lundi 19 juin 2017

Enseignements

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puceorange.gif 1 – Quand vous vous mettez à être d’accord avec ce que dit Christian Estrosi, c’est que mdr.jpg des choses se jouent en coulisses.

puceorange.gif 2 – Vous constatez que Menton a placé le FN en tête aux présidentielles pour la première fois, et qu'il fait encore 47% contre 53% au deuxième tour des législatives : un vote FN assumé et implanté désormais.

puceorange.gif 3 – Mais aussi que près de 60% d’abstention vous fait relativiser le 2…

puceorange.gif 4 – Au fait… mais que peuvent bien désirer ces 60% d’abstentionnistes ? De nouvelles têtes ? il y en avait cette fois, mais pas tout à fait de droite, ou bien trop à droite… Des mentonnais de Menton ? Dans tous les cas, ils ne se sont pas sentis concernés.

puceorange.gif 5 – Où l’on peut expliquer le 2 et le 4 par l’inconséquence des élus mentonnais. JC. Guibal et son mandat de trop, dépassé, continue de faire comme il a toujours fait campagne faisant arborer sur le Palais de l’Europe « Menton avec Fillon ! » et soutenant X.Beck avec E.Ciotti en guest star. Qui a cru aussi pendant longtemps qu’en recyclant des FN dans sa majorité (M. Mathieu, JJ. Clément) il pouvait le juguler. Cela n’a qu’un temps, il en a fait aussi le lit.

puceorange.gif 6 – Quand l’inconséquence devient irrationnalité dans les groupes de l’opposition municipale : Comment pourrais-je encore accorder le moindre crédit si j’étais FN aux élus FN mentonnais lorsqu’ils trahissent leur électorat en ne venant pas aux conseils, ou comme T.Gaziello qui vote tout et ne dit rien ? Peut-être n’a-t-il pas compris, lui, que le temps du recyclage était révolu, puisqu’il est même allé jusqu’à se prononcer pour la candidate d’en Marche ! Trahison de l’électorat aussi du côté du groupe qui se voudrait UDI de P.Novelli qui, lui, n’a pas hésité à appeler à voter FN au second tour des législatives, commettant ainsi pour moi l’irréparable. Dynamitage en règle d’une opposition municipale fantoche.

puceorange.gif 7 – Reste la nôtre d’opposition, celle de notre groupe « Mentonnais ensemble » : J’ai pour moi, de pouvoir continuer à me regarder en face dans mon miroir. Elu sur une liste d’opposition à JC. Guibal, je mène ce combat municipal conformément à ce pourquoi nos électeurs nous ont missionné. Liste de rassemblement, sans étiquette, je n’en garde pas moins la mienne, celle du MoDem, qui avait appelé de ses vœux voilà 10 ans la recomposition actuelle du paysage politique à laquelle les Français viennent de souscrire. C’est donc naturellement que je me suis inscrit dans la démarche d’Emmanuel Macron. Mais que peut une opposition sans cesse méprisée, dénigrée, bâillonnée ? Nous ne pesons encore vraiment pas lourds face aux pouvoirs en place. Charge à nous, à Menton, de relever le défi démocratique devant nous.

puceorange.gif 8 – Notre nouvelle députée, fidèle à son électorat, pourra nous aider à réorganiser notre vie collective à Menton. Je lui adresse ici mes plus vives félicitations et lui souhaite pleine réussite en portant haut les couleurs de notre territoire et de ses habitants à l’Assemblée Nationale. Les enjeux sont immenses, et dans cette ambiance révolutionnaire faite de peurs, de difficultés sociales et professionnelles, de guerre contre le terrorisme, nous avons fait le choix d’aller collectivement de l’avant, de se retrousser les manches avec détermination pour faire de la France ce qu’elle n’a jamais cessé d’être, un grand pays dans le monde, dans ce monde aujourd’hui mondialisé auquel elle a le devoir d’y prendre rang, avec l’impérieuse nécessité et le concours d’une Europe efficace. Vive la France, et vive le pays mentonnais !

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mercredi 26 avril 2017

Irresponsabilités

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puceorange.gif Irresponsabilité de nos élus locaux LR.

puceorange.gif La disqualification de l’ancienne droite et de l’ancienne gauche dimanche dernier ouvre enfin la porte à une recomposition et une modernisation du paysage politique auxquelles j’ai personnellement appelé de mes vœux depuis 10 ans. Aujourd’hui les digues sautent, et une bonne part de nos élus de droite, ici dans les Alpes-Maritimes, s’accrochant comme des moules à leurs rochers de leurs prébendes, n’hésiteront pas à faire la campagne de Marine Le Pen. Il faut dire qu’ici, cela fait longtemps que la droite sarko-guibalo-ciottiste joue avec le feu de la porosité et de la récupération électoraliste du Front national. Pensant s’en servir et en jouer, ils en ont conforté le lit. Comment a-t-on pu oublier que Monique Mathieu, adjointe au maire s’il vous plaît de la ville, a porté les couleurs durant des années du Front national à Menton ?

