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mercredi 7 mars 2018

Au chevet de Menton

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puceorange.gif Menton va mal… Ce n’est pas moi qui le dis, mais les aménageurs des territoires : le commissariat général à l’égalité des territoires (CGET). Parce qu’entre la communication unilatérale de la majorité, les articles partiaux de Nice-Matin et la récupération éhontée de M. Novelli de nos alertes sur le PLU tout en le votant comme un seul homme lors du dernier conseil municipal… je préfère quant à moi regarder en face le bilan de 30 années de guibalisme.

puceorange.gif Je ne vous ai pas parlé des attaques ad hominem de M. Juhel qui, pour la seconde fois, rappelle publiquement que je suis concerné à titre privé par un secteur de mixité sociale ce dont je n’ai jamais fait mention en conseil municipal, défendant l’annulation de celui du bas du Gorbio, ou émettant des réserves sur celui de Jeanne d’Arc, réserves qui ont d’ailleurs été entendues… comme quoi ! Mais bon, ça lui fait apparemment très plaisir de me voir à terme exproprié.

puceorange.gif Autre attaque récurrente de la majorité à mon égard, oubliant que je siège en face d’eux en tant qu’élu comme eux et non pas en tant qu’individu, ma profession d’enseignant d’Histoire-Géographie, oscillant entre mépris et condescendance. Eh bien oui, professeur d’Histoire et Géographie et heureux de l’être. D’ailleurs, il se trouve que c’est dans le cadre professionnel que je rencontrai il y a 15 jours un géographe aménageur du CGET, le commissariat général à l’égalité des territoires, l’ex-DATAR.

puceorange.gif Alors que nous parlions des grands axes de pilotage actuel des territoires en France, il nous présenta une carte des réseaux urbains avec les villes moyennes divisées en 6 classes sur laquelle Menton était indiquée en rouge vif, la dernière classe, parmi les 30 villes les plus en difficultés.
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puceorange.gif Intrigué, je lui posai la question des critères utilisés pour établir cette typologie. 3 critères me répondit-il,

  • la dynamique démographique,
  • la dynamique économique
  • et les fragilités sociales sur les 10 dernières années.

puceorange.gif Or dans ces trois domaines, on a perdu de la population, on a un taux de croissance économique négatif avec une disparition de 950 emplois, le tout entraînant une paupérisation croissante des habitants. Le constat est sans appel.

puceorange.gif La conséquence immédiate est une perte de centralité très dommageable pour la Ville et la viabilité de la CARF à l’est de département, à l’heure où l’ouest fusionne pour faire face à la métropole, et nous, à la centralité déficiente, ne pouvant que s’adosser à la centralité monégasque – même Nice-Matin s’en est aperçu plaçant ses pages Monaco désormais avant celles de Menton. En réalité, ce sera à la communauté urbaine de Nice et à ses dettes qu’est en train de nous préparer le Maire de Menton ; et ce n’est pas à l’avantage de notre ville.

puceorange.gif Alors, est-ce que le PLU qu’ils ont élaboré répond à ces enjeux ? Les causes sont pourtant connues :

  • Une trop grande spécialisation touristique, avec le risque d’une mono-activité économique.
  • Des retraités, mais peu de cadres ou de professions intellectuelles supérieures fuyant un foncier trop cher et le manque d’équipements. Une CSP moyenne qui nous manque.
  • Des jeunes moins diplômés, moins insérés, précarisés par les emplois saisonniers. Le vote FN en tête aux dernières législatives est à corréler avec tout cela.

puceorange.gif Le PLU aurait pu être un levier pour rééquilibrer cela. Las ! Il manque singulièrement d’ambition face aux défis que Menton doit aujourd’hui surmonter.

puceorange.gif On leur a redemandé d’augmenter la part de logements sociaux dans les nouveaux programmes immobiliers dans les zones de renouvellement urbain, de les porter à 60 %. Si nous sommes autant carencés en logements sociaux c’est que rien avait été fait depuis 20 ans, avant les pénalités SRU.

