Instruction morale ? « Leçon commence, exemple achève »

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D’éducation civique à instruction civique, puis aujourd’hui instruction morale : un glissement sémantique qui en dit long…

Il y a déjà 4 ans, j’avais écrit un billet sur le sujet : Je n’y aurai pas grand’ chose à y retoucher.

Aujourd’hui, une dernière touche est mise à un complet retour en arrière : Voici les bonnes vieilles leçons de morale ! Si si… et comme notre Ministère fait les choses bien, on a même un recueil de maximes !

Ne rigolez pas ; c’est très sérieux.

« Leçon commence, exemple achève »

Si nos gouvernants en veulent des maximes, en voilà une ! Qu’on ait aujourd’hui besoin de restaurer quelques principes élémentaires de morale à nos petits, c’est en grande partie parce que le spectacle que donnent à voir les « affaires » incessantes (DSK, Guérini, Bettencourt, Clearstream et j’en passe) les dévoient du chemin de « l’honnête homme ». Comment les blâmer dans cette société où l’individu prime, et celui qui réussit est celui qui a le plus gros portefeuille - peu importent les moyens.

Tout ça pour dire que l’Ecole pourra bien faire toutes les leçons de morale qu’elle veut, si cela n’est par relayé par l’exemplum du père, de la mère, du professeur, du magistrat… du gouvernant ( ?), cela ne servira pas à grand’ chose.

Plus sérieusement, dans une période où les institutions sont l’objet d’une défiance largement partagée, une éducation civique (et non une instruction) ne doit en aucun cas être le moyen d’instrumentaliser les futurs citoyens, ni aujourd'hui une sorte de “thérapie” sociale ; elle doit permettre la reconnaissance de l’élève comme une personne responsable dans sa vie et au sein de la Cité.

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