puceorange.gif Alors à celles et ceux qui viennent vers moi tout sourire en saluant – à juste titre – le parcours d’Emmanuel Macron, j’avoue que mon enthousiasme est bien entamé par le prisme local. Pour avoir présidé un des gros bureaux de vote de Menton où le FN est arrivé en tête, je vous garantis que ça tempère l’ardeur légitime que nous pouvons avoir. Merci encore à tous les militants engagés ces dernières semaines qui n’ont pas compté leur temps et leur énergie mis au service du projet présidentiel d’Emmanuel Macron ; c’est une belle campagne, mais je leur dis que rien n’est encore joué, ici, dans les Alpes-Maritimes.

puceorange.gif Car enfin, quelle personne responsable peut croire une seconde à l’efficacité des mesures prônées par le FN ? Oui la mondialisation est violente, dure pour certains, injuste même parfois, mais croient-ils qu’en mettant la tête dans le sable comme une autruche, cela va nous en protéger de quelques manières que ce soit ? Croient-ils qu’en désignant l’Europe et les migrants comme boucs émissaires, cela va régler leurs difficultés ? Croient-ils qu’une économie autarcique créerait autant de richesses et d’emplois qu’une économie ouverte ? Le monde est tel qu’il est, avec sa menace terroriste, son économie désormais mondialisée et le rôle d’un élu, d’un responsable politique digne de ce nom, est de défendre les intérêts de la France et de sa population, de tenir un langage de vérité. Or un tel programme n’est que fausses promesses et comme tous les populismes, se servent de la crédulité et du suffrage du peuple à ses dépens pour arriver au pouvoir et, devant l’échec de leurs soi-disant solutions, s’y maintiendront par une surenchère de violences.

puceorange.gif Non, décidément, ce n’est pas cela que je souhaite pour nos territoires, nous méritons mieux que cette poudre aux yeux, et je n’aurai de cesse de dénoncer les manœuvres politiciennes bassement électoralistes en défendant le programme d’Emmanuel Macron, réaliste et volontaire, désormais le seul à même d’apporter protection, sécurité, pouvoir d’achat à nous Français du monde.

puceorange.gif Alors oui, en marche plus que jamais, qu’un sang impur abreuve nos sillons !


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Nice-matin du 5 mai 2017

mardi 28 mars 2017

L'orientation budgétaire 2017

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puceorange.gif Chaque année, dans les deux mois précédant le vote du budget, un débat sur les orientations budgétaires (DOB) de la commune doit avoir lieu. Voici le texte de mon intervention au conseil municipal du 27 mars 2017 pour le Groupe "Mentonnais ensemble" :
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puceorange.gif Alors que vous nous avez brossé une situation économique où, à peu de choses près, rien ne va, nous préférerions constater que l’économie française retrouve des couleurs pour la deuxième année consécutive. Il est faux d’affirmer comme vous le faites, que l’investissement des entreprises françaises restera décevant en 2017, quand le CICE – crédit d’impôt, compétitivité, emploi – a permis au contraire, aux entreprises de retrouver des marges et d’investir à nouveau ; c’est particulièrement le cas des TPE-PME. Que l’économie française soit moins réactive que celle d’autre pays est normal dans un pays qui protège, qui amorti les chocs par une tradition de protection et d’aides sociales. Nous sommes bien conscients que certains veulent casser notre modèle social pour s’enrichir plus vite encore, mais il s’agit d’un choix sociétal désormais bien ancré depuis le Conseil national de la Résistance, et l’économie, ici, n’en tient qu’une part.

puceorange.gif Parce que nos entreprises hésitent encore à passer le cap de l’embauche de personnes, comme elles s’y étaient pourtant engagées, il conviendra en 2017 de lever les derniers freins, en particulier les effets de seuils qui les découragent encore, tout en préservant l’intégrité de notre modèle social, de notre sécurité sociale.

puceorange.gif La solution n’est pas dans le protectionnisme, nous sommes là d’accord, mais sans compromis du tout en ce qui nous concerne. On peut certes se désoler du Brexit, d’une évocation d’un Frexit car votre inclinaison est libérale, mais dans le même temps, posons-nous la question du pourquoi du retour de ce protectionnisme comme remède à tous les maux. S’il y a aujourd’hui une tentation de repli sur soi de la part des peuples, c’est à mettre en regard d’une Europe sourde à ses populations, négligeant leurs mises en garde référendaires, pour privilégier l’économie à leur détriment. Eh bien les peuples font désormais sans l’Europe. Vous pouvez aujourd’hui le déplorer quand vous présentez ici un tableau de la situation économique, mais il fallait ne pas renoncer à une Europe politique, car c’est celle des peuples, c’est celle de la démocratie, de la paix et de la solidarité. A Menton plus qu’ailleurs, il fallait bâtir une eurorégion de la Riviera franco-italo-monégasque comme ont su le faire les Alsaciens entre Bâle et Mulhouse ou les Lillois avec la Belgique. Au lieu de cela, on préfère réaffirmer les frontières comme si elles allaient nous protéger du vent de la mondialisation, et les suffrages des eurosceptiques s’envolent. On l’a oublié, mais le groupe d’opposition le plus important ici à votre majorité, ce n’est pas nous, ce n’est pas le groupe de M. Novelli, c’est le groupe FN qui vote tout et ne dit rien.

