Y. Juhel, ou l’insincérité aux manettes


Ainsi donc, un grand bravo au Collectif Menton Autrement pour cette belle proposition qu’était la nôtre, celle d’une probité redonnée à la gouvernance du bien commun, celle d’une merveilleuse liste de « vrais gens » mus par nulle autre ambition que de restaurer l’image et l’art de vivre des Mentonnais. L’entreprise était nécessaire, pleine d’optimisme et de compétences, loin des calculs des appareils et des règlements de comptes. Merci donc à la 400taine d’électeurs qui y a vu une porte entrouverte vers un possible.

Le deuxième tour nous offrait par contre le choix entre le guibalisme, l’affairisme ou le racisme. Les Mentonnais ont préféré arbitrer la guerre de succession sans réaliser qu’ils prorogeaient toujours le même système. Créatures de JC. Guibal, tous semblaient attendre tels les vautours de Morris.

Si S. Paire se prévalait de la continuité, avec l’intrusion quand-même des très ciottistes LR, il fallait à Y. Juhel le concours de l’extrême droite pour réussir son putsch ; le groupe municipal RN, P. Novelli et F. Champion lui prêtèrent son concours. La rocambolesque et piètre démission en bloc de plusieurs élus a au moins eu l’avantage de forcer la main du préfet pour organiser de nouvelles élections. Pour réitérer son coup, il fallait à Y. Juhel opportunément une candidature d’extrême droite zemmouro-RN en mal de tête de liste, O. Bettati ayant abandonné la manœuvre ; quitte à parachuter in extremis, voire hors délai début janvier sur les listes électorales mentonnaises le roquebrunois A. Malvault. L’accueil à bras ouverts de ce dernier par le nouveau maire le soir des résultats en dit assez long, sans qu’il n’ait à ajouter « qu’ils sauraient travailler ensemble »…

Que dire également des allégations de campagne sur les bureaux cassés, vidés, des plaintes déposées… Que dire de la garde à vue de M. Messina… Las ! on lui confie la SPL des ports.

Tout ce marigot satisfait cependant C. Estrosi, ex-sarkoboy passé à la Macronie, qui le félicite chaleureusement sans que ce ne soit seulement par républicanisme. En marche et sa députée A. Ardisson d’ailleurs se sont bien gardés de dire quoi que ce soit, toujours en faux-semblants.

Y. Juhel peut bien désormais se montrer affable, ouvert et le maire de tous. Ce n'est pas comme cela que notre démocratie malade retrouvera la confiance de nos concitoyens. Les projets annoncés à Garavan, dans la baie ouest, à la CARF sont bel et bien périlleux pour la ville. Nous y serons vigilants et lucides.

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