puceorange.gif Au nom de la densification, des destructions et des expropriations de familles sont engagées alors que sur 30 ans de mandats, le mitage sur les crêtes en extension d’urbanisation a augmenté de 70% au mépris de la limitation des emprises urbaines.

puceorange.gif Pour détendre le marché immobilier, on leur a redemandé d’accentuer la lutte contre le logement secondaire, 42,5% à Menton, dont beaucoup de vides, par une pression fiscale qu’ils ont enfin mise en œuvre dernièrement sous la pression des locations airbnb.

puceorange.gif On compte 2 hôtels 5*, 3 hôtels 4*, les hôteliers mentonnais vont se voir coincés entre cette nouvelle concurrence et l’hôtellerie de plein air qu’a permis le classement du plateau st Michel en zone urbaine, le massacre de l’oliveraie, une nouvelle voie d’accès au bulldozer.

puceorange.gif "L’écoquartier" st Roman n’en est pas un. Ce sera encore une fois une résidence fermée, privatisée, sans énergies renouvelables, sans recyclage des déchets, des eaux, avec des parkings de surface… sans aucune prise en compte des dernières réflexions sur la ville de demain.

puceorange.gif Rien en équipement de transports toujours aussi déficients, piscine obsolète bref, les équipements pour les mentonnais insuffisants qui décident des populations à préférer d’autres lieux de résidence.

puceorange.gif Pas sûr que cela soit entendu…

jeudi 5 octobre 2017

Razzia sur le stationnement à Menton

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puceorange.gif Depuis la mise en DSP (délégation de service public à un délégataire privé) à un seul et même délégataire (Interparking) du stationnement souterrain et de surface, la ville semble être mise en coupe réglée. Des emplacements de surface disparaissent en étant requalifiés, et à chaque conseil municipal, son périmètre de stationnement payant supplémentaire. C’est aujourd’hui le tour du quai Napoléon III de devenir payant, après les rues V. Hugo, P. Morillot, et le stade Rondelli cet été. Les motivations évoquées d’évacuer les voitures ventouses, d’améliorer la rotation des véhicules et de faciliter le stationnement des riverains (sic !) cachent sans doute une motivation plus calculée : remplir les parkings souterrains désespérément sous-occupés.

puceorange.gif Ajoutez à cela la mise en place de la dépénalisation du stationnement, occasion de doubler l’amende en cas de non paiement du ticket – 34 euros au lieu de 17. Ajoutez encore l’impossibilité de laisser la voiture toute la journée en surface 6 ou 7 h d'affilée pour aller travailler, les horodateurs limitant le stationnement à 3 heures. Ajoutez enfin, la surdité municipale à tout autre modes de déplacements, sans aménagements 2 roues, sans travail sur la fréquence des transports en commun.

puceorange.gif En réalité, nous en sommes là parce que la ville de Menton a pris 10 ans de retard dans la gestion de ses déplacements urbains. Il y a 30 ans, JC. Guibal avait embelli la ville, l’avait réveillé avec de nouveaux aménagements. Puis pendant les 10 années suivantes, Menton s’est rendormie tandis que les autres villes aménageaient des parkings en limites d’hypercentre. Aujourd’hui, il le fait avec 10 ans de retard, pendant que les autres villes, elles, piétonnisent leur centre en chassant les voitures et en réintroduisant des modes de déplacements doux. A Menton, ils ne piétonnisent pas, ils n’ont pas de réflexion sur les déplacements alternatifs, comme ils n’en n’ont pas non plus sur l’énergie solaire. Par contre, ils font payer les automobilistes leur usage contraint de leur véhicule.

puceorange.gif Il est urgent de mettre en place un vaste projet global des transports à Menton avant l’asphyxie totale du centre-ville et des vallées. C’est possible. Nous le voulons !

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Nice-matin du 30 septembre 2017

jeudi 22 décembre 2016

Conseil municipal de décembre

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puceorange.gif Les conseils municipaux mentonnais sont de plus en plus musclés.
puceorange.gif La majorité n'accepte aucune contradiction et détient seule la vérité. Les commerçants mentonnais seront ravis de voir leur droit de place sur la voirie doubler en 2017. On encourage la vie commerçante à Menton...