puceorange.gif Vos orientations budgétaires doivent donc être cohérentes ; vous ne pouvez pas nous annoncer que tout va mal, que l’État baisse ses dotations, et nous présenter dans le même temps un plan d’investissement conséquent pour la commune. Oui, l’État mène une politique, mais vous choisissez d’y aller contre. Si l’État baisse nos dotations, c’est pour encourager la mise en place de synergies intercommunales. Au lieu de cela, vous décidez de maintenir un Office de tourisme communal à l’aide d’une disposition détournée de la loi montagne, vous décidez du maintien de services d’urbanisme communaux, etc etc... C’est à se demander si le nouveau Président de la CARF est bien d’accord avec le Maire de Menton tant leurs intérêts divergent. L’intercommunalité ne va pas à l’encontre de l’intérêt des communes, elle adapte nos territoires et leur gouvernance. Elle doit plus conduire par contre, à la disparition des départements en récupérant leurs compétences. Là résident les nouvelles recettes pour nos budgets locaux. Alors +30% sur la taxe d’habitation des résidences secondaires, oui, la révisions des bases fiscales, oui, la mise à jour du RIL, oui, les cessions immobilières, passent, mais ce ne sera pas cela qui fera notre fiscalité locale de demain.

puceorange.gif Quant à l’investissement, c’est bien entendu une question de choix. 2017, sera le choix de l’aménagement de surface du parking des Sablettes maintenant que la plaie est ouverte ; ce sera le choix du patrimoine pour une part restauré, vendu pour une autre avec la vente de l’hôtel Adhémar de Lantagnac ; ce sera le choix de la vidéosurveillance, de la vidéoverbalisation et enfin, ce sera le choix des mises en DSP incontrôlées qui continuent avec la prise en charge du stationnement de surface à la même et unique société qui gère déjà les parkings souterrains, sans parler du massacre programmé de tous les oliviers du plateau St Michel alors que la puissance publique aurait pu investir, elle, dans un camping de qualité à l’environnement patrimonial préservé.

puceorange.gif Non, décidément, nous ne pouvons pas souscrire à votre orientation budgétaire.

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2017-03-28_6.jpg Nice-matin du 28 mars 2017

jeudi 22 décembre 2016

Conseil municipal de décembre

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puceorange.gif Les conseils municipaux mentonnais sont de plus en plus musclés.
puceorange.gif La majorité n'accepte aucune contradiction et détient seule la vérité. Les commerçants mentonnais seront ravis de voir leur droit de place sur la voirie doubler en 2017. On encourage la vie commerçante à Menton...

Nice-matin du 16 décembre 2016 :
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Nice-matin du 19 décembre 2016 :
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lundi 7 novembre 2016

Conseil municipal de novembre

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puceorange.gif Sortie du conseil municipal de #Menton :
puceorange.gif Comme d'habitude le FN ne dit rien et vote tout, Patrice Novelli raille notre groupe et vote tout...
puceorange.gif Seule véritable opposition à la majorité très sarkozyste, nous tenons bon.
puceorange.gif Non au dérapage de 3 millions de fonctionnement, oui à l'énergie photovoltaïque à Menton, non à la délégation unique sur tous les parkings mentonnais, non au nivellement des contrats classiques de contractuels oubliant l'exigence d'embauche, vigilance sur les ouvrages en mer prévus, vigilance sur les mises à disposition municipales dans l'organisation des primaires de la droite et du centre.
puceorange.gif Aidez-nous !


2016-11-08.jpg Nice-matin du 8 novembre 2016

2016-11-11.jpg Nice-matin du 11 novembre 2016

2016-11-22_2.jpg Nice-matin du 22 novembre 2016

vendredi 8 avril 2016

Budget 2016

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Comme promis, un bref compte-rendu et quelques remarques à propos du Conseil municipal de la Ville de Menton du 7 avril.

fch.png Un budget voté… sans nous.

puceorange.gif Sur la section de fonctionnement, nous notons un endettement accru avec un nouvel emprunt de 5 millions pour le financement du parking des Sablettes, soit un encours porté de 61 millions à 63. Une dette néanmoins enfin assainie des emprunts toxiques contractés auprès de Dexia, moyennant quelques frais supplémentaires…

puceorange.gif Sur les dépenses courantes, à noter une subvention conséquente de 345.000 euros à la villa blanche, contre 970.000 euros pour l'ensemble de nos 17 écoles publiques. Ce qui revient à subventionner un enfant scolarisé dans le privé 6 fois plus qu'un petit dans le public. Chacun appréciera l'usage des deniers publics.

puceorange.gif Des impôts qui augmentent en valeur avec la révision des bases fiscales, sans avoir besoin effectivement d'augmenter les taux.

puceorange.gif Sur la section d'investissement, 620.000 pour la maîtrise d’œuvre uniquement de la dalle de surface du parking des Sablettes. 8 millions à prévoir pour le rachat des annexes du port de Garavan en 2017.

puceorange.gif Budgets du port et de l’assainissement corrects. Quant à celui du camping, nous avons voté contre puisqu'il prévoit encore de l'investissement public alors qu'une DSP à un privé est d'ores et déjà actée. Nous serons particulièrement vigilants au libre passage depuis l'escalier des orangers au plateau St Michel a priori englobé dans le futur complexe. Concernant le budget des parkings, un nouvel emprunt de 500.000 euros pour l'acquisition des terrains rue Pietra Scritta en vue d'un parking à étages. Nous serons vigilants au maintien du canal latéral au Careï et du réservoir sur ces parcelles.

puceorange.gif Les subventions à nos associations ont été votées.

puceorange.gif Augmentation des tarifs de cantine Sodexo de 10 centimes / repas.

