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mercredi 26 avril 2017

Irresponsabilités

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puceorange.gif Irresponsabilité de nos élus locaux LR.

puceorange.gif La disqualification de l’ancienne droite et de l’ancienne gauche dimanche dernier ouvre enfin la porte à une recomposition et une modernisation du paysage politique auxquelles j’ai personnellement appelé de mes vœux depuis 10 ans. Aujourd’hui les digues sautent, et une bonne part de nos élus de droite, ici dans les Alpes-Maritimes, s’accrochant comme des moules à leurs rochers de leurs prébendes, n’hésiteront pas à faire la campagne de Marine Le Pen. Il faut dire qu’ici, cela fait longtemps que la droite sarko-guibalo-ciottiste joue avec le feu de la porosité et de la récupération électoraliste du Front national. Pensant s’en servir et en jouer, ils en ont conforté le lit. Comment a-t-on pu oublier que Monique Mathieu, adjointe au maire s’il vous plaît de la ville, a porté les couleurs durant des années du Front national à Menton ?

puceorange.gif Alors à celles et ceux qui viennent vers moi tout sourire en saluant – à juste titre – le parcours d’Emmanuel Macron, j’avoue que mon enthousiasme est bien entamé par le prisme local. Pour avoir présidé un des gros bureaux de vote de Menton où le FN est arrivé en tête, je vous garantis que ça tempère l’ardeur légitime que nous pouvons avoir. Merci encore à tous les militants engagés ces dernières semaines qui n’ont pas compté leur temps et leur énergie mis au service du projet présidentiel d’Emmanuel Macron ; c’est une belle campagne, mais je leur dis que rien n’est encore joué, ici, dans les Alpes-Maritimes.

puceorange.gif Car enfin, quelle personne responsable peut croire une seconde à l’efficacité des mesures prônées par le FN ? Oui la mondialisation est violente, dure pour certains, injuste même parfois, mais croient-ils qu’en mettant la tête dans le sable comme une autruche, cela va nous en protéger de quelques manières que ce soit ? Croient-ils qu’en désignant l’Europe et les migrants comme boucs émissaires, cela va régler leurs difficultés ? Croient-ils qu’une économie autarcique créerait autant de richesses et d’emplois qu’une économie ouverte ? Le monde est tel qu’il est, avec sa menace terroriste, son économie désormais mondialisée et le rôle d’un élu, d’un responsable politique digne de ce nom, est de défendre les intérêts de la France et de sa population, de tenir un langage de vérité. Or un tel programme n’est que fausses promesses et comme tous les populismes, se servent de la crédulité et du suffrage du peuple à ses dépens pour arriver au pouvoir et, devant l’échec de leurs soi-disant solutions, s’y maintiendront par une surenchère de violences.

puceorange.gif Non, décidément, ce n’est pas cela que je souhaite pour nos territoires, nous méritons mieux que cette poudre aux yeux, et je n’aurai de cesse de dénoncer les manœuvres politiciennes bassement électoralistes en défendant le programme d’Emmanuel Macron, réaliste et volontaire, désormais le seul à même d’apporter protection, sécurité, pouvoir d’achat à nous Français du monde.

puceorange.gif Alors oui, en marche plus que jamais, qu’un sang impur abreuve nos sillons !


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Nice-matin du 5 mai 2017

jeudi 23 février 2017

Maaaaarchons ! Maaaaarchons !

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jeudi 24 octobre 2013

Trop de centres, tue le centre…

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Samedi dernier aux Colloques de Menton, Pascal Perrineau et les autres invités nous expliquaient que, chiffres à l’appui, c’était bel et bien les classes moyennes qui payaient la dette, qui voyaient proportionnellement leurs revenus stagner, voire baisser par rapport aux plus pauvres et aux plus riches. De là, se renforçait un sentiment de déclassement. J’ajouterais que si le "sentiment" est réel, le déclassement aussi… Ils avaient beau expliquer que dans un contexte de mondialisation, leur situation n'était pas si dégradée que cela, force est de constater qu'à l'échelle de la société française, ce n'est pas si simple.

Sur le plan politique par contre, P. Perrineau constatait une sorte d’attentisme de leur part. Là d’ailleurs se trouve notre immense défiance de la classe politique actuellement, ce que Jean Lassalle démontre chaque jour. Défiance renforcée encore par le quinquennat qui certes évacue la possibilité d’une cohabitation, mais éloigne considérablement les citoyens de toute action sur l’exécutif pendant 5 ans tout en renforçant le pouvoir présidentiel et de ses centrales technocratiques. En ces domaines, ce que fait Jean Lassalle est essentiel comme lanceur d’alerte, tout comme l’est le nécessaire rééquilibrage de notre constitution. Le non cumul des mandats est aussi largement plébiscité par ces classes moyennes de plus en plus au fait et critiques de l’action publique - et celles-ci ne s’en désintéressent pas, bien au contraire. Réfléchir aussi à une forme de participation citoyenne au côté de la représentativité, pivot de notre démocratie, ne serait pas non plus complétement dénué de sens. Bref.

