autre part, le livre de Stiglitz – le prix de l’inégalité - , l’augmentation des écarts de richesses confirmé et expliqué.

Je vous le demande : comment enseigner l’égalité républicaine sans cynisme aujourd’hui où l’estime, le respect, ne sont plus que fonction du bulletin de salaire ? Comme pour ajouter de l’huile sur le feu de l’actualité, Bernard Arnault demande à être belge pour échapper à l’impôt, ou encore les affaires se multipliant au plus près de nous – cf. billet précédent.

Liberté, égalité, fraternité qu’ils disent ! On a beau repeindre cette devise de peinture fraîche sur les écoles de Menton, allez l’enseigner ! Prenons juste l’égalité républicaine puisque c’est d’elle qu’il s’agit aujourd’hui. Tocqueville déjà la résumait en trois déclinaisons : l’égalité devant la loi, l’égalité des chances, et l’égalité de considération. Les trois sont aujourd'hui malades.

L’égalité devant la loi impose l’absence de privilège ; or tous les jours des passe-droits sont mis en avant au nom de l’individualisme triomphant au détriment du bien commun. L’égalité des chances traduit la méritocratie ; quels mérites quand l’école publique n’a plus les moyens de remplir sa mission, ou que les études deviennent si onéreuses qu'il faille s'endetter avant même d'avoir trouvé un emploi ? L’égalité de considération se rapporte à une même dignité pour tous ; cela n’existe plus depuis que l’argent est roi et seule aune. La rolex de Séguéla a fait date en la matière.

La démocratie même est ici en danger. De nature optimiste, je ne noircirai pas davantage le tableau. Des contre-pouvoirs sont là ; insuffisants, mais présents. Il y aurait beaucoup à dire sur le courage politique, sur l’indépendance des médias et de la justice. Qu’on veuille « rénover » l’école participe aussi de cela, mais pour quelle société ? L’État a un rôle historique à jouer, ou bien il sera emporté.

À lire, donc
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vendredi 7 septembre 2012

Quand les sondages l’Élysée font école à Menton

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Menton, charmante bourgade de 28000 âmes, n’a décidément rien à envier à Paris.



Affaire des cigares de Christian Blanc ? : pareil ? Rixes internes à l'UMP, mafias, affaire des sondages de l’Elysée ? On a aussi ? C’est en effet ce que semble nous révéler Nice-Matin nous rapportant la découverte de Pascale Gérard dévoilée lors du dernier conseil municipal.

Pour rappel, l’Élysée avait commandé une flopée de sondages entre 2007 et 2009 à Publifact détenu alors par Patrick Buisson, conseiller du président. La cour des comptes et Anticor avaient tous deux levé le lièvre, relayés en cela par Médiapart et Libération. Eh bien il semble que cela ait fait école à Menton puisque des sondages semblent avoir été commandés par la mairie à deux officines proches, très proches de l’UMP en la personne du très droitier Guillaume Peltier.

Je ne souhaite pas polémiquer sur le sujet, mais d’après l’article paru dans Nice-Matin aujourd’hui, la défense de la majorité municipale été plus qu’hésitante. Dans un contexte de crise économique et morale, ça commence à faire beaucoup… ; à force de discrédits !

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dimanche 29 juillet 2012

Une VIe République… vite !

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François Bayrou avait le premier magistralement dénoncé l’affairisme de la présidence sarkozienne dans abus de pouvoir. Nul doute que les affaires freinées un temps vont refaire la une à la rentrée : La Justice a quelque chose de bien, c’est que tôt ou tard, les procédures finissent par aboutir.

Or les affaires ont été si nombreuses et si scandaleuses que tout le fonctionnement républicain risque d’être remis en cause. Ce serait cruel de les rappeler ici : Allez… on le fait : L’affaire Tapie et son tribunal arbitral, l’affaire Bettencourt + Kadhafi et le financement des campagnes électorales, l’affaire Karachi, ses rétro-commissions et ses victimes collatérales, Clearstream et son croc de boucher, l’affaire Courroye et les écoutes de journalistes, les sondages de l’Élysée, l’EPAD et le fiston – voilà pour les principales.

Pourquoi les rappeler ? Parce que les procès en cours mettront tous en cause, à n’en pas douter, l’excessive centralisation des pouvoirs dans la main du seul chef de l’État. Le débat n’est certes pas nouveau, mais bien plus dangereux aujourd’hui et cela, pour trois raisons :

  • 1- Une profonde incompréhension entre gouvernants et gouvernés

Le contexte n’est plus celui de l’après-guerre, d’une personnalité écrasante comme l’a été celle du Général. La légitimité de nos gouvernants est depuis longtemps mise à mal par les populismes de tous bords dont les audiences ne cessent de monter. La déconnexion croissante entre les « élites » républicaines et la masse citoyenne est devenue insupportable pour la démocratie.
Qu’on incrimine la Finance, la technocratie, la mondialisation sans trop savoir ce qu’elle revêt, ou bien les étrangers, ou encore tout à la fois, notre démocratie ne fonctionne plus de façon satisfaisante pour le XXIe siècle. La question européenne sur ce point est la plus douloureuse, et je passe sur les mesquineries des élus locaux. En outre, la mise en place du quinquennat éloigne encore un peu plus le contrôle citoyen puisque la messe est dite pour cinq années sans réelle possibilité d’intervention, hormis celle d’un hypothétique référendum.