Nice-matin du 16 décembre 2016 :
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Nice-matin du 19 décembre 2016 :
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lundi 7 novembre 2016

Conseil municipal de novembre

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puceorange.gif Sortie du conseil municipal de #Menton :
puceorange.gif Comme d'habitude le FN ne dit rien et vote tout, Patrice Novelli raille notre groupe et vote tout...
puceorange.gif Seule véritable opposition à la majorité très sarkozyste, nous tenons bon.
puceorange.gif Non au dérapage de 3 millions de fonctionnement, oui à l'énergie photovoltaïque à Menton, non à la délégation unique sur tous les parkings mentonnais, non au nivellement des contrats classiques de contractuels oubliant l'exigence d'embauche, vigilance sur les ouvrages en mer prévus, vigilance sur les mises à disposition municipales dans l'organisation des primaires de la droite et du centre.
puceorange.gif Aidez-nous !


2016-11-08.jpg Nice-matin du 8 novembre 2016

2016-11-11.jpg Nice-matin du 11 novembre 2016

2016-11-22_2.jpg Nice-matin du 22 novembre 2016

samedi 5 janvier 2013

Quand les Calanques deviennent Parc National

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C’est à ma marraine Sonia LIVANOS, une des premières femmes alpiniste avec son mari Georges, que je dois la lecture du dernier livre de ses amis Jacky et Barney sur les Calanques.

Entre le CAF et les Excursionnistes, c’est en amoureux du massif des Calanques qu’ils retracent les péripéties de la préservation de ce site au moment où voit le jour le parc national des Calanques. Et qu’il en a fallu de la persévérance et des mobilisations pour éviter routes et viaducs, carrière, téléphérique et autre ZAC… Entre le blanc immaculé du calcaire et le bleu de la méditerranée, c’est pourtant un joyau qui a su être préservé depuis près d’un siècle par des marseillais vigilants, grimpeurs avec Gaston Rébuffat et Georges Livanos, randonneurs avec Paul Rouaix, et le monde de la mer avec Albert Falco.

Que Jacky et Barney Vaucher soient chaleureusement remerciés de la rédaction de cet ouvrage qui, sans pour autant être donneurs de leçons, nous servent d’exemple et nous confortent dans notre conviction de préserver durablement notre environnement naturel encore et encore. Particulièrement recommandé aux copains de l’ASPONA !

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Calanques : Un siècle d’amour et de vigilance “Comment un territoire de passions devient parc national” par Jacky Plauchud Vaucher et Barney Vaucher,Éditions Parole, 15 €

jeudi 10 mai 2012

Plages criblées ou plages privées ?

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Le saviez-vous ?... on crible les plages à Menton.

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En réalité, c’est une grosse opération de tamisage pour ranger le sable, plus apprécié des touristes, d’un côté et les galets de l’autre. Coût de l’opération : 17 000 euros.

Menton aura donc des belles plages cet été. Classée station touristique, elle aura tous les atouts pour vivre une belle saison 2012.

Un revers à la médaille cependant, auquel nous serons particulièrement attentifs. Une telle opération sur les plages, payée sur les deniers publics, ne doit pas préparer la privatisation rampante des plages mentonnaises. La concession de « plages privées » par la mairie dans la baie ouest est en effet une vieille marotte, alors que l’essentiel des plages de la baie est a déjà été privatisée.

La pression est telle que la loi est souvent mise à rude épreuve. Elle est pourtant simple : pas plus de 20% du domaine public littoral concédé, des « constructions » démontables et un libre passage de 3m le long du rivage. La plage doit en outre être libérée de ses équipements hors période de baignade soit 6 mois par an. Aucun élément d'ancrage durable au sol ne peut être installé… humm.

Baie est : à peu près 300 m de plages privées et 200 m aux Sablettes. Baie ouest : 1000 m de plages. Soient à peu près 1500 m de plages à Menton. 20 % équivaudrait à plus ou moins 300 m. Mes calculs ne sont certes pas précis, mais il ne reste plus grand’chose comme marge… à moins que les mentonnais ne se contentent des enrochements, considérés comme domaine public littoral aussi ?
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mercredi 7 décembre 2011

Café démocrate 19h30

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lundi 20 juin 2011

ASPONA : Haro sur la mairie !