Que faisons-nous alors ? Nous attendons nous dit P. Perrineau. Oui… nous attendons le non cumul des mandats, nous attendons des élections directes sur les EPCI, nous attendons les prochaines échéances électorales… et qu’avons-nous ? Nous votons sans grand enthousiasme, ou nous ne votons plus… ou blanc… ou MoDem… Peu encore franchissent le pas du vote aux extrêmes populistes ; jusqu’à quand ? François Bayrou et son MoDem avaient compris cela et ont d’ailleurs fait de bons scores aux présidentielles ; et alors ? Rien. Rien parce que nos institutions binaires l’ont complètement marginalisé. Ainsi, pour revenir sur la scène politique, il se rapproche de l’UDI inféodée à la droite, et nous recrée une nostalgique et dépassée UDF. Je ne suis pas certain que les personnes qui l’ont suivi jusque-là le suivent sur ce terrain.

Dans tous les cas, le MoDem des Alpes-maritimes a décidé de ne pas se renier, et c’est plutôt une bonne nouvelle par les temps qui courent. Le ralliement à l’UDI est national et obéit à des règles nationales ; il ne sera pas automatique au local, surtout sur des élections municipales. Comment pourrait-on rester crédibles si nous abandonnions tout ce pourquoi nous nous sommes battus ? Pour rallier des gens qui ont suivi 24 ans l’UMP ? Eh bien non. C’est pourquoi on se fera encore railler parce que nous soutiendrons à Cannes une équipe de droite et à Menton une équipe de gauche. Et alors ? Le MoDem soutiendra aux municipales des équipes les plus à même de faire avancer nos idées, nos projets. Il propose d’ailleurs une charte sur laquelle tout candidat de droite comme de gauche pourra se positionner… ou pas. L’idée centriste n’est pas sectaire, elle est ouverte, généreuse et optimiste. Allons de l’avant, changeons notre paysage politique, et je me fiche de savoir si je suis de centre-droit ou de centre-gauche… MoDem je suis !
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mercredi 25 avril 2012

2012 : des élections « antisystème » ?

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puceorange.gif Finalement, l’affiche du deuxième tour nous semble normale, presque rassurante.

puceorange.gif En effet, après le traumatisme de 2002, retrouver un bon vieux duel droite-gauche nous ferait presque dire que tout va bien en France, en notre bonne vieille démocratie mature et apaisée.

puceorange.gif Et pourtant, jamais une élection présidentielle n’a vu 5 candidats atteindre un score de 10%. François Hollande 28%, Nicolas Sarkozy 27%, Marine Le Pen 18%, Jean-Luc Mélenchon 11% et François Bayrou 9%. Et alors me diriez-vous ? Eh bien une chose essentielle : Cela confirme la tendance lourde depuis 2002 qu’est le rejet par une majorité de Français du bipartisme droite-gauche.

puceorange.gif En effet, les extrêmes par définition exclusives et opposées à la règle démocratique, totalisent 29%. François Bayrou sentant bien le phénomène latent depuis 2002, faisait le pari d’un rejet « raisonné » de la droite de gouvernement comme de la gauche : 9%. Ce qui nous amène à 38%. Ajoutez à cela les 20% d’abstentionnistes, cela nous fait 58% de Français pour lesquels le choix ne s’est ni porté sur la gauche gouvernementale, pas plus que sur la droite sortante.

puceorange.gif Or, depuis le choc et la prise de conscience de ce phénomène en 2002, rien a été fait, ou si peu. Jacques Chirac a confessé depuis qu’élu avec 82% des suffrages, il n’avait pas pris la mesure de ce fait, ni concrétisé un gouvernement d’union. En 2007, François Bayrou en avait fait sa position originale et l’avait placé en 3° homme, tandis que Nicolas Sarkozy menait campagne habilement contre la gauche naturellement, mais aussi contre la droite sortante avec sa « rupture » et son roi fainéant.

puceorange.gif En 2012, la défiance des Français à l’égard des partis de gouvernements est plus que jamais là. On peut gloser sur l’échec de François Bayrou, puisque le populisme des extrêmes a fait nécessairement mieux, il n’empêche que le danger démocratique est bien présent. Alors oui, on se prononcera encore pour l’un ou l’autre au second tour. Alors oui, on continuera de dénoncer les décisions partisanes donc iniques des uns et des autres, oui on militera pour une VIe République limitant 5 ans de pouvoir quasi absolu de l’exécutif. Et après ? D’ici 2017, le vote Marine Le Pen sera devenu un vote d’adhésion. Il l’est déjà en partie ; pas la peine de s’en voiler la face. Les droites populistes dans une Europe en crise, malmenée par la mondialisation et la crise économique l’ont bien compris. Elles vont se faire mielleuses pour mieux mettre à bas le parlementarisme ; cela s’est déjà vu ailleurs… en d’autres temps.