  • 2- Le contexte actuel est celui d’une crise liée à une mondialisation difficile et angoissante pour l’Europe

La prise de conscience de l’opinion publique sur ce point est déjà très avancée – il n’y a que les « politiques » pour la nier – Or, le solde affairiste du quinquennat sarkozyste révèle au grand jour ce hiatus grandissant. De plus, le contexte aujourd’hui est angoissant : maintenir notre niveau de vie élevé et notre puissance au sein d’un monde mondialisé est loin d’être assuré. Et le débat devient social dès cet instant. Il exacerbera les tensions avec nos gouvernants lorsque ceux-ci se montreront impuissants. Là est tout l’enjeu des licenciements chez Peugeot ou ailleurs ces dernières semaines. N’importe qui a fait un peu d’Histoire pourra diagnostiquer un contexte explosif ; vous en avez ici tous les ingrédients.

  • 3- L’état d’urgence de la situation

D’abord répondre au déficit démocratique par une réforme institutionnelle majeure en changeant de République et sauver ce qu’il reste de notre lien civique. Ensuite, se tourner résolument vers l’Europe comme planche de salut dans la mondialisation. Facile à dire me direz-vous.

La présidence « normale » que prône François Hollande a sonné juste dans la campagne car elle répond en partie au premier défi. Il est indispensable d’aller beaucoup plus loin et c’est possible : Les socialistes ont 5 ans et quasiment tous les pouvoirs pour le faire. C’est une fenêtre unique, et s’ils ne le font pas, plombés par le poids des conservatismes, ils devront en porter la lourde responsabilité.

Pour l’Europe, la crise et son règlement au coup par coup a démontré que l’on existera à l’échelle mondiale si et seulement si une intégration plus politique voit le jour. Cela ne se fait pas du jour au lendemain, certes, mais ne serait-ce que réenclencher le processus de construction européenne abandonnée depuis des années serait louable. Comment ? Avec les peuples certainement. Plusieurs analystes s’accordent à penser que le meilleur moyen serait de s’appuyer sur les parlements nationaux, seules institutions à être à peu près semblables en Europe et présentant l’énorme avantage d’être élues. Harmoniser leurs calendriers électoraux, leurs compétences, les associer de plus en plus au Parlement européen.

Voilà deux évolutions qui, menées en parallèle, peuvent sauver notre démocratie malade.

mercredi 25 avril 2012

2012 : des élections « antisystème » ?

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puceorange.gif Finalement, l’affiche du deuxième tour nous semble normale, presque rassurante.

puceorange.gif En effet, après le traumatisme de 2002, retrouver un bon vieux duel droite-gauche nous ferait presque dire que tout va bien en France, en notre bonne vieille démocratie mature et apaisée.

puceorange.gif Et pourtant, jamais une élection présidentielle n’a vu 5 candidats atteindre un score de 10%. François Hollande 28%, Nicolas Sarkozy 27%, Marine Le Pen 18%, Jean-Luc Mélenchon 11% et François Bayrou 9%. Et alors me diriez-vous ? Eh bien une chose essentielle : Cela confirme la tendance lourde depuis 2002 qu’est le rejet par une majorité de Français du bipartisme droite-gauche.

puceorange.gif En effet, les extrêmes par définition exclusives et opposées à la règle démocratique, totalisent 29%. François Bayrou sentant bien le phénomène latent depuis 2002, faisait le pari d’un rejet « raisonné » de la droite de gouvernement comme de la gauche : 9%. Ce qui nous amène à 38%. Ajoutez à cela les 20% d’abstentionnistes, cela nous fait 58% de Français pour lesquels le choix ne s’est ni porté sur la gauche gouvernementale, pas plus que sur la droite sortante.

puceorange.gif Or, depuis le choc et la prise de conscience de ce phénomène en 2002, rien a été fait, ou si peu. Jacques Chirac a confessé depuis qu’élu avec 82% des suffrages, il n’avait pas pris la mesure de ce fait, ni concrétisé un gouvernement d’union. En 2007, François Bayrou en avait fait sa position originale et l’avait placé en 3° homme, tandis que Nicolas Sarkozy menait campagne habilement contre la gauche naturellement, mais aussi contre la droite sortante avec sa « rupture » et son roi fainéant.

puceorange.gif En 2012, la défiance des Français à l’égard des partis de gouvernements est plus que jamais là. On peut gloser sur l’échec de François Bayrou, puisque le populisme des extrêmes a fait nécessairement mieux, il n’empêche que le danger démocratique est bien présent. Alors oui, on se prononcera encore pour l’un ou l’autre au second tour. Alors oui, on continuera de dénoncer les décisions partisanes donc iniques des uns et des autres, oui on militera pour une VIe République limitant 5 ans de pouvoir quasi absolu de l’exécutif. Et après ? D’ici 2017, le vote Marine Le Pen sera devenu un vote d’adhésion. Il l’est déjà en partie ; pas la peine de s’en voiler la face. Les droites populistes dans une Europe en crise, malmenée par la mondialisation et la crise économique l’ont bien compris. Elles vont se faire mielleuses pour mieux mettre à bas le parlementarisme ; cela s’est déjà vu ailleurs… en d’autres temps.

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jeudi 12 janvier 2012

Vidéosurveillance ou vidéoprotection ?

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