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Samedi 18 se tenait comme chaque année, l’assemblée générale de l’association de défense de la nature et du patrimoine (ASPONA) bien connue des mentonnais.

Son président Jean Delerue, au cours de son bilan annuel, dresse un constat quelque peu amer de la situation : avec peu de moyens, l’Aspona alerte, dénonce, rend public tel ou tel abus ou dégradation. Néanmoins, elle n’a pas les ressources financières pour saisir la justice ou simplement faire analyser des prélèvements par des laboratoires indépendants. Force est de constater que les dérives sont nombreuses, et que leurs auteurs font souvent fi de la morale, voire des lois. Résultat : des citoyens « indignés » de ces comportements délictueux, et conscients de leur impuissance.

Vers qui se tourner alors ? La justice, certes, mais cela réclame, nous l’avons vu, temps et argent. Des actions «coup de poing» presse à l’appui ? Cela se fait ponctuellement. La puissance publique alors : La mairie, émanation de ses citoyens.

Justement, la mairie était représentée en la personne de son premier adjoint, excusez du peu, Patrice Novelli. Interpelé sur divers sujets, j’ai été à plusieurs reprises personnellement atterré par ses non-réponses .

  1. Sur la coupe des platanes à Garavan pour satisfaire la vue des riches acquéreurs du dernier immeuble en front de mer : sourire entendu.
  2. Sur la pollution verte récente du Gorbio, «selon vous c’est quoi ?» pose-t-il naïvement, alors même que la mairie n’a fait procéder à aucune analyse.
  3. Sur la mise en valeur de l'église russe : «elle est classée ?»
  4. Sur les sentiers privatisés les uns après les autres : «la grille sur le chemin du Peyronnet est ouverte»… mais toujours pas de signalétique.
  5. Sur un dossier plus grave, le GR52 transformé en piste, avec déboisement, ébauche de fondations et décharge sauvage «on n’est pas au courant». Sommé de faire appliquer la loi sur le territoire communal : «on ne peut pas empêcher un particulier de …» Ah bon ? Menton : zone de non-droit ?


Les uns en appelant au préfet, les autres à des actions visibles, c’est bel et bien, une inertie grave de la municipalité qui est ici en cause.
Qu’en a conclu notre sous-édile ? «quand même, ne trouvez-vous rien de positif ?» interroge-t-il benoîtement ? La réunion s’est terminée sous une volée de bois… bien vert celui-là.

vendredi 30 mai 2008

Le photovoltaïque interdit de séjour à Menton

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Aujourd'hui, il y avait dans mon courrier une énième incitation de la part d'EDF pour équiper mon toit de panneaux solaires. Cela m'a rappelé que j'avais étudié la possibilité de m'en équiper.

En effet, je suis convaincu depuis longtemps du bien fondé de la chose ; et ce n'est pas l'actuelle hausse des énergies fossiles qui me contredira. Si vous ajoutez à cela que notre département à la double originalité d'être le plus ensoleillé de France et un de ceux dont l'approvisionnement électrique est critique, la ligne actuelle étant saturée, il n'y a pas à tergiverser.

D'ailleurs, conscients des enjeux, les pouvoirs publics et EDF multiplient les aides. J'avais calculé qu'entre les aides du Conseil général, de l'ADEME, du crédit d'impôts, celles de la Région et du prêt EDF à taux réduits, cela ne me coûtait pratiquement rien.

Pourquoi ne l'avez-vous pas fait alors me direz-vous ? Le dossier monté, M.Guibal interdit sur sa commune les «toits bleus». De fait, aucune réalisation à Menton. Les aides à partir de juillet vont être considérablement réduites, et la municipalité a empêché les Mentonnais de s'équiper à moindre coût. Monsieur le Maire, autorisez les Mentonnais à installer des panneaux photovoltaïques sur leur toit et être acteur d'un développement durable de la commune. S'il n'est déjà pas trop tard, il en est plus que temps.

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