fch.png Le schéma de mutualisation des services entre la CARF et les communes est enfin présenté, contraint et forcé par le Préfet. La création des EPCI avait été envisagée pour cela. Dans cette optique, Menton doit absolument réaffirmer son rôle plein et entier de ville-centre, avec un président de l'agglomération et des services mutualisés en son sein conformément à l'art.72 de la loi NOTRe.

fch.png L'aménagement de la ZAC St Roman est finalement confiée à un privé devant l'impossibilité de la majorité à conduire le dossier. Faire faire revient toujours plus cher que de faire soi-même... Cela conduit la Ville à vendre ses terrains. JC Guibal persiste à l'appeler « écoquartier » alors même que les logements ne seront pas HQE et que les transports ne sont pas repensés.

fch.png Vente de la villa Ste Claire au pied de l'Annonciade. C'est de notre point de vue particulièrement regrettable puisque cette maison est située à l'entrée du site et au débouché du chemin du Rosaire. Elle aurait pu servir de lieu d'accueil des visiteurs, de mini-musée retraçant l'histoire de ce lieu qui a connu la première implantation humaine de Menton (mons ottonis). De plus, son terrain vient d'être complanté de citronniers à grand renfort de com'. Enfin, la révision du PLU nous invite à la plus grande vigilance sur ces parcelles.

fch.png Finissons sur une note d'espoir : les pissotières de la ville redeviennent gratuites !

Ne baissons pas les bras, il y a tant de choses à faire ensemble. Hardis !

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Nice-Matin du 9 avril 2016

mardi 25 mars 2014

Laissez mourir Menton…

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J’ai mal à ma ville.

Depuis 2007 - un long mandat déjà - je me suis exposé un peu plus avant dans la chose publique. J’ai milité au MoDem à une heure où la Gauche pas plus que la Droite n’ont de véritable marge de manœuvre, et que leur sectarisme aveugle. J’ai cru sincèrement qu’à Menton, un vaste rassemblement de citoyens actifs pouvait débloquer la situation. Pascale Gérard, engagée elle-même dans ce type de réflexion, nous a ouvert grand la porte et nous avons pu travailler en toute intelligence à ce beau projet de « Mentonnais Ensemble ». Je la remercie très chaleureusement de continuer à se battre sans relâche pour les actifs de Menton, et pour les valeurs que nous défendons tous.

Hélas, c’était sans compter les egos surdimensionnés des uns et l’abstentionnisme des autres.

En tenant dimanche dernier le bureau de vote de mon quartier, je ne l’ai pas reconnu. Mais où donc étaient passés les gens que je croise tous les jours ? Où donc étaient passés ces visages qui attendent le bus, qui viennent chercher leurs enfants à l’école, qui râlent en voiture ne trouvant pas de place où se garer ? Restés chez eux sans doute. À la place, défilait devant moi un quatrième âge sortant une unique fois à grand’ peine de leurs appartements, vieillards souffrants et cacochymes tels des ombres, poser consciencieusement leur bulletin de peur et de haine dans l’urne. Pas de jugement hâtif s’il vous plaît : je n’ai aucune acrimonie envers nos aînés. Simplement, je ne les voyais pas. Une leçon pour moi : Deux Menton cohabitent sans se voir. Beaucoup de personnes âgées cloîtrées chez elles par l’âge et la maladie, et les Mentonnais qui travaillent, souvent en dehors de la ville d’ailleurs. Deux Menton dressées l’une contre l’autre. « Mentonnais Ensemble », disions-nous ? Oui, bien sûr. Une ville qui puisse faire ressortir nos anciens en ville avec des moyens adaptés et des transports efficaces en site propre, mais aussi faciliter la vie des actifs qui peinent tous les jours, ne serait-ce que pour se loger. Un beau projet, une belle équipe, des milliers d’idées vont rester lettres mortes parce que la sortie exceptionnelle au bureau de vote des uns, supplante la lassitude et le désintérêt de la chose publique des autres.

Alors oui, une majorité ira dimanche prochain certainement à Jean-Claude Guibal. Je l’en félicite. Il connaît très bien notre ville. Qu’il fasse son hôtel 5* à Garavan, qu’il fasse son parking aux Sablettes dans lequel nous n’irons pas tant il faudra payer 5 euros pour une course en ville. Je ne lui demande qu’une seule chose : qu’il ne laisse pas mourir Menton. Qu’il ait une pensée pour celles et ceux qui y vivent encore. Étranglée par le coût de la vie et du logement, la population active va continuer à partir, les commerces et les loisirs à fermer.

Ce cinquième mandat lui est offert sur un plateau par une grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf. Patrice Novelli porte en effet une lourde responsabilité : par son obstination à vouloir être maire tout seul, il écarte d’un revers de main un rassemblement qui aurait pu être salutaire. Il ne sera rien. Jean-Claude Guibal restera maire, tout seul lui, avec plein de petits nouveaux dans son équipe. La Fontaine moralisait ainsi : Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages : Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs, tout petit prince a des ambassadeurs, tout marquis veut avoir des pages.