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jeudi 13 octobre 2011

PRODUIRE, INSTRUIRE, CONSTRUIRE


EXPRESSION DIRECTE - 111011 - PRODUIRE INSTRUIRE... par mouvementdemocrate

jeudi 25 août 2011

Lecture de rentrée

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Le dernier ouvrage de François Bayrou est de la même veine que le dernier «abus de pouvoir» : un ton résolu, un constat implacable et éclairé, des solutions proposées. Bref ce qui m’avait d’emblée séduit en 2007 à l’heure du sarkozysme triomphant, je le retrouve pour 2012 : revigorant !

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  • Un premier moment est consacré à l’explication de ses choix personnels et politiques. Comme s’il devait se justifier, François Bayrou rappelle ce que peu de gens osaient dire alors : injustice flagrante, affaire Tapie, présidence dévaluée, dette… Tout ce qu’aujourd’hui il est de bon ton de dénoncer, maintenant que le sarkozysme a vécu. Clairvoyant et fidèle à ses idées, Bayrou tient le cap, y compris lorsqu’il est abandonné de toutes parts.


  • Puis le ton se fait plus dur, il n’hésite pas à faire siens les mots fameux du Tigre alors qu’il reprenait les rênes de la France en pleine tourmente en 1917… Est-on en guerre ? En guerre économique certainement. Et là, le constat est sévère : nous la perdons. La solution n’est pas dans la démondialisation, qu’il assimile (un peu vite peut-être) au protectionnisme. A la suite de Zaki Laïdi, directeur de recherche à Sciences Po, et de bien d’autres que j’ai pu lire, il n’est pas question de faire cavalier seul dans un monde globalisé ; cela n’a pas de sens. La solution n’est pas non plus dans le Keynésianisme, une relance par l’état qui convient encore au PS. Où alors ? Une solution pour se sortir du mauvais pas dans lequel on est plongé serait le retour à un état planificateur (au bon sens du terme…). Cela passerait aussi par des charges notablement diminuées aux entreprises créatrices de richesses, comme il sied au bon libéralisme de marché, et par un effort juste et compris de la nation toute entière par la TVA – si le mot de nation a encore un sens dans cet univers égotiste. PRODUIRE donc. La France a les ressources, la technologie, les talents pour le faire à l’instar de l’Allemagne.


  • La troisième partie m’est allé droit au cœur, parce qu’en enseignant de la République que je suis, il n’y a pas une virgule à enlever tant les mots me sont enlevés de la bouche. Tout ce qui est écrit est on ne peut plus exact quand on vit l’école de l’intérieur et qu’on s’y bat pour sa pérennité. A quelques jours de la rentrée, ça remet le cœur à l’ouvrage : Merci.


Tant en économie que sur l’école, c’est un regard que j’ai trouvé mature, juste et implacable. Alors PRODUISONS et ÉDUQUONS chacun du mieux que nous pouvons, unis nationalement !

Vive la République, vive la France, Vive Bayrou ;-)

- BAYROU (F) « Abus de pouvoir » Plon, 2009
- BAYROU (F) « 2012 état d’urgence » Plon, 2011
- LAIDI (Z) « Le monde selon Obama » Stock, 2010

lundi 20 juin 2011

B and B : présidents !

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Présidentielles 2012 : tous les médias en parlent…
Pour nous, cela semble encore très lointain, même si les grandes manœuvres dans chaque camp ont commencé. A droite, la saillie drôlatique corrézienne a fait son petit effet, et ravive les supputations les plus téméraires. A gauche, on a inventé la présidentielle à épisodes, avec un suspens digne des séries américaines les plus en vue : ira – ira pas ? C’est ironique. Les extrêmes, quant à elles, sont prêtes, et comment ! Le centre, lui, est tourné systématiquement en ridicule.

Qu’à cela ne tienne François Bayrou garde le cap qu’il s’était fixé : fédérer le centre. Il a été le premier à dénoncer les dérives du libéralisme à tout crin, le premier à épingler la dette nationale, à souligner l’exaspération des citoyens face à leurs « élites » déconnectées.

L’enjeu est de savoir vers quelle solution les français se tourneront cette fois. La solution de gauche a été testée en 81, alors que nous étions déjà en crise, avec un ralliement à l’économie de marché qui l’entraîne aujourd’hui à être une gauche-porsche. La solution du volontarisme a été choisie en 2007, volontarisme de façade, à la solde du grand capital. Reste la solution extrémiste et populiste, comme dans plusieurs pays européens… Radicale, dangereuse. Une solution centriste alors ; un volontarisme au bénéfice des citoyens et humaniste (tiens… encore un terme devenu à la mode, initié par un certain François Bayrou).

Bref, nous verrons bien.
En attendant, il faut s’y préparer, et cela passe par une organisation en partis, puis en fédérations départementales. Au MODEM, nous renouvelons nos instances locales, conseil départemental et président, le 25 juin. Le travail de terrain est ingrat et paye souvent tard, mais il est indispensable à tout mouvement, s’il veut être crédible, au contact de sa population, et reconnu.
C’est pourquoi, je renouvelle toute mon amitié et mon admiration au travail réalisé pour nous à la tête du département des Alpes Maritimes, par Fabien Bénard.
Le 25 juin, votons Bénard ; en 2012, votons Bayrou.

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