Dimanche prochain, je ne renie rien de notre engagement aux côtés de Pascale Gérard. Elle possède toutes les qualités pour être un bon maire et elle défend un programme hors du commun. Nous continuons la campagne plus que jamais. Une très belle campagne. Nous continuons à défendre ce que nous pensons être la meilleure chose à faire à Menton et nous tâcherons de faire bonne figure puisque les jeux sont faits. Ce seront nos Thermopyles. Mais s’il vous plaît, ne me laissez pas seul dans mon bureau de vote...

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dimanche 9 février 2014

Un amical rappel à la loi...

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vendredi 14 décembre 2012

La Roya, la CARF et notre démocratie

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Ainsi, le scénario écrit à l’avance par nos élites locales, à savoir le rattachement des communes de la Roya à l’EPCI de la CARF, semble avoir pris un tour définitif la semaine dernière. Fi donc des consultations populaires ; Fi des résultats du référendum d’initiative populaire organisé dans la vallée ; Fi de la volonté populaire en somme ?

Pouvons-nous aller jusqu’à crier au déni de démocratie en la matière ? Pas si sûr. Le débat, binaire encore une fois, divise ceux qui se réclament de la volonté des habitants de rester autonomes, de ceux qui arguent que les décisions ont toutes été prises par des assemblées représentatives. Le MoDem quant à lui, a tenté de faire entendre sa voix dès le départ, avec toute l’énergie de Laurence Forestier et du collectif Roya Citoyenne dont il faut ici louer la disposition et l’implication citoyenne. Ils ont ainsi pu animer et donner du sens à l’action politique au sens noble du terme, et faire de l’intérêt général le pivot de toute action publique. Qu’ils en soient ici vivement remerciés.

Objectivement qu’en est-il ? Tout d’abord, force est de constater que les cinq communes de la Roya ne se sont jamais réellement entendues au moment où les regroupements de communes se faisaient. Rivalités tenaces, imprévision des élus, toujours est-il qu’elles ont préféré continuer à fonctionner avec leur bon vieux SIVOM. Ce n’est que le couteau sous la gorge, de par la loi imposant à chaque commune d’être en intercommunalité, qu’elles se sont réveillées en sursaut se voyant rattachées à la CARF littorale dans un premier projet.

Ce choix a ses cohérences en termes d’aménagement de territoires pour l’est du département. Néanmoins, il nous faut pointer là deux difficultés : Tout d’abord, agrandir la CARF de la sorte revient à la légitimer, et à abandonner l’autre option que JC Guibal nous a servi pendant des mois voulant nous rattacher à la CU niçoise. Passons. L’autre difficulté est que trois communes sur cinq aient dès lors envisagé de monter une communauté de communes comme la loi le leur permet. Un peu tard me direz-vous, mais le MoDem a soutenu cette action en vertu des responsabilités citoyennes de tout un chacun et des valeurs profondément démocratiques qui nous animent. Après tout, la volonté populaire des valèian se manifestant pour la création d’une communauté de communes, pourquoi la leur refuser ? Cela aurait permis de prendre le temps de développer les synergies évidentes et naturelles entre littoral et montagnes et d’envisager, plus tard, d’autres coopérations intercommunales.

C’est alors que les travers politico-politiciens prennent le pas sur l’intérêt général. Un débat gauche / droite stérile et perdu d’avance - la droite locale tenant tous les postes décisionnels - qui éloigne un peu plus chaque jour les citoyens de l’action publique. Non pas que je sois partisan de la « démocratie directe » bien trop sujette aux passions populaires, mais ici, notre démocratie représentative fait défaut. Elle fait défaut lorsqu’elle se met à servir des intérêts partisans avec des représentants qui ne représentent plus. Elle fait défaut quand les EPCI sont dirigés par des personnes élues dans leur commune mais sans mandat du peuple pour l’intercommunalité. Il y aurait d’ailleurs bien des choses à dire sur le choix et les indemnités de ces conseillers communautaires. Les départements tardant à mourir, nous voilà avec un échelon territorial supplémentaire complètement opaque et en grande partie méconnu de nous autres.

Le coup de force de la CDCI la semaine dernière n’est ainsi que l’épilogue de cette histoire pourtant annoncé. L’arbitrage théorique de la Préfecture n’y a rien fait. Longtemps politisée à droite, elle a cautionné pendant un temps la fusion avec la CARF ; aujourd’hui plus à gauche, elle préconise sans avoir les moyens de faire appliquer ses recommandations. Au total, une décision pour nos territoires avant tout politique, au mauvais sens du terme, qui loin de redorer le blason de nos baronnets locaux, renforce encore les sentiments d’incompréhension dans le meilleur des cas, voire de rejet dans le pire, avec sa cohorte de populisme et d’antiparlementarisme. Dans ces conditions, amis breillois et mentonnais, bon travail coopératif !

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vendredi 7 septembre 2012

Quand les sondages l’Élysée font école à Menton

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Menton, charmante bourgade de 28000 âmes, n’a décidément rien à envier à Paris.



Affaire des cigares de Christian Blanc ? : pareil ? Rixes internes à l'UMP, mafias, affaire des sondages de l’Elysée ? On a aussi ? C’est en effet ce que semble nous révéler Nice-Matin nous rapportant la découverte de Pascale Gérard dévoilée lors du dernier conseil municipal.

Pour rappel, l’Élysée avait commandé une flopée de sondages entre 2007 et 2009 à Publifact détenu alors par Patrick Buisson, conseiller du président. La cour des comptes et Anticor avaient tous deux levé le lièvre, relayés en cela par Médiapart et Libération. Eh bien il semble que cela ait fait école à Menton puisque des sondages semblent avoir été commandés par la mairie à deux officines proches, très proches de l’UMP en la personne du très droitier Guillaume Peltier.

Je ne souhaite pas polémiquer sur le sujet, mais d’après l’article paru dans Nice-Matin aujourd’hui, la défense de la majorité municipale été plus qu’hésitante. Dans un contexte de crise économique et morale, ça commence à faire beaucoup… ; à force de discrédits !

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vendredi 28 octobre 2011

Le sort de la Roya à l'ordre du jour de la CDCI

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COMPTE-RENDU DE LA RÉUNION DE LA CDCI * du 24 octobre 2011

Par Patrick Feneau - Association Roya Citoyenne

*Les Commissions Départementales de Coopération Intercommunale (CDCI) sont les organismes représentatifs des collectivités locales, et ont historiquement 2 rôles :

1/ Émettre un avis sur les projets de création ou de fusion d'EPCI, et

2/ Contribuer à l'élaboration des schémas départementaux de coopération intercommunale (SDCI), qui existaient avant la réforme des collectivités territoriales, mais dans une version moins contraignante.



L’ordre du jour de la réunion présidée par le Secrétaire Général de la préfecture : étude et discussion sur la partie Syndicats Intercommunaux et Syndicats mixtes du projet préfectoral de SDCI pour les A.M.

Rappelons, comme l’a fait en préambule J.C.Guibal, rapporteur, que la date-butoir légalement prévue pour que la CDCI donne son avis définitif est fixée au 30 novembre 2011.

D’une discussion générale de plus de 2 heures, qui a en fait abordé les 2 problèmes des syndicats et des périmètres des futurs EPCI (ce qui n’était pas prévu), il ressort plusieurs points forts :

  1. De l’avis quasi unanime de ceux qui se sont exprimés (15 sur 42), en étudiant le problème des syndicats avant de définir les périmètres des futurs EPCI, on met «la charrue avant les bœufs », puisque des périmètres des EPCI dépendront les compétences et les périmètres d’action des syndicats qui seront maintenus. En réalité, de la succession des discours des administratifs et autorités politiques (Préfet, E.Ciotti, C. Estrosi en particulier) il ressort clairement que ce n’est pas le cas, puisque pour eux LE PROBLÈME DES PÉRIMÈTRES DES FUTURS EPCI est DÉJÀ RÉGLÉ.

Pour preuve, s’il en était besoin, les propos

+ du Secrétaire Général : aucune consigne, spontanée ou sollicitée instamment et directement, n’a été donnée aux Préfets par les ministères concernés (1er ministre, intérieur, collectivités) pour envisager de repousser la date-butoir du 30 novembre, contrairement à ce qui avait été laissé supposer par les propos du 1er ministre en réponse à la demande du Président du Sénat et de l’Association des Maires de France en particulier. Il est simplement demandé aux préfets de «continuer la concertation »,… ce qui a été très largement fait jusqu’à présent dans les Alpes Maritimes, nous dit-on !

La prochaine réunion de la CDCI, début décembre au plus tôt, aura pour mission de donner son avis définitif sur le projet de SDCI dans sa totalité. Une confidence «off» de R.Velay : alors qu’à sa demande, tout-à-fait justifiée, d’étendre le périmètre de la future communauté CIANS-VAR-VALLEES D’AZUR aux communes voisines des Hautes Alpes, Entrevaux en particulier, le préfet avait oralement répondu favorablement, le projet final de SDCI n’en tient pas compte !

+ d'E.CIOTTI et C.ESTROSI : la création de la métropole est une chance historique pour le développement et le bien-être des populations du département. Le Conseil Général approuvera le projet de SDCI tel quel, en particulier en ce qui concerne les périmètres des EPCI. Précision importante : des compétences du C.G., et de lui seul et en aucun cas des communes concernées, seront transférées à la Métropole.

  • 2. Toujours au sujet des périmètres : A. ASCHIERI demande un moratoire d’un an. H.LEROY, maire de Mandelieu, rappelle que pour le futur SCOT OUEST, 25 des 29 communes et 15 sur 16 syndicats rejettent le projet de SDCI, et qu’il faudrait, peut-être en tenir compte.

Par contre, J.C.Guibal et P. Cesari insistent et se félicitent du vote de 8 maires sur 10 de la CARF pour intégrer la Roya ;

  • 3. SUR LES SYNDICATS : le point est fait par les sous-préfets sur tous les syndicats existants.

N.ALBIN, maire de Touêt de l’Escarène, rappelle, qu’il y a environ 60 syndicats dans le département et que la disparition de certains entrainera des transferts de compétences sur les intercommunalités à des coûts pouvant être multipliés par 3 ou 4 (exemples précis à l’appui) !

Sans entrer dans le détail, les intervenants sont tous d’accord pour demander le maintien de la plupart d’entre eux, en raison :

- de leur caractère irremplaçable de proximité : H.LEROY parle de « cassure de la démocratie de proximité »

- de leur efficacité, du coût souvent modéré des services rendus (grâce souvent au bénévolat des responsables) ; exemples rappelé par M.DAUNIS : les SIVOM de la Roya et les déchets ;

- de l’adéquation entre les services rendus et l’échelle humaine et territoriale, de leur compétence.

Un seul exemple, cité par C.A. GINESY, maire de Peone-Valberg : le syndicat mixte de la station de Valberg, a vocation de gérer la station verrait ses compétences dévolues a toute la communauté de communes nouvelle CIANS-VAR-VALLEES d’AZUR-ESTERON-SALLAGRIFFON, en grande partie fort éloignée de Valberg ! Logique implacable…

A la demande faite au représentant de l’état s’il sera tenu compte de ces doléances et désirs exprimés, réponse très évasive : la concertation continue, les projets «recevables» (?) seront favorablement examinés (il reste 1 mois pour !), la prochaine réunion de la CDCI tranchera.

  • 4. En conclusion de ce qui précède , à l’exemple de ce qui est demandé par le Président du Sénat , par l’Association des Maires de France, de ce qui a été exprimé dans les urnes, il est demandé par beaucoup aux autorités de « donner du temps au temps », de ne pas se presser, pour examiner en détail et en profondeur, en vraie concertation, la réalisation et les conséquences de cette réforme . Ceci permet à C.ESTROSI une très longue digression de stigmatisation de ceux qui, localement, mettent en doute la pertinence de la réforme et qu’il accuse de vouloir en faire une polémique politique droite-gauche.


  • 5. EN CE QUI CONCERNE LA CARF ET LA ROYA :

+ pour le périmètre d’une CC ROYA : soutien public de ALBIN, TUJAGUE, ASCHIERI, ALLEMAND, DE ZORDO. Quelques autres semblent prêts à nous soutenir (disent-ils plus ou moins ouvertement ou en «off», au motif qu’il faut que la démocratie locale s’exerce par le respect des souhaits et des désirs des populations et élus locaux (H.LEROY, M.COULLET, R.VELAY par ex. ). Un amendement en ce sens est déjà ou sera très prochainement déposé par F.TUJAGUE, R.VELAY, M.DAUNIS.

P.CESARI et J.C.GUIBAL réaffirment leur volonté d’intégrer la Roya dans la CARF, au motif que sur les 10 maires de la CARF, 8 en ont exprimé le désir, et «qu’il sera bien difficile de faire travailler ensemble Tende et Breil» !!! Bien sûr, si l’on n’arrête pas de jeter de l’huile sur le feu…

A.ASCHIERI se dit scandalisé de la façon dont on a obligé les populations à s’exprimer (garage, appartements privés, abri-bus) lors de la consultation populaire. A ce propos, le Secrétaire Général de la préfecture essaie de faire croire que la consultation était légalement interdite : M.DAUNIS remet les choses en place, sans être démenti, en rappelant le jugement du T.A du 30 août rejetant la demande d’interdiction du préfet. Mais de ceci les membres de la CDCI avaient été mis au courant par nos soins ;

+ pour les syndicats : les choses sont beaucoup plus floues en ce qui concerne les syndicats de la Roya : alors que le Conseil Communautaire de la CARF demandait leur maintien, J.C.GUIBAL estime qu’il est top tôt pour en parler et admet le fait que leur sort est lié à l’intégration de la vallée dans la CARF : autrement dit, si celle-ci est réalisée, ipso facto par approbation du SDCI, les 2 SIVOM seront fusionnés avec la CARF et le SIVU télévision sera supprimé. En tout cas il n’est pas déposé d’amendement officiel pour leur maintien : donc, d’après la loi, qui ne dit mot consent…

Pour le SIVOM de Villefranche : sa disparition est demandée.

Pour le SIECL, il est demandé un délai jusqu’au 30 /06/2013, la CARF n’ayant pas les moyens d’exercer ses compétences.

De cette réunion, et c’est aussi l’opinion de plusieurs membres de la CDCI que nous avons rencontré après, il ressort très fortement l’impression :

  • d’un grand flou, d’une immense improvisation, d’une volonté d’avancer à marche forcée, d’une absence totale de concertation, d’un déni de démocratie.
  • A preuve ; la prochaine (et sans doute dernière si l’on s’en tient à la loi) réunion de la CDCI pour approuver le projet de SDCI (et ses éventuelles, mais peu probables modifications) est fixée début décembre, c'est-à-dire à la fin de la limite légale. Ce jour-là, il faudra, en une seule séance, décider de tout.


lundi 20 juin 2011

ASPONA : Haro sur la mairie !

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Samedi 18 se tenait comme chaque année, l’assemblée générale de l’association de défense de la nature et du patrimoine (ASPONA) bien connue des mentonnais.

Son président Jean Delerue, au cours de son bilan annuel, dresse un constat quelque peu amer de la situation : avec peu de moyens, l’Aspona alerte, dénonce, rend public tel ou tel abus ou dégradation. Néanmoins, elle n’a pas les ressources financières pour saisir la justice ou simplement faire analyser des prélèvements par des laboratoires indépendants. Force est de constater que les dérives sont nombreuses, et que leurs auteurs font souvent fi de la morale, voire des lois. Résultat : des citoyens « indignés » de ces comportements délictueux, et conscients de leur impuissance.

Vers qui se tourner alors ? La justice, certes, mais cela réclame, nous l’avons vu, temps et argent. Des actions «coup de poing» presse à l’appui ? Cela se fait ponctuellement. La puissance publique alors : La mairie, émanation de ses citoyens.

Justement, la mairie était représentée en la personne de son premier adjoint, excusez du peu, Patrice Novelli. Interpelé sur divers sujets, j’ai été à plusieurs reprises personnellement atterré par ses non-réponses .

  1. Sur la coupe des platanes à Garavan pour satisfaire la vue des riches acquéreurs du dernier immeuble en front de mer : sourire entendu.
  2. Sur la pollution verte récente du Gorbio, «selon vous c’est quoi ?» pose-t-il naïvement, alors même que la mairie n’a fait procéder à aucune analyse.
  3. Sur la mise en valeur de l'église russe : «elle est classée ?»
  4. Sur les sentiers privatisés les uns après les autres : «la grille sur le chemin du Peyronnet est ouverte»… mais toujours pas de signalétique.
  5. Sur un dossier plus grave, le GR52 transformé en piste, avec déboisement, ébauche de fondations et décharge sauvage «on n’est pas au courant». Sommé de faire appliquer la loi sur le territoire communal : «on ne peut pas empêcher un particulier de …» Ah bon ? Menton : zone de non-droit ?


Les uns en appelant au préfet, les autres à des actions visibles, c’est bel et bien, une inertie grave de la municipalité qui est ici en cause.
Qu’en a conclu notre sous-édile ? «quand même, ne trouvez-vous rien de positif ?» interroge-t-il benoîtement ? La réunion s’est terminée sous une volée de bois… bien vert celui-là.

jeudi 22 juillet 2010

JC. Guibal se prend pour Chimène Badi

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Dans la torpeur estivale, que ne nous est-il pas arrivé dans la boîte aux lettres aujourd'hui ? La dernière lettre de notre bon maire ! Msieurs dames !

Entre nous... tract qui se veut confidences au coin du feu, qui sent bon la vieille France, celle qui fustige la racaille «jeunes délinquants qui ont vandalisé divers sites de la commune», celle qui s'offusque de l'irrespect porté à notre drapeau ou qui en fait des tonnes sur la loi interdisant le port de la burqa. (En y citant cette fois Finkielkraut, ce qu'il avait omis de mentionner dans son article du Nice-Matin). Tout cela autour d'une page nous racontant les mondanités qui ont conduit à l'édification du musée Cocteau. Je vous parie ma chemise que le numéro 2 nous contera les mondanités avec le Professeur Kepel qui nous vendra l'installation de Sciences Po à Menton.

Ce tract a une réalité : Une personnification du pouvoir municipal. Un pouvoir d'un seul au point de communiquer dessus aujourd'hui, de gré à gré, comme si de rien n'était. Eh bien non, désolé Monsieur le Maire. Votre «j' informerai la population lorsque tout sera fait...» lors de la dernière tentative d'engager notre commune dans la communauté urbaine de Nice a sans doute brisé beaucoup de choses... entre nous.

Il ne suffit pas de déclarer son amour inconsidéré à sa ville en première page, pour en évacuer les habitants. Ce qui importe aux mentonnais, c'est une activité économique suffisante pour leur assurer un emploi qu'ils ont peine à trouver, même à Monaco. C'est prendre part à la zone franche italienne en devenir. Ce sont des liaisons facilitées et renforcées entre Sospel, Menton, Monaco et Nice. C'est une équité sociale à l'heure où l'exemplarité de nos élites politiques, économiques et même sportives font défaut, à l'heure où les impôts augmentent, et les aides sociales diminuent. C'est l’interdiction qu'ils ont eu de bénéficier des aides à l'installation du photovoltaïque, et j'en passe. Ce n'est pas une auto-justification ou un énième auto-congratulation.

Après avoir édité une plaquette toute à sa gloire pour les 20 ans de mandat, voilà donc encore une nouvelle marque de la personnification de notre pouvoir local, allant de pair avec le musellement de la presse (locale) et la désinformation. « Entre nous, c'est l'aveu qui nous brûle en dessous » dit la chanson...

vendredi 30 mai 2008

Le photovoltaïque interdit de séjour à Menton

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Aujourd'hui, il y avait dans mon courrier une énième incitation de la part d'EDF pour équiper mon toit de panneaux solaires. Cela m'a rappelé que j'avais étudié la possibilité de m'en équiper.

En effet, je suis convaincu depuis longtemps du bien fondé de la chose ; et ce n'est pas l'actuelle hausse des énergies fossiles qui me contredira. Si vous ajoutez à cela que notre département à la double originalité d'être le plus ensoleillé de France et un de ceux dont l'approvisionnement électrique est critique, la ligne actuelle étant saturée, il n'y a pas à tergiverser.

D'ailleurs, conscients des enjeux, les pouvoirs publics et EDF multiplient les aides. J'avais calculé qu'entre les aides du Conseil général, de l'ADEME, du crédit d'impôts, celles de la Région et du prêt EDF à taux réduits, cela ne me coûtait pratiquement rien.

Pourquoi ne l'avez-vous pas fait alors me direz-vous ? Le dossier monté, M.Guibal interdit sur sa commune les «toits bleus». De fait, aucune réalisation à Menton. Les aides à partir de juillet vont être considérablement réduites, et la municipalité a empêché les Mentonnais de s'équiper à moindre coût. Monsieur le Maire, autorisez les Mentonnais à installer des panneaux photovoltaïques sur leur toit et être acteur d'un développement durable de la commune. S'il n'est déjà pas trop tard, il en est plus que temps.

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